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Iran

Les échanges Italie-Iran florissants favorisent le programme nucléaire iranien


09/02/10

Sur le site Debkafile, 31 janvier 2010

Texte original anglais : "Italian-Iranian trade thrives, supports Tehran's nuclear program"


Traduction française par DEG 

 
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré qu'Israël n'avait pas de plus grand ami en parlant de Silvio Berlusconi, qui entame une visite officielle en Israël avec une demi-douzaine de ministres lundi 1 février.
 Selon les contrats commerciaux en cours avec Téhéran, l'Italie semble plutôt être le « meilleur ami de l'Iran», du moins en Europe, où le gouvernement Berlusconi se bat aussi pour épargner des sanctions à la République islamique. 
Le Premier ministre israélien en minimisant la face sombre des relations étrangères de Berlusconi nuit sa propre crédibilité ainsi qu'à celle d'Israël, à l'intérieur du pays et à l'étranger. La menace iranienne, dont parle Netanyahu dans chacun de ses discours, est considérablement renforcée, comme il le sait très bien, par le soutien dont Téhéran jouit de la part de ses grands partenaires commerciaux dont fait partie l'Italie. Voici une liste établie par
DEBKAfile de sept exemples flagrants concernant les relations florissantes entre l'Italie et l'Iran: 

  1. Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a récemment demandé à l'Union européenne, sur les ordres directs de Berlusconi, de s'abstenir de renforcer les sanctions contre l'Iran pour ses violations nucléaire: "Nous ne devons pas brûler tous les ponts, a-t-il dit , « parce que l'Iran est un pays clé et nous devons éviter [avec des sanctions], de porter atteinte à la fierté nationale iranienne ». 
  1. Encouragés par le gouvernement de Rome, plus de 1.000 entreprises italiennes travaillent en Iran, y compris le géant de l'énergie Eni, Fiat Ansaldo, Danieli-Duferco et Maire Technimont. 
  1. Ce mois-ci, Maire Tecnimont vient de signer un contrat pour l'achat de 220 millions d'euros-dollars de gaz iranien à destination de l'Italie. Cette société fournit des équipements pour  l'armée iranienne, ainsi que pour le programme spatial et nucléaire. 
  2. Carlo Gavazzi Space aide l'Iran à construire son satellite de communication Mesbah, même si ce programme fournit la technologie des satellites de surveillance qui serviront à espionner Israël. 
  3. Iveco, une filiale de Fiat, fournit  l'armée iranienne et les Gardiens de la Révolution en camions lourds. On peut les voir à la fin de chaque défilé militaire à Téhéran, chargés de missiles balistiques. 
  4. Les vedettes rapides Levrievo, de la firme italienne FB, sont les modèle d'embarcations rapides utilisées par les unités maritimes des Gardiens de la Révolution et des commandos du Hezbollah, qui s'entraînent actuellement en Iran pour mettre sur pied des raids terroristes touchant en profondeur le territoire d'Israël. 
  5. La grande entreprise de construction italienne Seli fournit à l'Iran le matériel lourd de terrassement pour creuser des tunnels. Son personnel travaille en étroite collaboration avec la société iranienne Ghaem accusée par le Renseignement Américain d'être un bras des Gardiens de la Révolution. L'équipement lourd italien contribue donc à enterrer les bunkers fortifiés secrets où l'Iran dissimule les projets interdits de son programme nucléaire et qui sont pour les Etats-Unis ou Israël les cibles prioritaires en cas d'attaques. 

Les Italiens prétendent que tous ces contrats sont de nature civile et qu'ils ne sont absolument pas au courant de l'usage militaire que pourrait en faire l'Iran.


© Debkafile

 

Mis en ligne le 9 février 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org