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Politique moyen-orientale

Une vérité qui gêne [l’attitude anti-israélienne irrédentiste de la Grande-Bretagne], Andrew Roberts
17/12/2009

"Hier soir [10 décembre], l’historien Andrew Roberts a prononcé un remarquable discours lors du dîner annuel de l’Anglo-Israel Association, AIA). Je le reproduis ici sans commentaire." (Melanie Phillips).

17/12/09

Texte anglais original : "An inconvenient truth", 11 décembre 2009 (Discours repris du blogue de Melanie Phillips sur le site du Spectator).

Traduction française : Jean Szlamowicz, pour upjf.org

Note à l’attention des responsables de sites et blogues : Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/contributeurs-specialises/article-17622-145-7-verite-gene-attitude-anti-israelienne-irredentiste-grande-bretagne-andrec-roberts.html

 

 

Honorables Lords, Mesdames et Messieurs,


C’est un grand honneur que d’avoir été invité à m’adresser à vous, spécialement en ce 60e anniversaire de l’AIA, et j’aimerais profiter de cette occasion pour parler des relations entre la Grande-Bretagne et Israël, et tenter de les débarrasser de quelques-uns des mythes dont elle est affublée.

Parce qu’il me semble que, sans nier l’indéniable teneur étatique de la déclaration d’Arthur Balfour (novembre 1917), qui promettait « un foyer national pour le peuple juif », il ne faudrait pas en déduire que la Grande-Bretagne ait jamais été plus qu’un compagnon des beaux jours en ce qui concerne les aspirations nationales juives. La fameuse déclaration avait au moins en partie pour but de conserver l’appui des Juifs d’Europe de l’Est et de Russie à la Grande Guerre après la Révolution bolchevique, et la formule d’« Etat Juif », qui avait la préférence de Chaim Weizmann (« un Etat juif ») fut rejetée par le Foreign Office. David Ben-Gourion écrivit à l’époque : « la Grande-Bretagne a fait un geste magnifique […]. Mais seuls les membres du peuple hébreu peuvent transformer ce droit en un fait tangible. C’est à eux seuls, avec leur corps et leur âme, leur force et leurs ressources, qu’il incombe de construire leur foyer national et de réaliser leur renaissance nationale ».

Comme prévu, lors de la Conférence de Versailles et des assemblées secondaires qui suivirent jusqu’en 1922, alors même que la Grande-Bretagne s’était vu confier le Mandat de la Ligue des Nations pour la Palestine, le foyer national juif ne fut pas établi. Durant la période du Mandat britannique, on a pu observer des tensions entre le Commonwealth Office, responsable de l’administration de la Palestine, qui voulait le réaliser dans la ligne de la Déclaration Balfour (malgré ses propres contradictions), et le Foreign Office, qui craignait que la création de facto d’un Etat juif suscite l’opposition des Arabes. En 1937, la commission Peel avait recommandé de mettre fin au Mandat et de partager la Palestine entre un Etat arabe et un Etat juif, incluant des transferts de 225 000 habitants arabes en provenance de Galilée, ce que Ben-Gourion avait salué en remarquant que cela « pourrait nous offrir quelque chose que nous n’avons jamais eu, même quand nous étions indépendants à l’époque du Premier et du Second temple ». Malgré cela, les Arabes et le 20e Congrès Sioniste rejetèrent les recommandations de la commission Peel, au grand soulagement du Foreign Office, dont l’opposition se focalisait sur le fait que la chose était estimée irréalisable.

Au lieu d’un Etat juif, il y eut le célèbre Livre Blanc de 1939, qui limita sérieusement l’immigration juive en Palestine précisément au moment où les Juifs en avaient le plus besoin, à l’heure de la Solution Finale. Un plafond maximal de 75 000 Juifs fut fixé pour la période fatale de 1940-1944 - et ce chiffre devait aussi inclure les réfugiés d’urgence. Le Livre Blanc fut publié le 9 novembre 1938, le jour même où se produisaient les horreurs de la Nuit de Cristal en Allemagne. Il fut approuvé par le parlement en mai 1939, deux mois pleins après l’occupation de la Tchécoslovaquie par Hitler. Le Guardian de Manchester a décrit ce vote comme « la condamnation à mort de dizaines de milliers de Juifs d’Europe Centrale », sur le simple plan numérique, ce chiffre étais probablement sous-estimé. Malgré le vote du Parti Travailliste visant à abroger le Livre Blanc en 1945, le secrétaire d’Etat travailliste aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, ennemi acharné d’Israël, le reconduisit, et il ne fut jamais abrogé jusqu’à la proclamation de l’Etat d’Israël.

