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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

L'aide de l'Europe sert à financer l'incitation à la haine, Ben Hartman
10/02/2010


10/02/10

The Jerusalem Post
, 2 février 2010

 

Texte original anglais : 'EU aid funds PA incitement'

Traduction française : Objectif-info


Une organisation britannique de défense des intérêts des contribuables a rendu publics lundi à Jérusalem deux rapports qui analysent le rôle de l'aide européenne dans la diffusion de l'idéologie anti-israélienne et antisémite dans les écoles et les médias de l'Autorité palestinienne.

Les rapports, intitulés "L'éducation palestinienne à la haine depuis Annapolis", et "Le financement de l'éducation à la haine", analysent ce que l'Alliance des contribuables appelle une campagne de "diabolisation d'Israël", en grande partie financée par les contribuables européens - politique qui diminue selon elle les espoirs de paix à long terme. L'Alliance des contribuables a indiqué elle a choisi de traiter la question de l'incitation à la haine contre Israël dans les territoires palestiniens, parce qu'elle pense qu'il faut se livrer à un examen plus minutieux des programmes d'aide à l'Autorité palestinienne, pour que l'argent des contribuables britanniques et européens ne finance plus des programmes qui nuisent au processus de paix et aux intérêts nationaux des Anglais et des citoyens de l'Union européenne.

Le directeur de recherches de l'Alliance des contribuables, Matthew Sinclair, a déclaré, au cours d'une conférence de presse à Jérusalem - à laquelle assistait le ministre adjoint des affaires étrangères, Danny Ayalon -, que, dans la société palestinienne, "nous observons une population où les jeunes de moins de 15 ans constituent 42 pour cent du total. Nous avons une énorme population jeune, dont la vision du monde va peser sur la situation globale pour longtemps.

"La paix habite les coeurs et les esprits des gens, et il est vital que les bonnes attitudes soient encouragées dans le peuple et que des conditions favorables à la paix soient créées."

"Il est rare de voir [l'aide étrangère] être aussi contraire aux intérêts des contribuables britanniques, comme c'est le cas ici."

Selon l'Alliance des contribuables, l'aide étrangère européenne à l'Autorité palestinienne ? qui a été de 420 million d'euros et de 63.6 millions de £ pour la seule année 2007, "atteint des montants qui imposent de s'assurer que l'Autorité palestinienne ne fait pas un mauvais usage de son budget".

Ayalon a décrit les problèmes qu'engendrent la haine et l'incitation à la haine d'Israël dans les territoires palestiniens, du point de vue de la coexistence entre les deux peuples. Pour lui, la paix restera impossible "aussi longtemps qu'Israël ne sera pas accepté comme étant une partie prenante légitime et naturelle du Moyen-Orient".

Il a raconté une anecdote sur une discussion qu'il a eue avec un Anglais à l'École des sciences économiques de Londres, à qui il demandait : "Pouvez-vous m'indiquer le nom d'un chef d'état de la Palestine, d'un roi, d'un Président ?".

"Bien sûr, il ne le pouvait pas parce que la Palestine n'a jamais existé", poursuivit-il.

 

"Il n'y a jamais eu d'Etat palestinien". Quand nous sommes arrivés ici, nous n'avons trouvé aucune autre nation. Nous n'allons pas discuter d'histoire avec l'Autorité palestinienne.

Ashley Perry, le conseiller pour les médias au Bureau du ministre adjoint des Affaires étrangères, a déclaré au Jerusalem Post qu'une grande partie de la lutte contre l'incitation à la haine devrait se reporter du Hamas vers le Fatah. Selon lui, l'image du parti conduit par Mahmoud Abbas étant celle d'un parti "modéré", a permis au Fatah d'éluder toute responsabilité dans la lutte contre l'incitation à la haine et l'endoctrinement anti-israélien présents dans les écoles et les émissions des médias.

"Quand on parle de Abbas, on en fait un modéré et un bon dirigeant, alors que l'on dit exactement le contraire du Hamas. Il est temps que les actes du Fatah soient en conformité avec la perception que l'on en a."

Perry a invité le Fatah à satisfaire aux exigences que l'on formule à l'égard du Hamas.

"Pour que [le processus] de paix aille de l'avant, [le Fatah] doit cesser de d'appeler à la fin d'Israël ; il doit mettre un terme à l'endoctrinement et cesser de donner à des camps de vacances des noms de meurtriers."


Ben Hartman

 

© The Jerusalem Post

 

Mis en ligne le 10 février 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org