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Islam

La démocratie contre la baïonnette islamiste, Daniel Greenfield
01/12/2009

Un article qui ne fait ni dans la dentelle, ni dans la langue de bois. Gageons qu’il sera considéré comme islamophobe - réflexe pavlovien caractéristique, qui a l’avantage de permettre à qui ne "ne veut pas d’ennuis avec les musulmans" de stigmatiser ceux qui dénoncent l’expansionnisme et la cruauté des courants extrémistes de cette religion. On notera l’originalité de l’argumentation, qui fait volontairement dans le "ad hominem", style : vous exigez tout pour vous et ne concédez rien aux autres ; vous criez à la persécution et vous massacrez... On peut se reporter aux articles traitant de ce vote historique [*]. (Menahem Macina).

[*] "[Après le "Non" aux minarets] 57,5 % des Suisses sont-ils d’extrême droite ?"; "Ne méprisez pas les craintes des Suisses concernant l’islam" ; Abbé Alain René Arbez, "Les minarets : un débat paradoxal

1er décembre 2009

Sur le Blogue Sultan Knish


Texte anglais original : "
Democracy vs the Muslim Bayonet", 29 novembre 2009
Adaptation française : D.E. Guez


Les médias sont pleins d’indignation aujourd’hui à cause de la décision des électeurs suisses d’empêcher la construction de nouveaux minarets par les musulmans vivant en Suisse, qui sont en nombre croissant. Ce vote, qui a suscité l’opposition du Gouvernement suisse et des Eglises catholiques et protestantes, démontre, une fois de plus, que la démocratie populaire est le seul obstacle réel à une prise de pouvoir islamiste. Mais, en même temps, ces réactions trahissent une grande hypocrisie.

Populace brûlant le drapeau suisse.

Gagné par l’indignation suscitée par ce mauvais traitement envers les musulmans, quelqu’un peut supposer que les pays musulmans sont un havre de liberté religieuse. Mais, en fait, la législation de la dhimmitude comprend l’interdiction de construire des synagogues et des églises plus hautes que les mosquées. Ceci se voit encore dans les églises d’Europe qui étaient auparavant situées dans des territoires sous contrôle musulman, comme l’église de Sveti Spas, en Macédoine, qui est en grande partie souterraine pour éviter de contrevenir aux règles islamiques tout en offrant un espace intérieur élevé. Le même phénomène peut être observé dans les nombreux sous-sols des synagogues construites au Moyen-Orient [*].

Il est ironique de constater que les Suisses n’ont fait qu’adopter une loi qui traite les musulmans de la même manière que les musulmans traitent les non-musulmans dans tout le Moyen-Orient. En outre, un grand nombre des réfugiés musulmans provenant de [l’ex-]Yougoslavie qui ont gonflé les cantons suisses et désirent remplir le pays de minarets et de cris de vautours perçants d’imams radicaux appelant les fidèles à la prière, ont des parents restés au pays qui s’affairent à brûler toutes les églises qu’ils peuvent trouver. Naturellement, ces mêmes défenseurs des droits de l’homme s’en fichent mais sont terriblement préoccupés parce que les musulmans suisses devront se débrouiller avec à peine quatre minarets. De même, les élites européennes s’agitent chaque fois qu’un Arabe palestinien doit attendre cinq minutes supplémentaires à un poste frontière pour qu’on vérifie qu’il ne porte pas une ceinture explosive, mais ne sont absolument pas intéressées par les bombes incendiaires musulmanes dirigées contre les églises appartenant à la minorité décroissante des chrétiens arabes de la région.

Tandis que les musulmans ont l’habitude de recourir aux émeutes et au terrorisme quand ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent à Jérusalem, non seulement il n’y a pas de synagogues ou d’église à la Mecque, mais les non-musulmans ne sont même pas autorisés à y pénétrer. Et s’il n’y a pas de non-musulman à la Mecque, alors qu’elle était auparavant une des villes ayant la plus grande diversité religieuse du Moyen-Orient, c’est parce qu’ils ont tous étés massacrés par les disciples de Mahomet. Le nettoyage ethnique musulman et la persécution des minorités religieuses sont les raisons pour lesquelles il y a si peu de non-musulmans au Moyen-Orient. La seule exception est l’État d’Israël, pays démocratique non arabe et non musulman au sein du Moyen-Orient, qui a dû faire face à des tentatives répétées de génocide au cours de son histoire.

