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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 17 février 2010
17/02/2010


REGIONAL

Dupliqués / Yonathan Haleli, Eli Lévy, Amihaï Eteli, Ilan Metzik et Nativ Nahmani – Maariv

Sept Israéliens se sont réveillés hier matin et ont découvert qu'ils sont des « agents du Mossad » recherchés dans le monde entier. Il s'agit, bien sûr, de citoyens innocents qui n'ont pas le moindre rapport avec l'élimination de Mahmoud Mabhuh, le haut responsable du Hamas tué à Dubaï. Mais derrière les onze suspects dont la police de Dubaï a publié les photos se cachent de véritables personnes à qui on a volé l'identité et dont on a utilisé les noms.

L'adjoint au procureur général de Dubaï, Issam Issa Humaidan, a fait savoir hier qu'un mandat d'arrêt international a été lancé contre « tous les assassins de Mabhuh ». Les onze suspects étaient porteurs de passeports européens, un français, trois irlandais, six britanniques et un allemand. A présent, les véritables personnes qui portent les noms utilisés par les suspects auront du mal à voyager dans le monde sans éveiller les soupçons au passage des frontières.

Entre temps, le ministère irlandais des Affaires étrangères et le gouvernement britannique ont dit n'être nullement impliqués dans l'élimination de Mabhuh et ce malgré le fait que les suspects étaient porteurs de passeports de ces deux pays. « Nous n'identifions aucune des personnes impliquées dans nos fichiers, les passeports des trois suspects étaient faux et leurs numéros ne comportaient pas le bon nombre de chiffres », a fait savoir le ministère irlandais des Affaires étrangères dans son communiqué.


Damas : Un haut responsable du Hamas a été arrêté pour avoir collaboré à l'élimination de Mabhuh / Amit Cohen – Maariv

Une « taupe » infiltrée au sein du Hamas a-t-elle permis l'élimination de Mahmud Mabhuh ? Les services de sécurité syriens ont arrêté un haut responsable de la branche militaire de l'organisation soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat à Dubaï.

Des responsables des services de sécurité palestiniens ont fait savoir que le haut responsable en question est Nahru Massud, un des personnages-clés des filières de trafic d'armes du Hamas. Il accompagnait Mabhuh lors de ses déplacements à Dubaï.

Un haut responsable du Hamas a démenti l'arrestation de Massud qui, selon lui, est libre de ses mouvements.

Le gouvernement jordanien a confirmé hier avoir extradé, il y a quelques jours, deux Palestiniens vers Dubaï. Selon le commandant de la police de Dubaï, l'un des deux hommes a avoué avoir fourni une aide logistique au groupe responsable de l'assassinat.


Hassan Nasrallah : Si Israël bombarde Beyrouth nous attaquerons l'aéroport Ben-Gurion / Barak Ravid, Amos Harel et Avi Issacharof – Haaretz

Le président iranien, Mahmud Ahmedinejad, a affirmé hier qu'Israël prévoit de déclencher prochainement une guerre. « Selon les informations dont nous disposons, Israël prévoit de déclencher une guerre au printemps ou à l'été prochain. La résistance et les pays de la région anéantiront ce régime imposteur s'il lance une quelconque opération », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'est joint hier aux menaces, déclarant que, lors du prochain affrontement, le Hezbollah bombardera des sites semblables à ceux que Tsahal attaquera au Liban.

De hauts responsables militaires israéliens font le lien entre ces deux déclarations. Selon eux, l'Iran fait croire intentionnellement à ses alliés qu'Israël s'apprête à les attaquer au cours des prochains mois. « Les Iraniens savent qu'aussi bien Israël que la Syrie ou le Hezbollah n'ont pas intérêt aujourd'hui à ce qu'un conflit se déclenche à la frontière nord. Ils cherchent cependant à attiser la tension dans le nord, alors que l'on se dirige vers des sanctions internationales contre eux, pour créer un nouvel équilibre de la terreur face à l'Occident mais aussi pour détourner l'attention du programme nucléaire en la focalisant sur des problèmes plus urgents tels qu'un affrontement entre Israël et le Hezbollah ».

« Nous ne prévoyons aucune guerre », a déclaré hier le Premier ministre, [Binyamin] Netanyahu au terme de sa rencontre avec le Premier ministre russe, Vladimir Poutine. « Ce sont les Iraniens qui ont tout d'abord parlé d'une guerre avec la Syrie et maintenant de ça. Cela vient d'eux et fait partie de leurs manœuvres ». M. Netanyahu a ajouté : « Je ne serais pas étonné si on me disait que cette attitude de l'Iran est le résultat de l'intensification des débats concernant des sanctions à leur égard au Conseil de sécurité des Nations Unies ».

