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Israël (Société - mentalités)
Israël Politique extérieure

Revue de la Presse israélienne de l'Ambassade de France en Israël (14 janvier 2010)
14/01/2010


REGIONAL

La reculade / Maya Bengal - Maariv*

La crise avec la Turquie a pris fin hier, mais, pour cela il a fallu que le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, cède aux pressions et adresse une deuxième lettre d'excuses à Ankara, exactement comme le réclamaient les Turcs.

La politique du « Israël ne s'aplatira plus », affichée par le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a mené en quelques jours à une situation dans laquelle Israël a dû présenter des excuses officielles et diplomatiques, suite à la manière humiliante dont a été traité l'ambassadeur turc, Ahmet Oguz Celikkol, par Danny Ayalon.

« Je voudrais vous exprimer mon respect personnel pour vous et pour le peuple turc et vous assurer que, malgré les différends que nous avons sur plusieurs sujets, ils ne doivent être discutés et résolus que dans l'ouverture, la réciprocité et le respect par les canaux diplomatiques qui existent entre nos deux gouvernements. Je n'avais nullement l'intention de vous humilier personnellement et vous présente mes excuses pour la manière dont la démarche a été menée et perçue. Je vous prie de faire part de ce message au peuple turc pour lequel nous avons le plus grand respect. J'espère qu'Israël et la Turquie trouverons tous deux les canaux diplomatiques et courtois par lesquels ils pourront s'adresser des messages, comme cela doit se faire entre deux alliés », a écrit Danny Ayalon à l'ambassadeur turc.

Le cabinet du Premier ministre a, quant à lui, fait savoir hier : « Le Premier ministre s'est concerté avec le ministre des Affaires étrangères avant l'envoi de la lettre d'excuses et il espère que l'affaire est close. Tout au long de cet événement, la position du Premier ministre a été constante : il a apporté son soutien à la protestation sur le fond mais a exprimé ses réserves quant à la forme. Le Premier ministre a fait part de son inquiétude face à l'éloignement entre la Turquie et Israël et a enjoint aux services compétents de mettre fin à la confrontation ».

Hier soir encore, Avigdor Liberman et Danny Ayalon étaient fermes dans leur décision de ne pas adresser aux Turcs des excuses au-delà de la lettre adressée avant-hier par Danny Ayalon. Les Turcs avaient, quant à eux, adressé un ultimatum à Israël : Si nous n'obtenons pas d'excuses explicites d'ici ce soir, l'ambassadeur turc quittera Israël.

C'est alors qu'est intervenu le président Shimon Pérès. Celui-ci a téléphoné au Premier ministre Netanyahu lui demandant d'envoyer une lettre d'excuses pour empêcher que cette crise ne se transforme en véritable rupture des relations avec Ankara. Il a également appelé directement Danny Ayalon pour souligner l'importance de telles excuses. Ce dernier a répondu au président Pérès : « J'accède à votre demande par respect et estime pour vous ».

Des responsables politiques israéliens ont exprimé hier l'espoir que cette crise sera finalement un mal pour un bien : « Il faut parfois agir en dehors des normes et provoquer des crises pour pouvoir ensuite réparer. Ce que nous espérons c'est qu'en Turquie aussi on comprendra qu'Israël n'acceptera plus les humiliations et les mensonges », a déclaré un haut responsable du ministère des Affaires étrangères.

 

INTERIEUR

Raëd Salah ira en prison / Yaron Doron et Roni Shaked - Yediot Aharonot

Le cheikh Raëd Salah, chef du courant nord du Mouvement islamique, a continué hier à sourire en écoutant la sentence qui le condamnait à neuf mois de prison.

Raëd Salah a été condamné par le tribunal de paix de Jérusalem pour avoir agressé un policier et participé à des émeutes. Selon l'acte d'accusation, Salah a mené en 2007 les émeutes contre les travaux de rénovation du pont des Maghrébins, qui mène au mont du Temple. Au cours de ces émeutes, il a craché au visage d'un policier le traitant de raciste et d'assassin.

« Les actes commis par l'accusé traduisent sa haine et son mépris pour les représentants de l'Etat de droit », a écrit le juge avant de condamner Raëd Salah à neuf mois de prison ferme, six mois de prison avec sursis et 7 500 shekels de dommages et intérêts. Il devrait commencer à purger sa peine le 28 février prochain, mais son avocat a fait savoir qu'il ferait appel de la décision.

« La décision du tribunal est un acte de terrorisme politique et juridique contre un dirigeant arabe », a fait savoir hier le Comité de suivi de la communauté arabe en Israël. Le parti Balad a déclaré soutenir Raëd Salah « dans sa lutte contre les persécutions politiques et les actes de l'occupation israélienne à Jérusalem ». Le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, a, quant à lui, déclaré : « J'attache une grande importance à ce jugement. Nous ne laisserons personne terroriser les autorités chargées d'appliquer la loi ».

La France en Israël

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Mis en ligne le 14 janvier 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org