Fin avril 1948, Bevin ordonna que les positions arabes de Jaffa soient protégées contre les Juifs, « à tout prix », et quand l’indépendance israélienne fut effective, le mois suivant, les forces britanniques qui quittaient le pays remirent parfois des positions militaires fortifiées et stratégiques de première importance aux cinq armées arabes qui envahissaient alors Israël, la plus efficace d’entre elles étant d’ailleurs commandée par un Britannique, Sir John Glubb. Ensuite, la veille du Nouvel An de 1948, le gouvernement britannique promulgua un ultimatum menaçant Israël de guerre s’il ne cessait pas ses contre-attaques des forces égyptiennes dans la bande de Gaza et le désert du Sinaï. La Grande-Bretagne fut le seul pays de l’ONU à venir en aide à l’Egypte, dans cette affaire.

On comprendra donc aisément la nécessité de la création de l’Anglo-Israel Association par le brigadier général Sir Wyndham Deedes, quelques semaines seulement après que la Grande-Bretagne eut enfin reconnu Israël, en 1949, des mois après l’Amérique, la Russie et d’autres Etats. Il y avait encore un énorme ressentiment contre la Guerre d’Indépendance. Au mieux, Israël ne pouvait guère être considéré que comme un casse-tête par le Foreign Office ; et pire encore, contrairement à ses voisins, Israël n’avait pas de pétrole. Sept ans plus tard, la crise de Suez n’avait rien arrangé. La manière dont Israël avait étroitement collaboré aux plans britanniques pour écraser Nasser aurait dû le rendre cher au Foreign Office, mais, bien sûr, cela n’a pas été le cas.

Quand, en mai 1967, Nasser annonça le blocus du Détroit de Tiran, fermant ainsi l’accès, vital pour Israël, vers l’Orient, ceux qui étaient censés garantir l’accès à ces eaux internationales, et notamment les Britanniques, n’eurent pas de réaction rapide ni décisive. Et bien que Harold Wilson fût fier de ses positions pro-israéliennes, son secrétaire d’Etat, George Brown, et le Foreign Office ne s’y conformaient pas. En plus de sa tiédeur durant la Guerre des Six-Jours, la Grande-Bretagne aggrava son attitude en soutenant la résolution 242 qui, au final, demandait à Israël de se retirer « de territoires occupés » — la résolution étant si mal formulée par le Foreign Office, qu’Arabes et Israéliens continuent encore aujourd’hui de se disputer à propos de son interprétation.

La Guerre de Kippour en octobre 1973 permit de constater un positionnement encore plus partisan du Foreign Office en faveur des Arabes et contre les Juifs. En décrétant un embargo sur les armes à l’encontre des deux belligérants, le gouvernement Heath a, en fait, empêché Israël de se procurer des pièces de rechange pour les chars Centurion de Tsahal, tout en permettant que la Jordanie en achète, sous prétexte qu’elle n’était pas — officiellement du moins — partie prenante au conflit. Les pilotes d’hélicoptères égyptiens ont même continué de s’entraîner en Grande-Bretagne, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Sir Alec Douglas-Home, se contentant d’expliquer laborieusement à l’ambassadeur israélien qu’il valait mieux qu’ils s’entraînent en Grande-Bretagne plutôt que de se battre sur le front. Heath refusa même aux cargos américains apportant des équipements à Israël d’atterrir et de faire le plein de carburant dans nos bases de Chypre.

Dans les années 1980, Margaret Thatcher a paru apporter une chaleur retrouvée aux relations anglo-israéliennes. Députée de Finchley [circonscription qui compte une importante communauté juive, NdT], son éducation méthodiste était en consonance avec les valeurs juives et elle fut la plus philosémite des parlementaires britanniques depuis Churchill. Pourtant, elle fut elle-même entravée par le Foreign Office, en particulier en matière de coopération pour le renseignement avec le Mossad. John Major a certes envoyé une unité SAS [Special Air Service, forces aériennes d’interventions spéciales britanniques, NdT] pour localiser et détruire les batteries irakiennes de missiles Scud, qui avaient pris Israël pour cible durant la première Guerre du Golfe, mais il s’agissait, avant tout, d’empêcher Israël de répliquer, ce qui risquait de causer le délitement de la coalition arabe contre Saddam.

Après le 11-Septembre, Tony Blair a semblé apprécier la manière dont Israël menait, en première ligne, la guerre contre le terrorisme, et c’est ainsi qu’il a courageusement refusé de condamner l’intervention israélienne au Liban. Mais depuis, les interventions britanniques dans le cadre des négociations européennes avec l’Iran concernant ses ambitions nucléaires se sont montrées franchement pitoyables.

