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Israël (Société - mentalités)
Antisionisme
Antisionisme juif et/ou israélien

La pathologie de l'antisémitisme juif, Steven Plaut
18/02/2010

 

18/02/10

FrontPage Magazine, 16 février 2010

Texte anglais original : "The Pathology of Jewish Anti-Semitism".

Traduction française : Albert Soued http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com [revue et corrigée par M. Macina]


Antisémitisme Juif ? Cela semble être une contradiction dans les termes, un oxymore ou une blague à la Jackie Mason [1]. Si seulement c'était le cas…

L'antisémitisme juif nous entoure et fait partie de l'air politique que nous respirons ; c'est une épidémie que nous subissons au 21ème siècle et qui se répand comme la peste.

Parmi les extrémistes doctrinaires les plus malveillants et les plus venimeux, les Juifs antisémites sont à l'avant-garde de toute campagne calomnieuse contre Israël et de toute tentative pour intimider les Juifs d'Amérique et d'Occident, et les culpabiliser pour qu'ils soutiennent ceux qui, au Moyen-Orient, ne cherchent qu'à les exterminer.

Aujourd'hui, les Juifs sont à la tête des campagnes de boycott et de désinvestissement en Israël, ainsi que des groupes de "solidarité avec les terroristes". Ils font des pèlerinages dans les camps du Hamas et du Hezbollah, acclamant les terroristes et leurs atrocités. Ils ont initié les campagnes diffamatoires décrivant Israël comme un pays d'apartheid et le stigmatisant comme l'équivalent moral de l'Allemagne nazie

Les campus occidentaux croulent sous le nombre de Juifs antisémites et certains même dirigent des maisons Hillel [2]. D'autres sont des enseignants en poste. Un juge antisémite [Richard Goldstone] a dirigé une Commission de l'Onu qui a fait passer Israël pour un pays démoniaque. Un député juif du Parlement anglais, Gerald Kaufman, a comparé les terroristes du Hamas aux combattants du ghetto de Varsovie et a dénoncé Israël comme une entité nazie. Et ceci n'est pas seulement une spécificité américaine; vous trouvez un nombre important et choquant de Juifs antisémites parmi les Israéliens et les ex-Israéliens

Beaucoup de Juifs ne pensent pas que ces gens aient "la haine de soi", car ces mots sont trompeurs et, en effet, ces gens-là ne se haïssent pas, mais sont viscéralement narcissiques. En fait, ils haïssent "les autres Juifs" et leur souhaitent du mal. Et ce n'est pas que ces Juifs antisémites cherchent simplement à s'assimiler au milieu ambiant, ou ne s'intéressent pas à leur héritage juif, ou sont indifférents à l'histoire de leur peuple et, par conséquent s'excluent du destin d'Israël. Bien au contraire, les Juifs antisémites sont intensément concernés par leurs racines et ils en font un usage habile. Leur judéité leur sert d'alibi pour développer leurs thèses traîtresses. Dans des cas limites, ils coopèrent même avec des néo-nazis, des terroristes islamistes et des négationnistes.

 

L'antisémitisme juif était autrefois considéré comme une excentricité. On en parlait avec précaution dans un film émouvant de 1947, "Gentlemen Agreement", mais la Communauté juive organisée l'a longtemps considéré comme un désordre psychique marginal. Les sionistes contemporains espéraient qu'avec la création de l'Etat d'Israël, cette "névrose de la Diaspora" se dissiperait. On s'attendait à ce que, avec la disparition de l'insécurité, cette pathologie s'estompe. En d'autres termes, un Etat juif fier et puissant pouvait protéger ces Juifs de leur vulnérabilité et leur donner la force de rejeter leur propre dénigrement. Hélas, L'histoire a plus d'un tour dans son sac. Le développement d'un Israël fort et déterminé, engagé à ne plus laisser les Juifs redevenir des victimes, a permis à certains parmi les pires Juifs antisémites, nichés dans les franges radicales de la gauche, dans les universités et l'"intelligentsia", de s'épanouir sous le parapluie de Tsahal [3].

