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Islam
Expansion/exigences islamistes

L'Amérique, dernier rempart [contre l'islam conquérant], Geert Wilders
06/03/2010


L'Amérique, dernier rempart, Geert Wilders


Conférence donnée le 25 septembre 2009 pour le Hudson Institute, à l'hôtel Four Seasons de New York.

Titre original: "America as the last man standing", sur le site Jihad Watch

Traduction française : Albert Soued


Texte français repris avec quelques modifications, du site Midi Assurances


Chers amis,

Grand merci de m'avoir invité. C'est fantastique d'être au "Four Seasons" [Hôtel des Quatre Saisons]. Je viens d'un pays qui n'a qu'une saison, la saison des pluies, qui commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre. Lorsque nous avons trois jours ensoleillés de suite, le gouvernement proclame l'état d'urgence nationale. Alors "Quatre Saisons", c'est nouveau pour moi.

C'est génial d'être à New York. Quand je vois les gratte-ciel et les tours à bureaux, je pense à ce qu'a dit Ayn Rand: « Le ciel de New York et la volonté de l'homme rendue visible ». Bien sûr, sans les Hollandais vous ne seriez nulle part, vous chercheriez encore comment acheter cette île aux Indiens. Mais nous sommes heureux de l'avoir fait pour vous. Et, en toute honnêteté, vous avez fait un bien meilleur boulot que celui que nous aurions pu faire.

Je viens en Amérique porteur d'une mission. Ça ne va pas bien dans le vieux continent. Un énorme danger menace, et il est très difficile d'être optimiste. Nous pourrions être dans la phase finale de l'islamisation de l'Europe. Ce n'est pas seulement un danger clair et immédiat pour l'avenir de l'Europe elle-même, c'est aussi une menace pour l'Amérique et la survie même de l'Occident. Le danger que je perçois à l'horizon est celui d'une Amérique seule. Les États-Unis comme dernier bastion de la civilisation occidentale, face à une Europe islamique. Dans une génération ou deux, les États-Unis se demanderont: qui a perdu l'Europe ? Des patriotes de toute l'Europe risquent leur vie chaque jour pour empêcher ce scénario de devenir réalité.

Mon court exposé se compose de quatre parties.

Je vais d'abord décrire la situation sur le terrain en Europe. Je vais ensuite parler brièvement de l'islam. Enfin, si vous êtes encore ici, je vais dire quelques mots du film que vous venez de voir. Pour terminer, je vais vous parler d'une conférence à Jérusalem.


Europe - Un état des lieux

L'Europe que vous connaissez est en train de changer. Vous avez probablement vu les grands points de repères. La Tour Eiffel, Trafalgar Square, les anciens monuments romains et peut-être les canaux d'Amsterdam. Ils sont toujours là, et ils ne semblent pas avoir changé depuis 100 ans.

Mais dans toutes ces villes, parfois à quelques pâtés de maison de votre destination touristique, il y a un autre monde, un monde que très peu de visiteurs voient - et qui n'apparaît pas dans votre guide touristique. C'est le monde de la société parallèle créée par la migration massive des musulmans. À travers toute l'Europe, une nouvelle réalité s'affirme : des quartiers complètement musulmans, où très peu de citoyens de souche résident, ou sont à peine visibles. Si on les voit, ils pourraient le regretter. Cela vaut aussi pour la police.

C'est le monde des foulards islamiques, des femmes déambulant sous des tentes informes avec des poussettes et une ribambelle d'enfants. Leurs maris, ou propriétaires d'esclaves si vous préférez, marchent trois pas en avant. Il y a des mosquées un peu partout (1). Les magasins ont des enseignes que vous et moi ne pouvons lire. Il vous sera difficile de trouver une quelconque activité économique. Ces ghettos musulmans sont contrôlés par des fanatiques religieux. Ces quartiers sont musulmans, et ils poussent comme des champignons dans toutes les villes à travers l'Europe. Ce sont les bases du contrôle territorial d'une part croissante de l'Europe, rue par rue, quartier par quartier, ville par ville.

Il y a maintenant des milliers de mosquées dans toute l'Europe, avec des assemblées de fidèles plus nombreuses que dans les églises. Dans chaque ville européenne, il est prévu de construire des méga mosquées dont la hauteur dépassera n'importe quelle église dans la région. Le message est clair: « nous dominons ».

La population de nombreuses villes européennes est déjà au quart musulmane: prenez seulement Amsterdam, Marseille et Malmö en Suède. Dans de nombreuses villes, la majorité des moins de 18 ans sont musulmans. Paris est maintenant encerclé par des quartiers musulmans. Mohammed est le nom le plus populaire chez les garçons dans de nombreuses villes. Dans certaines écoles primaires d'Amsterdam, la ferme ne peut plus être mentionnée parce que cela impliquerait de mentionner aussi le porc, ce qui serait une insulte pour les musulmans. Beaucoup d'écoles en Belgique et au Danemark ne servent plus que de la nourriture halal à tous les élèves. À Amsterdam, ville autrefois tolérante, les homosexuels sont agressés presque exclusivement par des musulmans.

