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Iran

La nouvelle présidence de l'UE envisage des sanctions sévères contre l'Iran en raison de son programme nucléaire



26/01/10

Contact: Diana Gregor  +44 (0)20 3239 7342   diana.gregor@realite-eu.org

Analyse reprise du site Réalités EU après correction du style et de l'orthographe du texte.

Les ministres des Affaires étrangères européens se sont rencontrés à Bruxelles les 25 et 26 janvier pour envisager de nouvelles sanctions contre l'Iran et pour faire face à son mépris constant au regard des négociations nucléaires. La nouvelle responsable britannique de la politique étrangère de l'Union européenne, Catherine Ashton, a dit: « Si nous ne pouvons pas faire respecter les lois, alors nous devons agir, sous quelque forme que ce soit [?] Les sanctions seront abordées dans les discussions. » [1] Depuis 2003, les négociations sur le programme nucléaire iranien ont dominé les relations diplomatiques entre l'Union européenne (UE) et l'Iran.  

Ci-après un récit détaillé sur les relations entre l'Union européenne et l'Iran

Bien que l'Union européenne soit le plus important partenaire commercial de l'Iran, toutes les négociations politiques et économiques conventionnelles entre l'Iran et l'Union européenne sont actuellement bloquées en raison de l'intransigeance de l'Iran concernant son programme d'armement nucléaire. [2] L'Iran a refusé l'offre proposée le 1er octobre par le P5 + 1 (Chine, France, Russie, Royaume-Uni, États-Unis et Allemagne) lui demandant de livrer plus de 70 pour cent de son uranium faiblement enrichi à la Russie et à la France pour qu'il soit raffiné en combustible. [3] Au lieu de cela, le 2 janvier, l'Iran a posé un ultimatum aux États-Unis, les avertissant que s'ils n'acceptaient pas la contre-proposition de Téhéran avant la fin du mois de janvier, l'Iran commencerait la production de combustible pour réacteur à des niveaux supérieurs d'enrichissement.[4]

Afin de conclure un contrat nucléaire avec la République islamique, l'Union européenne a continué l'approche à deux voies : en offrant des avantages financiers et technologiques en échange de la coopération iranienne, tout en menaçant de sanctions sévères si Téhéran refusait. [5] Pour compliquer la situation, la menace de plus en plus probable d'une crise diplomatique entre l'Iran et l'Union européenne, à la suite de l'élection présidentielle iranienne pourrait compliquer les efforts européens qui consistent à engager le régime dans des négociations productives. [6]

Le 1er janvier, l'Espagne a pris la tête, après la Suède, de la présidence tournante de l'UE, pour une durée de six mois. Sous le leadership de l'Espagne, l'UE aura une voix plus unie et plus forte sur la scène internationale, selon Diego Lopez Garrido, secrétaire d'État espagnol pour les affaires de l'UE. [7] Par le passé, l'Espagne avait soutenu toutes les résolutions de l'UE condamnant l'Iran, mais n'avait pas été aussi loin que la France et le Royaume-Uni dans sa volonté d'infliger des sanctions à l'Iran, optant, à la place, pour un processus diplomatique. [8]

Après avoir testé, le 28 septembre, deux missiles à moyenne portée, capables d'atteindre le sud de l'Europe, l'Iran a testé, le 17 décembre, une version améliorée du missile. « La version améliorée est plus rapide, plus difficile à abattre et plus rapide à lancer », a rapporté la presse gouvernementale iranienne. [9] L'essai du nouveau missile a été perçu comme « un très mauvais signe » par Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères. [10]

