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Éditorialistes

La défaite des élites, Gabriel Lévy
04/12/2009

«Si le peuple ne vote pas bien, il faut l’obliger à voter de nouveau jusqu’à ce que le résultat soit conforme à celui souhaité par les "élites", comme dans le cas de l’Irlande», écrit G. Lévy. J’exprimais, il y a peu la même idée, dans mon chapeau d’introduction à un article "doloriste" sur le résultat de la consultation helvétique anti-minarets [*]: «On retiendra la menace: "Ce vote n’est pas immuable et il ne faut pas l’accepter comme tel: ce qui a été fait peut être défait." […] Je gage qu’il en sera de ce vote comme de ceux des pays qui ont refusé, dans un premier temps, de ratifier la Constitution européenne (adoptée ensuite, aux forceps sous le nom de Traité de Lisbonne) : on y mettra le temps et les moyens qu’il faut, mais on finira par faire plier les réfractaires. Au point où en sont ces belles âmes suisses prêtes à l’ultime sacrifice pour complaire à un islam conquérant, pourquoi ne pas décréter un jour de deuil national en signe de réprobation de ce funeste triomphe de la démocratie ? » C’est dire que je suis à l’unisson du texte de Gabriel Lévy, que je reproduis ci-dessous. Ce qu’il dit – et qui est malheureusement vrai – devrait faire monter dans les tripes des cochons de payants que nous sommes une rage sourde. C’est déjà mon cas. (Menahem Macina).

[*] Marc Guéniat, Minarets: Genève prend acte dans la douleur, 2 décembre 2009.
 


4 décembre 2009


Cette observation faisait le titre d’une de nos chroniques (30 mai 2005), après le rejet par les Français du projet de Constitution européenne. Le récent déchaînement de ces « élites » - médias et politiques à l’unisson - après le résultat de la votation suisse, montre qu’elles négligeront la voix du peuple.

Si le peuple ne vote pas bien, il faut l’obliger à voter de nouveau jusqu’à ce que le résultat soit conforme à celui souhaité par les « élites », comme dans le cas de l’Irlande, ou lui ôter définitivement le droit de se prononcer, en confiant à une majorité de rencontre le soin de voter un traité identique à celui qui vient d’être rejeté, comme dans le cas du traité de Lisbonne.

Tout devient alors permis.  Ainsi, l’Union européenne peut-elle poursuivre, et l’aggraver, la gabegie consubstantielle à tous les organismes internationaux, avec un évident mépris de l’opinion de nos concitoyens, qui sont pourtant les payeurs.

 « Contribuables associés » vient de publier un hors-série de son mensuel, Le Cri du Contribuable. Nous vous conseillons de l’acheter, en vous avertissant toutefois qu’il a les mêmes vertus que l’ipéca. Jugez-en sur les titres de quelques paragraphes, en gardant à l’esprit que la contribution nette de la France est de 7 milliards € par an :   

  • 564 millions € pour la « préadhésion » de la Turquie, « visant à financer les réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite » ;
  • 2,4 milliards € pour financer la communication de l’UE ;
  • 1,8 millions € de communication pour obtenir le oui de l’Irlande ;
  • Pour la France uniquement, 171 millions € pour « la présidence la plus chère de l’histoire européenne (1 million d’euros par jour) », des marchés ayant même été conclus hors de la procédure réglementaire, etc.

Il faut aussi évoquer le train de vie de nos excellences :

  • M. Barroso gagne plus que les chefs des plus grands états occidentaux,
  • Avec la création du poste de « ministre des affaires étrangères », l’UE emploiera 7.000 fonctionnaires, le plus grand réseau diplomatique du monde.
  • Des avantages de retraite tels que, pour 5 ans de cotisation, le fonds verse à l’intéressé 1 394 € mensuels de retraite.
  • Une télévision (Europarl TV) à 40 millions, qui produit moins d’une heure d’émission par jour.
  • 315 millions pour le bâtiment du conseil des ministres « ecolo-friendly ».
  • Et puis… en vrac : des machines à café à 5 000 € chacune, un complexe aquatique (piscine, spa, jacuzzi, hammam) de 9,3 millions, pour les députés européens, etc.

Quant à M. Cohn-Bendit, député européen, en parfait démocrate, il estime qu’il faut revoter quand il n’est pas satisfait.

En France, nous sommes plus subtils : les parlementaires se chargent de corriger le tir.

 

© Gabriel Lévy

Association des contribuables d’Aubagne

 

Mis en ligne le 4 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org