Les non-musulmanes entendent régulièrement « Pute ! Pute ! ». Les antennes paraboliques ne pointent pas vers des stations de TV locales, mais vers des stations du pays d'origine. En France, on recommande aux enseignants d'éviter les auteurs considérés comme offensants pour les musulmans, y compris Voltaire et Diderot. Il en va de même de plus en plus pour Darwin. Dans de nombreux cas, l'histoire de l'Holocauste ne peut plus être enseignée, en raison des sensibilités musulmanes. En Angleterre, des tribunaux de la charia font maintenant officiellement partie du système judiciaire britannique.

De nombreux quartiers en France sont des zones interdites aux femmes non voilées. La semaine dernière, à Bruxelles, un homme est presque mort après avoir été roué de coups par des musulmans, parce qu'il buvait de l'alcool pendant le Ramadan. Les Juifs fuient la France en nombre record à cause de la pire vague d'antisémitisme depuis la Seconde Guerre mondiale. Le français est maintenant couramment parlé dans les rues de Tel-Aviv et de Netanya en Israël. Je pourrais continuer longtemps cette énumération, ces histoires d'islamisation.

Un total de 54 millions de musulmans vivent aujourd'hui en Europe. L'Université de San Diego a récemment calculé que pas moins du quart de la population européenne sera musulmane dans à peine 12 ans. Bernard Lewis a prédit une majorité musulmane avant la fin du siècle. Ce ne sont que des chiffres. Et les chiffres ne seraient pas une menace si les immigrants musulmans avaient un fort désir de s'intégrer. Mais il y a peu de manifestations d'une telle volonté.

Le Pew Research Center signale que la moitié des musulmans français considèrent que leur loyalisme envers l'islam passe avant leur loyalisme envers la France. Un tiers des Français musulmans ne s'opposent pas à des attentats-suicide. Le British Centre for Social Cohesion indique que le tiers des étudiants musulmans britanniques sont en faveur d'un califat mondial. Une étude néerlandaise signale que la moitié des musulmans néerlandais disent « comprendre » les attaques du 11-Septembre.

Les musulmans exigent ce qu'ils appellent le « respect ». Et voilà comment nous leur manifestons du respect. Nos élites sont prêtes à faire des concessions. À capituler. Dans mon pays, nous sommes passés d'une demande par un membre du cabinet de reconnaître les fêtes musulmanes comme des jours fériés officiels, à des déclarations d'un autre membre du cabinet demandant que l'islam fasse partie de la culture néerlandaise, et à l'affirmation du Procureur général démocrate-chrétien qui se dit disposé à accepter la charia aux Pays-Bas s'il y a une majorité musulmane. Nous avons des membres du cabinet titulaires de passeports marocains et turcs.

Les exigences des musulmans sont appuyées par des comportements illégaux, allant de la petite délinquance et de la violence aveugle, par exemple contre les ambulanciers et les conducteurs de bus, aux émeutes à petite échelle. Paris a connu des soulèvements dans les banlieues à faibles revenus. Certains préfèrent n'y voir que des incidents isolés, mais j'appelle cela une Intifada musulmane. J'appelle les auteurs de ces actes des « colons ». Parce que c'est ce qu'ils sont. Ils ne viennent pas pour s'intégrer dans nos sociétés, ils viennent pour intégrer notre société dans leur Dar-al-Islam [territoire de l'islam]. Par conséquent, ce sont des colons.

Une grande partie de la violence de rues, dont j'ai parlé, est dirigée exclusivement contre les non-musulmans, forçant un grand nombre de personnes à quitter leur quartier, leur ville, leur pays.

Les politiciens hésitent à prendre position contre cette charia insidieuse. Ils croient en l'égalité de toutes les cultures. En outre, plus prosaïquement, les musulmans constituent désormais un bloc électoral à ne pas ignorer.

Nos nombreux problèmes avec l'islam ne peuvent être expliqués par la pauvreté, la répression ou le passé colonial européen, comme l'affirme la gauche. Ils n'ont rien à voir non plus avec les Palestiniens ou les troupes américaines en Irak. Le problème, c'est l'islam lui-même.


Islam 101

Permettez-moi de vous donner un bref cours d'islam 101. La première chose que vous devez savoir au sujet de l'islam est l'importance du Coran. Le Coran est la parole même d'Allah, révélée par un ange à Mahomet, le prophète. C'est là que le problème commence. Chaque mot dans le Coran est parole d'Allah, et n'est donc pas ouverte aux débats ou à l'interprétation. Il est valable pour tous les musulmans et pour tous les temps. Par conséquent, l'islam modéré n'existe pas. Bien sûr, il y a beaucoup de musulmans modérés. Mais un islam modéré, ça n'existe pas.

Le Coran appelle à la haine, à la violence, à la soumission, au meurtre et au terrorisme. Le Coran demande aux musulmans de tuer les non-musulmans, de terroriser les non-musulmans et de s'acquitter de leur devoir de faire la guerre : le djihad violent. Le djihad est un devoir pour tout musulman, l'islam est appelé à gouverner le monde - par l'épée. Le Coran est clairement antisémite, décrivant les Juifs comme des « singes et des porcs ».

