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Hamas

Voici comment sont investis les milliards de dollars à Gaza, Ugo Volli
14/12/2009

13/12/09


Informazione Corretta

Rubrique « Carte postale d’Eurabia »

Texte italien original : "Ecco come vengono investiti i miliardi di dollari a Gaza"

Adapté de l’italien par Deg 


Chers amis, pourquoi donc nous, les Euro-Arabes, trouvons-nous donc les Palestiniens sympathiques ? Il y a à cela de nombreuses raisons : leur foi, qui est supérieure, leur appartenance au tiers-monde, le fait que les pays arabes contrôlent le pétrole... Mais la plus importante de toutes : ils sont pauvres très pauvres. Alors que les Israéliens sont riches, très riches. Rien à voir avec le fait que ces derniers ont défriché le désert (qui quand il passe en mains palestiniennes, comme à Gaza, retourne immédiatement à son état naturel, parce que l’agriculture, ce n’est pas leur truc aux Palestiniens, les seules machines qu’ils aiment, ce sont les mitraillettes et ils s’occupent de la terre seulement pour faire des tunnels et des pièges).

Même le fait qu’il y ait davantage d’inventions high-tech en Israël que dans toute l’Europe ne compte pas. C’est que les Israéliens sont juifs et on sait bien que les Juifs aiment l’argent... Et si quelqu’un a des doutes, qu’il aille voir "Le Marchand de Venise", mis en scène par Ronconi, au théâtre Piccolo de Milan : la vie juive n’est qu’une question d’argent, le reste ne compte pas.

Rendez-vous compte que les Palestiniens sont tellement pauvres que les bienfaiteurs du monde réunis, Amérique et Eurabia en tête, ont accordé 5,2 milliards de dollars à Gaza après l’opération « Plomb Fondu », soit environ 4 milliards d’euros. Alors que, pour compenser les sacrifices écologiques demandés, ils offrent à tous les pays pauvres du monde réunis, 8 milliards, moins du double. Aucun peuple au monde n’a bénéficié d’un tel financement de la communauté internationale. Il faut ajouter qu’avec cet argent les dirigeants palestiniens spéculent, font du trafic de drogue et toutes sortes d’affaires douteuses, en faisant de gros bénéfices. Ce qui est moins agréable, comme le dit le journaliste américain Matt Rees, dans l’article que je viens de mentionner, c’est que « rien n’est parvenu sur le terrain ». En fait, la reconstruction n’a même pas commencé. Vous vous demandez pourquoi ? Eh bien c’est certainement la faute des méchants Israéliens, avec leur blocus qui empêche les Palestiniens d’importer les armes qu’ils veulent, et cela les rend nerveux, préoccupés et leur enlève l’envie de reconstruire. 

Il faut admettre aussi que toutes les promesses n’ont pas été tenues, tous les Euros-Arabes n’aiment pas mettre la main au portefeuille - ils sont peut-être juifs, eux aussi. Et ça a peut-être aussi à voir avec le petit magot que des dirigeants palestiniens prévoyants amassent à l’étranger. Quand Arafat est mort, il y a eu une grande bagarre pour les milliards de dollars de ses comptes personnels, entre sa femme, Reena, et son successeur, Abou Mazen [Mahmoud Abbas]. Puis, ils ont trouvé un accord, elle est allée vivre en Europe, littéralement couverte d’or, et le fils d’Abou Mazen est devenu un richissime industriel. Ce sont des choses qui arrivent. Les Palestiniens sont pauvres mais pas tous.

Et par conséquent, si on enlève les pots-de-vin et tout le reste, les habitants de Gaza ont reçu, l’année dernière, au moins 3000 € par personne virtuellement, pour la reconstruction, vieux et nouveau-nés inclus, en plus des financements normaux qui ne sont pas négligeables. Alors pourquoi restent-ils si pauvres ? Vous le comprendrez mieux si vous lisez un communiqué que l’on trouve sur le site officiel du Fatah (www.Fateh.org) en date du 9 décembre. Le chef de la brigade El Aqsa, de Gaza, qui doit certainement être une espèce de franciscain aimant son prochain plus que lui-même et porte le nom de guerre d’Abou Ahed, a déclaré sur ce site que « l’activité de la brigade à Gaza doit être considérée comme un effort ou un engagement [il est écrit en anglais « endeavor » très probablement il s’agit de la traduction du mot arabe « Jihad » qui veut dire autant parcours personnel vers le salut éternel, que guerre sainte] parce que les combattants préfèrent acheter des armes plutôt que de donner à manger à leurs enfants, et même vendre les bijoux de leur femme pour acheter des armes ».

Les pauvres... Il vaut mieux acheter des armes que donner à manger à ses enfants, qui sait si les enfants sont d’accord... Bien sûr que cela fait de la peine et qu’on a envie de leur faire un chèque pour qu’ils consentent, non pas à donner à manger à leurs enfants, car cela ne les intéresse pas, mais pour qu’ils achètent d’autres jouets qui font boum...

Et si vous tombez malade ? Eh bien, dans ce cas, il y a les méchants israéliens qui vous transportent. Il y a quelques jours, les premiers cas de grippe aviaire sont apparus à Gaza : où donc les malades graves ont-ils été hospitalisés ? Mais en Israël, bien sûr. Et qui a fourni les vaccins nécessaires à Gaza ? Mais les colonialistes, sionistes, voleurs d’organes de l’entité sioniste.

De manière générale, savez-vous combien de malades de Gaza ont été hospitalisés en Israël depuis le début 2009 ? Près de 8000. C’est sans doute parce que les hôpitaux de Gaza ont le petit défaut d’accueillir le commandement du Hamas [qui s’y réfugie] et ne sont donc pas particulièrement efficaces en termes de santé, c’est sans doute parce que toutes les ambulances servent pour le transport des terroristes et ne peuvent pas être laissées à l’usage banal du transport des malades. Le fait est que quiconque tombe malade cherche à s’échapper en Israël, en payant des pots-de-vin aux gardes du Hamas, en faisant des fausses déclarations, etc. Il y aussi des gens qui ne sont pas malades, mais qui prétendent l’être pour pouvoir échapper au paradis islamique du Hamas, comme l’a raconté récemment le Jerusalem Post.

En somme, pauvres Palestiniens : vous qui, au fond, êtes des citoyens riches d’Eurabia, n’auriez-vous pas, par hasard, un millier d’euros à avancer pour leur acheter un petit fusil ? Ça ne se mange pas, mais ça fait un joli son : boum !


Ugo Volli

 

© Informazione Corretta

 

Mis en ligne le 14 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org