Délai pour l'UE

L'Iran a jusqu'à la réunion des ministres des Affaires étrangères du 25 janvier pour apaiser les inquiétudes sur son programme nucléaire, sinon, il risque de se voir infliger des sanctions plus sévères. [11] Les déclarations du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, selon lesquelles « le problème nucléaire iranien n'existe plus » et que la République islamique « ne transigera jamais sur les droits indéniables de l'Iran », ont clairement démontré que le régime ne souhaitait pas accéder aux demandes internationales de mettre fin à son programme nucléaire. [12] Bernard Kouchner a affirmé que la décision de l'Iran du 29 novembre, d'entamer la construction de 10 nouvelles usines d'uranium était un geste « infantile ». [13]

Puisque l'Iran a renoncé à l'accord qui consistait à expédier son uranium en France et en Russie pour qu'il y soit traité [14], qu'il a annoncé un plus grand nombre de centrifugeuses et a sévi contre des manifestants à Téhéran et Ispahan, le sentiment d'urgence de l'UE a augmenté.

Dans un langage similaire à celui des États-Unis, l'UE a déclaré, avant l'assemblée générale de l'ONU de 2009, que « le refus continuel de l'Iran de remplir ses obligations internationales et son manque manifeste d'intérêt à poursuivre les négociations imposent une réaction claire, impliquant la prise de mesures adéquates » [15].

En décembre 2009, Gérard Araud, ambassadeur de France auprès de l'ONU, a dit au Conseil de Sécurité de l'ONU que la France était disposée à commencer la rédaction d'une résolution de sanctions. Après une semaine, le ministre des Affaires étrangères italien, Franco Frattini, a encouragé l'Iran à accepter le marché consistant à échanger l'uranium sous le contrôle de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) [16].

Au cours d'une rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le 18 janvier, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré : « Nous prendrons  plus de sanctions [?] Nous avons toujours demandé à l'Iran la transparence et la coopération, mais malheureusement, l'Iran n'a pas répondu » [17].


La crise avec le Royaume-Uni et la France suite à des arrestations   

L'Europe a tenu à critiquer l'élection présidentielle iranienne du 12 juin 2009 ainsi que les mesures violentes du gouvernement. Toutefois, chaque Etat membre européen entretient des relations différentes avec l'Iran. 

Le 26 juin 2009, le Royaume-Uni est devenu la première cible de l'Iran, à la suite de l'élection présidentielle. Les autorités iraniennes ont arrêté huit membres du personnel de l'ambassade britannique, les accusant d'avoir eu des activités subversives et d'avoir joué un rôle actif en encourageant les protestations postélectorales [18]. Aujourd'hui, tous les prisonniers, sauf un, ont été libérés [19].

Parallèlement, les relations diplomatiques entre l'Iran et la France ont également été tendues, surtout en raison du cas de Clotilde Reiss, une étudiante française détenue en Iran. Les autorités iraniennes ont arrêté Clotilde Reiss à l'aéroport de Téhéran, le 1er juillet 2009, parce qu'elle avait participé aux manifestations postélectorales [20]. Les accusations à son encontre étaient basées sur des photos qu'elle avait prises pendant une manifestation à Ispahan. Mahmoud Ahmadinejad a insinué qu'il serait disposé à libérer Clotilde Reiss si la France acceptait de libérer des prisonniers iraniens, mais le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, s'est fortement opposé à cette idée. « C'est hors de question [?] Nous n'échangerons rien [?] Clotilde Reiss est prise en otage [?] Elle est innocente », a dit Bernard Kouchner [21]. Le président français, Nicolas Sarkozy, a téléphoné à Clotilde Reiss alors qu'elle célébrait Noël à l'ambassade de France à Téhéran et l'a assurée de son « soutien total » [22].

Le 2 juillet 2009, le chef de l'État-major général des forces armées du pays, le général Sayyed Hassan Firouzabadi, a accusé l'UE d'« implication dans les émeutes postélectorales ». En conséquence, a-t-il ajouté, l'UE a « perdu son statut » de partenaire dans les négociations sur le programme nucléaire iranien [23]. 

