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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 4 mars 2010
04/03/2010


ISRAELIENS - PALESTINIENS

Les Etats-Unis souhaitent lancer les pourparlers indirects dimanche, à la veille de la venue du vice-président Biden / Barak Ravid, Avi Issacharof, Yehonathan Lis et Jacky Huri – Haaretz

L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, arrivera en Israël samedi soir, dans l'espoir d'annoncer, dès dimanche matin, l'ouverture des pourparlers indirects entre Israël et l'Autorité palestinienne. Le gouvernement Obama souhaite en effet pouvoir afficher un premier succès diplomatique dans le cadre du processus de paix, lors de la venue au Proche-Orient du vice-président, Joe Biden, qui se rendra en Israël et dans les territoires palestiniens. Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont fait part hier de leur soutien à l'initiative américaine de lancer des pourparlers indirects entre Israël et l'Autorité palestinienne. Le Premier ministre [Binyamin] Netanyahu a, quant à lui, déclaré hier à la Knesset : « Il semble que les conditions soient en train de mûrir en vue d'une reprise de pourparlers de proximité… Le monde comprend que notre gouvernement aspire à négocier ».

Dimanche, George Mitchell fera le trajet entre Jérusalem et Ramallah et s'entretiendra avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), et le Premier ministre, Binyamin Netanyahu. Le gouvernement américain espère que des contacts aujourd'hui et demain permettront de « soutirer » aux Palestiniens une déclaration publique selon laquelle ils sont prêts à reprendre les pourparlers indirects.

Lundi, le vice-président américain, Joe Biden, arrivera en Israël et dans les territoires palestiniens. Le gouvernement américain souhaite que l'annonce de la reprise des pourparlers intervienne avant l'arrivée de Joe Biden dans la région, afin qu'il puisse s'en féliciter au cours de sa visite et présenter la chose comme un succès américain. George Mitchell devrait rencontrer Joe Biden lundi après-midi, peu après l'arrivée de ce dernier en Israël, pour l'informer de ses entretiens et des avancées de la médiation américaine.

Hier, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, réunis au Caire, ont fait part de leur soutien à la proposition du gouvernement américain de mettre en œuvre des pourparlers indirects entre Israël et l'Autorité palestinienne. Cette décision fait suite à de lourdes pressions qu'ont exercées les Etats-Unis, l'Egypte, la Jordanie et l'Arabie saoudite sur les Palestiniens et les autres pays arabes. Et ce alors que les Palestiniens ont essayé ces derniers jours de faire adopter une résolution beaucoup plus ferme et réservée quant à la reprise des pourparlers.

« Bien que nous ne soyons pas convaincus du sérieux des intentions israéliennes, le comité a décidé de laisser sa chance aux pourparlers indirects, dans une dernière tentative et afin de permettre aux Etats-Unis de remplir leur rôle », a annoncé le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Mussa. Il a toutefois souligné que « des pourparlers directs ne seront possibles qu'après un gel total de la construction dans les colonies ».

La déclaration des ministres arabes des Affaires étrangères n'a pas été adoptée à l'unanimité et a donné lieu à de vives protestations de la part du ministre syrien, Walid Mualem, qui a interrompu le secrétaire général pour déclarer que la décision finale concernant la tenue de pourparlers revient exclusivement à l'Autorité palestinienne.

Selon la décision prise hier par les ministres des Affaires étrangères, la première phase des pourparlers indirects sera limitée à quatre mois au terme desquels la Ligue arabe examinera les avancées obtenues et décidera s'il y a lieu de poursuivre les négociations.

Les ministres ont qualifié leur décision de « dernière tentative » de faire avancer le processus de paix par la négociation. A ce « feu vert » donné aux Palestiniens pour reprendre les pourparlers ils ont joint un avertissement implicite quant à de possibles démarches unilatérales à l'avenir. Amr Mussa a, par exemple, déclaré que si les pourparlers indirects échouent, les pays arabes demanderont une réunion d'urgence du Conseil de sécurité pour débattre du processus de paix.

Le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé la Ligue arabe à reconsidérer sa décision quant à la reprise des pourparlers diplomatiques.


Shimon Pérès : « Netanyahu est prisonnier de la droite et ne peut parvenir à la paix » / Yossi Verter – Haaretz

Le président Shimon Pérès nous préparerait-il un gouvernement d'union nationale ? Au cours de conversations privées qu'il a eues, ces dernières semaines, avec de hauts responsables politiques, le président a répété, à plusieurs reprises, que « Netanyahu ne peut faire avancer le processus de paix avec cette coalition gouvernée par la droite. Pour avancer, il devra joindre Kadima à son gouvernement et élargir sa coalition gouvernementale en y ajoutant des éléments modérés ».