Le domaine politique où, traditionnellement, le Foreign Office possède une marge de manœuvre importante est la question des visites royales. Ce n’est donc pas une coïncidence si Sa Majesté la Reine a fait 250 visites officielles dans 129 pays différents durant son règne et que ni elle ni aucun membre de la famille royale n’ont jamais mis les pieds en Israël pour une visite officielle. La Princesse Alice de Grèce, mère du Prince Philip, a été reconnue comme Juste parmi les nations, pour avoir recueilli une famille juive chez elle, à Athènes, lors de la Shoah, et elle a été enterrée sur le Mont des Oliviers. Pourtant, le Duc d’Edinburgh n’a été autorisé à se rendre sur sa tombe qu’en 1994, et seulement dans le cadre d’une visite privée.

« Les visites officielles se font sur le conseil du Foreign Office et du Commonwealth office », a expliqué un attaché de presse de la famille royale lors de la récente visite privée du Prince Edward en Israël. Un porte-parole du Foreign Office a souligné qu’en ce qui concerne l’absence de visite officielle de la Reine, « Israël n’est pas un cas unique. Il en va de même pour de nombreux pays ». C’est sans doute vrai pour le Burkina Faso ou le Tchad, mais le Foreign Office a tout de même réussi à trouver du temps, au fil des années, pour envoyer la Reine en Libye, en Iran, au Soudan, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, dans le sultanat d’Oman, en Arabie Saoudite, en Tunisie, en Algérie, au Maroc, en Jordanie et en Turquie. On ne peut donc pas dire qu’elle ne s’est pas trouvée dans la région.

Il est également possible que Sa Majesté n’ait pas été sur le trône depuis assez longtemps pour qu’en 57 ans, le Foreign Office n’ait pu se résoudre à lui permettre de rendre visite à l’une des seules démocraties du Moyen-Orient. Au moins serait-elle certaine de recevoir un accueil chaleureux en Israël, contrairement au Maroc, où le roi l’a fait attendre trois heures par une chaleur de plus de 30 degrés, sans parler de l’avant-dernier Sommet des Chefs de Gouvernement du Commonwealth, qui avait lieu en Ouganda, où l’on n’avait même pas fini d’aménager l’hôtel où elle devait séjourner.

La véritable raison, bien sûr, est que le Foreign Office proscrit toute visite royale en Israël, et cette interdiction est d’autant plus stricte qu’elle n’est ni écrite, ni reconnue. En tant qu’acte de délégitimation d’Israël, ce boycott de fait est aussi grave que d’autres actes, tel le boycott universitaire, et est directement imputable aux fonctionnaires pro-arabes du Foreign Office. Ce qui nous amène à M. Oliver Miles.

L’une des raisons pour lesquelles je suis fier d’être historien est que je partage l’exercice de cette profession avec des savants intègres et érudits tels que Sir Martin Gilbert et Sir Lawrence Freedman. Si des individus aussi intelligents, savants et incorruptibles ont choisi d’être historiens, c’est qu’il doit s’agir d’une profession honorable. Permettez-moi donc de citer, mot pour mot, ce que l’ancien ambassadeur britannique en Libye et en Grèce, M. Oliver Miles, a écrit dans The Independent, il y a moins de quinze jours, en commentant la composition de la Commission d’enquête Chilcot sur la guerre en Irak :

« Gilbert et Freedman sont tous deux juifs et il est pour le moins patent que Gilbert a soutenu activement le sionisme. Ce n’est généralement pas mentionné dans la grande presse américaine ou britannique. […] Les cinq membres de la commission ont tous une réputation et une carrière remarquables, mais il est dommage que si l’on accuse cette commission de parti pris, de tels arguments soient si facilement à la disposition des critiques. Il ne doit pas seulement régner un équilibre réel dans une telle commission, il faut aussi que cet équilibre soit manifeste ».

Mesdames et Messieurs, si telle est la manière dont les membres pro-arabes du Foreign Office sont prêts à s’exprimer en public, imaginez un peu ce qu’ils disent en privé de gens comme les professeurs Gilbert et Freedman ! L’équilibre dont parle monsieur Miles est ici visiblement un équilibre racial et, selon lui, il aurait fallu établir un strict quota de Juifs pour participer à cette commission.

Il y a, bien entendu, une raison pour laquelle « de tels faits ne sont  généralement pas mentionnés dans la grande presse » [comme le dit M. Miles], à savoir, que c’est une conception honteuse et répugnante, et que mentionner les origines ethniques d’aussi remarquables serviteurs de l’Etat est scandaleux, outre que personne n’aurait pensé à faire une telle réflexion si Monsieur Miles ne l’avait pas émise.

Etant donné qu’il y a 22 ambassadeurs britanniques dans les pays arabes et un seul en Israël, il est peut-être naturel que le Foreign Office soit plus spontanément pro-arabe que pro-israélien. Il y a parfois eu d’excellents ambassadeurs britanniques en Israël. Cela a été le cas de votre président, Sir Andrew Burns, qui occupait ce poste au début des années quatre-vingt-dix. Et il y a également eu d’excellents ambassadeurs israéliens en Grande-Bretagne, c’est même le cas actuellement avec Ron Prosor. Reste que de telles personnalités luttent contre le courant, car le Foreign Office part du principe que les relations de la Grande-Bretagne et d’Israël devraient être constamment subordonnées aux relations avec les autres Etats du Moyen-Orient, en particulier ceux qui sont riches en pétrole, même s’ils ont un comportement des plus abominables en matière de droits de l’homme, de persécution des chrétiens, d’oppression des femmes, de châtiments corporels moyenâgeux, et ainsi de suite.

