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Brèves de l’UPJF N° 211 du 11 décembre 2009
11/12/2009

11/12/09

Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France

 

LES BREVES DE L’UPJF

N° 211 du 11 décembre 2009

 

LES ACTIVITES DE L’UPJF


Colloque le 13 décembre prochain :

LES RUSES DU NOUVEL ANTISEMITISME CONTEMPORAIN : « L’ANTISIONISME »

 

L’UPJF  Vous propose

Le Dimanche 13 Décembre 2009 de 12h à 20h

à l’Espace Pierre Cardin - 1, av Gabriel - 75008 Paris

Un Colloque inédit sur le thème :

LES RUSES DU NOUVEL ANTISEMITISME CONTEMPORAIN :

« L’ANTISIONISME »

En présence de : M. Brice HORTEFEUX  Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales

Films - Tables rondes interactives - Éminentes personnalités du monde politique, des médias, des intellectuels et des juristes.

 

12h00-13h00 :

Événements d’actualité - Dialogue avec les organisateurs.

13h15-14h15 :

Les médias - Peut-on être antisioniste sans être antijuif.

Elisabeth LEVY Journaliste au Point à Marianne Directrice de Causeur.fr

Ivan RIOUFOL Journaliste, Éditorialiste au Figaro et Écrivain

Robert MENARD Journaliste, Écrivain Fondateur de Reporters sans Frontières

Serge HAJDENBERG Président de Radio J

14h30-15h30 :

Les intellectuels - Le discours de la haine, l’une de ses formes : l’antisionisme.

André GLUKSMANN Philosophe et Écrivain, Auteur du Discours de la Haine

Shmuel TRIGANO Sociologue, Écrivain Directeur la revue Controverses

Bernard-Henry LEVY Philosophe et Écrivain - Sous réserves

Fréderic ENCEL Professeur à l’école Polytechnique, Politologue

Pierre André TAGIEFF Philosophe et Écrivain

 

15h45-16h45 :

La propagande antisioniste au plan mondial et ses conséquences.

Magdi Christiano ALLAM Député européen Italien - Écrivain

Nelson CASTELLANO ancien Consul Général du Venezuela

(ex-otage au Liban du terroriste Carlos)

Mohamed SIFAOUI journaliste écrivain

17h00-18h00 :

Les juristes - l’antisionisme est-il un délit ?

Maitre Christian CHARRIERE-BOURNAZEL Bâtonnier de Paris

Professeur Raphael DRAI Doyen de la Faculté de Droit Politologue et Écrivain

Maitre DUHAMEL Avocat à la Cour de Cassation

Gilles William GOLDNADEL Président Avocats sans frontières

Maître ROUBACH Avocat

 

18h15-19h15 :

Les politiques - Les ruses du nouvel antisémitisme contemporain : l’antisionisme.

Claude GOASGUEN Ancien Ministre - Député Maire de Paris 16ème

Yazid SABEGH Commissaire à l’égalité des chance et à la diversité

Christophe GIRARD Maire Adjoint chargé de la Culture

à la Mairie de Paris - Écrivain

Pierre SHAPIRA Député Européen Maire Adjoint

chargé des relations extérieures à la Mairie de Paris

Laurent CATHALA (sous réserves)

Jean Christophe LAGARDE Député Maire de DRANCY

À l’issue du colloque, le Prix 2009 de la lutte contre l’antisémitisme sera décerné.

 Restauration payante sur place.

PAF non adhérents : 10

Réservation UPJF : 01 47 63 07 10 / Email : upjf@piximel.com 

  • Dîner-débat  autour d’Anne HIDALGO le 19 janvier 2010

 

 L’UPJF recevra Anne Hidalgo, Première Adjointe au Maire de Paris, chargée de l’urbanisme et de l’architecture, élue du 15ème arrondissement et tête de liste départementale à Paris aux prochaines élections régionales.

Madame Hidalgo est  Membre du PS depuis 1994, secrétaire nationale, chargée de la formation professionnelle, de novembre 2000 à mai 2003 auprès de François HOLLANDE, puis Secrétaire nationale chargée de la culture et des médias depuis mai 2003.

N’hésitez pas à nous soumettre les sujets que vous aimeriez qu’on l’on traite à l’occasion de cette rencontre.

Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà auprès de Yasmin au 01.47.63.07.10 ou par mail : contact@upjf.org

Le lieu reste à préciser. 

P.A.F adhérents : 50 € 

P.A.F non adhérents : 60 €

Places limitées

 

  • Dîner-débat  autour de Jean LEONETTI le 2 février 2010

L’UPJF recevra à un dîner-débat Jean LEONETTI Maire d’Antibes et député des Alpes-Maritimes mardi 2 février prochain à 20h00.

