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Israël (Société - mentalités)
Israël (politique intérieure)

Revue de la Presse israélienne de l'Ambassade de France en Israël (12 janvier 2010)
12/01/2010

REGIONAL

L'humiliation et la tempête / Maya Bengal, Amit Cohen et Arik Bender - Maariv

Les relations israélo-turques sont, depuis hier, de nouveau au plus bas. Après la diffusion par la télévision turque d'une série dans laquelle on voit des agents du Mossad kidnapper des enfants turcs, l'ambassadeur de Turquie en Israël a été convoqué hier pour un entretien délibérément humiliant, devant les caméras de la télévision. « L'essentiel c'est que l'on voie qu'il est assis en bas et nous en haut », a dit le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, aux caméramans.

Il est peu probable que l'ambassadeur turc, Ahmet Oguz Celikkol, savait ce qui l'attendait lorsqu'il a été convoqué à la Knesset par Danny Ayalon. Il a longuement attendu à l'extérieur de la salle puis a été invité à s'asseoir sur un fauteuil nettement plus bas que ceux sur lesquels étaient assis le vice-ministre et deux autres fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ; sur la table n'a été placé que le drapeau israélien, contrairement à la coutume qui veut que les drapeaux des deux pays y figurent ; et le tout était filmé par la presse israélienne.

« De quelles chaînes êtes-vous ? », a demandé Danny Ayalon aux caméramans présents dans la salle. Ces derniers ont répondu : « De la 2 et de la 10 » et le vice-ministre d'ajouter alors : « Parfait. L'essentiel c'est que l'on voie qu'il est assis en bas et nous en haut, qu'il n'y a qu'un seul drapeau et que nous ne sourions pas ».

Lors de la rencontre, M. Ayalon a vivement protesté contre la diffusion de la série et a exigé que le gouvernement turc rejette les messages antisémites qu'elle contient. « Cela met en danger la vie des Juifs turcs et risque de nuire aux relations entre les deux pays. Ces propos ne sont pas acceptables et ont pour terreau les déclarations de hauts responsables turcs », a-t-il déclaré.

Cette politique étrangère agressive est menée par le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman. Celui-ci avait d'abord prévu une mesure encore plus radicale : le rappel de l'ambassadeur israélien en Turquie. Il a finalement été convaincu par des responsables de son ministère de modérer sa réaction et de se contenter de ces remontrances humiliantes adressées à l'ambassadeur turc.

De hauts responsables du ministère des Affaires étrangères expliquaient hier : « Liberman n'est plus prêt à tendre l'autre joue. Ceux qui attaquent Israël auront droit à la même attitude ». Selon des responsables politiques, le Premier ministre turc cherche, lui, à aggraver la crise pour rapprocher Ankara de Téhéran.

Mais l'attitude du ministre des Affaires étrangères vis-à-vis de l'ambassadeur a elle aussi été critiquée. « C'est une politique qui va au-delà du jeu diplomatique et qui peut nuire à Israël », ont déclaré des responsables du ministère des Affaires étrangères.

L'ancien vice-ministre des Affaires étrangères, Majali Wahabe, s'en est vivement pris hier à Danny Ayalon : « Son attitude m'horrifie. Je me demande comment nous aurions réagi si on avait traité notre ambassadeur de cette manière ».

 

Erdogan : « Israël menace la paix dans le monde » / Amit Cohen, Maya Bengal et Eli Berdenstein - Maariv

Le Premier ministre turc n'a, lui non plus, pas manqué hier de mettre en cause Israël.

Au terme d'une rencontre à Ankara avec le Premier ministre libanais, Saad Hariri, le Premier ministre Erdogan a accusé Israël de violer la souveraineté libanaise et de voler l'eau du Liban. « Israël menace la paix dans le monde », a-t-il déclaré.

« Nous ne pourrons rester indifférents face à l'attitude d'Israël qui use d'une force démesurée et ne respecte pas les décisions de l'ONU », a ajouté le Premier ministre turc. Il a ensuite appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à exercer sur Israël les mêmes pressions qui sont exercées sur l'Iran concernant son programme nucléaire.

 

Liberman réprimande, Barak se réconcilie / Maya - Maariv

Tandis que le ministre des Affaires étrangères attaque, celui de la Défense tend la main : Ehud Barak devrait se rendre en Turquie dimanche prochain et son cabinet a fait savoir qu'il n'a aucunement l'intention d'annuler son déplacement suite aux protestations israéliennes et aux propos tenus par le Premier ministre Erdogan à l'encontre d'Israël.

De hauts responsables du ministère des Affaires étrangères ont toutefois affirmé qu'Avigdor Lieberman a sciemment voulu détériorer les relations avec la Turquie pour nuire à la visite d'Ehud Barak à Ankara : « Il y a déjà eu une série télévisée semblable il y a quelques mois, mais Lieberman n'avait pas déclenché de crise. Là, il a un autre objectif, nuire au déplacement d'Ehud Barak en Turquie ».

 

ISRAËL - PALESTINIENS

Le ministre égyptien des Affaires étrangères : Netanyahu s'est dit prêt à débattre de la possibilité de faire de la « Jérusalem arabe » la capitale de la Palestine / Barak Ravid - Haaretz

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a affirmé la semaine dernière, lors d'une rencontre avec des ministres des Affaires étrangères européens et arabes, qui se tenait au Caire, que, lors de ses entretiens avec le président Moubarak, le Premier ministre Netanyahu s'est dit prêt à débattre de la possibilité que la « Jérusalem arabe » devienne la capitale de l'Etat palestinien. Dans le même temps, l'Autorité palestinienne serait prête à renoncer à sa demande de cesser la construction à Jérusalem-est en échange d'autres engagements israéliens tels que l'arrêt des éliminations d'activistes en Cisjordanie et l'allègement du blocus de la bande de Gaza.