La deuxième chose que vous devez savoir est l'importance de Mahomet le prophète. Son comportement sert d'exemple à tous les musulmans et ne peut pas être critiqué. Si Mahomet avait été un homme de paix, disons un mélange de Gandhi et de Mère Teresa, il n'y aurait pas de problème. Mais Mahomet était [...] un chef de guerre [...]. La tradition islamique nous raconte comment il a combattu, comment il a tué ses ennemis et a même fait exécuter des prisonniers de guerre. Mahomet lui-même a exterminé la tribu juive des Banu Qurayza. Il a donné des conseils sur l'esclavage mais n'a jamais conseillé de libérer les esclaves. L'islam n'a pas d'autre morale que la propagation de l'islam. Si c'est bon pour l'islam, c'est bon. Si c'est mauvais pour l'islam, c'est mauvais. Il n'y a pas de zone grise ni un autre aspect des choses.

Le Coran, en tant que parole authentique d'Allah, et Mahomet, en tant que modèle de l'homme parfait, sont les deux plus importantes facettes de l'islam.

Ne laissez personne vous induire en erreur au sujet de l'islam comme religion. Bien sûr, il y a un dieu, et un au-delà, et 72 vierges. Mais, dans son essence, l'islam est une idéologie politique. Il s'agit d'un système qui fixe des règles détaillées pour la société et la vie de chaque personne. L'islam veut contrôler tous les aspects de la vie. Islam signifie « soumission ». L'islam n'est pas compatible avec la liberté et la démocratie, parce que ce qu'il cherche c'est la charia. Si vous voulez comparer l'islam à quelque chose, comparez-le au communisme ou au national-socialisme, ce sont toutes des idéologies totalitaires.

C'est ce que vous devez savoir au sujet de l'islam pour comprendre ce qui se passe en Europe. Pour des millions de musulmans, le Coran et la vie de Mahomet ne datent pas de quatorze siècles, mais sont une réalité quotidienne, un idéal qui guide tous les aspects de leur vie. Maintenant vous savez pourquoi Winston Churchill appelle l'islam « la force la plus rétrograde qui soit au monde », et pourquoi il a comparé le Coran à Mein Kampf.

Ce qui m'amène à mon film, Fitna.


FITNA, le film

Je suis député et non réalisateur. Mais je sentais que j'avais le devoir moral d'éduquer au sujet de l'islam. Le devoir de préciser que le Coran est au cœur même de ce que certains appellent le terrorisme, mais qui, en réalité, est le djihad. Je voulais montrer que les problèmes de l'islam sont au cœur de l'islam plutôt qu'à sa périphérie.

Dès qu'il a été rendu public, mon projet de film a provoqué tout un émoi aux Pays-Bas et dans l'Europe entière. Il y a d'abord eu une tempête politique, avec des leaders gouvernementaux sur l'ensemble du continent en état de pure panique. Le niveau d'alerte terroriste aux Pays-Bas a été relevé en raison de possibles attaques ou d'une révolte de notre population musulmane. La branche néerlandaise de l'organisation islamique Hizb ut-Tahrir a déclaré que les Pays-Bas étaient murs pour un attentat. Il y a eu une série d'incidents à l'échelle internationale. Les Talibans ont menacé d'organiser d'autres attaques contre les troupes néerlandaises en Afghanistan, et un site Web lié à Al-Qaida a publié un message indiquant que je devais être tué, tandis que différents muftis au Moyen-Orient ont déclaré que je serais responsable de toutes les effusions de sang qui suivraient la projection du film.

En Afghanistan et au Pakistan, le drapeau néerlandais a été brûlé à plusieurs reprises. J'ai été brûlé en effigie. Le président indonésien a annoncé que je ne serais plus jamais admis en Indonésie, tandis que le Secrétaire général des Nations Unies et l'Union européenne ont lâchement publié des déclarations allant dans le même sens que celles qu'avait faites le gouvernement néerlandais. Je pourrais continuer ainsi longtemps. C'était une honte totale, une capitulation.

Une pléthore de problèmes juridiques a également suivi, et ce n'est pas encore la fin. En ce moment, la Jordanie me poursuit. Pas plus tard que la semaine dernière, il y a eu de nouveaux rapports d'agences de sécurité sur un niveau accru d'alerte terroriste aux Pays-Bas en raison de Fitna.


La conférence de Jérusalem

J'aimerais maintenant dire quelques mots au sujet d'Israël. Parce que, très bientôt, nous nous réunirons dans sa capitale. La meilleure façon pour un politicien en Europe de perdre des voix est de dire quelque chose de positif au sujet d'Israël. Le public a accepté de tout cœur la version palestinienne, et considère Israël comme l'agresseur (2). Je vais quand même continuer à parler en faveur d'Israël. Pour moi, prendre la défense d'Israël est une question de principe. J'ai vécu dans ce pays et je l'ai visité des dizaines de fois. Je soutiens Israël. Tout d'abord, parce que c'est la patrie des Juifs après deux mille ans d'exil jusqu'à Auschwitz inclus, d'autre part parce que c'est une démocratie, et ensuite parce que Israël est notre première ligne de défense.

Samuel Huntington l'écrit de manière judicieuse: « L'islam a des frontières sanglantes ». Israël est situé précisément sur cette frontière. Ce petit pays se trouve sur la ligne de faille du djihad, empêchant l'avancée territoriale de l'islam. Israël fait face à la ligne de front du djihad, tout comme le Cachemire, le Kosovo, les Philippines, la Thaïlande du Sud, le Darfour au Soudan, le Liban, et la province d'Aceh en Indonésie. Israël est tout simplement en travers de la route, comme l'était Berlin-Ouest pendant la guerre froide.