Il préside la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis qui regroupe 16 villes et villages unis dans un projet de développement économique, solidaire et dont Antibes Juan-les-Pins est la ville principale.

A l’Assemblée nationale, Jean Leonetti est premier vice-président du groupe UMP, il est membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, rapporteur de la mission d’évaluation de la loi n°2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.

Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà auprès de Yasmin au 01.47.63.07.10 ou par mail : contact@upjf.org

Le lieu reste à préciser.

P.A.F adhérents : 50 € 

P.A.F non adhérents : 60 €

Places limitées

 

L’UPJF SUR LES ONDES

Dimanche 13 décembre le Colloque sera retransmis  en direct sur Radio J à partir de Midi (94.8 FM).

 

FRANCE

L’UPJF appelle tous ses membres à s’exprimer dans le débat sur l’identité nationale, en apportant leur contribution sur le site :

http://www.debatidentitenationale.fr

 

·         Le débat sur l’identité nationale se focalise sur l’islam

 

La tentative de recadrage de Nicolas Sarkozy n’a pas apaisé le débat sur l’identité nationale, qui tourne désormais autour de l’islam et suscite des réactions parmi les musulmans de France.

L’intervention du chef de l’Etat dans une tribune publiée mardi dans Le Monde, qui visait notamment à définir la place de l’islam en France, a soulevé une nouvelle salve de critiques à gauche sans lever l’embarras au sein de l’UMP.

Selon un sondage CSA pour Le Parisien, publié jeudi, seule une courte majorité de Français (54%) juge l’islam compatible avec la vie en société en France. Alors qu’ils sont largement majoritaires (respectivement 82% et 72%) à estimer que les religions catholique et juive ne posent pas problème.

Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, à l’origine du "débat public" organisé à travers le pays sur l’identité nationale, a nié jeudi que son initiative ait contraint Nicolas Sarkozy à recadrer un débat qui semble échapper au gouvernement.

"Il ne s’est pas senti obligé du tout de recadrer le débat. Ce débat, il l’a voulu, il le porte", a dit ce transfuge du Parti socialiste sur Canal+.

Bien qu’une centaine de députés seulement aient assisté au débat organisé lundi à l’Assemblée nationale sur le sujet, Eric Besson a dit ne pas se sentir isolé au sein de la majorité.

"Il y a beaucoup de membres du gouvernement qui soutiennent ce débat", a-t-il dit, soulignant que ce dernier déboucherait fin janvier ou début février sur des propositions et qu’il y aurait "un arbitrage du président de la République."

Signe du glissement du débat, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a prôné la fermeté jeudi envers le voile intégral, proposant notamment de refuser la naturalisation à un homme dont l’épouse serait entièrement voilée.

CONTRÔLES AU FACIÈS

Priée sur LCI de dire s’il pourrait y avoir une loi contre la burqa, la ministre a dit attendre les conclusions de la mission parlementaire qui étudie le sujet.

La gauche reproche à Eric Besson d’avoir posé la question de l’identité nationale en termes xénophobes, comme le laisse penser, selon elle, le questionnaire envoyé aux préfets.

Les discussions voulues par le ministre se sont d’abord placées sur le terrain de l’immigration avant de se focaliser sur l’islam après le vote suisse interdisant la construction de nouveaux minarets dans la confédération.

Nicolas Sarkozy a dit accepter une France métisse mais des musulmans lui reprochent de considérer leur religion comme une foi d’immigrés en parlant "de ceux qui arrivent", comme si l’islam était nouveau venu en France.

L’islam est considéré comme la deuxième religion de France avec 3,7 à 6 millions de fidèles, selon les sources.

"Le Président dit aussi qu’il faut que l’islam se fasse le plus discret possible (...) Je ne crois pas qu’en demandant aux musulmans d’être discrets, on règle les choses", dit Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon, dans Libération.

Eric Besson a déclenché un "débat dans le débat" en reconnaissant mercredi que les contrôles de police au faciès étaient "une réalité" en France, ce qui a soulevé la colère de syndicats de police.

"Ces contrôles sont illégaux. Je ne comprends pas qu’un ministre de la République puisse laisser supposer le contraire", a déclaré Nicolas Comte, de l’Union SGP-unité police, principal syndicat de gardiens de la paix, classé à gauche.

Akhenaton, l’une des figures les plus respectées du rap français, a pourtant estimé que c’était une réalité.

"C’est la réalité des chiffres: un Noir a six fois plus de chances de se faire contrôler qu’un Blanc dans la rue. Un arabe huit fois plus. C’est la réalité de ce pays", a-t-il déclaré.

Sur le site internet Mediapart, ce membre du groupe marseillais IAM, qui s’est converti à l’islam au début des années 1990, se dit exaspéré par le débat sur l’identité nationale et songe à quitter la France.

