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L’Union européenne appelle Israël à partager Jérusalem, Jean-Jacques Mével
09/12/2009

"Les vingt-sept ministres des Affaires étrangères ont choisi de rester flous dans la définition d’un futur État palestinien." (Figaro.fr).

09/12/09

Sur le site Figaro.fr, 8 décembre 2009

La seule voie d’une paix véritable est une négociation «pour résoudre le statut de Jérusalem comme future capitale de deux États», écrivent les ministres européens.
Crédits photo : AFP

La seule voie d’une paix véritable est une négociation «pour résoudre le statut de Jérusalem comme future capitale de deux États», écrivent les ministres européens. 

L’Union européenne appelle Israël à partager Jérusalem comme capitale conjointe de deux États hébreu et palestinien, dans un appel urgent à la négociation, lancé mardi par les vingt-sept ministres des Affaires étrangères.

Au risque de braquer le gouvernement Nétanyahou et les partisans de l’unité de la ville sous férule israélienne, les Vingt-Sept assurent qu’ils «ne reconnaîtront aucun changement autre que négocié» au statut d’avant 1967, c’est-à-dire antérieur à l’annexion de Jérusalem-Est. La seule voie d’une paix véritable est une négociation «pour résoudre le statut de Jérusalem comme future capitale de deux États», écrivent les ministres dans leurs conclusions.

Une première mouture du texte, formulée par la Suède, était encore plus directe. Elle désignait Jérusalem-est comme la capitale d’un éventuel État palestinien. Face au tollé déclenché en Israël, l’UE a finalement arrondi les angles. Elle laisse aux intéressés et à une hypothétique négociation le soin d’en décider. Elle se ménage aussi une porte de sortie si Israéliens et Palestiniens s’accordaient sur une autre solution.

Le même souci d’apaisement justifie le flou dans la définition d’un futur État palestinien. Le projet suédois précisait qu’il devait inclure la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-est. Le texte final retient qu’il devra être «indépendant, démocratique, contigu (d’Israël) [*] et viable». Là encore, l’UE veut éviter d’envenimer la discussion avant même qu’elle commence et laisser toute latitude aux Israéliens comme aux Palestiniens.

«Un pas positif»

La formulation a fait l’objet d’intenses débats entre les ministres européens. Le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, a voulu voir dans la polémique avec Israël la preuve que «la voix de l’Europe porte». Son homologue italien Franco Frattini estimait au contraire que «décider ici à Bruxelles ce que doit être le statut de Jérusalem serait plutôt frustrant pour les négociateurs» .

Au bout du compte, la diplomatie israélienne s’est «félicitée [de ce] que la voix des États responsables et équilibrés a prévalu» à Bruxelles. De son côté, un conseiller du Palestinien Mahmoud Abbas a relevé «un pas positif, même si nous espérions quelque chose de plus fort et de plus clair» de la part de l’UE.

Jean-Jacques Mével,
correspondant du Figaro à Bruxelles

© Le Figaro.fr

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[*] Le journaliste fait erreur: il ne s’agit de la contiguité avec Israël, mais de celle des portions de territoires qui constitueront le futur Etat palestinien, de manière à ce qu’il ne soit pas morcelé. (Note de M. Macina - upjf.org).

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LIRE AUSSI :

» Proche-Orient : Livni plaide à Paris contre le plan de l’UE

» Israël poursuit sa conquête de Jérusalem

 

Mis en ligne le 9 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org