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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 19 février 2010
19/02/2010


DIPLOMATIE

Interpol déclare : Les membres de la cellule de Dubaï sont recherchés / Avi Issacharof, Dana Herman, Barak Ravid, Liel Kyzer et Fadi Eyadat – Haaretz


L'élimination du haut responsable du Hamas, Mahmud al-Mabhuh, le 19 janvier dernier à Dubaï, continue à faire des vagues. L'organisation internationale de police, Interpol, a publié hier une « note rouge », c'est-à-dire un appel à venir en aide à la police de Dubaï dans ses efforts pour arrêter les membres du groupe responsable de l'élimination. Il ne s'agit toutefois pas d'un mandat d'arrêt international. Les portraits des onze suspects ont été publiés sur le site Internet de l'organisation.

Hier, les autorités de Dubaï ont haussé le ton dans cette affaire et ont explicitement accusé Israël d'avoir tué Mabhuh. Selon le commandant de la police de Dubaï, Dahi Khalfan, « notre enquête a révélé que le Mossad est impliqué dans le meurtre de Mabhuh. Je suis sûr à 99 %, si ce n'est à 100 %, que le Mossad se cache derrière le meurtre ». Il a ajouté que s'il s'avère que le Mossad est effectivement responsable de l'assassinat, il demandera à Interpol d'émettre un mandat d'arrêt contre le directeur du Mossad, Meir Dagan. Il a aussi affirmé que de nombreux détails n'ont pas encore été révélés et a promis de nouvelles révélations surprenantes dans les prochains jours.

Haaretz a appris que les deux Palestiniens qui ont été arrêtés et sont soupçonnés d'être impliqués dans l'élimination de Mabhuh sont Anwar Shaheiber et Ahmed Hassanin, tous les deux originaires de la bande de Gaza. Les deux hommes, qui étaient membres des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne à Gaza, ont fui vers la Cisjordanie lors de la prise de pouvoir du Hamas en juin 2007 afin de partir pour Dubaï. Selon le journal al-Khayat, ils y travaillaient pour une société d'immobilier appartenant à un haut responsable du Fatah.

En attendant, le ministère des Affaires étrangères continue à faire face aux accusations portées contre Israël. Au lendemain de la convocation des ambassadeurs à Londres et à Dublin pour éclaircissements, à Jérusalem on estime qu'il n'y aura de crise diplomatique grave avec aucun des pays dont les passeports ont été falsifiés. « A ce stade, il n'y a aucune preuve qui lie Israël à cette affaire et, si cela reste le cas, cette affaire se dissipera rapidement », estimait hier un haut responsable israélien. Malgré cela, d'autres entretiens devraient avoir lieu dans les prochains jours entre les diplomates et les agents des renseignements israéliens et leurs homologues britanniques.

Hier, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a déclaré que l'utilisation malveillante de passeports britanniques est « scandaleuse » et qu'il attend des éclaircissements de la part du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Les deux hommes devraient se rencontrer lundi prochain à Bruxelles et s'entretenir du sujet. Le Premier ministre, Gordon Brown, a déclaré qu'il est préférable d'enquêter sur cette affaire avant de tirer des conclusions.

L'ambassadeur d'Israël à Londres, Ron Prosor, a eu hier un entretien de vingt minutes avec le secrétaire général du ministère britannique des Affaires étrangères, Sir Peter Ricketts. Selon des diplomates israéliens, l'entretien s'est déroulé dans une atmosphère professionnelle et sereine. M. Ricketts a exprimé sa préoccupation face à cette affaire et au vol d'identité dont auraient été victimes des citoyens britanniques.

Le haut fonctionnaire britannique a souligné que la Grande-Bretagne s'attend à recevoir toutes les informations qu'Israël détiendrait à ce sujet et souhaite savoir si Israël est impliqué dans cette affaire. L'ambassadeur a répondu qu'il transmettrait cette requête au ministère des Affaires étrangères et au bureau du Premier ministre à Jérusalem.

Un entretien semblable s'est déroulé entre le secrétaire général du ministère irlandais des Affaires étrangères, David Cooney, et l'ambassadeur d'Israël à Dublin, Zion Evroni.

Le gouvernement allemand a, lui aussi, adressé à Israël, par l'intermédiaire de l'ambassadeur à Berlin, une requête officielle lui demandant de fournir toute les informations dont il disposerait quant aux responsables de la contrefaçon. Des responsables du ministère français des Affaires étrangères ont, eux aussi, adressé une requête semblable à l'ambassade d'Israël à Paris.