Lors de ces conversations, M. Pérès s'est dit convaincu que Binyamin Netanyahu souhaite procéder à une démarche historique face aux Palestiniens. Le président reste confiant dans les intentions et les capacités du Premier ministre avec lequel il entretient d'excellentes relations.

Pour Shimon Pérès, M. Netanyahu doit faire au parti Kadima une proposition sérieuse « avec des conditions honorables ». Le président ne soutient pas les tentatives du Premier ministre de diviser Kadima pour intégrer une partie de ses députés à la coalition.


REGIONAL

Netanyahu : Je suis prêt à me rendre à Damas immédiatement et sans conditions préalables / Avi Issacharof et Jacky Huri – Haaretz

Dans une déclaration hors du commun, le bureau du Premier ministre a fait savoir hier que Binyamin Netanyahu est prêt à rencontrer les dirigeants syriens immédiatement et sans conditions préalables. Selon la réponse du bureau du Premier ministre au journal londonien en langue arabe, a-Sharq al-Awsat, M. Netanyahu serait même prêt à se rendre à Damas pour permettre la reprise des pourparlers entre les deux pays. Ces propos sont une réaction aux informations selon lesquelles la Syrie serait prête à accepter une « paix par étapes ».

« M. Netanyahu est prêt à partir immédiatement pour Damas pour y rencontrer le président syrien, Bachar Assad, à l'inviter à Jérusalem, ou à le rencontrer dans un pays tiers », a fait savoir le bureau du Premier ministre. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, s'est empressé de réagir à ces déclarations en faisant savoir que la Turquie est prête à reprendre sa médiation entre Israël et la Syrie, si les deux pays le souhaitent.


L'objectif : appliquer le modèle cubain / Eli Berdenstein – Maariv

En Israël on craint que la décision du Conseil de sécurité d' un durcissement des sanctions contre l'Iran ne soit repoussée, et, au ministère des Affaires étrangères, on prépare déjà une proposition de remplacement sur la base des sanctions imposées par les Etats-Unis à Cuba. Il s'agirait de sanctionner les entreprises internationales qui commercent avec l'Iran et les empêchant de commercer avec les Etats-Unis ou avec des entreprises américaines.

La semaine prochaine, le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, se rendra à Washington et évoquera le sujet lors de ses entretiens avec des officiels américains, pour tenter de parvenir à un accord entre Israël et les Etats-Unis. Selon des responsables israéliens, l'objectif est d'agir en collaboration avec le gouvernement américain pour que, si on ne parvient pas à imposer des sanctions sévères par l'intermédiaire du Conseil de sécurité, des mesures soient prises contre l'Iran sur la base de celles prises par le Maison Blanche contre Cuba.

Au terme de sa rencontre, avant-hier, son homologue néo-zélandais, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré : « Il ne fait aucun doute que le principal obstacle à la paix dans le monde reste l'Iran et que nous sommes inquiets des derniers développements sur la scène internationale. La conséquence des derniers contacts qui ont eu lieu au niveau international est que les décisions au Conseil de sécurité seront reportées à un stade ultérieur sans que l'on sache clairement quand et où ».

« Israël doit changer de politique vis-à-vis de l'Iran. Nous devons demander aux Etats-Unis d'adopter, face à l'Iran, le modèle du boycott de Cuba, qui a prouvé son efficacité et qui est suffisamment puissant pour asphyxier et faire chuter le régime iranien », a ajouté M. Lieberman. Pour le ministre des Affaires étrangères, un large consensus est important mais, en fin de compte, il est encore plus important de stopper le programme nucléaire iranien. Or, grâce au modèle cubain, les Etats-Unis sont capables d'agir seuls.


A l'angle de la place Ben Gourion et des Champs-Elysées / Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Si quelqu'un vous dit prochainement que le meilleur croissant du monde est vendu place Ben Gourion, ne vous moquez pas. La mairie de Paris a en effet décidé de donner le nom du premier des Premiers ministres israéliens à une grande esplanade au cœur de la ville.

Yediot Aharonot a appris le président Shimon Pérès a accepté l'invitation personnelle que lui a adressée le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et qu'il se rendra le 13 avril prochain à Paris pour participer à l'inauguration de l'esplanade qui se trouve sur les bords de Seine, face au musée du Quai Branly.

« Le président Pérès est, depuis des décennies, la personnalité israélienne la plus connue est la plus populaire en France. Son lien personnel à David Ben Gourion fait de lui un choix naturel pour inaugurer ce site consacré au premier des Premiers ministres d'Israël », a déclaré hier l'ambassadeur d'Israël à Paris, Danny Shek


La France en Israël

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Mis en ligne le 4 mars 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org