La semaine dernière s'est tenue au Caire une réunion des ministres des Affaires étrangères, français et espagnol, avec leurs homologues égyptien, jordanien, algérien, marocain et tunisien. L'objet de cette rencontre était la reprise des activités de l'Union pour la Méditerranée, mais une partie des débats a été consacrée au processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Selon de hauts fonctionnaires israéliens et des diplomates européens, le chef de la diplomatie égyptienne a rendu compte à ses homologues des entretiens entre le président Moubarak et le Premier ministre Netanyahu, qui s'étaient tenus quelques jours auparavant et a fait part de la satisfaction égyptienne face à l'attitude du Premier ministre Netanyahu.

« Ses positions actuelles qui prévoient une pleine compensation territoriale, afin de permettre aux Palestiniens d'obtenir cent pour cent de la superficie de la Cisjordanie, et le fait qu'il soit prêt à débattre de la possibilité que la Jérusalem arabe soit la capitale de la Palestine témoignent de son ouverture et sa bonne volonté et indiquent un changement d'attitude par rapport au passé », aurait ajouté Ahmed Aboul Gheit.

Les ministres arabes des Affaires étrangères ont affirmé que les Palestiniens étaient prêts à remplacer les conditions qu'ils posent à la reprise des pourparlers avec Israël - un gel complet de la construction à Jérusalem et la reprise des négociations à partit du point où elles avaient été interrompues ? par cinq autres conditions qui seront plus faciles à accepter pour Binyamin Netanyahu. Ces cinq nouvelles conditions sont : L'arrêt des «éliminations ciblées» en Cisjordanie et des opérations de Tsahal dans les villes palestiniennes. L'allègement du blocus de la bande de Gaza et l'autorisation d'importer une certaine quantité de matériaux de construction afin de permettre la reconstruction. La remise en place des « zones A » en Cisjordanie, sous total contrôle palestinien, et des « zones B », où l'administration civile est assurée par les Palestiniens. Cela signifie le repositionnement des forces israéliennes en Cisjordanie telles qu'elles étaient avant le déclenchement des la deuxième Intifada, en septembre 2000. La libération de certains prisonniers palestiniens au bénéfice de l'Autorité palestinienne. La levée de barrages supplémentaires en Cisjordanie et, en particulier, de huit barrages majeurs.

Si Israël accepte ces conditions, les Palestiniens seront prêts à reprendre les négociations même sans arrêt de la construction à Jérusalem-est et sans qu'elles redémarrent au point où elles avaient été interrompues. Au cours de la réunion, le chef de la diplomatie égyptienne a déclaré que les Palestiniens recevront aussi des garanties de la part des Américains qui pourraient condamner la construction à Jérusalem-est et garantir la superficie du futur Etat palestinien.

Les ministres des Affaires étrangères français et espagnol et leurs homologues arabes ont toutefois convenu que la difficulté  faire redémarrer les négociations est le résultat de l'incapacité qu'ont Binyamin Netanyahu et Abou Mazen de faire connaître publiquement leurs positions actuelles.

L'émissaire américain, George Mitchell, était hier à Paris avant la réunion du Quartette, qui se tiendra demain à Bruxelles. M. Mitchell rencontrera aujourd'hui le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Saltanov, qui a proposé de tenir une réunion des ministres des Affaires étrangères du Quartette à Moscou en février. Au terme de sa rencontre avec le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, l'émissaire américain a déclaré que les Etats-Unis « ont un calendrier établi » concernant la gestion des négociations entre Israël et les Palestiniens.

 

Des sources palestiniennes : Un homme a été tué et trois autres blessés dans une attaque de Tsahal / Amos Harel et Avi Issacharof - Haaretz

Un Palestinien a été tué et trois autres ont été blessés, hier soir, dans une explosion à Izbat Abd Rabo, dans le nord de la bande de Gaza. Selon des sources dans la bande de Gaza, il s'agirait d'un raid israélien, mais le porte-parole de Tsahal affirme que l'armée n'a pas attaqué dans cette zone.

Auparavant, c'est un calme relatif qui régnait hier dans la bande de Gaza, au lendemain d'une journée agitée au cours de laquelle trois activistes du Jihad islamique ont été tués dans une attaque de l'armée de l'air israélienne. Hier, aucune roquette n'a été tirée et il semble que les autorités du Hamas dans la bande de Gaza tentent de calmer les esprits et d'empêcher toute escalade supplémentaire. Les activistes tués avant-hier appartenaient à un courant local dissident du Jihad Islamique, ce qui expliquerait les réactions modérées après leur élimination.

 

Plomb Durci : La réaction de Tsahal / Amir Buhbut - Maariv

Un rapport élaboré par Tsahal, et qui comprend des enquêtes sur les événements décrits dans le rapport Goldstone, établit sans équivoque : la plupart des événements relatés dans ce rapport se basent sur de fausses affirmations.

Pour l'heure, ce rapport provisoire de l'armée a été diffusé à de hauts responsables politiques et militaires et devrait être publié d'ici deux semaines, afin, entre autres, d'empêcher la nomination d'une nouvelle commission de juristes qui serait chargée d'examiner les enquêtes effectuées par l'armée.

Un haut responsable militaire au fait des enquêtes a déclaré, lors d'une réunion à huis clos : « Les auteurs du rapport Goldstone ont recueilli les mêmes témoignages que Tsahal a obtenus de diverses organisations et des Palestiniens, mais ils ont choisi de tout décrire de manière partiale. Jusqu'à présent, nous n'avons constaté aucun événement où un soldat a pris délibérément pour cible un civil innocent ».

La France en Israël

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Mis en ligne le 12 janvier 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org