Malgré le durcissement de la position iranienne à l'égard de l'Europe, l'UE n'a envisagé que des réactions modérées, telles que des suspensions limitées de visas et le rappel des ambassadeurs européens [24]. Bien que l'Allemagne et l'Italie se soient exprimées en faveur de sanctions plus strictes, toutes deux demeurent les plus importants partenaires commerciaux de l'Iran dans l'UE [25], et toutes deux ont rejeté les demandes britanniques et tchèques de rappel provisoire, par les membres de l'UE, de leurs ambassadeurs en Iran [26].

 

Les élections présidentielles du 12 juin augmentent les tensions   

Au cours des sept derniers mois, l'image de l'Iran a été ternie par son comportement consécutif à l'élection présidentielle du mois de juin 2009. Les manifestations généralisées, auxquelles le gouvernement a répondu par la violence, ont non seulement ébranlé la légitimité des résultats de l'élection, mais ont également mis en lumière les violations des droits de l'homme, perpétrées par le régime iranien.

De nombreux dirigeants européens ont condamné la situation. Ils ont ouvertement mis en doute la légitimité de l'élection et ont demandé le recomptage des résultats [27].

Le 14 juin 2009, la présidence de l'UE, alors sous la présidence de Mirek Topolanek, de la République tchèque, a exprimé son inquiétude quant à une fraude possible dans la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, ainsi que pour la violence qui s'ensuivit, avec l'appui du gouvernement. Dans une déclaration, Mirek Topolanek a dit espérer que l'Iran « ferait face à ses responsabilités envers la communauté internationale et honorerait ses obligations internationales, et que le résultat des élections présidentielles serait l'occasion de reprendre le dialogue sur les questions nucléaires et d'éclaircir la position iranienne à cet égard » [28].

Le régime iranien a réagi promptement et amèrement aux expressions de l'inquiétude internationale en accusant l'Europe et les États-Unis d'interférer dans le processus électoral par les déclarations « interventionnistes et insultantes » de l'UE [29]. Les 18 et 19 juin, le Conseil européen « a fermement condamné l'usage de la violence contre les manifestants, qui a occasionné la perte de vies humaines. » Le Conseil européen a encouragé les autorités iraniennes à « garantir que tous les Iraniens auront le droit de se rassembler et de s'exprimer de façon pacifique, et que les autorités s'abstiendront d'utiliser la violence contre les manifestations pacifiques. » [30].

Le 6 août 2009, le porte-parole de l'UE d'alors, Amadeu Altafaj Tardio, a annoncé que l'UE n'adresserait pas de message de félicitations à Mahmoud Ahmadinejad pour sa victoire électorale, comme l'UE a l'habitude de le faire pour les dirigeants nationaux nouvellement élus [31]. Cette annonce a été suivie par une déclaration de Javier Solana, chef de la diplomatie européenne de l'époque, dans laquelle il disait : « Nous espérions que le processus électoral serait un événement clairement positif pour la communauté internationale. Malheureusement, ce que nous avons vu aujourd'hui est tout à fait différent » [32].

Lorsque Mahmoud Ahmadinejad a rendu publique, le 20 août 2009, la liste des membres de son cabinet, il s'est avéré que son nouveau ministre de la Défense serait Ahmad Vahidi, lequel est soupçonné par Interpol d'avoir organisé l'attentat de 1994, contre le centre juif de l'AMIA, à Buenos Aires, en Argentine [33]. Le Premier ministre suédois a alors déclaré que la nomination d'Ahmad Vahidi était « une provocation » [34].

Les récents affrontements violents témoignent de l'escalade des tensions et laissent présager une agitation accrue à l'avenir. Les dirigeants français, allemands et européens ont condamné la mesure sévère du gouvernement contre les manifestants. [35][36]

L'Iran a vivement critiqué le rôle que le Royaume-Uni a joué à l'égard de l'Iran depuis les élections présidentielles et a menacé, au cours de ces derniers mois, de baisser le niveau de ses liens avec ce pays. Les Iraniens pensent que le Royaume-Uni tente d'ébranler le régime en raison de ses sévères sanctions postélectorales et de ses politiques nucléaires. Le 18 janvier, le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, a affirmé que les relations entre le Royaume-Uni et l'Iran étaient sous la "loupe" et que les intérêts nationaux de l'Iran dicteraient l'avenir de leur relation [37]. 


