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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 9 mars 2010
09/03/2010

ISRAELIENS - PALESTINIENS

Les Etats-Unis ont annoncé la reprise du processus diplomatique sous la forme de pourparlers indirects entre Israël et l'Autorité palestinienne / Barak Ravid, Akiva Eldar et Avi Issacharof – Haaretz

Le gouvernement américain a annoncé hier qu'Israël et l'Autorité palestinienne ont accepté de reprendre le processus diplomatique et de tenir des pourparlers indirects, par l'intermédiaire de l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell. M. Mitchell a signifié au Premier ministre, Binyamin Netanyahu, et au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), que les ententes qui avaient été obtenues lors des pourparlers qui ont suivi la conférence d'Annapolis n'engagent pas les parties aux négociations indirectes qui vont débuter ces jours-ci.

M. Mitchell a rencontré hier le Premier ministre Binyamin Netanyahu avant de s'entretenir à Ramallah avec le président de l'Autorité palestinienne, Abou Mazen. Il a ensuite publié un communiqué dans lequel il a fait part de sa satisfaction de la reprise des pourparlers et a indiqué s'être entretenu avec les deux parties de la structure et du contenu des négociations. Il a également annoncé qu'il reviendrait dans la région la semaine prochaine pour une deuxième session de pourparlers indirects entre M. Binyamin Netanyahu et Abou Mazen. « Nous appelons les deux camps à s'abstenir de déclarations ou d'actes qui risqueraient de provoquer des tensions ou de déterminer d'avance les résultats des négociations », a souligné George Mitchell.

« J'espère que les pourparlers de proximité entre les Palestiniens et nous mèneront rapidement à des pourparlers directs et que l'on pourra réellement faire avancer le processus de paix », a déclaré hier M. Binyamin Netanyahu, qui s'est félicité de la reprise du processus de paix.

Les Etats-Unis ont promis à l'Autorité palestinienne que si les parties aux négociations ne répondent pas à leurs attentes, ils « agiront en conséquence ». Selon un haut responsable palestinien, un haut responsable américain a affirmé à l'un des conseillers d'Abou Mazen : « Si nous jugeons qu'une des parties ne répond pas à nos attentes, nous feront part de notre inquiétude et agirons en conséquence pour surmonter cet obstacle ».

L'annonce de la reprise des pourparlers s'est faite malgré des désaccords entre Israël, les Etats-Unis et l'Autorité palestinienne quant à la structure de ces pourparlers et la manière dont ils seront menés.

L'adjoint de George Mitchell, David Hale, a indiqué que les pourparlers qui se sont déroulés après la conférence d'Annapolis de novembre 2007 et les ententes auxquelles sont parvenus Tzipi Livni et Abou Alaa ou Ehud Olmert et Abou Mazen, y compris la proposition d'accord de principe, faite par Ehud Olmert, n'engagent ni les Etats-Unis ni l'Autorité palestinienne ni le gouvernement israélien. Les pourparlers seront menés sur la base des accords précédemment signés entre Israël et l'Autorité palestinienne et de la Feuille de route.

M. Hale a informé les représentants du Quartette que, du point de vue des Etats-Unis, les questions fondamentales seront débattues dans le cadre des pourparlers. Selon lui, les Etats-Unis souhaitent que s'engagent rapidement des pourparlers directs à des échelons subalternes. Il a ajouté que le gouvernement américain ne souhaite pas limiter les pourparlers dans le temps et que, par conséquent, le cadre de quatre mois fixé par la Ligue arabe n'a « rien de sacré » pour les Etats-Unis.


Le secrétaire général de l'ONU et la minitre des Affaires étrangères de l'UE se rendront à Gaza / Itamar Eichner - Yediot Aharonot

Alors que la politique officielle est d'empêcher les invités étrangers de se rendre dans la bande de Gaza, Israël a exceptionnellement autorisé le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, et le haut représentant de l'Union européenne, Catherine Ashton, à se rendre à Gaza.