"La France est un des pays les plus racistes du monde, fondamentalement", dit-il.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

·        Des élus UMP ne veulent plus voir un drapeau étranger qui dépasse

Liberation.fr

Une proposition de loi a été déposée pour interdire que soient brandis des drapeaux étrangers lors des mariages en mairie, manifestation qui selon eux «dérange la conscience nationale».

En plein débat sur l’identité nationale, c’est le nouveau cheval de bataille de certains maires UMP du sud de la France: faire interdire les drapeaux étrangers lors des cérémonies de mariages en mairie. Jacques Bompard, le maire d’Orange ancien FN et désormais au MPF, a franchi le pas il y a quelques jours en déposant un arrêté pour interdire d’arborer en mairie ou à proximité des drapeaux étrangers lors des mariages.

Christian Estrosi, maire UMP de Nice, s’est dit prêt à suivre. Expliquant dans un discours fin novembre avoir gardé un souvenir pénible de l’entrée fracassante dans la cour de l’hôtel de Ville d’une Ferrari décapotable avec des drapeaux étrangers, il a décidé qu’on ne l’y reprendrait pas: «Dorénavant, plus aucun comportement provocateur ne sera toléré dans notre hôtel de ville où, en vertu des pouvoirs de police du maire, j’ai l’intention d’interdire les coups de klaxon intempestifs et l’agitation de drapeaux étrangers sauf lors de cérémonies officielles.»

Initiative relayée enfin par le député de l’Hérault et adjoint au maire de Béziers, Elie Aboud. Excédé lui aussi par un «incident» de trop dans sa mairie, avec «provocations», «insultes» et «cabriolets remontant les rues en contre-sens», il s’est fendu courant octobre d’une proposition de loi. «Cela n’a aucun rapport avec le débat sur l’identité nationale», ni d’ailleurs avec l’arrêté du maire d’Orange, s’empresse-t-il de préciser. Le texte, qui a atterri sur le bureau de l’Assemblée nationale le 5 novembre, a été cosigné par 103 de ses collègues.

«Un phénomène de plus en plus fréquent»

La proposition entend «faire respecter les symboles républicains lors des célébrations de mariage» en mairie et permettre au maire, «s’il l’estime nécessaire», «d’interdire aux participants d’arborer des drapeaux ou signes d’appartenance nationale autres que ceux de la République française».

«Encore isolées, ces pratiques», comme celle d’afficher des drapeaux étrangers à un mariage, «dérangent la conscience nationale», peut-on lire dans l’exposé des motifs.

«Je ne suis pas dans le rejet, cette proposition ne vise évidement pas les drapeaux étrangers en tant que tels», se défend Elie Aboud. Mais «l’agitation de drapeaux avec des provocations, voire des insultes, est un phénomène de plus en plus fréquent, qui entraîne de la xénophobie et risque de nourrir certains partis».

A Orange, on se targue d’avoir «agi les premiers». André-Yves Beck, directeur de la communication de la mairie, décrit comme Aboud et Estrosi «un phénomène qui monte», sans plus de précisions. «On voit, dans ce qui devrait s’appeler des noces, des gens qui arrivent en convoi, dont certains, assis sur la portière des voitures, brandissent des drapeaux et provoquent indirectement des badauds», raconte-t-il, ajoutant voir dans ces drapeaux «une affirmation qui est: "c’est nous et c’est comme ça".»

Pas à l’ordre du jour

Interrogé, le patron des députés UMP Jean-François Copé a rappelé qu’il avait, en tant que maire de Meaux (Seine-et-Marne) eu «à vivre cette expérience» de drapeaux étrangers brandis en plein mariage. «J’ai dit que, pendant les cérémonies républicaines, seuls les drapeaux français et européen étaient autorisés et que les drapeaux étrangers étaient évidemment autorisés au moment des visites diplomatiques.»

Si l’initiative apporte du grain à moudre au très contesté débat sur l’identité nationale, elle semble pour l’heure rester dans les tiroirs de l’Assemblée. La proposition n’a pas été évoquée mardi en réunion hebdomadaire du groupe UMP à l’Assemblée nationale et, selon des sources parlementaires interrogées par l’AFP, son inscription à l’ordre du jour n’est pas prévue, en tout cas pas lors des prochaines séances réservées au groupe UMP, en janvier.

Chaque mois, des dizaines de propositions de loi sont déposées. Une infime partie d’entre elles sont débattues et, a fortiori, votées. Pour devenir une loi, une proposition de loi doit être inscrite à l’ordre du jour par le groupe UMP ou le gouvernement puis votée dans les mêmes termes par l’Assemblée et le Sénat.

 

ISRAEL

 

On en parle peu…, on n’en parle pas.

