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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 3 février 2010
03/02/2010

ISRAEL - PALESTINIENS

Le « discours d'Herzliya » palestinien / Amit Cohen – Maariv

Malgré de vives critiques en provenance du Hamas, le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, était hier présent à la conférence d'Herzliya, où il a prononcé un discours historique sur le futur Etat palestinien.

Le discours de Salam Fayyad a débuté de façon un peu embarrassante. Le Premier ministre palestinien est monté à la tribune après le ministre de la Défense, Ehud Barak, sans savoir qu'il était censé prononcé un discours. En effet, ses collaborateurs avaient compris qu'il devait participer uniquement à la table ronde et n'avaient pas préparé de discours écrit. Fayyad s'est excusé pour ce malentendu : « J'espère que vous ne considérerez pas cela comme un manque de respect, mais cela me donne l'occasion de vous parler ouvertement des sujets qui nous concernent tous ».

Le Premier ministre palestinien a consacré l'essentiel de ses propos à son programme qui vise à créer un Etat palestinien d'ici deux ans. « Nous avons montré que nous avons sérieusement l'intention de créer un Etat. Nous ferons tout pour y être prêts d'ici deux ans. Nous sommes remplis d'espoir grâce aux nombreuses choses que nous sommes parvenus à faire ». Salam Fayyad a ensuite décrit les progrès accomplis par son gouvernement, non seulement dans le domaine de la sécurité mais surtout dans l'octroi de services aux citoyens palestiniens, ainsi que l'amélioration de la situation économique.

Salam Fayyad a aussi évoqué les questions de sécurité et son espoir que l'Autorité palestinienne se verra confier le contrôle de la sécurité en dehors des territoires en zone A. « La fin de l'occupation signifie une présence palestinienne, et non israélienne, dans ces territoires. Nous avons montré de quoi nous sommes capables dans le domaine de la sécurité. La prise en charge des questions de sécurité n'est pas seulement un intérêt israélien mais aussi palestinien ».

Salam Fayyad a réaffirmé que l'Etat palestinien doit voir le jour dans les frontières de 1967 et que sa capitale doit être Jérusalem. « Jamais, dans aucun accord ou entente, nous n'avons dit quelque chose qui contredise le fait que Jérusalem-est fait partie intégrante de l'Etat palestinien ». Il a critiqué la poursuite de la construction dans les colonies, affirmant que cela nuit au futur Etat palestinien. « Vous construisez précisément là où doit voir le jour l'Etat palestinien », a-t-il déclaré.

Pour Fayyad, si cette tentative de créer un Etat palestinien échoue, cela provoquera une vive déception au sein de la société palestinienne. « Les gens ont besoin d'un horizon politique. Si dans deux ans l'occupation n'a pas cessé, cela créera une pression très forte », a-t-il expliqué. Selon lui, la communauté internationale s'attend elle aussi à une solution dans les mêmes délais et c'est pourquoi les Palestiniens cherchent à ce que le monde fasse pression sur Israël.

Salam Fayyad a également appelé à lever le blocus de la bande de Gaza qui est, selon lui, « une erreur ». « Il faut le lever le plus tôt possible. Cela contribuera à une dynamique positive qui mènera à l'unité palestinienne ». Il a ajouté que, s'il lui en est donné l'occasion, l'Autorité palestinienne est capable de reconstruire très rapidement la bande de Gaza.


Netanyahu : Si le Hamas veut d'un marché, il sera mis en œuvre / Avi Issacharof, Jacky Huri et Liel Kaiser – Haaretz

« Si le Hamas veut d'un marché il y en aura un, sinon il n'y en aura pas. La décision est entre ses mains », a déclaré hier le Premier ministre Binyamin Netanyahu à propos d'un éventuel accord sur la libération de Guilad Shalit. « Nous avons un objectif : ramener Guilad à la maison sain et sauf et cela, sans permettre à des terroristes de tuer à nouveau », a ajouté M. Netanyahu, qui s'exprimait dans le cadre de sa conférence de presse conjointe avec le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi.

Le Premier ministre [Binyamin] Netanyahu réagissait au propos de Mahmoud a-Zahar, un haut responsable du Hamas, qui a déclaré hier que les négociations sur la libération de Guilad Shalit « se sont effondrées ». Dans une interview à la BBC, a-Zahar affirme que, depuis que Netanyahu a pris ses fonctions, les contacts « ont reculé » et que le Premier ministre israélien est responsable de l'échec des négociations.

La famille Shalit et le comité de lutte pour la libération de Guilad Shalit ont, eux aussi, réagi aux propos de Mahmoud a-Zahar : « Avant de déclarer le gel des négociations, les dirigeants du Hamas devraient se souvenir qu'en plus de détenir Guilad en otage, sans lui accorder les droits les plus élémentaires, cela fait bientôt quatre ans qu'ils maintiennent des centaines de milliers de Palestiniens dans une situation humanitaire insupportable. Il est temps que les dirigeants du Hamas placent les intérêts de leur peuple avant leurs propres intérêts ».


REGIONAL

Ahmedinejad adresse un signal à l'Occident / Itamar Eichner, Menahem Ganz et agences de presse – Yediot Aharonot

A l'heure où le Premier ministre italien, qui se trouve actuellement en Israël, compare le président iranien à Hitler, Mahmoud Ahmedinejad annonce que l'Iran accepte, du moins partiellement, l'offre faite par les Occidentaux d'enrichir l'uranium à l'étranger.

Pour certains commentateurs, les déclarations d'Ahmedinejad sont un revirement spectaculaire de l'Iran, même si l'on ne mesure pas encore s'il s'agit d'un véritable changement de politique. En effet, ces déclarations ne correspondent pas exactement à la proposition occidentale, selon laquelle l'uranium iranien sera enrichi en Russie puis transformé en barres de combustible en France avant d'être renvoyé en Iran. Le délai de quatre ou cinq mois évoqué par le président iranien ne correspond pas non plus au délai d'un an proposé par les grandes puissances.

Le dossier iranien était hier au centre de la visite en Israël du Premier ministre italien, Silvio Berlusconi. Au cours de sa conférence de presse conjointe avec le Premier ministre [Binyamin] Netanyahu, M. Berlusconi s'est dit favorable à un durcissement des sanctions contre Téhéran, ajoutant que son pays soutient l'opposition iranienne et espère que celle-ci renversera le régime islamique radical .

La France en Israël


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Mis en ligne le 3 février 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org