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Un correspondant du «Temps» (Suisse), observe les secours d'Israël en Haïti par le petit bout de la lorgnette
25/01/2010

[Reçu d'un internaute, choqué, à juste titre, par le parti pris mensonger éhonté d'un journaliste du Temps de Genève. Le titre est de notre Rédaction (Menahem Macina).]


« Je lis dans "LE TEMPS", quotidien suisse, le texte suivant:

"Tandis que les secouristes internationaux n'osent pas sortir du périmètre de sécurité de l'aéroport, Ben Constant, 55 ans, rappelle ses troupes. Seule une équipe de deux médecins israéliens s'est trouvé [lire : frayé] un chemin jusqu'au stade où elle a installé un minuscule hôpital de campagne . L'homme met à disposition les véhicules qui lui servent, d'ordinaire, à transporter du matériel. Brésil, Jeudi, Jean et leurs copains partent dans les rues défoncées avec des haut-parleurs pour informer les blessés qu'ils peuvent venir au stade. D'autres infirmiers locaux arrivent à leur tour en renfort pour s'occuper des cas les moins désespérés. La femme de Ben Constant, Maryse Bois de Fée, assiste les blessés, les fait s'asseoir à l'ombre des bâches qu'on a fini par installer un utilisant les publicités du stade. (" «Dj Constant», lueur au cœur du désastre", 21 janvier 2010).

Ci-après, ma réponse (non diplomatique, bien sûr). »

 

Monsieur le Rédacteur en Chef,

Votre collaborateur, Luis Lema, fut correspondant en Israël. Il en garde une profonde inimitié et elle se vérifie dans chacun de ses articles qui abordent cette question.

Le drame haïtien a été une nouvelle occasion pour minimiser l'aide exceptionnelle d'Israël à Haïti.

Le 14 janvier, deux jours après le tremblement, deux Jumbos israéliens sont partis, équipés d'un hôpital de campagne et de son personnel, d'équipes de secouristes spécialisées dans la recherche de survivants dans les décombres, notamment avec l'aide de chiens spécialement dressés. Etait également mise sur pieds une unité de la DVI (Disaster Victim identification) de la police israélienne.

Le voyage a duré 20 heures, mais, le 16 janvier au matin, l'hôpital était opérationnel.

L'hôpital Shalom, qui s'est établi sur le stade de Port-au-Prince, compte trois équipes chirurgicales qui se relayent jour et nuit. L'équipe est constituée de 40 médecins, de 25 infirmières, de pharmaciens. Il comprend une unité d'imagerie autonome, d'une unité de soins intensifs, d'une chambre d'urgence, de deux blocs opératoires, d'une unité d'accouchement. Il a une capacité de réception de 500 patients par jour. Ses performances ont été exceptionnelles durant cette intervention, et la plupart des grandes télévisions, telles que CNN, Fox, NBC, FR1, ABC, etc., y ont fait référence. Voir : Site du ministère israélien des Affaires étrangères ; Interview de Daniel Saada sur l'hôpital de campagne de Haïti ;  Reportage de CNN (YouTube) ; L'image non déformée d'Israël (Metula News Agency).

Mais rien n'y fait !

Dans son article "«Dj Constant», lueur au cœur du désastre (Le Temps du 21 janvier) Luis Lema revient à la charge :

« …une équipe de deux médecins israéliens s'est trouvé [lire : frayé] un chemin jusqu'au stade où elle a installé un minuscule hôpital de campagne ».

Une simple recherche dans l'ensemble des sources de l'information [dont quelques extraits sont consultables grâce aux liens indiqués ci-dessus] aurait montré la fausseté de ces dires.

A quand la correction ?

Avec mes salutations attristées

© Francis MEIR

Architecte, Jérusalem




Mis en ligne le 25 janvier 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org