Les militants des droits de l’homme qui sont en effervescence à cause de l’interdiction des minarets suisses devraient se demander combien de nouvelles églises et de nouvelles synagogues ont été construites au Moyen-Orient au cours des 20 dernières années, en comparaison avec l’augmentation du nombre des nouvelles mosquées érigées en Europe. Alors que la proportion des musulmans continue d’augmenter en Europe, la proportion des juifs et des chrétiens dans les pays musulmans continue à diminuer. Si ces militants voulaient vraiment protéger la liberté religieuse, ils devraient être aussi préoccupés par le traitement des non-musulmans dans les pays musulmans, dont la mort de milliers de travailleurs immigrés à Doubaï, par le ghetto imposé aux Juifs du Yémen, la persécution des chrétiens coptes en Égypte, ou le statut de seconde classe des zoroastriens en Iran. Mais, en fait, la liberté religieuse ne semble avoir de sens que lorsqu’elle concerne la liberté de culte des musulmans.

La question qui se pose est bien : pourquoi les pays non musulmans devraient-ils octroyer des droits et des privilèges aux musulmans que les musulmans ne sont pas disposés à accorder aux non-musulmans ? Pourquoi la France et l’Allemagne devraient-elles respecter la burka, tandis que des écolières chrétiennes sont fouettées au Soudan pour avoir porté des jupes arrivant au genou. Pourquoi les pays chrétiens et juifs doivent-ils garantir des droits égaux aux musulmans, alors que les pays musulmans traitent leurs chrétiens et leurs juifs comme des citoyens de seconde classe ? Pourquoi les travailleurs immigrés musulmans ont-ils des droits en Allemagne alors que les travailleurs immigrés asiatiques sont traités comme du bétail à Doubaï ? Pourquoi les musulmans devraient-ils avoir des mosquées à Jérusalem et à Rome, alors qu’aucun non-musulman ne peut entrer à la Mecque depuis le nettoyage ethnique originel de Mahomet dans la région ? Pourquoi les musulmans pourraient-ils construire leurs minarets en Suisse, alors que des églises sont brûlées en [ex-]Yougoslavie ? Enfin et surtout, si les non-musulmans ne peuvent bénéficier de la paix et de l’égalité dans les pays musulmans, alors pourquoi les musulmans devraient-ils s’attendre à bénéficier de la paix et de l’égalité en Europe, en Australie, en Amérique du Nord et en Israël ?

Pour répondre brièvement, on peut dire qu’il n’y a pas qu’une seule raison unique. « Noblesse oblige » peut inciter les Premières Nations du monde à offrir l’égalité des droits aux musulmans, mais ces droits se trouvent érodés par la démographie musulmane en croissance. À cause de l’accroissement des populations musulmanes, les juifs sont devenus, une nouvelle fois, une minorité persécutée en Europe. Et les Européens de souche sont en train de suivre le même chemin. Le paradoxe de l’octroi de l’égalité des droits à ceux dont la religion les empêche d’accepter le postulat libéral d’égalité entre les hommes, finira par miner et détruire toute notion d’égalité pour tous.

Les musulmans ont toujours rejeté le principe d’égalité des hommes comme l’antithèse des valeurs et des enseignements du Coran. Quand un pays tend à légaliser la Charia, la première victime en est le principe d’égalité entre les hommes, que ce soit l’égalité entre les sexes ou entre les musulmans et les infidèles. Ainsi, des Républiques autrefois partisanes de la liberté et de l’égalité sont en train de mourir à cause des milliers de concessions faites progressivement, les unes après les autres, tout en réduisant la contestation au silence ; et elles finiront par tendre le cou au couteau tranchant de la loi islamique.

Le maire de Londres, Boris Johnson, demande aux non-musulmans de jeûner pendant le Ramadan afin qu’ils comprennent mieux les musulmans. Mais invite-t-on les musulmans ou qui que ce soit d’autre à jeûner le jour de Kippour, ou durant le Carême, pour qu’ils comprennent mieux les Juifs et les catholiques ? [Pour mémoire], Johnson avait procédé à un examen rationnel du Coran et de l’islam, qui lui faisait dire en 2006 :

« Pour tout lecteur non musulman du Coran, l’islamophobie - la peur de l’islam –apparaît comme une réaction naturelle, et, en fait, c’est exactement ce que le texte est destiné à provoquer. Si on le juge uniquement sur ses saintes écritures, pour ne rien dire de ce qui est prêché dans les mosquées, l’islam est la religion la plus cruellement sectaire de toutes les religions pour son insensibilité envers les incroyants. Comme l’a déclaré le meurtrier de Théo Van Gogh à la mère de sa victime, cette semaine dans un tribunal hollandais, il ne pouvait pas se soucier d’elle ni éprouver pour elle de la compassion parce qu’elle n’est pas musulmane ».

