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Iran

L'Iran rejette l'offre d'enrichissement de son uranium à l'étranger
27/01/2010

Contact: Diana Gregor  +44 (0)20 3239 7342   diana.gregor@realite-eu.org

Sur le site Réalité EU (sans lien à l'article à ce stade)

L'Iran a rejeté l'offre de l'ONU, qui a été auparavant proposée à Genève en septembre 2009 concernant son uranium, et refuse de faire exporter du pays la majeure partie de son stock, selon des sources diplomatiques à Vienne. L'offre avait prévu que l'Iran envoie à l'étranger 75 % de son uranium faiblement enrichi afin qu'il ne soit pas utilisé pour fabriquer des armes nucléaires [1].

Entre temps, des services de renseignements américains ont estimé que l'Iran continue à accroître ses capacités nucléaires mais n'a pas encore atteint sa capacité finale en ce qui concerne la fabrication d'une bombe atomique. [2]

Chronologie:  L'opposition de l'Iran

Depuis le conflit entre l'Iran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire iranien, l'Iran n'a pas envisagé de remettre en question sa position initiale.

  • En juillet 2006, l'AIEA avait adopté la Résolution 1696, qui demandait à l'Iran de suspendre son enrichissement de l'uranium [3]. La résolution offrait à l'Iran un mois (du 31 juillet au 31 août 2006) pour mettre fin à son programme d'enrichissement de l'uranium et à toutes les autres activités de "recherche et développement", sous menace de sanctions [4]. Cependant, l'Iran n'a pas répondu de manière satisfaisante à cette résolution [5].
  • L'Iran n'ayant pas respecté les demandes de la précédente résolution de l'AIEA, le Conseil de Sécurité de l'ONU a émis la Résolution 1737 [6]. La résolution imposait à l'Iran des sanctions économiques et interdisait aux Etats membres des Nations Unies de fournir à l'Iran des matériaux ou une technologie pouvant être utilisés pour le programme de développement d'armes nucléaires [7].
  • En mars 2007, le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité la résolution 1747 [8]. L'Iran a réagi par un défi, le gouvernement de Gholam Hossein Elham a déclaré : "Nous n'approuvons pas que l'ONU adopte une nouvelle résolution, mais il n'y a pas lieu de s'inquiéter […] La suspension est tout à fait impossible et ne peut pas être évoquée, ils ont déjà renoncé à ça ; à ce sujet, la sanction n'est pas nouvelle et n'aura aucune influence sur le progrès des individus [?]" [9].
  • En mars 2008, le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté la Résolution 1803, à la suite du refus de l'Iran de suspendre son enrichissement de l'uranium et ses projets de réacteur à eau lourde [10].
  • En novembre 2009, l'AIEA a approuvé une résolution exigeant le gel immédiat du programme d'enrichissement d'uranium iranien. Le 2 décembre, la République Islamique a rejeté la résolution - la première depuis presque quatre ans [11]. Cette résolution exige l'implémentation des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU et également la transparence, qui attesteraient que le programme nucléaire iranien est pacifique [12].
Le Conseil de Sécurité de l'ONU a demandé à plusieurs reprises à l'Iran de cesser son programme d'enrichissement d'uranium. La poursuite et l'accélération du processus d'obtention d'une forme d'uranium plus concentré impliquent que l'Iran "se prépare à produire  des armes nucléaires" [13].

Les ambitions nucléaires iraniennes

Le 29 novembre 2009, l'Iran a annoncé des plans pour la construction de 10 usines d'enrichissement d'uranium. L'Occident a signalé à plusieurs reprises qu'il était à bout de patience concernant les ambitions nucléaires continuelles de l'Iran. Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, David Miliband, a estimé que l'annonce iranienne était une provocation: "Elle incarne le problème fondamental auquel nous faisons face avec l'Iran", a-t-il dit [14]. Il a ajouté : " […] Au lieu de s'engager avec nous, l'Iran choisit de provoquer et de tromper" [15].

Alors que les diplomates occidentaux sont angoissés, la Chine a fait savoir qu'elle s'opposerait à de nouvelles mesures [16]. La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé, lundi 18 janvier, que même s'il n'y a pas de consensus au sein de l'ONU, des sanctions seront infligées à Téhéran, afin que l'Iran change d'attitude [17].

 

Références:

 

[1] Iran rejects heart of nuclear proposal, AP, Jan 19, 2010
http://news.yahoo.com/s/ap/20100119/ap_on_re_eu/iran_nuclear_7














[15] Ibid.



 


© Réalité EU

 

Mis en ligne le 27 janvier 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org