Le Professeur Shlomo Sand, communiste pur et dur de la faculté d'histoire de l'Université de Tel Aviv, est l'un des promoteurs les plus virulents de la mythologie antisémite. Il a publié l'an dernier, chez un éditeur gauchiste anti-israélien, un livre dans lequel il cherchait à prouver que les Juifs ne sont pas et n'ont jamais été un peuple. Reprenant des mythes qui circulent sur les sites web néo-nazis, tout le livre de Sand est une espèce de "Protocoles des Sages de Sion", une pseudo analyse qui prétend que tous les Juifs contemporains, ne seraient pas juifs, mais descendants des Khazars, jadis convertis au judaïsme. Selon ce professeur "érudit", les seuls vrais Juifs seraient les Palestiniens, devenus musulmans lors de l'invasion de l'islam. N'étant pas vraiment Juifs, les faux Juifs n'ont donc pas droit à la terre d'Israël… Financé par l'Université de Tel Aviv, cet homme parcourt la terre entière, pour vanter sa thèse, vendre son livre et recommander l'élimination d'Israël. Ariel Toaff, un autre professeur, aujourd'hui retraité, le dépasse en antisémitisme : il prétend avoir la preuve que les Juifs utilisent du sang non juif dans un rituel religieux, calomnie classique de l'antisémitisme ordinaire, aujourd'hui adoptée par un Juif antisémite. Le concept d'ironie n'est pas assez vaste pour englober un tel développement [4]

Il est difficile d'expliquer ce qui motive ces Juifs antisémites. Une des rares personnes à avoir un peu approfondi le sujet est Kenneth Levin, psychiatre à Harvard et journaliste occasionnel sur ce site. Il pense que l'une des raisons de cet antisémitisme, c'est le désir de certains Juifs d'être reconnus sur le plan social dans un environnement hostile aux Juifs [5]. Il le comprend aussi comme une tentative infantile de neutraliser une situation menaçante par une auto-accusation, attitude que l'on rencontre chez les jeunes enfants qui ont été violés. Enfin, il donne aussi une autre explication, en considérant ce phénomène comme le cousin germain, en quelque sorte, du fameux "syndrome de Stockholm", dont la caractéristique est que les victimes adoptent le point de vue et les arguments de l'agresseur [6].

Aujourd'hui, l'antisémitisme est le dénominateur commun à la gauche radicale et à la droite néo-nazie aux Etats-Unis et en Europe. Les Juifs antisémites fleurissent dans les zones d'ombre aux limites du paysage politique. Dans l'ultra-gauche américaine, beaucoup sont des journalistes du magazine extrémiste du Web “Counterpunch”, publié par les ex-Britanniques, Alexander et Andrew Cockburn, dignes fils de leur père stalinien, Claude Cockburn, ennemi juré de George Orwell. Counterpunch  est ouvertement antisémite, et appelle à l'élimination d'Israël. Il soutient les délires conspirationnistes, comme la théorie aberrante selon laquelle "des Juifs seraient derrière les attentats du 11-Septembre", et publie de plus en plus d'articles de négateurs de l'Holocauste. Certains de ses journalistes sont de mèche avec des organisations et des sites Internet néo-nazis. Tout Juif lettré antisémite écrit dans ce site Web [7].

Cet antisémitisme psychotique juif n'a son équivalent dans aucune nation, ce qui fait de lui un cas d'école pathologique. Non seulement il illustre l'absence de normalité dans le judaïsme du 21ème siècle, mais il met en danger la survie de l'Etat d'Israël et des Communautés juives dans le monde. Le grand développement de son activité appose le sceau pervers de l'approbation sur les projets génocidaires de tout groupe terroriste aspirant à la gloire et à la célébrité de ceux qui assassinent des Juifs.


Steven Plaut


© FrontPage Magazine

 
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Notes du traducteur

[J'ai amplement corrigé la note 7, visiblement traduite de l'anglais.]


[1] Chansonnier réputé, voir son Blog : http://www.jackiemason.com/

[2] Clubs culturels et philanthropiques juifs

[3] Forces armées de Défense d'Israël

[4] voir www.isracampus.org.il

[5] Cette attitude est consciente dans la plupart des cas.

[6] Ici, l'environnement hostile aux Juifs.