Notes

[1] Neuger, James G., ?EU Moving Toward ?Some Form' of Step Against Iran, Ashton Says,? BusinessWeek, Jan. 11, 2010, http://www.businessweek.com/news/2010-01-11/eu-moving-toward-some-form-of-step-against-iran-ashton-says.html  
[2] ?Brief history of relations between EU and Iran,? European Commission External Relations Web site, http://ec.europa.eu/external_relations/iran/relations_en.htm , accessed Jan. 20, 2010
[3] Kessler, Glenn, ?Iran, Major Powers Reach Agreement On Series of Points,? The Washington Post, Oct. 2, 2009, http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/01/AR2009100101294.html  
[4] Dareini, Ali Akbar, ?Iran Warns West It Will Make Its Own Nuclear Fuel,? ABC News via AP, Jan. 2, 2010, http://abcnews.go.com/International/wireStory?id=9463630
[5] Ramin Mostagahim, Bourzou Daragahi, ?Iran is offered incentives to halt uranium enrichment?, The Los Angeles Times, June 15, 2008, http://articles.latimes.com/2008/jun/15/world/fg-iran15    
[6] ?EU to continue with twin-track approach on Iran?, Khaleej Times, Sept. 4, 2009, http://www.khaleejtimes.com/darticlen.asp?xfile=data/middleeast/2009/September/middleeast_September95.xml&section=middleeast   
[7] ?Spanish EU presidency to highlight new top duo,? EU Business, Nov. 30, 2009, http://www.eubusiness.com/news-eu/treaty-spain.1q4/view ; Lobjakas, Ahto, ?Spanish Presidency To Take Reformed EU For A Test Drive,? Radio Free Europe/Radio Liberty, Dec. 29, 2009, http://www.rferl.org/content/Spanish_Presidency_
To_Take_Reformed_EU_For_A_Test_Drive/1916549.html
        