Il me semble qu’il s’agit là d’une forme sous-jacente de racisme. La pensée du Foreign Office est que les Juifs sont censés se conduire correctement parce qu’ils sont comme nous. Et il ne faudrait rien reprocher aux Arabes, parce que eux ne sont pas comme nous. C’est ainsi que dans le domaine militaire, on attend toujours d’Israël qu’il se comporte beaucoup mieux que ses voisins, et qu’on le critique très durement, avec une hypocrisie consommée, quand dans le feu du combat pour la survie de la nation, il lui arrive de ne pas y parvenir. Le problème occupe tous les partis politiques aujourd’hui, et il en a toujours été ainsi. William Hague a demandé à Israël d’adopter une réaction proportionnée face au Hezbollah au Liban en 2007, comme si une réplique proportionnée avait jamais permis de remporter la moindre victoire contre des fascistes. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Luftwaffe a tué 50 000 Britanniques lors du Blitz. La réplique alliée fut de tuer 600 000 Allemands, soit douze fois plus, ce qui est légèrement disproportionné, mais c’est précisément cela qui a puissamment contribué à la victoire. Qui sommes-nous donc pour faire la leçon aux Israéliens sur la proportionnalité à laquelle devraient satisfaire leurs répliques ?

Face au parti-pris anti-israélien massif qui est celui de nos médias si progressistes et de la BBC, il est fréquent, en Grande-Bretagne, d’oublier de se demander ce que nous ferions si nous devions affronter une telle situation. La population du Royaume-Uni est de 63 millions d’habitants, soit 9 fois la population d’Israël. En juillet 2006, pour prendre un exemple au hasard, le Hezbollah a franchi la frontière du Liban, pénétré en Israël, tué 8 soldats en patrouille et kidnappé 2 autres. Cet été-là, le Hezbollah a tiré 4 000 roquettes Katiouchas sur Israël, causant la mort de 43 civils. Pour donner une idée proportionnelle à l’ordre de grandeur britannique, en multipliant par 9, imaginons quelle serait notre réaction si une organisation terroriste basée à Calais envoyait 36 000 roquettes vers le Sussex et le Kent, tuait 387 civils britanniques, après le meurtre dans une embuscade de 72 soldats britannique et le kidnapping de 18 autres ? J’imagine que le gouvernement remuerait ciel et terre pour protéger les sujets britanniques dans de telles circonstances, et ce ne serait que normal. Pourquoi Israël devrait-il se conduire différemment ?

Depuis que le brigadier général Deedes a fondé l’AIA en 1949, il ne s’est pratiquement pas écoulé une année où l’orateur n’ait pas dit qu’Israël traversait une crise. Et parfois, il s’agissait de crises qui concernaient l’existence même d’Israël, comme en 1956, 1967, 1973 et, comme aujourd’hui, face à la menace nucléaire iranienne. Et à présent, alors que Barack Obama semble être le président américain le moins pro-israélien depuis Eisenhower, les dangers sont encore plus évidents. Car il ne fait aucun doute qu’Obama ne fera rien pour empêcher Ahmadinejad - sans doute le plus virulent et le plus dangereux ennemi des Juifs depuis la mort d’Adolf Hitler - d’acquérir l’arme nucléaire.

Aucun d’entre nous ne peut prétendre savoir ce qui attend Israël, mais si Israël décide de lancer une frappe préventive contre cette menace - de la même manière que Nelson avait préventivement coulé la flotte danoise à Copenhague, ou que Churchill avait préventivement coulé la flotte de Vichy à Oran -, l’Etat juif ne peut s’attendre qu’à une condamnation de la part du Foreign Office. Il devra néanmoins ignorer de telles critiques parce que, malgré tout le travail accompli par l’AIA depuis 60 ans, travail qui est d’une nécessité encore plus importante aujourd’hui, la Grande-Bretagne n’a jamais été davantage qu’un ami des beaux jours pour Israël.

Même si l’histoire ne se répète pas, elle donne parfois une impression de déjà-vu et si le témoignage de l’Histoire a la moindre valeur, c’est de témoigner de  ceci :

Pour éviter la menace d’un second Holocauste, on ne peut compter que sur Israël pour agir de manière décisive dans le meilleur intérêt des Juifs.


Andrew Roberts


© The Spectator and Melanie Phillips

 

Mis en ligne le 17 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org