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Israël (Société - mentalités)

Revue de la Presse israélienne de l'Ambassade de France en Israël (29 décembre 2009)
30/12/2009

ISRAËL-PALESTINIENS

« Le marché Shalit : une grosse gifle à Abou-Mazen » / Itamar Eichner - Yediot

Lors d'une conférence fermée des ambassadeurs israéliens, réunis au ministère des Affaires étrangères, le chef du service des renseignements intérieur (Shabak) a été interrogé sur les conséquences que pourrait avoir un marché d'échange de prisonniers pour le régime du président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas.

Yuval Diskin a répondu : « ce serait une gifle à Abbas, mais celui-ci comprend bien que cela va arriver et il s'y prépare ; en tous cas, ça ne va pas le faire tomber ou lui faire perdre le pouvoir. Il y survivra ». Diskin a expliqué que la statut d'Abbas « est faible dans les territoires palestiniens, mais il reste irremplaçable et survit à toutes les épreuves ».

Quant au Hamas, le marché Shalit représenterait pour cette organisation un acquis stratégique et mental très important au sein de l'opinion palestinienne. En effet, selon Diskin, l'écart entre la Cisjordanie et la bande de Gaza se creuse sans cesse et ces deux territoires deviennent plus divisés que jamais : mentalement, politiquement et même religieusement.

Enfin, le chef du Shabak a estimé qu'une troisième Intifada ne devrait pas voir le jour. Il a révélé par ailleurs que celui qui avait animé la deuxième Intifada n'était pas Yasser Arafat mais le chef du Tanzim, Marwan Barghouti (actuellement incarcéré en Israël et dont le Hamas demande la libération dans le cadre du marché Shalit).

Les Etats-Unis : « nous nous opposons à la nouvelle construction à Jérusalem-est » / Nir Hasson, Natacha Mozgovaya & Barak Ravid - Haaretz

« Les Etats-Unis sont opposés à la nouvelle construction israélienne à Jérusalem-est. Aucune des parties ne devrait prendre des mesures qui pourraient préjuger du résultat des négociations. Les deux parties doivent reprendre les pourparlers sans conditions préalables et dans les plus brefs délais ». C'est ce qu'a déclaré hier le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, en réaction au plan israélien de construire 692 nouveaux logements dans les quartiers juifs de Nevé Yaakov, Har Homa et Pisgat Zeev, à Jérusalem-est. « Tout se fait dans la transparence face aux Américains, même quand il y a des divergences », a indiqué, pour sa part, un responsable du cabinet du Premier ministre Binyamin Netanyhau, rappelant que Netanyahu « a affirmé, lors de son discours annonçant le gel de la construction, que Jérusalem est la capitale d'Israël, un pays souverain, et que la construction ne saurait y être restreinte ».

Ces derniers jours, des diplomates étrangers se sont adressés aux autorités de l'Etat et à l'association Ir Amim qui s'occupe des relations israélo-palestiniennes à Jérusalem, en leur demandant des renseignements sur les nouveaux appels d'offre du ministère de l'habitat pour la construction de centaines de logements à Jérusalem dans des quartiers situés au-delà de la ligne verte. Les appels d'offre en question prévoient la construction de 377 logements à Nevé Yaakov, 198 à Pisgat Zeev et encore 117 à Har Homa. Dans tous ces cas, il ne s'agit pas de nouveaux terrains ou de nouveaux plans d'urbanisme mais de suppléments à des appels d'offre qui ont déjà été publiés il y a deux ans, ou d'appels d'offre publiés dans le passé mais qui n'ont jamais été réalisés.

Netanyahu présentera aujourd'hui à Moubarak les conditions d'ouverture des négociations avec les Palestiniens / Barak Ravid - Haaretz

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu rencontrera le président égyptien Hosni Moubarak, aujourd'hui au Caire, et lui fera part de ses ententes avec l'administration américaine concernant les conditions d'ouverture des négociations avec les Palestiniens. Netanyahu dira à Moubarak que puisque lui-même a fait preuve de souplesse au regard des conditions des négociations, l'Egypte doit exercer des pressions sur le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas, pour que celui-ci reprenne le processus diplomatique avec Israël.