La guerre contre Israël n'est pas une guerre contre Israël. C'est une guerre contre l'Occident. C'est le djihad. Israël reçoit tout simplement les coups qui nous sont destinés à nous tous [1]. S'il n'y avait pas eu d'Israël, l'impérialisme islamique aurait trouvé d'autres lieux où déployer son énergie et sa volonté de conquête. Grâce aux parents d'Israël qui envoient leurs enfants à l'armée et restent éveillés la nuit, les parents en Europe et en Amérique peuvent dormir en paix et rêver, inconscients de la menace qui se profile.

Nombreux sont les gens qui, en Europe, plaident pour l'abandon d'Israël, afin de répondre aux griefs de nos minorités musulmanes. Mais si Israël - Dieu nous en garde ! - devait être perdu, cela n'apporterait aucun réconfort à l'Occident. Cela ne signifierait pas que nos minorités musulmanes modifieraient soudainement leur comportement et accepteraient nos valeurs. Au contraire, la fin d'Israël serait un énorme encouragement pour les forces de l'islam.

Ils verraient, à juste titre, la disparition d'Israël comme la preuve que l'Occident est faible, et voué à l'échec. La fin d'Israël ne signifierait pas la fin de nos problèmes avec l'islam, mais seulement leur début. Ce serait le signe du début de la bataille finale pour la domination du monde. S'ils peuvent avoir Israël, ils peuvent tout avoir. Par conséquent, ce n'est pas que l'Occident a des intérêts en Israël. Il est Israël.

Il est très difficile d'être optimiste face à l'islamisation croissante de l'Europe. Tous les courants sont contre nous. Sur tous les fronts, nous sommes en train de perdre. La dynamique démographique favorise l'islam. L'immigration musulmane est encore une source de fierté au sein des partis libéraux au pouvoir. Les milieux universitaires, les artistes, les médias, les syndicats, les églises, le monde des affaires, l'establishment politique au grand complet se sont convertis à la théorie suicidaire du multiculturalisme.

Des soi-disant journalistes se portent volontaires pour étiqueter quiconque critique l'islamisation comme un « extrémiste de droite » ou un « raciste ». L'ensemble de l'establishment a pris le parti de notre ennemi. Tous les gauchistes, les libéraux et les démocrates-chrétiens couchent maintenant avec l'islam. C'est la chose la plus douloureuse à voir : la trahison de nos élites. À cette période de l'histoire de l'Europe, nos élites sont censées faire preuve de leadership, en venant à la rescousse de siècles de civilisation, en défendant notre patrimoine, en rendant hommage à nos valeurs judéo-chrétiennes éternelles qui ont fait de l'Europe ce qu'elle est aujourd'hui. Mais il y a très peu de signes d'espoir au niveau gouvernemental.

Sarkozy, Merkel, Brown et Berlusconi reconnaissent probablement, en privé, la gravité de la situation. Mais lorsque la petite lampe rouge s'allume, ils fixent la caméra et nous disent que l'islam est une religion de paix, et que nous devrions tous essayer de nous entendre gentiment et chanter Kumbaya [2]. Ils participent volontiers à ce que le Président Reagan a si justement appelé « la trahison de notre passé, la dilapidation de notre liberté ».

S'il y a un espoir pour l'Europe, il vient du peuple et non des élites. Le changement ne peut venir que d'initiatives populaires. Il doit venir des citoyens eux-mêmes. Pourtant, ces patriotes devront affronter l'ensemble de l'establishment politique, juridique et médiatique.

Au cours des dernières années, il y a eu quelques signes, modestes mais encourageants, d'une renaissance de l'esprit européen des origines. Il se peu que les élites tournent le dos à la liberté, mais pas le public. Dans mon pays, les Pays-Bas, 60 % de la population voient l'immigration de masse des musulmans comme l'erreur politique numéro un depuis la Seconde Guerre mondiale. 60 % également considèrent l'islam comme la plus grande menace pour notre identité nationale. Je ne pense pas que l'opinion publique aux Pays-Bas soit très différente de celle des autres pays européens.

Contre toute attente, il y a une augmentation du nombre de partis patriotiques qui s'opposent au djihad. Mon propre parti a fait ses débuts il y a deux ans, avec 5 % des voix. Il est maintenant à 10 % dans les sondages. Il en va de même de tous les partis aux vues similaires en Europe. Ils militent contre l'establishment libéral et gagnent du terrain sur la scène politique, électeur par électeur.

Pour la première fois, ces partis patriotiques vont maintenant se réunir et échanger leurs expériences. Ce pourrait être le début de quelque chose d'important. Quelque chose qui pourrait changer la carte de l'Europe pour les décennies à venir. Ce pourrait aussi être la dernière chance de l'Europe.

En décembre 2009, une conférence aura lieu à Jérusalem [3]. Grâce au professeur Aryeh Eldad, un membre de la Knesset, nous serons en mesure de regarder Fitna à la Knesset et de discuter du djihad. Nous organisons cet événement en Israël pour mettre l'accent sur le fait que nous sommes tous ensemble dans le même bateau et qu'Israël fait partie de notre patrimoine commun. Les participants seront sélectionnés. Aucune organisation raciste ne sera admise. Et nous n'admettrons que les partis qui sont solidement démocratiques.