Il est toujours prisonnier

 

Otage depuis 1265 jours

 

·        Une palestinienne poignarde un garde israélien!

Juif.org

Un agent de sécurité israélien a été blessé à l’arme blanche le 25 Octobre dernier par une jeune Palestinienne au point de passage de Qalandiya, selon des gardes-frontières alors qu’elle se rendait en Israel pour y recevoir des soins médicaux.

Après qu’un couteau eut été détecté dans son sac, une équipe de sécurité procède à la fouille de ses effets personnels.

Elle profite alors d’un moment d’inattention des fonctionnaires israéliens pour sortir un second couteau qu’elle dissimulait, et pour poignarder un des policiers dans les côtes.

Le garde a été poignardé au ventre et évacué vers un hôpital, a indiqué une porte-parole, précisant que la blessure était grave mais que sa vie n’était pas en danger.

 

·        Inquiétudes pour le budget de l’Autorité Palestinienne

Par Georges Malbrunot le Figaro

Caisses vides. Une nouvelle fois, la communauté internationale est inquiète pour les finances de l’Autorité palestinienne. « Nous avons récolté un milliard de dollars en 2009. Mais pour l’an prochain, nous avons besoin de 400 millions en plus, en raison de l’offensive militaire israélienne à Gaza », constate un diplomate européen.

Sous les effets conjugués de la crise financière et de l’impasse persistante du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, les craintes de voir les Occidentaux rechigner de mettre la main au pot se font plus fortes.

« Même votre ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a dit récemment qu’on ne pouvait pas financer ad vitam aeternam l’Autorité palestinienne », ajoute ce diplomate, de passage à Paris.

Comme chaque année, les grands argentiers démarchent les riches pays du Golfe, mais là aussi, des réticences sont signalées. Certes, les Emirats arabes unis ont offert 100 millions d’euros à l’Autorité palestinienne. Les Etats-Unis, de leur côté, ont promis de verser leur contribution. Mais les pays européens, eux, devraient revoir à la baisse leur aide à Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne. « Le problème, c’est que l’an prochain, on devra encore recommencer, cela finit par créer une lassitude », note le diplomate.

L’autodissolution de l’Autorité Palestinienne serait-elle la solution pour mettre tout le monde devant ses responsabilités, à commencer par Israël, la puissance occupante ? « Mais comment passerait-on le cap, en attendant qu’une nouvelle solution soit trouvée ? », s’interroge la source, inquiète de voir les islamistes engranger les dividendes d’un tel constat d’échec d’une solution négociée entre les deux camps.

Conclusion : il faut absolument une reprise des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens. Oui, mais comment ?

MONDE

 

La foule de Singapour chante un hymne à la gloire d’Israël.

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=uvT0oTZKWqY  

http://fr.youtube.com:80/watch?v=uvT0oTZKWqY

 

·        La nouvelle plateforme politique du Hezbollah

Des armes, mais plus de République islamique au Liban. Le nouveau manifeste politique du Hezbollah est passé largement inaperçu en Europe. Pourtant, le texte de 32 pages rendu public la semaine dernière par son secrétaire général, sheikh Nasrallah, confirme le tournant pris ces dernières années par le mouvement libanais pro iranien, en quête de respectabilité intérieure.

On relève plusieurs différences par rapport au premier texte adopté peu après la fondation du Hezbollah en 1985. Le « Parti de Dieu » ne prône plus la création d’une République islamique sur le modèle de son parrain iranien. Aujourd’hui, le Hezbollah inscrit son action dans le contexte libanais. « Nous voulons un Liban uni, par sa terre, son peuple, son Etat et ses institutions », a déclaré Sheikh Nasrallah, en présentant le document de son parti.

Ce souci d’intégration dans la vie politique libanaise est important pour les autres communautés, qui vivent mal l’hégémonie militaire du Hezbollah. Ce manifeste se montre rassurant par rapport à celles-ci. Cette évolution était déjà perceptible ces dernières années, mais elle restait à être entérinée par les instances du mouvement chiite.

C’est, en partie, au nom de cette intégration que des pays, comme la France, dialoguent aujourd’hui avec le Hezbollah, après l’avoir longtemps considéré comme une organisation terroriste, en raison de ses activités durant la guerre civile libanaise.

En revanche, sur le front extérieur, le Hezbollah campe sur ses positions dures. Israël et les Etats-Unis restent des ennemis à combattre. Dans ces conditions, il n’est pas question que le Hezbollah renonce à ses armes, comme le réclament de nombreux Libanais ainsi que la résolution 1701 des Nations unies. Le manifeste le revendique noir sur blanc.