L'agence de l'énergie atomique admet : L'Iran essaie de fabriquer une tête nucléaire / Yossi Melman – Haaretz

L'agence internationale à l'énergie atomique (AIEA) s'inquiète des informations qui lui sont parvenues et qui montrent que l'Iran poursuit le développement d'une bombe nucléaire et effectue une série de démarches qui indiquent sa volonté de parvenir à monter une ogive nucléaire sur un missile.

Ces affirmations figurent dans le nouveau rapport périodique de l'AIEA, qui a été remis au Conseil des gouverneurs de l'agence, qui se réunira le mois prochain. Certains des éléments ont déjà été publiés dans de précédents rapports, mais c'est la première fois qu'ils sont mis en avant et interprétés de manière aussi claire.

Les rapports précédents avaient été rédigés à l'époque où le directeur général de l'AIEA était l'Egyptien Mohammed el-Baradei. Celui-ci avait été accusé par Israël, les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux d'occulter des informations dans ses rapports, ou de les formuler de manière équivoque, pour éviter toute affirmation explicite. Le nouveau rapport semble traduire le changement à la tête de l'agence depuis la nomination du diplomate japonais, Yukiya Amano, au poste de directeur général.


ISRAËL - PALESTINE

Après un an de paralysie, Abou Mazen a accepté de reprendre les négociations avec Israël la semaine prochaine / Barak Ravid – Haaretz

Les négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne reprendront la semaine prochaine, après une période de paralysie de plus d'un an. Selon un haut responsable israélien, le ministre autrichien des Affaires étrangères, qui était cette semaine en Israël et dans les territoires palestiniens, a informé de hauts responsables israéliens que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), a confirmé qu'il donnerait au gouvernement américain son accord pour la reprise des pourparlers.

Selon ce haut responsable, Abou Mazen a dit au ministre autrichien que les négociations, qui seront indirectes et se feront par le biais des Américains, reprendront la semaine prochaine. Hier, Abou Mazen a rencontré l'adjoint de l'émissaire américain George Mitchell, David Hale. Ce dernier lui a fait part d'une série d'éclaircissements et de garanties américaines concernant les négociations, dont un calendrier pour les négociations et pour le passage à des pourparlers directs ainsi que des éclaircissements concernant le statut des frontières de 1967. On ignore en quoi consistent ces derniers éclaircissements.

Pour l'heure on ignore si les pourparlers se tiendront en Israël ou à Washington. Les Etats-Unis ont informé Israël du contenu des entretiens de M. Hale à Ramallah. La semaine dernière, les émissaires israéliens Yitzhak Molho et Mike Herzog étaient à Washington pour clarifier la position israélienne concernant les conditions de reprise des négociations.

Selon un haut responsable israélien, Israël souhaite que les « pourparlers de proximité » indirects soient les plus brefs possibles et que d'ici quelques semaines, deux ou trois mois tout au plus, l'on passe à des négociations directes sur les sujets essentiels que sont les frontières, les réfugiés, Jérusalem et les arrangements de sécurité.

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, se rendra la semaine prochaine à Washington, où il rencontrera son homologue, Robert Gates, et le conseiller pour la sécurité nationale, James Jones. Il sera ensuite à New York pour y rencontrer le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon.

 « Les Etats-Unis retardent l'accord » concernant Guilad Shalit / Eti Abramov – Yediot Aharonot

« Nous entendons des voix en provenance du gouvernement américain, qui suggèrent aux décideurs israéliens de ne pas mettre en œuvre l'accord qui est proposé pour la libération de Guilad ». C'est ce qu'a déclaré hier Noam Shalit, le père du soldat enlevé, Guilad Shalit, devant la conférence des présidents des grandes organisations juives américaines, qui se tient en Israël.

« Je vous conjure d'évoquer Guilad dans toutes vos conversations, partout dans le monde. Malheureusement, nous entendons des voix en provenance du gouvernement américain, qui laissent entendre leur mécontentement face à l'échange de prisonniers qui est proposé. Ces voix suggèrent aux décideurs en Israël de ne pas accepter l'accord car cela pourrait déstabiliser le pouvoir d'Abou Mazen. Cinquante-deux membres du Congrès ont même adressé au président Obama une lettre afin qu'il presse Israël d'ouvrir les frontières au passage de personnes et de marchandises vers la bande de Gaza sans rappeler le fait que mon fils est prisonnier dans la bande de Gaza et que c'est pour cela que les frontières sont fermées », a dit Noam Shalit.


La France en Israël

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Mis en ligne le 19 février 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org