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Politique

[Après Copenhague] Les clameurs se sont tues, Gabriel Lévy
19/12/2009

« Les mâts, les tréteaux et les tentes du cirque de Copenhague sont démontés. Il est probable que peu de jours s’écouleront avant qu’ils ne soient installés ailleurs, à l’ONU par exemple. Pourtant, le moins sage des mortels sait que l’érection d’une tour de Babel est impossible, que 193 nations ne peuvent pas s’entendre, ni seulement se comprendre. Mais pour les plus avisés, ou les plus hypocrites, cette utopie représente un fonds de commerce fécond. Malheureusement, ils arrivent parfois à séduire – momentanément - les plus sages des mortels. » (G. Lévy).

19/12/09


Ouf ! Elle s’est tue cette « 
clameur géante comme un prélude d’apocalypse jetant l’effroi des fins de monde ». Quelle magnifique mise en scène pour permettre, quoi qu’il en soit, des grands profits à un petit nombre !

Les chefs d’Etat, d’un continent à l’autre, retrouvaient là un crédit entamé ; les seigneurs des pays les plus pauvres, la certitude de poursuivre leurs turpitudes grâce à nos contributions ; les histrions, un auditoire renouvelé ; les conférenciers, des cachets substantiels (*) ; les médias, des manchettes ; les cinéastes, des scénarios catastrophes inédits ; même pour le président de l’Iran, l’occasion d’une nouvelle diatribe, pour in fine s’en remettre « à Dieu tout puissant ». Et nous ? Des impôts, des taxes, des contributions… Mais (Dieu) que  le spectacle était beau et le suspense insoutenable !

D’autres épisodes suivront, car ces dirigeants ont créé des théâtres à cet effet : ONU, UE, UNESCO, G8, G12, G20, G193, UPM, etc. Ils essaieront encore de nous faire croire que le monde peut être gouverné et contrôlé, par leurs institutions braillardes, nocives et coûteuses. Qu’importe, elles n’ont pour but que de renvoyer l’image des Narcisse, car  « lorsqu’ils sont à l’étranger, ce sont des hommes d’Etat, alors que dans leur pays ils ne sont que des hommes politiques ». La preuve ? Depuis 50 ans, ils se réclament dans ces assemblées de la « FRÂNCE » (éternelle) et non pas du « gouvernement français » (actuel), qui, en définitive, ne représente qu’une faible majorité occasionnelle et provisoire des Français.

Mais Copenhague a eu le mérite de mettre en lumière trois faits :

1. La persistance - ou le renouveau - des attaques contre l’économie libérale et la civilisation occidentale. En effet, les alter-mondialistes, et les anti-capitalistes se sont appropriés la kermesse et ses thèmes. Pour eux, la planète est mise en danger par notre système économique, oubliant les désastres écologiques accomplis par les systèmes qui leur ont été opposés.

2. Le refus d’évoquer l’accroissement considérable de la population, comme cause première d’une détérioration éventuelle de la planète.

Aussi, faisons-nous un mauvais procès à la Chine. Certes, elle est le plus grand « pollueur », précisément parce qu’elle est le pays le plus peuplé. Toutefois, rapportée à son nombre d’habitants, l’émission de CO2 est une des plus faibles du monde. Or, ce pays a fait les plus grands efforts pour diminuer sa natalité, quand d’autres attendaient les secours de leurs voisins pour sortir de leur marasme.

3. Le refus du déclin des nations. Il faut admettre le souci, pour des pays comme la Chine, d’améliorer leur niveau de vie. Cette dernière rappelle, avec pertinence, qu’elle a pendant longtemps « fabriqué » pour nous et qu’elle veut désormais « fabriquer » pour elle.

Nous ne pouvons pas couper l’élan des nations volontaires, sachant, de plus, que leur reprise économique nous est indispensable. Quant aux Etats-Unis, rappelons-nous que nous avons les yeux fixés sur la bourse de New York et que leur déclin précédera le nôtre.

Autant dire qu’il faut refuser la décroissance et le déclin qui s’ensuivrait. L’intelligence des hommes est suffisamment grande pour trouver des solutions au réchauffement de la planète - s’il est prouvé qu’il existe et que nous en sommes responsables. Des pays n’ont-ils pas été capables de transformer des déserts arides en vallées prospères ?

 

© Gabriel Lévy

 

(*) Claude Allègre : "Al Gore… pour une heure : 200.000 euros, plus trois places en première classe aller-retour de New-York", Le Figaro Magazine du 28 novembre 2009.

 

Mis en ligne le 19 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org