La résistance « est une nécessité nationale permanente qui durera aussi longtemps que durera la menace israélienne, et en l’absence d’un état fort au Liban », stipule le document du "Parti de Dieu". Ce point ne peut faire consensus entre les Libanais.

Ce n’est certainement pas un hasard si le Hezbollah a publié son manifeste trois jours seulement avant la déclaration de politique générale du nouveau gouvernement, formé par le Premier ministre Saad Hariri, après des mois de négociations avec les autres factions.

La plateforme gouvernementale reprend en effet « le droit du Liban, de son peuple, de son armée, et de sa résistance, à libérer les terres occupés de Shébaa et de Kfar Shouba ». Des termes que ne renieraient pas les dirigeants du Hezbollah. Ces derniers peuvent donc se montrer satisfaits. Il y a un peu de vrai, en effet, dans ce qu’a dit hier le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou : « Le Hezbollah est aujourd’hui, la véritable armée libanaise, et a remplacé l’armée du Liban en tant que force dominante en s’armant et en s’organisant en tant qu’armée à part entière ».

Le Hezbollah, qui figure sur la liste des organisations terroristes aux Etats-Unis, est la seule organisation à ne pas avoir désarmé à la fin de la guerre civile (1975-1990). Il refuse de rendre les armes, affirmant vouloir imposer « un équilibre de la terreur » avec Israël.

En 2006, le Hezbollah avait combattu l’armée israélienne pendant 33 jours, jusqu’à son retrait du Liban. Deux ans plus tard, les miliciens chiites avaient une nouvelle fois montré leur force, mais cette fois-ci en retournant leurs armes contre les sunnites de Beyrouth qui voulaient s’en prendre justement à leur arsenal. Le Parti de Dieu a deux ministres dans l’actuel gouvernement libanais. 

·        Manifestation sous haute tension à Téhéran

Le Figaro.fr (avec agences)

Des milliers de manifestants de l’opposition ont défilé lundi dans la capitale iranienne pour protester une nouvelle fois contre la réélection du président Ahmadinejad. Des mouvements rapidement réprimés par les forces de l’ordre.

Nouvelle poussée de violences dans les rues de Téhéran. La police, déployée en force lundi dans la capitale iranienne, a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les milliers de manifestants de l’opposition venus protester contre le président Mahmoud Ahmadinejad, en marge de la «journée de l’étudiant». Cette dernière commémore chaque année la mort de trois étudiants lors d’une manifestation anti-américaine en décembre 1953. Et donne lieu, depuis les années 1990, à des rassemblements en faveur des réformes. Les étudiants, fer de lance de l’actuel mouvement d’opposition né au lendemain de la réélection contestée d’Ahmadinejad en juin dernier, ont ainsi profité de cette journée pour manifester.

Selon un témoin, les affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants ont eu lieu sur l’avenue Enghelab, qui longe l’université de Téhéran, elle-même encerclée par des policiers anti-émeute et des gardes révolutionnaires. 

Les sites Internet de l’opposition bloqués

 Lundi matin, un groupe étudiant d’une des principales universités de Téhéran a renouvelé sur Internet l’appel à manifester. Le but : «protester contre le coup d’Etat», précise le texte, en référence au terme utilisé par une partie de l’opposition pour qualifier la réélection du président.

Selon l’agence Fars, «quelque 2 000 étudiants participaient à un rassemblement officiel à l’intérieur de l’université», lorsqu’une cinquantaine de «partisans de Mir Hossein Moussavi ont tenté de perturber ce rassemblement en scandant «Ya Hossein, Mir Hossein» (Allez Hossein)». Hossein Moussavi, candidat malheureux à la présidentielle du 12 juin dernier, a en effet depuis pris la tête de l’opposition. Sur son site internet (www.kaleme.com), l’ancien premier ministre a ainsi à nouveau critiqué lundi le pouvoir. «Si vous imposez le silence dans les universités, que pouvez-vous pour la société?», écrit-il à l’adresse du gouvernement.

Les autorités, qui ont sévèrement réprimé plusieurs manifestations d’opposants depuis juin, ont bloqué lundi la plupart des sites internet de l’opposition. Et la presse étrangère avait également été interdite de couvrir les manifestations de l’opposition. Selon l’agence Irna, le ministre des Sciences et Technologies, Kamran Daneshjoo, a appelé les étudiants à être «sensibles aux intérêts nationaux». Le groupe conservateur au Parlement a de son côté exhorté les dirigeants de l’opposition à «cesser leur entêtement politique».

 

ANALYSE : Ce qui est insupportable dans le voile islamique


A part quelques commentaires éclairés, on trouve essentiellement, dans les médias, des essais de justification, basés sur la liberté individuelle pour défendre le voile islamique.