Cette conférence sera le début d'une Alliance des patriotes européens. Cette alliance sera l'épine dorsale de tous les organismes et partis politiques qui s'opposent au djihad et à l'islamisation. Je sollicite votre appui à cette Alliance.

Cette initiative pourrait est cruciale pour l'Amérique et l'Occident. L'Amérique peut s'accrocher au rêve dont elle se berce, et selon lequel, grâce à sa situation géographique, elle est à l'abri du djihad et de la charia. Mais il y a sept ans, jour pour jour, de la fumée sortait encore de Ground Zero à la suite d'attentats qui ont réduit ce rêve à néant. Pourtant, il existe un danger encore plus grand que des attaques terroristes, c'est le scénario de l'Amérique comme seul rempart.

Les lumières pourraient s'éteindre sur l'Europe plus vite que vous pouvez l'imaginer. Une Europe islamique, c'est une Europe sans liberté ni démocratie, une économie en déroute, un cauchemar intellectuel, et une perte de puissance militaire pour l'Amérique (2), tandis que ses alliés se transformeront en ennemis, des ennemis avec des bombes atomiques. Avec une Europe islamique, il reviendrait à l'Amérique seule de préserver l'héritage de Rome, d'Athènes et de Jérusalem.


Chers amis, la liberté est le bien le plus précieux. Ma génération n'a jamais eu à se battre pour cette liberté, elle nous a été offerte sur un plateau d'argent par des gens qui se sont battus pour elle au prix de leur vie. À travers toute l'Europe, des cimetières américains nous rappellent les jeunes garçons qui ne sont jamais rentrés à la maison, et dont nous chérissons la mémoire.

Cette liberté n'est pas la propriété de ma génération, nous en sommes seulement les dépositaires. Nous devons léguer cette liberté durement conquise aux enfants de l'Europe dans l'état où elle nous a été transmise. Nous ne pouvons pas la compromettre en transigeant avec des mollahs et des imams. Les générations futures ne nous le pardonneraient jamais. Nous ne pouvons dilapider nos libertés. Nous n'avons tout simplement pas le droit de le faire.

Ce n'est pas la première fois que notre civilisation est menacée. Nous avons connu des dangers auparavant. Nous avons été trahis par nos élites auparavant. Elles ont déjà pris parti pour nos ennemis. Et pourtant, la liberté a gagné.

Nous ne vivons pas une époque où l'on peut pratiquer l'apaisement, la capitulation, la renonciation, ou l'abandon. Ce ne sont pas des temps où l'on peut prendre exemple sur M. Chamberlain. Nous vivons des temps où il faut se rappeler les leçons de M. Churchill et les paroles qu'il a prononcées en 1942:

« N'abandonnez jamais. N'abandonnez jamais. Jamais, au grand jamais, n'abandonnez jamais en rien, si ce n'est pour l'honneur et le bon sens. Ne cédez jamais à la force. Ne cédez jamais à l'apparente puissance écrasante de l'ennemi. »


© Geert Wilders *

 

* Geert Wilders est député du Parti de la liberté au Parlement néerlandais


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Notes du traducteur


(1) En France on en compte 2000.

(2) Note de http://www.nuitdorient.com : il suffit de voir les manifestations en Europe contre l'intervention israélienne à Gaza (mesure de représailles contre l'envoi de plusieurs milliers de missiles sur le sud d'Israël, depuis 8 ans, par le Hamas), en janvier/février 2009, pour se rendre compte de l'inanité des dirigeants et des médias européens (sauf exceptions) et de leur aplatissement devant la nouvelle dictature de la rue gaucho-islamiste. Les récents événements lamentables de Malmö, lors de la coupe Davis de tennis, confirment éloquemment les propos de Geert Wilders. Néanmoins avec l'élection de Barack Hussein Obama à la présidence des Etats-Unis, on peut se demander si ce rempart-là n'est pas lui aussi branlant...

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Notes de Menahem Macina

 [1] J'ignore si G. Wilders lit assidûment les Ecritures, ou si c'est par hasard qu'il a ainsi paraphrasé Is 53, 4 : "…ce sont nos maladies qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé".

[2] Kumbaya est une chanson écrite par le Révérend Marvin V. Frey (1918–1992) à Portland, Oregon. Elle a été rendue célèbre par Joan Baez dans les années 1960. Son leitmotiv - "Kum ba yah" – signifie Viens tout près, mon Dieu, en dialecte afro-américain mêlé d'hébreu. A l'origine, la chanson était emblématique de l'unité humaine et spirituelle, populaire dans le scoutisme et les mouvements naturistes. On la chantait en choeur dans les feux camps.

[3] Rappelons que le présent article date du 25 septembre 2009.


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Mis en ligne le 6 mars 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org

  

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Texte original anglais

"America as the last man standing", Repris du site Jihad Watch


Here is the speech of Geert Wilders, chairman Party for Freedom, the

Netherlands, at the Four Seasons, New York, introducing an Alliance of Patriots and announcing the Facing Jihad Conference in Jerusalem (which I hope to be attending).

The speech was sponsored by the Hudson Institute on September 25.

Dear friends,

Thank you very much for inviting me. Great to be at the Four Seasons. I come from a country that has one season only: a rainy season that starts January 1st and ends December 31st. When we have three sunny days in a row, the government declares a national emergency. So Four Seasons, that's new to me.