[7] Dans les pages de Counterpunch, les Juifs antisémites glorifient le djihad et approuvent le terrorisme. Il est presque impossible d'y trouver des auteurs juifs qui ne fassent pas de comparaison entre Israël et l'Allemagne nazie. Par exemple, Jennifer Loewenstein de l'Université de Wisconsin, a publié un texte intitulé "L'Holocauste de Gaza", dans lequel elle écrit: "Israël et son maître américain résident depuis longtemps au plus bas de l'enfer, trahissant le nom d'humanité". Elle ajoute qu'Israël traite les Palestiniens de sous-hommes, employant le mot “Untermenschen” qui n'aurait pas déparé dans le journal nazi Der Sturmer des années 30, elle ajoute: "Les nouveaux maîtres juifs et leurs alliés aux Etats-Unis… n'ont pas l'intention de faire la paix avec les formes inférieures qui vivent en leur sein". Pour Loewenstein, dans sa vision de la réalité, si Israël pratique le terrorisme d'état, c'est qu'il a entraîné le gouvernement américain dans une "cabale" par laquelle il dicte la politique à suivre. Une remise en course des vieux poncifs et stéréotypes du Juif qui manigance.

Autre antisémite qui sévit à Counterpunch : Richard Falk, professeur retraité de Princeton, connu pour avoir été membre de la Commission de l'Onu qui a condamné Israël pour "crimes de guerre et génocide", bien avant d'avoir commencé à enquêter sur les opérations d'Israël à Gaza. Falk n'est pas seulement l'un des pires promoteurs de la guerre universitaire contre les Juifs, il est aussi le principal agent américain dans l'inversion orwellienne de la réalité, dans laquelle Israël est l'agresseur terroriste, alors que les agresseurs arabes sont d'innocentes victimes et des progressistes amoureux de la paix. Pour lui, Israël est un pays de type nazi, qui cherche à tuer, alors que les islamo-fascistes du Hamas et ceux qui les soutiennent sont simplement des résistants qui protestent contre l'inégalité sociale au sein d'Israël. Pour lui, l'agression terroriste contre les Juifs est une "poursuite de la paix", alors que l'autodéfense d'Israël est "un génocide". En 2007, Falk a publié "La marche vers un holocauste palestinien", où il prétend qu'"il n'est pas exagéré de mettre sur le même pied le traitement subi par les Palestiniens et l'extermination des Juifs par les nazis". Il écrit: "Les développements récents à Gaza sont  très inquiétants car ils expriment, d'une manière éclatante, l'intention délibérée d'Israël et de ses alliés de dominer toute une communauté, dans les conditions les plus cruelles, mettant sa vie en danger de mort. Si ce type de comportement est comparé à un holocauste en préparation, c'est qu'il s'agit d'un appel désespéré pour attirer l'attention des gouvernements du monde et de l'opinion publique internationale afin qu'elle agisse d'urgence et empêche ces tendances génocidaires de se transformer en une tragédie collective".

Autre individu qui contribue au site Counterpunch : Gilad Atzmon, ex-Israélien, joueur de saxophone, qui vit en Angleterre et est étroitement lié à des groupes néo-nazis en Europe. Actif dans des organisations pro-terroristes, Atzmon est si ouvertement antisémite, que même certains groupes anti-israéliens refusent d'avoir des liens avec lui. L'écrivain anglais connu, Oliver Kamm, l'a dénoncé comme un négationniste de l'Holocauste. Atzmon a appelé à la destruction d'Israël et à l'incendie des synagogues. Il dirige en Italie une petite clique de néo-nazis dont il est le gourou. Il a fréquemment répété que les "Protocoles des Sages de Sion" étaient un document historique témoignant des crimes du peuple juif.

Paul Eisen, autre juif extrémiste anti-Israël au Royaume Uni, nie, lui aussi, ouvertement l'Holocauste. Il a diffusé un essai intitulé "Les guerres de l'Holocauste", dans lequel il soutient les négationnistes et affirme, entre autres, que les chambres à gaz d'Auschwitz n'ont pas pu fonctionner comme on le dit. Ses sources sont David Irving et le fanatique néo-nazi, Ernst Zundel, chassé du Canada, et aujourd'hui en prison en Allemagne.

De nombreux antisémites juifs se sont lancés dans l'aventure de nier l'Holocauste, au sein d'un étrange forum appelé "Alef", créé sous les auspices de l'Université de Haifa, dans lequel on débat sans fin sur le point de savoir si Hitler était vraiment coupable de quoi que ce soit, avec la conclusion qu'il ne l'était pas. Shraga Elam, un ex-Israélien résidant en Suisse et membre de ce forum "Alef" a publié une lettre de flatterie dans laquelle il qualifie le négationniste David Irving de "brillant chercheur".