Ces femmes voilées ont beau jeu de proclamer que « c’est leur choix », et qu’on ne le respecte pas, et donc que l’on porte atteinte à leur liberté… Elles veulent nous enfermer dans nos principes, pour mieux nous phagocyter et nous faire dévorer par l’islam conquérant.

Dans la tradition française nos couturiers les plus renommés rivalisent de créativité et de talent pour magnifier la femme et la mettre en valeur alors que les islamistes veulent au contraire protéger les femmes du regard ‘naturel’ des hommes.

Paradoxalement, le voile attire justement tous les regards sur les femmes, sauf… si elles sont toutes voilées ! Il est ainsi démontré que dans vision islamique du monde, la prétendue « protection » des femmes et qu’il convient de leur imposer, passera pour être efficace, par « le voilage » de toutes les femmes du monde !

Devra t’on bientôt demander aux maisons Christian Dior, Yves Saint Laurent ou Courrège de dessiner des burqas ?

Dans les pays musulmans, c’est la nudité des femmes qui est insupportable et il n’existe aucune belle âme autorisée à le contester ou l’imposer. Pourquoi l’inverse ne serait il pas vrai ?

Ce qu’il y a peut être de plus pervers, c’est qu’en requalifiant leur « mépris » de la femme en « protection », les islamistes veulent nous faire croire que ‘c’est normal’ et que c’est ‘pour le bien’ de leurs victimes !

Cette perversion des principes pour manipuler les concepts et convertir l’abject en bien est le virus qui permet de paralyser tout esprit critique, et de stigmatiser les défenseurs de la culture occidentale comme des oppresseurs ! Elle trouve comme relais médiatique des névrosés bien-pensants qui souhaitent « déverser » sur les autres leur culpabilité pathologique au lieu de se faire soigner…

Le paradoxe est également que le voile crée à la fois une inégalité des femmes par rapport aux hommes musulmans, de par la soumission qu’il leur impose, et, en même temps, une rupture d’égalité, au détriment, cette fois, des non-musulmans par rapport à ces femmes qui peuvent nous observer et nous épier, sans être vues ! Il leur permet un voyeurisme malsain dont nous sommes les victimes !

Prôner la liberté de porter le voile, c’est vite oublier que dans toute société civilisée, la liberté n’est pas absolue et qu’il convient de l’évaluer à l’aune d’autres valeurs, non seulement républicaines mais surtout de l’éthique humaine.

Il m’importe peu de savoir si le Coran autorise telle ou telle chose dés lors que je n’y suis pas soumis, que je n’ai pas à y être soumis, et que nul n’a le droit de m’imposer ses commandements. Pas mêmes les libertaires bien-pensants…

Il convient dés lors d’inverser le débat et de ne plus parler du droit islamique, des droits des islamistes, mais surtout des droits et sentiments de ceux qui ne le sont pas !

 Lorsque l’on voit une femme voilée, la répulsion que l’on éprouve est due au fait que le voile nous rappelle que l’homme peut traiter d’autres êtres humains comme un animal. Le voile nous impose un signe de servitude et d’esclavage [qu’il met] sous nos yeux, en nous demandant de l’accepter. C’est insupportable pour tous les hommes de bien.

Trouverait-on normal d’assister en pleine rue à des scènes de domination sadomasochiste avec des personnes tenues en laisse comme des chiens ? Il s’agit pourtant d’un fantasme sexuel, qui intéresse certains et qu’ils peuvent pratiquer librement… dans un cadre privé. C’est aussi leur choix et nous devons le respecter, mais il n’est pas envisageable qu’ils nous imposent, en public et en tous lieux, la violence et l’avilissement qu’ils estiment mériter !

La répulsion que nous inspire le voile est identique. Le voile nous impose la manifestation d’un esclavage moyenâgeux, le signe d’un avilissement de l’humain, d’une personne tellement méprisable que l’on doit la cacher aux yeux de tous. Il nous rappelle que nous pourrions être esclaves d’autres hommes, qui auraient droit de vie et de mort sur nous, que nous pourrions perdre notre dignité en nous soumettant à la Charia.

Depuis Quasimodo, qui utilisait sa crécelle, [en passant par les] intouchables des Indes, [et jusqu’]à l’étoile jaune, le voile nous rappelle qu’en tous temps, on a voulu identifier les sous-hommes comme on marque les troupeaux, au fer rouge, du sceau de leur propriétaire.

Le voile islamique, c’est la perte du droit d’être identifié, d’être reconnu et donc d’exister socialement autrement que par un signe distinctif unique et commun à tous, tout comme le tatouage d’un simple numéro et la tonte des cheveux dans les camps nazis ôtaient toute individualité et permettait la déshumanisation.

En quoi le fait d’être identifiable rendrait-il une femme indigne et méprisable ?