Le Premier ministre Netanyahu s'est entretenu hier pendant deux heures avec Vladimir Poutine, dont une heure et demie en tête à tête. Cette rencontre a été essentiellement consacrée à l'Iran. M. Netanyahu a évoqué la vente de missiles anti-aériens S-300 à l'Iran, ainsi que la vente d'armes russes à la Syrie. « Ce que j'ai dit hier après ma rencontre avec le président Medvedev est valable aussi après mon entretien avec le Premier ministre Poutine. M. Poutine m'a indiqué que la Russie ne rompra pas l'équilibre au Proche-Orient et que l'intérêt de la Russie est de préserver le calme dans la région », a déclaré M. Netanyahu.

Le Premier ministre a insisté auprès de Vladimir Poutine sur la nécessité d'imposer des sanctions sévères à l'Iran, portant notamment sur l'exportation de pétrole et l'importation de produits pétroliers raffinés. Il a mis en garde contre une course à l'armement nucléaire qui transformerait le Moyen-Orient en « poudrière nucléaire ». « La Russie comprend bien le problème que pose l'armement de l'Iran. Il y a un certain rapprochement entre les points de vue israélien et russe à ce sujet », a-t-il déclaré.

Le dossier iranien a également été évoqué lundi soir lors d'une rencontre impromptue entre Binyamin Netanyahu et le Premier ministre grec, George Papandréou. En effet, M. Netanyahu et son épouse étaient allés dîner au café Pouchkine, lorsqu'ils ont rencontré M. Papandréou à une table voisine.

Après avoir parlé de sujets économiques et de la crise que connait la Grèce, M. Papandréou a abordé le dossier iranien. M. Netanyahu a dit à son homologue grec que si l'Iran obtient l'arme nucléaire, cela risque de pousser la Turquie voisine à tenter elle aussi de l'obtenir. « L'obtention de l'arme nucléaire par l'Iran fera que la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Egypte s'armeront également, et cela aura des répercussions dans le monde entier. Il faut que nous nous mobilisions ensemble pour stopper cela », a-t-il déclaré.


ISRAËL - PALESTINE

Le médiateur reviendra la semaine prochaine / Alex Fishman – Yediot Aharonot

Les négociations sur la libération de Guilad Shalit pourraient reprendre la semaine prochaine, après une interruption de deux mois.

Selon Amnon Abramovitz, de la deuxième chaîne, le médiateur allemand dans le dossier Shalit devrait revenir prochainement dans la région et reprendra sa navette entre le ministère de la Défense à Tel-Aviv et la direction du Hamas à Damas, bien que les deux camps n'aient rien de nouveau à offrir.

La proposition faite par Israël au Hamas en décembre est toujours d'actualité. Le Hamas n'a pas donné de réponse formelle à cette proposition, mais des responsables de l'organisation ont déclaré que la position israélienne est, de leur point de vue, inacceptable, et ont accusé le Premier ministre, [Binyamin] Netanyahu, d'être revenu sur ses engagements précédents. Israël, de son côté, a fait savoir qu'il ne modifierait pas d'un iota sa dernière offre. Le Premier ministre, [Binyamin] Netanyahu, l'a lui-même affirmé à deux reprises cette semaine, y compris au cours de sa visite à Moscou.


Danny Ayalon à propos des liens entre les députés arabes et l'Autorité palestinienne : « C'est comme si des membres du Congrès donnaient des conseils aux talibans » / Natacha Mozgovaya et Yehonathan Lis – Haaretz

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, continue à provoquer des remous. Ayalon, qui participait à la conférence des présidents d'organisations juives américaines, s'en est pris, cette fois-ci, aux députés arabes : « Ils ne peuvent pas ne pas approcher le problème par les deux extrémités. Ils appellent à la fois à la fin d'Israël en tant qu'Etat juif et à la création d'un Etat palestinien. Certains députés arabes ont été conseillers de Yasser Arafat et ils conseillent aujourd'hui Abou Mazen. C'est comme si des membres du Congrès américain donnaient des conseils aux talibans ».

M. Ayalon s'en est aussi pris au lobby pro-israélien de gauche, J Street, dont une délégation visite ces jours-ci Israël, la Jordanie et les territoires palestiniens : « Ce qui me dérange, c'est qu'ils n'affichent pas ce qu'ils sont réellement. Ils ne devraient pas se dire ‘pro-israéliens' ».

Le député Nahman Shaï, du parti Kadima, s'est plaint hier du déclin d'Israël sur la scène internationale, à cause des déclarations du vice-ministre des Affaires étrangères : « Ayalon et ses camarades d'Israel Beteinou déclenchent systématiquement des incendies, en Israël et à l'étranger. Il faudra de nombreuses années pour ramener la gestion de nos affaires extérieures et intérieures à la normale ».


La France en Israël

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Mis en ligne le 17 février 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org