[8] Farrar-Wellman, Ariel,  ?Spain ? Iran Foreign Relations,? AEI Iran Tracker,
http://www.irantracker.org/foreign-relations/spain-iran-foreign-relations  
[9] Cummins, Chip, ?Iran Tests New Version of Missile that Can Reach Europe,? The Wall Street Journal, Dec. 17, 2009 http://online.wsj.com/article/SB126095076216093383.html?mod=WSJ_hpp_sections_world     
[10] "Iran's new missile test very worrying: France," Xinhua, Dec. 16, 2009,
http://news.xinhuanet.com/english/2009-12/17/content_12658725.htm?tr=y&auid=5730939  
[11] Neuger, James G., ?EU Weighs Tighter Sanctions on Iran, Sets Late-January Deadline,? Bloomberg, Dec. 9, 2009, http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601085&sid=aUxSHuGfJWno 
[12] Nasseri, Ladane; Sheikholeslami, Ali, ?Ahmadinejad Rules Out Nuclear Concessions, Urges Obama Debate,? Bloomberg, Sept. 7, 2009, http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601086&sid=aa7mTee2kpoU    
[13] Vicusi, Gregory, ?France's Kouchner Calls Iran's Nuclear Expansion ?Infantile,'? Bloomberg, Nov. 30, 2009, http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601085&sid=av39uPEgW6Aw  
[14] ?Report: Iran will not ship uranium out of the country,? CNN, Nov. 7, 2009 http://www.cnn.com/2009/WORLD/meast/11/07/iran.uranium.shipment/index.html  
[15] Brand, Constant, ?EU Makes New Appeal to Iran over Nuclear Program,? AP via ABC News, Sept. 4, 2009, http://abcnews.go.com/International/wirestory?id=8491142&page=1  
[16] ?Iran should respond positively to international demands or face sanctions - Frattini,? Kuwait News Agency, Dec. 17, 2009, http://www.kuna.net.kw/NewsAgenciesPublicSite/ArticleDetails.aspx?id=2047901&Language=en  
[17] Dempsey, Judy, ?Germany Supports Tougher Iran Sanctions,? The New York Times, Jan. 18, 2010, http://www.nytimes.com/2010/01/19/world/europe/19germany.html  
[18] ?Iran Arrests British Embassy Staff Members,? CBS News, June 28, 2009, http://www.cbsnews.com/stories/2009/06/28/world/main5119484.shtml       
[19] ?Iran to free 8th British embassy staff?, China Daily, July 6, 2009,
http://www.chinadaily.com.cn/world/2009-07/06/content_8380554.htm   
[20] ?Sarkozy rejects Iran's offer on detainees, calls it 'blackmail,'? Sept. 23, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jEjb6zJ1TiFGngranNZgV7qzgZWw  
[21] ?French minister says sanctions for Iran a must,? AP, Dec. 21,2009, http://www.etaiwannews.com/etn/news_content.php?id=1138231&lang=eng_news  
[22] ?Sarkozy calls French academic on trial in Iran,? AFP, Dec. 24, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i9Bgqd6PtsxfiSJqvhtu3lsYuCHg  
[24] ?EU angered over Iran trial threat,? Al Jazeera, July 3, 2009, http://english.aljazeera.net/news/europe/2009/07/200973112258929612.html            
[25] ?Background Note: Iran,? U.S. Department of State, September 2009, http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/5314.htm  
[26] Charter, David, ?British Calls For Diplomatic Walkout From Iran Are Rejected By EU Partners,? Times Online, July 3, 2009 http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article6626649.ece
[27] Communique issued by the Ministry of Foreign and European Affairs - Paris, June 23, 2009 http://www.ambafrance-ir.org/article.php3?id_article=894       
[28] ?Czech EU presidency concerned about presidential polls in Iran,? The Prague Daily Monitor, June 15, 2009, http://praguemonitor.com/2009/06/15/czech-eu-presidency-concerned-about-presidential-polls-iran   
[29] Tran Mark, ?European leaders condemn Iranian violence,? The Guardian (UK), June 16, 2009, http://www.guardian.co.uk/world/2009/jun/16/europe-iran-sarkozy-italy    [30] ?Brussels European Council 18/19, June 2009, Presidency Conclusion,? EUROPA Web site, June 19, 2009, http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=DOC/09/2&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en     
[31] ?EU shuns Ahmadinejad Iran re-election,? USA Today, Aug. 8, 2009,
http://www.usatoday.com/news/world/2009-08-06-eu-iran-reelection_N.htm?csp=34   
[32] ?EU's Solana condemns post-election violence in Iran,? Reuters, June 23, 2009, http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLN193806        
[33] Pouladi, Farhad, ?Ahmadinejad unveils cabinet with 11 new faces,? AFP, Aug. 20, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hIWW8T_eFJsxjhrQbK30kIwHhWOw    
[34] ?EU says ready for talks or confrontation with Iran,? AFP, Sept. 4, 2009,         http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gCufPCiM7XNMdfl06kVxWHh8NUEg   
[35] ?Iran: la France ?condamne les arrestations arbitraires et les violences,'" Le Monde, Dec. 27, 2009 http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41266210@7-37,0.html  
[36] ?German and European leaders condemn Iran crackdown,? Deutsche Welle, Dec. 28, 2009 http://www.dw-world.de/dw/article/0,,5064447,00.html  
[37] ?Iran mulls downgrading ties with UK,? TimeTurk English, Jan. 19, 2010, http://en.timeturk.com/iran-mulls-downgrading-ties-with-uk--28583-haberi.html

 

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Mis en ligne le 26 janvier 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org