La morale judéo-chrétienne nous enseigne qu’il convient toujours d’essayer de s’améliorer, de devenir meilleurs, de cultiver en nous l’amour et la compassion pour les autres afin de leur donner toute leur valeur et toute leur place en tant qu’individus.

Sauf à nous renier, à oublier notre culture millénaire, notre histoire, et notre civilisation, comment pourrions nous accepter cette pratique, qui représente la négation de la compassion et du respect de l’autre ! ?

Voilà pourquoi le voile islamique n’a pas sa place dans la société française. 

 

POINT DE VUE


· Nicolas Sarkozy : "Respecter ceux qui arrivent, respecter ceux qui accueillent"

LE MONDE | 08.12.09 | 07h24  •  Mis à jour le 09.12.09

AFP/MARTIN BUREAU

Nicolas Sarkozy, le 11 novembre 2009 à Paris.

Dans une tribune publiée par Le Monde, dans son édition datée du 9 décembre, Nicolas Sarkozy, s’exprime pour la première fois publiquement après le référendum en Suisse sur les minarets. Le président de la République rappelle les valeurs de tolérance et d’ouverture de la France et appelle au respect mutuel entre "ceux qui arrivent" et "ceux qui accueillent".

Par référendum, le peuple suisse vient de se prononcer contre la construction de nouveaux minarets sur son territoire. Cette décision peut légitimement susciter bien des interrogations. Le référendum impose de répondre à la question posée par oui ou par non. Peut-on répondre par oui ou par non à une question aussi compliquée, qui touche à des choses aussi profondes ? Je suis convaincu que l’on ne peut que susciter des malentendus douloureux, un sentiment d’injustice, blesser les âmes en apportant une réponse aussi tranchée à un problème qui doit pouvoir être résolu au cas par cas dans le respect des convictions et des croyances de chacun.

Mais comment ne pas être stupéfait par la réaction que cette décision a suscitée dans certains milieux médiatiques et politiques de notre propre pays ? Réactions excessives, parfois caricaturales, à l’égard du peuple suisse, dont la démocratie, plus ancienne que la nôtre, a ses règles et ses traditions, qui sont celles d’une démocratie directe où le peuple a l’habitude de prendre la parole et de décider par lui-même ?

Derrière la violence de ces prises de position se cache en réalité une méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple. La référence au peuple, c’est déjà, pour certains, le commencement du populisme. Mais c’est en devenant sourd aux cris du peuple, indifférent à ses difficultés, à ses sentiments, à ses aspirations, que l’on nourrit le populisme. Ce mépris du peuple, car c’est une forme de mépris, finit toujours mal. Comment s’étonner du succès des extrêmes quand on ne prend pas en compte la souffrance des électeurs ?

Ce qui vient de se passer me rappelle comment fut accueilli le rejet de la Constitution européenne en 2005. Je me souviens des paroles parfois blessantes qui ont été proférées contre cette majorité de Français qui avait choisi de dire non. C’était opposer irréductiblement la France du oui à celle du non, ouvrir une fracture qui, si elle avait dû se creuser davantage, n’aurait jamais permis à la France de reprendre sa place en Europe.

Pour réconcilier la France du oui et celle du non, il fallait d’abord essayer de comprendre ce qu’avaient voulu exprimer les Français. Il fallait admettre que cette majorité ne s’était pas égarée, mais qu’elle avait, comme la majorité des Irlandais ou la majorité des Néerlandais, exprimé ce qu’elle ressentait et rejeté en toute connaissance de cause une Europe dont elle ne voulait plus parce qu’elle donnait le sentiment d’être de plus en plus indifférente aux aspirations des peuples.

Ne pouvant changer les peuples, il fallait changer d’Europe. La France du non a commencé à se réconcilier avec celle du oui à partir du moment où, au lieu de la juger, on a cherché à la comprendre. C’est alors que, dépassant ce qui la divisait, la France a pu prendre la tête du combat pour changer l’Europe.

RIEN NE SERAIT PIRE QUE LE DÉNI

Alors, au lieu de vilipender les Suisses parce que leur réponse ne nous plaît pas, mieux vaut nous interroger sur ce qu’elle révèle. Pourquoi en Suisse, pays qui a une longue tradition d’ouverture, d’hospitalité, de tolérance, un tel rejet peut-il s’exprimer avec tant de force ? Et que répondrait le peuple français à la même question ?

Au lieu de condamner sans appel le peuple suisse, essayons aussi de comprendre ce qu’il a voulu exprimer et ce que ressentent tant de peuples en Europe, y compris le peuple français. Rien ne serait pire que le déni. Rien ne serait pire que de ne pas regarder en face la réalité des sentiments, des préoccupations, des aspirations de tant d’Européens.

