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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

La Libre Belgique fustige "la nature dramatiquement perverse de certains peuples"

03/01/10
 
Sur le Blog "La Belgique francophone, Israël et les Juifs".
 
La Libre Belgique a présenté à ses lecteurs, sous la plume de Jean-Paul Duchâteau, les voeux de Nouvel An, formulés dans un langage que l'on aurait pu croire d'un âge révolu :

"[...] Que la nature dramatiquement perverse de certains peuples, de leurs dirigeants et de leurs référents religieux ne répande pas - ou moins ! - de guerres, d’épurations et de violences de toute nature. [...]"

L'auteur ne précise toutefois pas quels sont ces peuples dont la nature est si "dramatiquement perverse". Un peuple qui est accusé depuis plus de 1000 ans en Europe d'être la personnification de la perversité même est le peuple juif ("la juiverie"). Israël est également présenté sans cesse dans les médias belges francophones, mais pas seulement, comme un pays paria (voir Israël: racisme, apartheid et épuration ethnique selon le lexique de l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles).

L'historien Giovanni F. di Muro rapporte, dans son ouvrage, Léon Degrelle et l'aventure rexiste (1927-1940), p. 180, Editions Luc Pire, 2005 :

"[...] nous nous sommes, par exemple, entendu dire par un socialiste que nous interrogions à l'Institut Émile Vandervelde [le centre d’études du Parti Socialiste belge francophone]:

"L'antisémitisme allemand est, au fond, justifié, si l'on reconnaît que, lors de la crise économique des années trente, les juifs américains s'empressèrent de racheter, pour une bouchée de pain, aux Allemands, des biens meubles et immeubles.""

Or, Hitler rédigea Mein Kampf en 1924 et la crise économique des années trente ne fut qu'un prétexte parmi d'autres pour attiser l'antisémitisme.

Mgr Picard expliquait, en 1933, la nature perverse de "la juiverie"

Le 12 mai 1933, alors que les persécutions hitlériennes contre les Juifs d'Allemagne étaient déjà une terrible et tragique réalité bien connue de tous (voir, ci-dessous, ce qu'en écrit Guido Eeckels), l’hebdomadaire catholique Soirées (édité conjointement par le secrétariat général d’Action catholique, les éditions Rex, le cinéma catholique, l’agence de voyages Dux, Radio catholique et l’abbaye d’Averbode) dédiait un numéro spécial à Hitler et au nazisme.

Mgr Picard, figure de proue du mouvement catholique, fondateur et aumônier de l’ACJB (Association Catholique de la Jeunesse Belge) et mentor de Léon Degrelle, exposait ses vues sur la nature intrinsèquement pernicieuse des juifs "dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les divers intérêts nationaux, ni avec le bien commun international" (ouvrage cité pp. 58-59) :

"Mais lorsqu’aux postes de commande de la vie nationale des Juifs sont installés en nombre, lorsqu’ils tiennent la finance et le grands moyens de manœuvrer l’opinion, lorsque leur influence, dans le fonctionnement du mécanisme social, dépasse de beaucoup leur importance numérique par rapport à l’ensemble de la population, les gardiens responsables du bien commun n’ont-ils pas le devoir de s’en soucier et de prendre des mesures restrictives efficaces ? Car, on ne devrait pas l’oublier, les Juifs constituent, de par le monde, une communauté plus ou moins relâchée, mais très réelle encore, dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les divers intérêts nationaux, ni avec le bien commun international. Leur intelligence et leur activité exceptionnelles, doivent faire désirer leur collaboration et faire craindre leur hégémonie. La réaction hitlérienne nous paraît par conséquent excessive. Mais la défense des persécutés a été souvent trop simpliste.

Et qu’on ne dise pas: si vous légitimez des mesures d’exception contre les Juifs ou contre les communistes, elles vous retomberont un jour sur le nez. Car le catholicisme, lui aussi, est un internationalisme. Nous prétendons précisément que notre catholicisme n’enlève rien, qu’il ajoute au contraire à notre civisme et à notre patriotisme. Et nous affirmons qu’il n’en va pas de même du communisme et de la juiverie."

Dans le même numéro, Guido Eeckels écrivait, approbateur:

"Deutschland erwache [Allemagne réveille-toi] chantent ces millions d’Allemands. La toute première condition à [sic] un réveil de l’Allemagne était la suppression pure et simple de l’élément sémite. C’est une chose faite à présent. Pour nous, l’extradition de Hitler n’aura qu’une pénible conséquence: un nouveau contingent judaïque trouvera l’hospitalité en Belgique. Notre pays sera une fois de plus la terre de refuge et d’hospitalité pour les indésirables des autres pays de l’Europe."
 

© 
La Belgique francophone, Israël et les Juifs avec La Libre Belgique
 

Mis en ligne le 2 janvier 2010, par Menahem Macina, sur le site rivtsion.org