It's great to be in New York. When I see the skyscrapers and office buildings, I think of what Ayn Rand said: “The sky over New York and the will of man made visible.” Of course. Without the Dutch you would have been nowhere, still figuring out how to buy this island from the Indians. But we are glad we did it for you. And, frankly, you did a far better job than we possibly could have done.

I come to America with a mission. All is not well in the old world. There is a tremendous danger looming, and it is very difficult to be optimistic. We might be in the final stages of the Islamization of Europe. This not only is a clear and present danger to the future of Europe itself, it is a threat to America and the sheer survival of the West. The danger I see looming is the scenario of America as the last man standing. The United States as the last bastion of Western civilization, facing an Islamic Europe. In a generation or two, the US will ask itself: who lost Europe? Patriots from around Europe risk their lives every day to prevent precisely this scenario form becoming a reality.

My short lecture consists of 4 parts.

First I will describe the situation on the ground in Europe. Then, I will say a few things about Islam. Thirdly, if you are still here, I will talk a little bit about the movie you just saw. To close I will tell you about a meeting in Jerusalem.

The Europe you know is changing. You have probably seen the landmarks. The Eiffel Tower and Trafalgar Square and Rome's ancient buildings and maybe the canals of Amsterdam. They are still there. And they still look very much the same as they did a hundred years ago.

But in all of these cities, sometimes a few blocks away from your tourist destination, there is another world, a world very few visitors see – and one that does not appear in your tourist guidebook. It is the world of the parallel society created by Muslim mass-migration. All throughout Europe a new reality is rising: entire Muslim neighbourhoods where very few indigenous people reside or are even seen. And if they are, they might regret it. This goes for the police as well. It's the world of head scarves, where women walk around in figureless tents, with baby strollers and a group of children. Their husbands, or slaveholders if you prefer, walk three steps ahead. With mosques on many street corner. The shops have signs you and I cannot read. You will be hard-pressed to find any economic activity. These are Muslim ghettos controlled by religious fanatics. These are Muslim neighbourhoods, and they are mushrooming in every city across Europe. These are the building-blocks for territorial control of increasingly larger portions of Europe, street by street, neighbourhood by neighbourhood, city by city.

There are now thousands of mosques throughout Europe. With larger congregations than there are in churches. And in every European city there are plans to build super-mosques that will dwarf every church in the region. Clearly, the signal is: we rule.

Many European cities are already one-quarter Muslim: just take Amsterdam, Marseille and Malmo in Sweden. In many cities the majority of the under-18 population is Muslim. Paris is now surrounded by a ring of Muslim neighbourhoods. Mohammed is the most popular name among boys in many cities. In some elementary schools in Amsterdam the farm can no longer be mentioned, because that would also mean mentioning the pig, and that would be an insult to Muslims. Many state schools in Belgium and Denmark only serve halal food to all pupils. In once-tolerant Amsterdam gays are beaten up almost exclusively by Muslims. Non-Muslim women routinely hear “whore, whore”. Satellite dishes are not pointed to local TV stations, but to stations in the country of origin. In France school teachers are advised to avoid authors deemed offensive to Muslims, including Voltaire and Diderot; the same is increasingly true of Darwin. The history of the Holocaust can in many cases no longer be taught because of Muslim sensitivity. In England sharia courts are now officially part of the British legal system. Many neighbourhoods in France are no-go areas for women without head scarves. Last week a man almost died after being beaten up by Muslims in Brussels, because he was drinking during the Ramadan. Jews are fleeing France in record numbers, on the run for the worst wave of anti-Semitism since World War II. French is now commonly spoken on the streets of Tel Aviv and Netanya, Israel. I could go on forever with stories like this. Stories about Islamization.

A total of fifty-four million Muslims now live in Europe. San Diego University recently calculated that a staggering 25 percent of the population in Europe will be Muslim just 12 years from now. Bernhard Lewis has predicted a Muslim majority by the end of this century.

Now these are just numbers. And the numbers would not be threatening if the Muslim-immigrants had a strong desire to assimilate. But there are few signs of that. The Pew Research Center reported that half of French Muslims see their loyalty to Islam as greater than their loyalty to France. One-third of French Muslims do not object to suicide attacks. The British Centre for Social Cohesion reported that one-third of British Muslim students are in favour of a worldwide caliphate. A Dutch study reported that half of Dutch Muslims admit they “understand” the 9/11 attacks.

Muslims demand what they call ‘respect'. And this is how we give them respect. Our elites are willing to give in. To give up. In my own country we have gone from calls by one cabinet member to turn Muslim holidays into official state holidays, to statements by another cabinet member, that Islam is part of Dutch culture, to an affirmation by the Christian-Democratic attorney general that he is willing to accept sharia in the Netherlands if there is a Muslim majority. We have cabinet members with passports from Morocco and Turkey.

Muslim demands are supported by unlawful behaviour, ranging from petty crimes and random violence, for example against ambulance workers and bus drivers, to small-scale riots. Paris has seen its uprising in the low-income suburbs, the banlieus. Some prefer to see these as isolated incidents, but I call it a Muslim intifada. I call the perpetrators “settlers”. Because that is what they are. They do not come to integrate into our societies, they come to integrate our society into their Dar-al-Islam. Therefore, they are settlers.