[Eh bien, ce même Johnson en est venu] à chanter les louanges de l’islam. C’est effectivement devenu le prix à payer pour le pouvoir politique dans le « Premier Monde », dont l’ordre du jour est de s’incliner devant la Mecque, de prétendre que le Coran n’est pas un texte génocidaire, et que le terrorisme islamique est une sorte d’accident déconcertant qui n’a absolument rien à voir avec l’islam, à part la similitude fortuite entre  les noms.

Cela n’a rien à voir avec la morale et tout à voir avec la politique, avec l’argent saoudien et les immigrants musulmans qui créent leurs propres ghettos, maussades et agressifs, et réagissent à toute offense, réelle ou imaginaire, avec une violence hideuse. En dehors des tours d’ivoire de quelques universités et administrations, il n’y a pas d’amour pour l’islam, mais beaucoup de peur.

Et, la plupart du temps, c’est sur le peuple qu’on peut compter pour défier la suprématie islamique. Pendant que les politiciens s’agenouillent face à la Mecque, il existe encore de nombreux citoyens qui comprennent la valeur de la civilisation et sentent combien la montée en puissance de l’islam menace leurs valeurs et leurs familles. Les Suisses, pour qui la démocratie n’est pas seulement un vain mot utilisé par les politiciens de gauche pour conspuer leurs adversaires, comme cela tend à être le cas dans tout le Premier Monde, ont maintes fois contrarié les objectifs intégrationnistes de leurs dirigeants politiques par leurs votes.

Et donc, les électeurs suisses ont parlé et les minarets chancellent. Bien sûr, les élites politiques se précipitent déjà pour réparer les dégâts. Le Gouvernement suisse a publié un communiqué de presse en arabe bien que la plupart de ses habitants musulmans ne lisent pas l’arabe. On parle d’une action intentée par la Cour suprême ou bien alors de faire intervenir la Cour Européenne des Droits de l’Homme. De toutes façons, cette éphémère flambée de démocratie doit être écartée au nom de ce qu’on appelle euphémiquement « les droits de l’homme », lesquels masquent en réalité le pouvoir islamique.

Quand le Premier ministre islamiste [turc], Tayip Erdogan, proclame : « les mosquées sont nos casernes, les coupoles, nos casques, les minarets, nos baïonnettes, et les fidèles (musulmans), nos soldats », une guerre culturelle est déclarée que seuls les aveugles peuvent ignorer. L’entrée de la Turquie, programmée par elle-même, dans l’Union Européenne [doit se faire] en parallèle avec les baïonnettes et les soldats qui se répandront à travers l’Europe. Les électeurs suisses ont décidé qu’ils ne voulaient plus de baïonnettes musulmanes dans leur pays : on les remercie beaucoup. Si un référendum honnête était organisé sur le sujet dans n’importe quel pays du Premier Monde, les résultats seraient sensiblement les mêmes. Et tous les politiciens au pouvoir qui s’inclinent devant la Mecque et font les louanges de l’islam le savent aussi.

Et si les musulmans se sentent lésés, alors, peut-être est-il est temps d’avoir un débat rationnel sur les droits et les responsabilités. Et peut-être que lorsqu’il y aura des églises et des synagogues à la Mecque, il pourra aussi y avoir des minarets en Suisse. Lorsque les synagogues européennes n’auront plus besoin d’être entourées de grands murs et lorsque les églises n’auront plus besoin de vigiles contre les pyromanes, peut-être qu’alors, personne n’essaiera plus d’entraver la croissance démographique musulmane. Pour le moment, de rudes musulmans exigent, à la pointe de la baïonnette, ce qu’ils ne sont pas disposés à accorder aux autres. Et au vu d’une telle intolérance et d’une telle hostilité dogmatique, tout discours sur l’égalité transforme la démocratie en un pacte suicidaire.

 

Daniel Greenfield


© Sultan Knish

 

[*] Ndt : La synagogue de Prague Alt Neu Schul en est un autre exemple, en terre chrétienne cette fois.

 

Mis en ligne le 1er décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org