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Islam
Expansion/exigences islamistes

Coup de couteau au Kremlin-Bicêtre : «nature » humaine, ou «culture» islamique ?, abbé A.R. Arbez
16/01/2010

A l'intérieur du lycée du Kremlin-Bicêtre, près de Créteil, Ismaël a planté son couteau dans la poitrine de Hakim. Tous deux avaient 18 ans, tous deux étaient musulmans. Hakim est mort de ses blessures. C'est un drame épouvantable pour sa famille et pour la société.

Les officiels ont dénoncé cette violence dans le langage convenu habituel. Le proviseur a fustigé la banalisation de la violence chez les jeunes. Le président Sarkozy lui-même a fait allusion à cette tragédie et a déploré les effets de la « nature humaine ».

C'est là qu'il y a problème ! Ce crime odieux n'est pas, en tant que tel, un simple symptôme de la « nature » humaine, mais beaucoup plus le résultat d'une « culture » spécifique de la sexualité : celle des traditions islamiques.

Si Hakim est allé s'en prendre à Ismaël, c'est en tant que frère d'une jeune fille que ce dernier avait abordée à l'intérieur du lycée. Youssouf, un témoin, le précise :

« Ismaël tournait autour de la sœur d'Hakim. Il ne l'a pas supporté et il l'a rudoyé, puis, vexé, il l'a agressé avec son couteau ».

Lorsque Jean-Paul Huchon, président socialiste de région, affirme : 

« N'en faisons pas une affaire de sécurité publique, il s'agit là d'un affrontement purement personnel…»,

c'est encore un déni de la dangereuse logique qui régit la promiscuité en islam et la codification des relations humaines, là où la population musulmane devient majoritaire.

Nous sommes sur le terrain sensible qui conduit aux « crimes d'honneur » en terre d'islam, mais aussi, parfois, dans des lieux européens de forte immigration, là où des jeunes sont tiraillés entre deux cultures et où le besoin identitaire radicalise les comportements.

  • On pourra ainsi voir un frère tuer sa sœur tombée enceinte, parce qu'elle déshonore la famille.
  • Ou un père assassiner sa fille parce qu'elle fréquente un infidèle.
  • Ou encore un frère aîné insulter ou attaquer physiquement un jeune homme parce qu'il a adressé la parole à sa petite sœur.

Le culte de la virginité de la jeune fille - avec les contraintes répressives que cela impose, y compris dans l'environnement occidental - ne peut que conduire à des catastrophes de ce genre.

Par obéissance aux injonctions coraniques, des hommes « ordinaires » peuvent ainsi se transformer en bourreaux ou en assassins. C'est ce que dénonçait, en son temps, Fadela Amara, lorsqu'elle se battait sur le terrain, non pas pour l'occidentalisation licencieuse des jeunes filles musulmanes, mais pour que le respect des choix libres de chacune soit pris au sérieux par les jeunes musulmans de banlieue.

Nous touchons ici à l'arrière-plan du débat sur le voile et à ses enjeux sociétaux.


Abbé Alain René Arbez

 

© Debriefing

 

Mis en ligne le 16 janvier 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org