Much of this street violence I mentioned is directed exclusively against non-Muslims, forcing many native people to leave their neighbourhoods, their cities, their countries.

Politicians shy away from taking a stand against this creeping sharia. They believe in the equality of all cultures. Moreover, on a mundane level, Muslims are now a swing vote not to be ignored.

Our many problems with Islam cannot be explained by poverty, repression or the European colonial past, as the Left claims. Nor does it have anything to do with Palestinians or American troops in Iraq. The problem is Islam itself.

Allow me to give you a brief Islam 101. The first thing you need to know about Islam is the importance of the book of the Quran. The Quran is Allah's personal word, revealed by an angel to Mohammed, the prophet. This is where the trouble starts. Every word in the Quran is Allah's word and therefore not open to discussion or interpretation. It is valid for every Muslim and for all times. Therefore, there is no such a thing as moderate Islam. Sure, there are a lot of moderate Muslims. But a moderate Islam is non-existent.

The Quran calls for hatred, violence, submission, murder, and terrorism. The Quran calls for Muslims to kill non-Muslims, to terrorize non-Muslims and to fulfil their duty to wage war: violent jihad. Jihad is a duty for every Muslim, Islam is to rule the world – by the sword. The Quran is clearly anti-Semitic, describing Jews as monkeys and pigs.

The second thing you need to know is the importance of Mohammed the prophet. His behaviour is an example to all Muslims and cannot be criticized. Now, if Mohammed had been a man of peace, let us say like Ghandi and Mother Theresa wrapped in one, there would be no problem. But Mohammed was a warlord [...]. Islamic tradition tells us how he fought in battles, how he had his enemies murdered and even had prisoners of war executed. Mohammed himself slaughtered the Jewish tribe of Banu Qurayza. He advised on matters of slavery, but never advised to liberate slaves. Islam has no other morality than the advancement of Islam. If it is good for Islam, it is good. If it is bad for Islam, it is bad. There is no gray area or other side.

Quran as Allah's own word and Mohammed as the perfect man are the two most important facets of Islam. Let no one fool you about Islam being a religion. Sure, it has a god, and a here-after, and 72 virgins. But in its essence Islam is a political ideology. It is a system that lays down detailed rules for society and the life of every person. Islam wants to dictate every aspect of life. Islam means ‘submission'. Islam is not compatible with freedom and democracy, because what it strives for is sharia. If you want to compare Islam to anything, compare it to communism or national-socialism, these are all totalitarian ideologies.

This is what you need to know about Islam, in order to understand what is going on in Europe. For millions of Muslims the Quran and the live of Mohammed are not 14 centuries old, but are an everyday reality, an ideal, that guide every aspect of their lives. Now you know why Winston Churchill called Islam “the most retrograde force in the world”, and why he compared Mein Kampf to the Quran.

Which brings me to my movie, Fitna.

I am a lawmaker, and not a movie maker. But I felt I had the moral duty to educate about Islam. The duty to make clear that the Quran stands at the heart of what some people call terrorism but is in reality jihad. I wanted to show that the problems of Islam are at the core of Islam, and do not belong to its fringes.

Now, from the day the plan for my movie was made public, it caused quite a stir, in the Netherlands and throughout Europe. First, there was a political storm, with government leaders, across the continent in sheer panic. The Netherlands was put under a heightened terror alert, because of possible attacks or a revolt by our Muslim population. The Dutch branch of the Islamic organisation Hizb ut-Tahrir declared that the Netherlands was due for an attack. Internationally, there was a series of incidents. The Taliban threatened to organize additional attacks against Dutch troops in Afghanistan, and a website linked to Al Qaeda published the message that I ought to be killed, while various muftis in the Middle East stated that I would be responsible for all the bloodshed after the screening of the movie. In Afghanistan and Pakistan the Dutch flag was burned on several occasions. Dolls representing me were also burned. The Indonesian President announced that I will never be admitted into Indonesia again, while the UN Secretary General and the European Union issued cowardly statements in the same vein as those made by the Dutch Government. I could go on and on. It was an absolute disgrace, a sell-out.

A plethora of legal troubles also followed, and have not ended yet. Currently the state of Jordan is litigating against me. Only last week there were renewed security agency reports about a heightened terror alert for the Netherlands because of Fitna.

Now, I would like to say a few things about Israel. Because, very soon, we will get together in its capitol. The best way for a politician in Europe to loose votes is to say something positive about Israel. The public has wholeheartedly accepted the Palestinian narrative, and sees Israel as the aggressor. I, however, will continue to speak up for Israel. I see defending Israel as a matter of principle. I have lived in this country and visited it dozens of times. I support Israel. First, because it is the Jewish homeland after two thousand years of exile up to and including Auschwitz, second because it is a democracy, and third because Israel is our first line of defense.

Samuel Huntington writes it so aptly: “Islam has bloody borders”. Israel is located precisely on that border. This tiny country is situated on the fault line of jihad, frustrating Islam's territorial advance. Israel is facing the front lines of jihad, like Kashmir, Kosovo, the Philippines, Southern Thailand, Darfur in Sudan, Lebanon, and Aceh in Indonesia. Israel is simply in the way. The same way West-Berlin was during the Cold War.

