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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 24 février 2010
24/02/2010


ISRAEL - PALESTINE

La guerre du patrimoine / Amit Cohen et Maya Bengal – Maariv

La décision de Binyamin Netanyahu d'accéder aux demandes de la droite en inscrivant le caveau des Patriarches et le tombeau de Rachel sur la liste des sites du patrimoine juif à protéger risque de provoquer une explosion. « Cette décision pourrait déclencher une guerre de religions », a mis en garde Abou Mazen. En réponse à ces propos, M. Netanyahu a déclaré hier : « Il s'agit là d'une campagne mensongère et hypocrite ».

La décision du gouvernement israélien crée des remous et suscite la colère de l'opinion palestinienne. Une grève générale a été décrétée hier à Hébron pour la deuxième journée consécutive. Magasins, ministères, écoles et universités ont fermé leurs portes pour protester contre cette décision. Comme à l'accoutumée, cette grève a donné lieu à des incidents violents entre Tsahal et les Palestiniens, qui rappelaient les scènes de l'Intifada qu'on semblait avoir oubliées.

En plus de l'escalade sur le terrain, cette décision a également entraîné une surenchère verbale de la part de l'Autorité palestinienne. « C'est une grave provocation qui risque de mener à une guerre de religions », a mis en garde Abou Mazen lors d'une allocution devant le parlement belge. Il a vivement critiqué Binyamin Netanyahu, soulignant que cette décision a été prise alors même que le président Obama a demandé à Israël de prendre des mesures pour rétablir la confiance vis-à-vis de l'Autorité palestinienne. Les Palestiniens appellent le caveau des Patriarches Haram el-Ibrahimi, la mosquée d'Abraham, et le tombeau de Rachel la mosquée de Bilal.

Malgré les divergences entre Fatah et Hamas, hier, les Palestiniens semblaient unis sur la question des sites juifs. « Cela s'inscrit dans la vieille tradition politique sioniste qui vise à annexer et à judaïser les territoires palestiniens », a déclaré Ismaïl Haniyeh. « Ils modifient l'histoire et la volent ». Haniyeh est allé jusqu'à appeler les habitants de Cisjordanie à lancer une nouvelle Intifada.

Le cabinet du Premier ministre s'est empressé, quant à lui, de rejeter les accusations d'Abou Mazen. « Il s'agit d'une campagne mensongère et hypocrite », a indiqué Nir Hefetz, le directeur national de la communication au bureau du Premier ministre. « L'Etat d'Israël garantit la liberté de culte de toutes les religions, sur tous les lieux saints, et applique ce principe dans les faits. Le tombeau de Rachel et le caveau des Patriarches sont les lieux où ont été enterrés, il y a 3 500 ans des ancêtres du peuple juif, Abraham, Isaac et Jacob, ainsi que les mères de notre nation : Sarah, Rebecca, Léa et Rachel. Ce sont des sites qui méritent parfaitement d'être conservés et restaurés ».


Le fils du chef du Hamas en Cisjordanie a été pendant dix ans l'agent le plus important du Shabak dans les territoires / Avi Issacharof – Haaretz

Le fils d'un des hauts responsables du Hamas, lui-même membre de l'organisation, a été, pendant dix ans, l'agent numéro un du Shabak au sein de la direction du Hamas. Massab Hassan Yussef, 32 ans, est le fils aîné du cheikh Hassan Yussef, un des fondateurs du Hamas et qui est considéré comme le chef de l'organisation en Cisjordanie. Durant ces années, Massab Yussef a permis de déjouer plusieurs dizaines d'attentats-suicide, de démasquer des cellules de terroristes et d'empêcher des attentats contre de hauts responsables israéliens. Il y a dix ans environ, Massab s'est converti au christianisme et s'est installé aux Etats-Unis. Son histoire sera révélée dans le supplément magazine du Haaretz de ce week-end et dans un livre, « Son of Hamas » [Fils du Hamas], à paraître aux Etats-Unis.


REGIONAL

Dans une atmosphère combative : Ahmedinejad, Nasrallah et Mashal se rencontreront à Damas /Avi Issacharof, Amos Harel et Ofer Aderet – Haaretz

Le journal saoudien, Okaz, a révélé hier que le président iranien, Mahmoud Ahmedinejad, effectuera prochainement une visite à Damas, durant laquelle, outre le président Bachar Assad, il rencontrera aussi le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mashal. Selon le journal, le président iranien devrait assurer les deux hommes de son soutien.

L'hebdomadaire allemand, Der Spiegel, affirmait hier sur son site Internet que l'Union européenne prépare des sanctions très dures contre le régime iranien, en réaction à la poursuite de l'enrichissement d'uranium par Téhéran. Le journal a révélé un document qui a été remis cette semaine aux ministres des Affaires étrangères de l'UE et qui propose un plan d'action qui viserait de manière globale l'économie iranienne et, plus particulièrement, les secteurs de l'énergie et de la finance. Parmi les propositions : des mesures contre la livraison de produits pétroliers raffinés à l'Iran ; des restrictions concernant le financement des nouveaux champs pétroliers et gaziers ; la réduction des crédits commerciaux accordés à Téhéran et des garanties accordées par les compagnies d'assurances aux entreprises qui commercent avec l'Iran et peut-être même l'exclusion du FMI de la banque nationale iranienne, ce qui l'empêcherait de traiter en devises.

Le porte-parole de la Maison Blanche a déclaré hier : « La communauté internationale perd patience face à l'Iran ».


En Chine on estime : « Yaalon et Fischer ne nous convaincront pas » / Boaz Arad et Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Une délégation dirigée par le ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon, partira aujourd'hui pour la Chine, pour une série de rencontres avec de hauts responsables chinois. A la délégation se joindra le gouverneur de la Banque d'Israël, Stanley Fischer, qui essaiera de convaincre ses homologues chinois de rompre leurs relations avec l'Iran.

En effet, le régime chinois entretient des relations économiques avec Téhéran, et Israël tentera de convaincre les hauts responsables chinois de soutenir un durcissement des sanctions prononcées contre l'Iran par le Conseil de sécurité. Stanley Fischer a été mobilisé pour l'occasion car il entretient avec Pékin de bonnes relations qui datent de l'époque où il était l'un des dirigeants du Fonds monétaire international. M. Fischer tentera de convaincre ses homologues qu'un boycott de l'Iran n'aura pas de répercussions négatives sur l'économie chinoise, qui peut trouver des marchés de remplacement.


La France en Israël

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Mis en ligne le 24 février 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org