De façon exceptionnelle, Netanyahu sera accompagné dans ce voyage par son émissaire spécial pour le dossier palestinien, l'avocat Yitzhak Mokho, qui est en charge des discussions avec l'administration américaine sur les conditions d'ouverture des pourparlers avec les Palestiniens. La semaine dernière, Molkho a rencontré à l'étranger l'émissaire américain George Mitchell, et les deux hommes sont parvenus à de nombreuses ententes à ce sujet, dont l'accord israélien pour que la durée des négociations soit limitée à deux ans, le respect des accords précédents et la volonté israélienne de discuter de la revendication palestinienne pour les frontières de 1967.

Des responsables au cabinet de Netanyahu ont indiqué hier que l'objectif de ce déplacement est tout d'abord de mobiliser Moubarak en faveur des efforts pour la reprise du processus diplomatique. « Le Premier ministre demandera au président égyptien d'user de son influence pour amener Abou Mazen à la table de négociations », a-t-on indiqué au cabinet de Netanyahu.

Kadima reste dans l'opposition / Yuval Karni - Yediot

L'affrontement entre le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, et la présidente de l'opposition, Tzipi Livni, est monté hier d'un cran. Après le rejet par le groupe parlementaire de Kadima de la proposition que lui avait faite Netanyahu de rejoindre le gouvernement, Livni a accusé le Premier ministre, lors d'une rencontre avec des journalistes, d'avoir « mobilisé » la menace iranienne au bénéfice de ses manoeuvres politiques. « Dieu merci, nous ne sommes pas en état de guerre, comme le prétend le Premier ministre ; l'usage cynique des menaces qui reposent sur Israël afin d'appeler à la formation d'un gouvernement d'union était destiné à intégrer dans le gouvernement une partie de Kadima ; l'intention d'origine de Netanyahu n'était sûrement pas d'inviter l'ensemble de Kadima à rejoindre le gouvernement », a déclaré Tzipi Livni.

Suite à la décision de Kadima de ne pas entrer au gouvernement, Netanyahu s'en est pris vivement à Tzipi Livni, l'accusant de favoriser ses intérêts personnels aux dépens de ceux de l'Etat. Ses proches ont déclaré : « Livni est la dernière à pouvoir faire la morale aux autres car elle-même avait organisé des meetings politiques en temps de guerre, alors que des missiles étaient tirés sur les citoyens d'Israël. De plus, personne d'autre que Tzipi Livni n'œuvre, comme elle le fait ces derniers mois, à provoquer une scission au sein du parti travailliste ».

Le groupe parlementaire de Kadima s'est rangé hier aux côtés de Tzipi Livni en s'opposant presque à l'unanimité à l'adhésion du parti au gouvernement selon la formule proposée par Netanyahu. Toutefois, le risque de scission de Kadima n'a pas encore été écarté. Le numéro 2 du parti, le député Shaoul Mofaz, s'est opposé hier à l'adhésion au gouvernement dans les conditions proposées par Netanyahu, mais il a appelé Livni à convoquer des élections primaires à la tête du parti dans les plus brefs délais.

En privé Netanyahu a déclaré hier qu'il poursuivrait sa démarche de démantèlement de Kadima. Un haut responsable de son cabinet a indiqué que pas moins de 17 députés Kadima ont négocié dernièrement avec le Likoud.

Par ailleurs, Netanyahu a essuyé hier de vives critiques de la part de plusieurs responsables du Likoud, notamment du président de la Knesset, Reuven Rivlin, suite à sa tentative de démanteler Kadima.  « Cette initiative déstabilise notre système politique et c'est une dégradation supplémentaire pour le statut de la Knesset », a déclaré Rivlin.

La France en Israël

Cliquer sur l'image ci-dessous pour accéder au site "La France en Israël"

Mis en ligne le 29 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org