The war against Israel is not a war against Israel. It is a war against the West. It is jihad. Israel is simply receiving the blows that are meant for all of us. If there would have been no Israel, Islamic imperialism would have found other venues to release its energy and its desire for conquest. Thanks to Israeli parents who send their children to the army and lay awake at night, parents in Europe and America can sleep well and dream, unaware of the dangers looming.

Many in Europe argue in favor of abandoning Israel in order to address the grievances of our Muslim minorities. But if Israel were, God forbid, to go down, it would not bring any solace to the West. It would not mean our Muslim minorities would all of a sudden change their behavior, and accept our values. On the contrary, the end of Israel would give enormous encouragement to the forces of Islam. They would, and rightly so, see the demise of Israel as proof that the West is weak, and doomed. The end of Israel would not mean the end of our problems with Islam, but only the beginning. It would mean the start of the final battle for world domination. If they can get Israel, they can get everything. Therefore, it is not that the West has a stake in Israel. It is Israel.

It is very difficult to be an optimist in the face of the growing Islamization of Europe. All the tides are against us. On all fronts we are losing. Demographically the momentum is with Islam. Muslim immigration is even a source of pride within ruling liberal parties. Academia, the arts, the media, trade unions, the churches, the business world, the entire political establishment have all converted to the suicidal theory of multiculturalism. So-called journalists volunteer to label any and all critics of Islamization as a ‘right-wing extremists' or ‘racists'. The entire establishment has sided with our enemy. Leftists, liberals and Christian-Democrats are now all in bed with Islam.

This is the most painful thing to see: the betrayal by our elites. At this moment in Europe's history, our elites are supposed to lead us. To stand up for centuries of civilization. To defend our heritage. To honour our eternal Judeo-Christian values that made Europe what it is today. But there are very few signs of hope to be seen at the governmental level. Sarkozy, Merkel, Brown, Berlusconi; in private, they probably know how grave the situation is. But when the little red light goes on, they stare into the camera and tell us that Islam is a religion of peace, and we should all try to get along nicely and sing Kumbaya. They willingly participate in, what President Reagan so aptly called: “the betrayal of our past, the squandering of our freedom.”

If there is hope in Europe, it comes from the people, not from the elites. Change can only come from a grass-roots level. It has to come from the citizens themselves. Yet these patriots will have to take on the entire political, legal and media establishment.

Over the past years there have been some small, but encouraging, signs of a rebirth of the original European spirit. Maybe the elites turn their backs on freedom, the public does not. In my country, the Netherlands, 60 percent of the population now sees the mass immigration of Muslims as the number one policy mistake since World War II. And another 60 percent sees Islam as the biggest threat to our national identity. I don't think the public opinion in Holland is very different from other European countries.

Patriotic parties that oppose jihad are growing, against all odds. My own party debuted two years ago, with five percent of the vote. Now it stands at ten percent in the polls. The same is true of all smililary-minded parties in Europe. They are fighting the liberal establishment, and are gaining footholds on the political arena, one voter at the time.

Now, for the first time, these patriotic parties will come together and exchange experiences. It may be the start of something big. Something that might change the map of Europe for decades to come. It might also be Europe's last chance.

This December a conference will take place in Jerusalem. Thanks to Professor Aryeh Eldad, a member of Knesset, we will be able to watch Fitna in the Knesset building and discuss the jihad. We are organizing this event in Israel to emphasize the fact that we are all in the same boat together, and that Israel is part of our common heritage. Those attending will be a select audience. No racist organizations will be allowed. And we will only admit parties that are solidly democratic.

This conference will be the start of an Alliance of European patriots. This Alliance will serve as the backbone for all organizations and political parties that oppose jihad and Islamization. For this Alliance I seek your support.

This endeavor may be crucial to America and to the West. America may hold fast to the dream that, thanks tot its location, it is safe from jihad and shaira. But seven years ago to the day, there was still smoke rising from ground zero, following the attacks that forever shattered that dream. Yet there is a danger even greater danger than terrorist attacks, the scenario of America as the last man standing. The lights may go out in Europe faster than you can imagine. An Islamic Europe means a Europe without freedom and democracy, an economic wasteland, an intellectual nightmare, and a loss of military might for America - as its allies will turn into enemies, enemies with atomic bombs. With an Islamic Europe, it would be up to America alone to preserve the heritage of Rome, Athens and Jerusalem.

Dear friends, liberty is the most precious of gifts. My generation never had to fight for this freedom, it was offered to us on a silver platter, by people who fought for it with their lives. All throughout Europe American cemeteries remind us of the young boys who never made it home, and whose memory we cherish. My generation does not own this freedom; we are merely its custodians. We can only hand over this hard won liberty to Europe's children in the same state in which it was offered to us. We cannot strike a deal with mullahs and imams. Future generations would never forgive us. We cannot squander our liberties. We simply do not have the right to do so.

This is not the first time our civilization is under threat. We have seen dangers before. We have been betrayed by our elites before. They have sided with our enemies before. And yet, then, freedom prevailed.

These are not times in which to take lessons from appeasement, capitulation, giving away, giving up or giving in. These are not times in which to draw lessons from Mr. Chamberlain. These are times calling us to draw lessons from Mr. Churchill and the words he spoke in 1942:

“Never give in, never, never, never, never, in nothing great or small, large or petty, never give in except to convictions of honour and good sense. Never yield to force; never yield to the apparently overwhelming might of the enemy”.