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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 19 janvier 2010

 


DIPLOMATIE

 

Israël a tenu un conseil des ministres conjoint avec l'Allemagne, à Berlon / Assaf Uni -Haaretz

Le gouvernement israélien a tenu hier, pour la première fois, un conseil des ministres conjoint avec le gouvernement allemand à Berlin. Des deux côtés on a qualifié cet événement d'historique. Cette rencontre, fruit du rehaussement des relations diplomatiques entre Berlin et Jérusalem il y a deux ans, a eu lieu en milieu de journée au bureau de la chancelière allemande, Angela Merkel.

Auparavant, les ministres israéliens ont visité, en compagnie de leurs homologues allemands, le petit musée située sous le monument à la mémoire des Juifs d'Europe tués durant la Shoah, situé au coeur de Berlin.

Dans la matinée, le Premier ministre, [Benyamin] Netanyahu et le ministre de la Défense, Ehud Barak, se sont entretenus avec la chancelière allemande et son ministre de la Défense, Karl-Theodor zu Guttenberg. Un des principaux thèmes évoqués lors de cette rencontre a été l'Iran et la menace que fait peser son programme nucléaire sur la communauté internationale. Lors de leur conférence de presse conjointe, M. Netanyahu et Mme Merkel ont tous deux évoqué le dossier iranien.

« Si l'Iran ne change pas de position concernant les propositions qui lui ont été faites, nous nous verrons obligés de durcir les sanctions conte la république islamique », a mis en garde la chancelière Merkel. Dans les prochaines semaines, a-t-elle affirmé, l'Allemagne a l'intention de [préciser] ces nouvelles sanctions dans le cadre des Nations Unies ou d'une coalition de pays occidentaux.

« Nous avons donné à l'Iran de nombreuses occasions de coopérer, mais, malheureusement, aucune d'entre elles n'a été saisie », a déclaré Mme Merkel. La chancelière a qualifié les entretiens entre les gouvernements allemand et israéliens de « particulièrement réussis » et a souligné qu'au-delà de la responsabilité allemande vis-à-vis de la sécurité d'Israël, il est important de promouvoir les liens culturels et scientifiques entre les deux pays.

Le Premier ministre, [Benyamin] Netanyahu, a, lui aussi, évoqué la menace iranienne, appelant à des sanctions contre Téhéran. Il a également remercié la chancelière Merkel pour le courage et la détermination avec laquelle le peuple allemand fait face au passé nazi et a fait l'éloge de l'amitié entre les deux pays.

 

La Turquie à Ehud Barak : Nous souhaitons reprendre la médiation entre la Syrie et vous / Barak Ravid - Haaretz

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a indiqué dimanche, lors de sa rencontre avec le ministre de la Défense, Ehud Barak, que la Turquie souhaite reprendre immédiatement sa médiation entre Israël et la Syrie. Les Turcs ont également demandé à Ehud Barak de permettre l'entrée de l'aide turque dans la bande de Gaza.

La rencontre entre MM. Davutoglu et Barak à Ankara a été largement consacrée au dossier syrien. « Nous avons les moyens d'encourager la Syrie, nous pouvons servir à nouveau de médiateur entre Israël et elle », a fait savoir le ministre turc.

M. Barak a, [quant à] lui souligné qu'il est personnellement favorable à la reprise des pourparlers avec la Syrie, mais que, pour l'heure, ce n'est pas à l'ordre du jour du gouvernement.

L'autre sujet important qui a été évoqué lors des entretiens est la situation dans la bande de Gaza et, plus particulièrement, le blocus imposé par Israël. Le ministre turc des Affaires étrangères est favorable au dialogue avec le Hamas et, il y a quelques mois, il avait demandé à pouvoir se rendre dans la bande de Gaza. Israël avait alors refusé, affirmant que cela donnerait au Hamas l'occasion de célébrer une victoire diplomatique.

M. Davutoglu a demandé à Ehud Barak de permettre aux convois d'aide turcs d'entrer dans la bande de Gaza à partir d'Israël. En plus de produits alimentaires et de médicaments, les Turcs veulent fournir à la bande de Gaza des bâtiments mobiles et des préfabriqués pour y loger des familles qui ont perdu leur maison lors de l'opération Plomb Durci et ne peuvent reconstruire à cause de l'interdiction d'importer des matériaux de construction dans la bande de Gaza.

