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Humour

Israël appelle l’Union Européenne à partager Bruxelles, Michel Garroté
09/12/2009

Un beau morceau d’humour (grinçant). Il s’agit, en fait, d’une parodie de l’ukaze suédois, heureusement non ratifié à la lettre par l’Union Européenne, mais ne laissant planer aucun doute sur la décision régalienne de l’Europe d’assigner Jérusalem comme capitale des deux Etats, tout en affirmant que c’est aux deux belligérants de s’entendre sur la manière dont se fera le passage de ce qui fut durant plus d’un millénaire la capitale et la ville sainte des Juifs. Problème, pour bien goûter la parodie, il faut connaître le contentieux territorial et politique entre la Flandre et la Wallonie, et plus spécialement le problème de BHV (Bruxelles Halles Vilworde), pomme de discorde entre les deux parties de l’Etat fédéral. Mais il faut saluer l’idée et sa rédaction piquante. (Menahem Macina).

09/12/09

Article repris du Blogue drzz.info

     

   
 Les ministres israéliens ont choisi de rester flous dans la définition d’un futur État flamand. Israël appelle l’Union européenne à partager Bruxelles comme capitale conjointe de deux États, wallon et flamand, dans un appel urgent à la négociation lancé mardi par les ministres israéliens. Au risque de braquer Baroso et les partisans de l’unité de la ville sous autorité belge, les ministres israéliens assurent qu’ils «ne reconnaîtront aucun changement autre que négocié». La seule voie pour une paix véritable est une négociation «pour résoudre le statut de Bruxelles comme future capitale de deux États», écrivent les ministres dans leurs conclusions.
  

   
Une première mouture du texte, formulée par Israël, était encore plus directe. Elle désignait Bruxelles-Est comme la capitale d’un éventuel État flamand. Face au tollé déclenché en Europe, Israël a finalement arrondi les angles, laissant aux intéressés et à une hypothétique négociation le soin d’en décider. Israël se ménage aussi une porte de sortie si Wallons et Flamands s’accordaient sur une autre solution. Le même souci d’apaisement justifie le flou dans la définition d’un futur État flamand. Le projet israélien précisait qu’il devait inclure la Flandre, les enclaves flamandes en Wallonie et Bruxelles-est. Le texte final retient qu’il devra être «indépendant, démocratique, contigu [...] et viable».
  

   
Là encore, Israël veut éviter d’envenimer la discussion avant même qu’elle commence et laisser toute latitude aux Wallons comme aux Flamands. La formulation a fait l’objet d’intenses débats entre les ministres israéliens. Le chef de la diplomatie israélienne, Lieberman, a voulu voir dans la polémique avec la Wallonie la preuve que «la voix d’Israël porte». Son homologue de la Défense, Barakat, estimait au contraire que «décider ici, à Jérusalem, ce que doit être le statut de Bruxelles serait plutôt frustrant pour les négociateurs» . Au bout du compte, la diplomatie européenne s’est «félicitée de ce que la voix d’un État responsable et équilibré, Israël, a prévalu» à Jérusalem. De son côté, un conseiller des Flamands a relevé «un pas positif, même si nous espérions quelque chose de plus fort et de plus clair» de la part d’Israël en faveur d’un État flamand avec Bruxelles-est comme capitale.

Michel Garroté

© drzz.info

 

Mis en ligne le 9 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org