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Israël (Société - mentalités)
Israël Politique extérieure

Rien d’autre qu’une capitulation ! par Victor Perez
26/11/2009

26/11/09

 

Sur le Blogue de l’auteur

 

« Dans les circonstances internationales actuelles, ce geste fera avancer les intérêts et l’image d’Israël dans le monde. Ce n’est pas une simple étape, ni une étape facile, mais elle présente plus d’avantages que d’inconvénients […] cela nous permettra de montrer au monde cette vérité simple : le gouvernement israélien souhaite entamer des négociations avec les palestiniens, il prend des décisions pour engager des négociations et est très sérieux dans son intention de promouvoir la paix ».

C’est en ces termes que s’est expliqué Benjamin Netanyahou lors de la réunion du cabinet de sécurité israélien concernant le gel des constructions en Judée et Samarie. Un gel qui ne concernera pas Jérusalem-est ni l’accroissement naturel des implantations. Un gel qui a le mérite, dorénavant, d’exister officiellement et qui donne l’occasion à Mahmoud Abbas de descendre de l’arbre où il était monté avec les encouragements de Barak Hussein Obama.

A en juger par les dernières réactions de l’Autorité palestinienne cette décision israélienne ne semble pas suffisante pour entamer des négociations de paix.

Pour le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, le gel des constructions est inacceptable sans un gel à Jérusalem-est, que les Palestiniens veulent comme capitale de leur futur Etat.

Pour Nabil Abou Rdeneh, conseiller du président de l’Autorité palestinienne, un gel laissant Jérusalem-est de côté serait inacceptable :

« Toute offre israélienne qui n’inclut pas Jérusalem sera immédiatement rejetée. Aucun Palestinien, aucun arabe ne franchira cette ligne ».

Si au nom des Etats-Unis, George Mitchell a salué cette décision comme un « développement positif et un pas significatif » pour une reprise des négociations de paix, a contrario, quelle sorte de "Palestinien", ou d’Arabe concerné par le processus de paix, accepterait - lors de véritables négociations - la prédominance définitive d’Israël sur cette partie de la ville, voire tout simplement un partage ?

A l’heure actuelle, nul "Palestinien" ne s’avise d’envisager une partition de la ville sainte, ni n’imagine avoir comme concitoyens des Israéliens, ni n’évoque l’idée d’une reconnaissance du caractère juif de l’état d’Israël et donc celle d’abandonner l’exigence d’un droit au retour de "réfugiés" en son sein. Décisions pourtant minimales, que toute négociation avec le gouvernement de Benjamin Netanyahou impliquerait de prendre clairement, au nom d’une paix juste et durable.

Ce qui pousse l’Autorité palestinienne à tout tenter afin d’éviter cette "confrontation".

D’où l’exigence d’un arrêt total de la construction dans les "colonies", Jérusalem compris. D’où les menaces d’Abou Mazen

·         de ne pas se représenter lors d’éventuelles élections à venir, mettant ainsi à mal l’existence administrative de l’AP ;

·         de proclamer unilatéralement un Etat de "Palestine" ;

·         d’en appeler au Conseil de sécurité pour qu’il élabore une résolution onusienne reconnaissant la solution de deux Etats vivant côte à côte, avec comme frontières celles de 1967 et Jérusalem-est comme capitale "palestinienne" ;

·         voire celle d’une reprise d’une troisième Intifada.

 

Sans compter d’autres exigences qui viendront en temps utile. Tel un retour des "réfugiés" au sein de « l’entité sioniste », puis, le droit de la "Palestine" de conclure des accords stratégiques avec qui lui plaît, et celui d’avoir la maîtrise de son espace aérien, ou encore une force armée pour la défendre.

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois. Le monde occidental se refuse à voir l’évidence d’un refus de toute négociation sérieuse de la part des "Palestiniens", soutenus en cela par le monde musulman. Seules une reddition, une défaite, une humiliation [d’Israël] seront acceptées.

Le seul hic, dans cette fin "heureuse", c’est que le peuple juif a encore besoin de ce refuge pour de nombreuses générations.


©
Victor Perez


Mis en ligne le 26 novembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org