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Mobilisation pour le terroriste Salah Hamouri au Conseil régional d’Ile-de-France, V. Chemla
23/12/2009

23/12/09

Sur le Blogue de l’auteure, 22 décembre 2009


A Paris, des élus de gauche du Conseil régional d’Ile-de-France ont profité d’une séance du Conseil, consacrée au budget 2010 des « Actions internationales et européennes » pour lancer une opération de communication et de mobilisation en faveur du terroriste franco-palestinien, Salah Hamouri. Sans réaction de l’exécutif dudit Conseil.


Séance routinière en ce 16 décembre 2009 au Conseil francilien ? Pas vraiment.

RP et agitprop (agitation propagande)

Avant que ne débute la présentation du budget 2010 « Actions internationales et européennes » de ce Conseil – entre neuf et dix millions d’euros par an sur un budget annuel total de 4,6 milliards d’euros -, le groupe CACR (Communiste-Alternative citoyenne-républicain) a « dédié son intervention au franco-palestinien Salah Hamouri ».

Or, celui-ci a été légalement condamné par Israël à sept ans de prison pour son rôle leader au sein d’une branche du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), organisation terroriste, et pour avoir tenté d’assassiner Ovadia Yossef, grand rabbin israélien et chef du parti Shass.

Des élus de ce groupe ont ensuite brandi des affiches en soutien à ce prisonnier pour demander sa libération et se sont fait photographier. Une opération médiatisée : le site Internet du Conseil régional francilien retransmet les débats en direct.

L’exécutif régional ? Il est resté silencieux face à ces actions qui perturbaient le déroulement de la séance en manifestant leur soutien au membre du FPLP, organisation figurant sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne (UE).

Une seule réaction : le 17 décembre 2009, Sylviane Tropper, conseillère régionale d’Ile-de-France (Majorité présidentielle), « s’étonnait que cette opération de communication ait eu lieu au sein de l’hémicycle régional, en pleine séance budgétaire ».

A l’heure où le Franco-israélien Guilad Shalit est toujours otage du Hamas, où des chrétiens sont persécutés dans le monde, du génocide au Darfour ou des atrocités au Congo, cette focalisation sur le cas du seul Salah Hamouri est pour le moins étonnante.

Rappelons que des élus d’Ile-de-France avaient lancé au printemps 2009 un « appel solennel » au Président de la République Nicolas Sarkozy pour obtenir la libération du terroriste. Le soutien de ces édiles à un terroriste et le silence dudit Conseil révèlent une grave confusion des esprits. Curieusement, aucune photo prise ce 16 décembre 2009 au Conseil régional n’a encore été publiée par ces élus.

Nous avons interrogé ledit Conseil et publierons sa réponse dès réception.

Comme des ONG

Ce qui est étrange est que ces élus ont emprunté, dans leur communication, les méthodes provocatrices d’ONG (Organisations non gouvernementales).

Ainsi, à Paris, le 2 décembre 2009, lors d’un débat à l’Assemblée nationale sur le sommet relatif au prétendu réchauffement climatique à Copenhague, une dizaine de militants de Greenpeace ont tenté de pénétrer illégalement dans l’hémicycle à partir des tribunes publiques et ont brandi des banderoles exhortant le Président à agir. Le député Noël Mamère (Les Verts) avait notamment applaudi leur action. Des députés de la majorité présidentielle avaient proféré des injures à l’encontre de ces militants.

Le 16 décembre 2009, le Bureau de l’Assemblée nationale, la plus haute autorité collégiale chargée du fonctionnement interne de l’Assemblée, a « considéré qu’il s’agissait de la part d’un parlementaire de la remise en cause d’un principe de base de l’institution parlementaire et de la démocratie représentative. Cette intrusion et cette attitude sont non seulement illégales et antidémocratiques mais aussi susceptibles de s’inscrire dans une dérive préoccupante ». Condamnant aussi les injures proférées, le Bureau a « prononcé la sanction de rappel à l’ordre, [soit la privation pendant un mois du quart de l’indemnité parlementaire de 5 200 €], avec inscription au procès-verbal ».

 


© Véronique Chemla

 

Mis en ligne le 23 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org