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Israël (Société - mentalités)
Parti pris anti-israélien

Le 'Financial Times': très dur avec Israël mais soft avec l'Arabie Saoudite
06/02/2010

Sur le Blog Philosémitisme, 4 février 2010

"Ce fut une surprise de constater la sympathie que le Financial Times manifeste envers des régimes despotiques comme le régime d'Arabie Saoudite, alors qu'en revanche ses critiques d'Israël sont tellement dures."

"Ces résultats pourront surprendre les lecteurs du  FT, qui ont tendance à considérer que le FT est relativement apolitique comparé aux autres journaux de qualité."

Just Journalism a soumis le rapport pour commentaire au Financial Times mais n'a pas encore reçu de réponse.

Sources: Harry's Place et Just Journalism

Just Journalism ("an independent research organisation focused on how Israel and Middle East issues are reported in the UK media") a analysé 121 éditoriaux (en un an !) du Financial Times consacrés au Moyen-Orient en 2009

Traduction de l'Executive Summary du rapport de Just Journalism Financial Times 2009: A year of Middle East editorials (janvier 2010)
  • Le Financial Times considère qu'Israël est le principal responsable de la pérennisation du conflit israélo-palestinien, tout en minimisant les autres facteurs constitutifs du conflit. En particulier, le FT met l'accent, au-dessus de tout autre facteur, sur le rôle des implantations (settlement-building) en Cisjordanie comme ayant une incidence sur le conflit. Dans neuf éditoriaux, les implantations (settlement-building) sont appelées "colonies".
  • D'autres facteurs aggravants, tels que le terrorisme, les dissensions dans les rangs palestiniens et l'incapacité à accepter Israël comme un Etat juif, sont minimisés et ne sont pas considérés comme des sujets de préoccupation légitime pour Israël. Leur évocation est plutôt considérées comme un stratagème de la part d'Israël pour  "faire diversion".
  • La ligne éditoriale de l'année écoulée reflète une évolution progressive de l'idée de départ, selon laquelle, les intentions de l'Iran concernant le nucléaire pouvaient être pacifiques, vers la conclusion, à la fin de 2009, qu'elles ne le sont pas. 
  • La perspective d'une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes fait l'objet de cinq éditoriaux ; mais aucun éditorial du Financial Times publié en 2009 ne fait référence à la rhétorique, menaçante envers Israël, d'Ahmadinejad, le président iranien.
  • La publication a soutenu le rapport Goldstone, alors que celui-ci décrit l'opération militaire israélienne à Gaza comme "une attaque disproportionnée, délibérément conçue pour punir, humilier et terroriser une population civile". Dans quatre éditoriaux, Le Financial Times a qualifé les actions d'Israël dans la bande de Gaza de "disproportionnées".
  • Les dirigeants politiques israéliens sont dépeints comme étant "irrédentistes", "faucons" et "ultra-nationalistes". En revanche, les dirigeants palestiniens sont présentés comme "modérés" et "conciliateurs", bien que corrompus.
  • Le désengagement, militaire et civil, total d'Israël de Gaza, en août 2005, n'est pas envisagé comme une concession israélienne significative, mais plutôt, au mieux, comme une concession insuffisante et, au pire, comme un stratagème cynique.
  • Le monde arabe est dépeint comme ayant fait des efforts considérables pour la paix dans la perspective plus large du conflit israélo-arabe. L'initiative de paix saoudienne de 2002 est évoquée dans sept éditoriaux et le journal exprime sa compréhension du refus arabe récent de répondre aux concessions du côté israélien par des concessions du côté arabe.
  • Les éditoriaux du FT font montre d'une attitude ambivalente par rapport à la nature des régimes arabes. Le quotidien réserve ses attaques à l'Occident - aux États-Unis en particulier -, pour son soutien à "un ordre sclérosé [...]  d'hommes forts arabes", dont l'exemple choisi est le régime de Moubarak en Égypte.  Mais le FT épargne à l'Arabie saoudite toute critique sévère, notamment en ce qui concerne la situation des droits de l'homme.
 

© Philosémitisme avec Harry's Place et Just Journalism

 

Mis en ligne le 5 février 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org