Ehud Barak n'a pris aucun engagement à ce sujet et a répondu que la demande turque serait examinée conformément à la politique actuelle concernant l'importation de marchandises dans la bande de Gaza. M. Barak a ajouté que les restrictions imposées aux points de passage vers la bande de Gaza resteront en vigueur tant que le soldat enlevé, Guilad Shalit, sera détenu par le Hamas.

Hier soir, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yossi Gal, est arrivé à Ankara pour une série d'entretiens avec de hauts responsables du ministère turc des Affaires étrangères.

M. Gal s'entretiendra notamment de la manière d'améliorer les relations entre Israël et la Turquie et de la possibilité que le président turc, Abdullah Gül, et le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, effectuent des visites en Israël. Yossi Gal ne devrait pas évoquer, à ce stade, une visite en Turquie du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman.

 

INTERIEUR

Nentanyahu : « Laissez Sarah tranquille, prenez-moi pour cible » / Maya Bengal et Ygal Avidan - Maariv

« Laissez Sarah tranquille, prenez-moi pour cible », c'est ce qu'a demandé hier le Premier ministre Netanyahu au cours de la conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande, Angela Merkel à Berlin.

Netanyahu effectuait hier une visite importante à Berlin, à la tête d'une délégation de sept ministres. Mais entre le dossier iranien et un conseil des ministres germano-israélien historique, une toute autre affaire était à l'ordre du jour, celle de « Sarah et la femme de ménage ».

Quelques jours après la révélation dans la presse du procès qu'intente leur ancienne femme de ménage à son épouse Sarah, Binyamin Netanyahu a évoqué hier pour la première fois cette affaire et a soutenu sa conjointe. « Elle m'aide à être une meilleure personne et un Premier ministre plus humain, et je lui en suis redevable », a-t-il déclaré au terme d'une réunion conjointe avec le gouvernement allemand. « J'estime que, même quand elles visent une personnalité publique, les attaques ont des limites et on n'a pas le droit de placer l'épouse et les enfants dans la ligne de mire ».

M. Netanyahu a ajouté que son épouse fait des sacrifices importants pour lui : « Je lui suis redevable du prix personnel qu'elle paie pour être en permanence à mes côtés. Ma femme Sarah n'intervient pas dans les affaires de l'Etat. C'est tout simplement absurde d'affirmer cela. Je ne peux qu'espérer que mes rivaux, y compris ceux qui m'attaquent, fassent preuve d'un minimum de décence », a déclaré le Premier ministre, qui a ajouté que la vérité dans cette affaire sera bientôt connue.



L'opposition a fait voter une motion de censure malgré l'absence de Netanyahu et des ministres / Yehonathan Lis - Haaretz

L'opposition a effectué hier une manoeuvre parlementaire, obligeant la Knesset à voter une motion de censure alors que le Premier ministre et cinq de ses ministres étaient hier en Allemagne. Trente-quatre députés ont voté hier contre le gouvernement qui n'a bénéficié d'aucun soutien, la coalition ayant décidé de boycotter le vote en signe de protestation. Dans les fait, ce vote n'a aucune répercussion pratique, car l'opposition n'est pas parvenue à mobiliser les soixante et un députés nécessaires pour faire tomber le gouvernement.

Le président de la Knesset, Reuven Rivlin, a essayé hier d'empêcher le vote de cette motion de censure. « Le gouvernement est aujourd'hui en déplacement officiel et il existe à la Knesset un usage ancien qui veut qu'on ne dépose pas de motion de censure [quand] le Premier ministre se trouve à l'étranger », a-t-il déclaré.

Ces propos du président n'ont cependant pas fait changer d'avis l'opposition. Les partis Kadima et Méretz, qui ont déposé des motions de censure suite à l'incident diplomatique avec la Turquie, ont fait savoir qu'en plaçant le gouvernement face à une motion de censure en l'absence du Premier ministre, ils souhaitent adresser un message clair à ce dernier. « Kadima ne laissera pas Binyamin Netanyahu s'en prendre à la Knesset et piétiner la principale institution chargée de contrôler le gouvernement. Il s'agit là d'une lutte pour perpétuer un travail parlementaire qui a pour but de préserver la démocratie israélienne et sa vitalité », ont déclaré des membres du groupe parlementaire Kadima.

La France en Israël

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Mis en ligne le 19 janvier 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org