Comprenons bien d’abord que ce qui s’est passé n’a rien à voir avec la liberté de culte ou la liberté de conscience. Nul, pas plus en Suisse qu’ailleurs, ne songe à remettre en cause ces libertés fondamentales.

Les peuples d’Europe sont accueillants, sont tolérants, c’est dans leur nature et dans leur culture. Mais ils ne veulent pas que leur cadre de vie, leur mode de pensée et de relations sociales soient dénaturés. Et le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance. La mondialisation contribue à aviver ce sentiment.

La mondialisation rend l’identité problématique parce que tout en elle concourt à l’ébranler, et elle en renforce en même temps le besoin parce que plus le monde est ouvert, plus la circulation et le brassage des idées, des hommes, des capitaux, des marchandises sont intenses, et plus on a besoin d’ancrage et de repères, plus on a besoin de sentir que l’on n’est pas seul au monde. Ce besoin d’appartenance, on peut y répondre par la tribu ou par la nation, par le communautarisme ou par la République.

L’identité nationale c’est l’antidote au tribalisme et au communautarisme. C’est pour cela que j’ai souhaité un grand débat sur l’identité nationale. Cette sourde menace que tant de gens dans nos vieilles nations européennes sentent, à tort ou à raison, peser sur leur identité, nous devons en parler tous ensemble de peur qu’à force d’être refoulé ce sentiment ne finisse par nourrir une terrible rancœur.

Les Suisses comme les Français savent que le changement est une nécessité. Leur longue histoire leur a appris que pour rester soi-même il faut accepter de changer. Comme les générations qui les ont précédés, ils savent que l’ouverture aux autres est un enrichissement. Nulle autre civilisation européenne n’a davantage pratiqué, tout au long de son histoire, le métissage des cultures qui est le contraire du communautarisme.

Le métissage c’est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c’est le choix de vivre séparément. Mais le métissage ce n’est pas la négation des identités, c’est pour chacun, vis-à-vis de l’autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect.

C’est de la part de celui qui accueille la reconnaissance de ce que l’autre peut lui apporter. C’est de la part de celui qui arrive le respect de ce qui était là avant lui. C’est de la part de celui qui accueille l’offre de partager son héritage, son histoire, sa civilisation, son art de vivre. C’est de la part de celui qui arrive la volonté de s’inscrire sans brutalité, comme naturellement, dans cette société qu’il va contribuer à transformer, dans cette histoire qu’il va désormais contribuer à écrire. La clé de cet enrichissement mutuel qu’est le métissage des idées, des pensées, des cultures, c’est une assimilation réussie.

SE GARDER DE TOUTE OSTENTATION

Respecter ceux qui arrivent, c’est leur permettre de prier dans des lieux de culte décents. On ne respecte pas les gens quand on les oblige à pratiquer leur religion dans des caves ou dans des hangars. Nous ne respectons pas nos propres valeurs en acceptant une telle situation. Car, une fois encore, la laïcité ce n’est pas le refus de toutes les religions, mais le respect de toutes les croyances. C’est un principe de neutralité, ce n’est pas un principe d’indifférence. Lorsque j’étais ministre de l’intérieur, j’ai créé le Conseil français du culte musulman (CFCM) pour que la religion musulmane soit mise sur un pied d’égalité avec toutes les autres grandes religions.

Respecter ceux qui accueillent, c’est s’efforcer de ne pas les heurter, de ne pas les choquer, c’est en respecter les valeurs, les convictions, les lois, les traditions, et les faire – au moins en partie – siennes. C’est faire siennes l’égalité de l’homme et de la femme, la laïcité, la séparation du temporel et du spirituel.

Je m’adresse à mes compatriotes musulmans pour leur dire que je ferai tout pour qu’ils se sentent des citoyens comme les autres, jouissant des mêmes droits que tous les autres à vivre leur foi, à pratiquer leur religion avec la même liberté et la même dignité. Je combattrai toute forme de discrimination.

Mais je veux leur dire aussi que, dans notre pays, où la civilisation chrétienne a laissé une trace aussi profonde, où les valeurs de la République sont partie intégrante de notre identité nationale, tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé à cet héritage et à ces valeurs condamnerait à l’échec l’instauration si nécessaire d’un islam de France qui, sans rien renier de ce qui le fonde, aura su trouver en lui-même les voies par lesquelles il s’inclura sans heurt dans notre pacte social et notre pacte civique.

Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation et, conscient de la chance qu’il a de vivre sur une terre de liberté, doit pratiquer son culte avec l’humble discrétion qui témoigne non de la tiédeur de ses convictions mais du respect fraternel qu’il éprouve vis-à-vis de celui qui ne pense pas comme lui, avec lequel il veut vivre.

 

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Mis en ligne le 11 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org