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Parti pris pro-palestinien

Espérons que saint Claus(ewitz) puisse aider les cheikhs d’Eurabia! Par Ugo Volli
14/12/2009

12/12/09

 

Informazione Corretta

 

Rubrique "Carte postale d’Eurabia".

 

"Speriamo che San Klausewitz aiuti gli sceicchi d’Eurabia !"

 

von Clausewitz


Résumé des événements les plus récents (mais vraiment les plus récents, parce que sinon, il faudrait que j’écrive un roman et non plus une carte postale) concernant les négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Il y a un an, Olmert a proposé à Abou Mazen [Mahmoud Abbas] de revenir aux frontières de 67, avec seulement une petite modification consistant en un échange de territoire équivalent, pour rattacher les blocs de peuplement les plus importants à Israël. Abou Mazen dit non, Obama arrive, la guerre éclate à Gaza, le gouvernement israélien change. Abou Mazen refuse de recommencer les négociations avec le gouvernement « extrémiste », qui est coupable de ne pas soutenir la solution « de deux Etats ». Peu de temps après, dans son discours à Bar Ilan, Netanyahu confirme qu’il accepte la solution de deux Etats pour mettre fin au conflit.

Puis, les Palestiniens dans le sillage d’une réplique d’Obama très stupide, inventent des conditions préalables aux négociations qu’ils n’avaient jamais exigées auparavant : la suspension de toute construction dans les implantations ; attention, non pas la construction de nouveaux villages, ce qui n’est jamais arrivé en cinq ans, mais la construction* [ou agrandissement] de maisons, d’appartements, ou de services à l’intérieur même des implantations qui existent, en bref, la vie normale de ces endroits. Après un certain temps, le gouvernement israélien décrète un moratoire de la construction dans les territoires pendant 10 mois, en payant un prix élevé de mécontentement dans le pays. Mais aussitôt, les Palestiniens disent : ça ne suffit pas, nous voulons aussi Jérusalem, en comptant sur le fait qu’il est assez difficile de tout bloquer dans une grande ville. En somme avec un appétit aiguisé, ils veulent tout, excepté des négociations. Ils attendent que quelqu’un (Obama ?) leur apporte sur un plateau la reddition d’Israël.

Évidemment les dirigeants d’Eurabia, les Emirs du continent, reprennent en chœur leurs exigences. Abou Mazen disait « deux Etats », et eux subitement ils se mettent à répéter « deux Etats, deux Etats, rien ne se fera sans deux Etats ! ». Abou Mazen exige « le gel des constructions ». Et eux « le gel, le gel, même pas un nouveau poulailler ! ». Maintenant le problème de l’Autorité Palestinienne semble être Jérusalem ; et eux, obéissants, disent dans leur déclaration d’avant-hier dont je vous ai déjà parlé « Jérusalem : Jérusalem capitale de deux Etats, il ne faut pas compromettre le statu quo, ne construisez pas, même pas un nouveau banc ! ». Nous allons voir si, sur ce point aussi, Netanyahu cédera aux  pressions internationales.

Entre temps, vous, avez-vous constaté un pas en avant de la part des Arabes ? Je ne parle pas des Palestiniens qui, désormais de toute évidence s’occupent seulement de leur image médiatique et ont perdu toute volonté ou capacité à œuvrer en faveur de la paix, engloutis par leur spirale de propagande.

Mais l’Égypte ? L’Arabie Saoudite ? La Jordanie ? Les « modérés » ? Où sont-ils ? Que font-ils ? Je veux dire que font-ils de constructif, à part la relance de la propagande palestinienne ? Voici, par exemple, le petit roi de Jordanie, qui, il y a un mois, semblait épouvanté parce que les Israéliens « étaient sur le point de donner l’assaut à la mosquée El Aqsa », maintenant que ça ne s’est pas produit, que fait-il ? Et les Égyptiens, qui interdisent toute « normalisation » dans les contacts entre journalistes et médecins des deux pays après 30 années de « paix », ont-ils quelque chose à dire ? Et l’Arabie Saoudite, est-ce qu’elle a enfin décidé de faire la grande concession de ne plus interdire son espace aérien aux avions civils israéliens, qui sont obligés de faire un détour de plusieurs milliers de kilomètres dans leur route vers l’Est ? Bien sûr que non. Ce n’est pas grand-chose, mais seulement un geste de bonne volonté, que les Américains ont imploré pendant des mois... Ensuite on parle de querelle entre Netanyahu et Obama, mais ces « Arabes modérés » ont-ils aidé à faire avancer les choses ?

Si la paix n’arrive pas, c’est évidemment la faute de « l’intransigeance » israélienne, du moins, selon ce qui est rapporté dans Eurabia. Une étape puis une autre étape, voici la tactique prêchée par les imams en Europe. Mais quelle importance ?

Est-ce qu’ils se rendent compte qu’en soutenant la stérilité arabe, ils n’encouragent pas la paix mais l’éloignent ? Un jour, peut-être, un génie stratégique expliquera que pour arriver à un accord de paix, il faut contraindre à négocier ceux qui ne le veulent pas et non pas formuler de nouvelles exigences à l’encontre de ceux qui veulent négocier, car cela donne l’avantage à l’abstention et non pas à la participation à des négociations.

Il faut espérer que St Clausewitz [*] aide les Cheikhs d’Eurabia et fasse un miracle qui éclaire leurs esprits.

 

Ugo Volli

 

© Informazione Corretta

 

 [*] Jeu de mots entre Clausewitz et saint Nicolas (Santa Klaus), le Père Noël. [Note de Menahem Macina).

 

 

Mis en ligne le 14 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org