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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 21 janvier 2010
22/01/2010

ISRAËLIENS - PALESTINIENS

Shimon Pérès à Mahmud Abbas : Une Intifada éclatera si vous ne reprenez pas les négociations / Barak Ravid et Avi Issacharof – Haaretz

Le président Shimon Pérès a récemment averti le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), et son entourage que la paralysie que connaît le processus de paix et l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations risquent de mener au déclenchement d'une troisième Intifada. « Vous jouez avec le feu », a dit M. Pérès à Abou Mazen. Hier, l'émissaire américain George Mitchell est arrivé en Israël pour tenter à nouveau de relancer les négociations entre Israël et l'Autorité Palestinienne.

Le président Pérès a fait part de ses entretiens avec Abou Mazen en début de semaine, lors de sa rencontre à Jérusalem avec le ministre norvégien des Affaires étrangères, Jonas Gahr Støre, qui demandait qu'Israël prenne de nouvelles mesures pour renforcer Abou Mazen. « Je suis un ami d'Abou Mazen. Ce qu'il m'a dit c'est que les Américains l'ont fait monter sur ses grands chevaux avant de lui retirer l'échelle. Il a lui-même commis certaines erreurs et créé des attentes de la part du président Obama. Il pensait qu'Obama adopterait la position palestinienne et je peux comprendre sa déception », a dit M. Pérès au chef de la diplomatie norvégienne.

« J'ai dit à Abou Mazen : "Commencez les pourparlers, qu'avez-vous à perdre ? Il n'y a pas d'issue favorable dès le départ, il faut tout d'abord négocier" », a ajouté le président Pérès.

L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, est arrivé hier en Israël pour tenter à nouveau de relancer les négociations. Aujourd'hui et demain, il s'entretiendra avec le Premier ministre, [Benjamin] Netanyahu, le président Pérès, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef de l'opposition, Tzipi Livni. A Ramallah, il rencontrera Abou Mazen et Salam Fayyad.

Le Premier ministre [Benjamin] Netanyahu a déclaré hier, lors d'une rencontre avec les correspondants de la presse étrangère en Israël : « Israël doit s'assurer qu'aux points d'entrée vers les territoires qui lui sont adjacents, il existe un moyen efficace d'empêcher la contrebande de missiles. Pour cela il faudra une présence israélienne à l'est de l'Etat palestinien. Je ne sais pas de quelle manière cela se fera, mais il faudra que cela se fasse ». Ces propos signifient que, dans le cadre du futur accord avec les Palestiniens, des forces israéliennes seront déployées le long de la frontière jordanienne.

Concernant le processus diplomatique avec les Palestiniens, le Premier ministre a déclaré : « Ils doivent reprendre les négociations sans conditions préalables et faire machine arrière. Ils sont montés sur leurs grands chevaux et s'y trouvent bien. Plus on leur offre des échelles, plus ils montent haut ».


Ehud Barak a réalisé la promesse faite à Israel Beteinou et a approuvé la transformation du collège universitaire d'Ariel en université / Or Kashti – Haaretz

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a ordonné hier au commandant militaire de la région centre, le général Avi Mizrahi, de reconnaître le collège universitaire d'Ariel en tant que « Centre universitaire », un pas de plus vers sa transformation en la huitième université d'Israël. Cette décision est le résultat d'une promesse qui avait été faite au parti Israel Beteinou lors de la formation de la coalition gouvernementale.

Des membres du Conseil de l'éducation supérieure, qui avaient autrefois rejeté la proposition de faire du collège universitaire d'Ariel une université, ont vivement critiqué hier la décision du ministre de la Défense, affirmant qu'elle n'a pas été prise sur la base de critères universitaires mais du fait d'une « situation politique favorable ». « Si on publiait un appel d'offres pour la création d'une nouvelle université, on aurait, dans les frontières de la ‘ligne verte', plusieurs établissements de niveau égal, voire supérieur, au collège universitaire d'Ariel », affirmait hier un haut responsable du Conseil de l'éducation supérieure.

« On a exploité le fait qu'il existe un Conseil indépendant de l'éducation supérieure en Cisjordanie et qu'ils n'ont besoin de rien d'autre que d'une signature du commandant militaire. Ils ont fait traîner l'affaire jusqu'à ce que la situation politique soit favorable », a déclaré ce responsable, ajoutant que le niveau universitaire du collège d'Ariel n'a jamais fait l'objet d'une évaluation officielle.

Il y a deux semaines, Israel Beteinou a menacé de s'en prendre aux intérêts politique du parti travailliste si Ehud Barak n'approuve pas la transformation du collège en université, affirmant qu'il s'agit là d'une violation de l'accord de coalition conclu entre Israel Beteinou et le Likoud.

 

INTÉRIEUR

Le dossier change de main / Tova Tzimuki – Yediot Aharonot

Dans exactement une semaine aura lieu la passation de pouvoirs entre Meni Mazouz et Yehuda Weinstein. En plus du poste difficile de conseiller juridique du gouvernement, Weinstein se verra remettre le dossier de l'enquête à l'encontre d'Avigdor Liberman et [devra prendre] la décision d'inculper ce dernier ou non.

Meni Mazouz, le conseiller juridique sortant, ne prendra pas de décision concernant l'inculpation d'ici la fin de son mandat, la semaine prochaine. C'est donc le nouveau conseiller, Yehuda Weinstein, qui devra trancher, ce qui signifie qu'il faudra encore plusieurs mois avant que la décision soit prise.

Un responsable politique estimait hier que la décision définitive dans ce dossier ne sera pas prise avant six mois. Selon la jurisprudence, ce n'est qu'après son audition par le parquet et la décision finale de l'inculper que le ministre devra obligatoirement démissionner de ses fonctions.

En août dernier, la police a recommandé d'inculper Avigdor Liberman de corruption passive, blanchiment de fonds, malversations, entrave à la justice et harcèlement de témoin. Il est soupçonné d'avoir créé des sociétés-écran et des comptes fictifs par lesquels il a fait transiter près de dix millions de shekels qui lui étaient destinés.

La France en Israël


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Mis en ligne le 21 janvier 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org