Israel Shamir est le plus venimeux négateur de l'Holocauste, Juif de naissance, il a émigré d'Union soviétique en Israël, puis est parti en Suède, changeant son nom en Adam Ermash, et s'est converti au christianisme. Vulgaire "bouffeur" de juifs, il suit de près toutes les conférences où l'on nie l'Holocauste pour apporter sa contribution. Dans une interview avec l'islamiste Mohammed Omar, en août 2009, il lança son venin : « Je pense qu'il est du devoir de tout musulman et de tout chrétien de nier l'Holocauste, de rejeter cette croyance, tout comme Abraham et Moïse ont rejeté l'idolâtrie. Toute personne qui a foi en Dieu devrait nier l'Holocauste. Je pense qu'il est plus sérieux que les gens dénigrent Dieu, non ? »

En Israël l'un des Juifs le plus ouvertement antisémite est le Professeur Israel Shahak qui a enseigné la chimie pendant des décennies à l'Université Hébraïque. Il s'est entêté à affirmer que le judaïsme prônait l'adoration de Satan et qu'il fallait se liguer contre les non-Juifs pour les tuer. Il y a peu, il parlait de "l'usage de sang non juif à des fins rituelles". Il prétendait que le Talmud était rempli d'appels au meurtre de non-Juifs, traités de sous-hommes. Il a coopéré avec les néo-nazis partout dans le monde. Bien entendu, il voulait qu'Israël fût rapidement détruit et il a été un des premiers à coopérer avec les terroristes palestiniens, bien avant le processus de paix d'Oslo. Beaucoup d'autres l'ont imité depuis. L'écrivain anglais, Paul Bogdanor, note dans une analyse de Shahak : « Selon Shahak, les Juifs ne pensent qu'à faire de l'argent au bénéfice de l'Etat juif […] selon Shahak, les Juifs complotent pour dominer le monde, par le biais d'un empire qui s'étendra du Maroc, à l'ouest, jusqu'en Chine, à l'est… Ils facilitent la dissémination du vice pour asservir les masses par la drogue qui les rendra apathiques… »

Sans oublier Noam Chomsky, anti-américain extrémiste notoire, professeur de linguistique au MIT. Fils d'un enseignant du College Gratz de Philadelphie, Chomsky déteste Israël presque autant qu'il hait l'Amérique. Il considère les deux pays comme pires que l'Allemagne nazie. Il a fait campagne au profit du négationniste français Robert Faurisson et d'autres néo-nazis européens. Sous prétexte de liberté de parole, il approuve des propos nazis, se fait publier par des éditeurs nazis, et collabore à un journal néo-nazi qui fait la promotion de ses livres en même temps que celle de la pensée de Joseph Goebbels. C'est le phénomène Chomsky…

Norman Finkelstein moins ouvertement antisémite, ne l'est que de façon marginale. Professeur à l'Université DePaul, il a été licencié il y a 3 ans et est resté sans emploi. Sa carrière s'est édifiée sur des mensonges et de la fraude. Il a pris le parti de la terreur islamo-fasciste contre sa patrie. Son site personnel est un cloaque de quolibets infantiles et antisémites. Il prétend que les sionistes ont exagéré les dimensions de la Shoah pour soutirer de l'argent à l'Allemagne. Il s'est rendu en pèlerinage auprès du Hezbollah. Son livre, « L'industrie de l'Holocauste », est devenu un classique à l'usage des négationnistes et des néo-nazis. Il a qualifié David Irving de grand historien fiable… Pseudo universitaire, tricheur, considéré comme un cinglé par les historiens sérieux, il est pourtant célébré par tous les antisémites, comme Neve Gordon un extrémiste qui enseigne les sciences politiques à l'Université Ben Gourion et qui a voué toute sa carrière à célébrer Finkelstein et ses "idées". Quand il ne dénonce pas Israël comme un pays fasciste terroriste pratiquant l'apartheid, qui doit être détruit, Gordon compare son héros Finkelstein aux prophètes de la Bible…


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[Article aimablement signalé par Matsada-infos.]

 

Mis en ligne le 18 février 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org