Au terme d'une concertation entre le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, et le ministre de la Défense, Ehud Barak, il a été décidé d'accéder, à titre exceptionnel, à la demande de ces deux personnalités qui ont souhaité se rendre dans la bande de Gaza pour examiner de près le travail humanitaire qui y est accompli. En Israël, on a décidé d'approuver la demande, à condition que M. Ban et Mme Ashton ne rencontrent pas de représentants du gouvernement du Hamas et soient exclusivement les invités de l'ONU.

Israël a craint qu'un rejet de la demande de Catherine Ashton n'envenime les relations avec l'Union européenne. L'autre crainte est que si Mme Ashton entre dans la bande de Gaza par le poste frontière de Rafah, elle soit reçue en tant qu'invitée officielle par le Hamas, qui utilisera cet événement dans le cadre de sa propagande contre Israël.

Le secrétaire général des Nations Unies a, quant à lui, déjà été autorisé par Israël à se rendre dans la bande de Gaza, après l'opération Plomb Durci. Lors de cette visite, M. Ban n'avait pas rencontré de représentants du Hamas et c'est pourquoi Israël l'a autorisé, cette fois-ci encore, à se rendre à Gaza.

Catherine Ashton arrivera en Israël le 18 mars, un jour avant le secrétaire général des Nations Unies.


DIPLOMATIE

Un signe d'apaisement / Eli Berdenstein – Maariv

Des responsables politiques estiment que la venue hier en Israël du vice-président américain est destinée à indiquer, à Israël comme à l'Iran, que les Etats-Unis seront aux côtés d'Israël, ce qui ne signifie pas qu'ils approuveront n'importe quelle démarche.

M. Joe Biden sera reçu ce matin par le président Shimon Pérès. Selon des sources proches de la présidence, Joe Biden devrait demander au président Pérès de lier plus étroitement le dossier iranien et le dossier palestinien. Le vice-président devrait en effet dire à M. Pérès que si Israël parvient à faire baisser la tension dans la région, cela facilitera la tâche aux Etats-Unis pour durcir les sanctions contre l'Iran.

M. Biden et les membres de sa délégation se rendront ensuite à la résidence du Premier ministre, où ils rencontreront Binyamin Netanyahu et ses proches conseillers. MM. Biden et Netanyahu s'entretiendront ensuite en tête à tête.

Selon un haut responsable de la communauté juive américaine, qui participait la semaine dernière, à Washington, à une rencontre entre Joe Biden et les dirigeants de la communauté juive, le vice-président a tenu, à cette occasion, des propos fermes contre une offensive militaire en Iran : « Les Etats-Unis ne peuvent se permettre un front supplémentaire, mais sont très déterminés à durcir les sanctions ».

« Israël et les Etats-Unis entretiennent des relations particulières, mais cela ne se fait pas aux dépens des relations entre les Etats-Unis et d'autres pays », a déclaré la semaine dernière Joe Biden, une phrase qu'il pourrait répéter ce jeudi lors de son discours à l'université de Tel-Aviv. Toujours selon ce responsable de la communauté juive, M. Biden est venu en Israël pour réaffirmer l'engagement américain en faveur de la sécurité d'Israël mais aussi pour adresser un message personnel au Premier ministre Binyamin Netanyahu, dont les relations avec le président Obama ne sont pas bonnes : « Joe Biden connaît bien Netanyahu et le président l'a envoyé pour rétablir une forme d'intimité entre les dirigeants ».


INTERIEUR

Vers un compromis entre les partis concernant la loi sur les conversions / Mazal Moualem, Yaïr Ettinger et Tomer Zarhin – Haaretz

Il semble que se dessine une solution à la crise qui s'est déclenchée au sein de la coalition suite à des désaccords concernant la loi sur les conversions au judaïsme. C'est en tous cas ce qu'estimaient hier des responsables des partis Shas et Israel Beteinou. Cette solution devrait être élaborée grâce à la médiation de Me Yaakov Weinrot, le principal élément du compromis étant la préservation des prérogatives du rabbinat en matière de conversions. Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, est lui aussi intervenu hier pour résoudre cette crise et, malgré un emploi du temps diplomatique chargé, il s'est entretenu avec Avigdor Lieberman et Eli Yishaï.

C'est en effet la première fois depuis la formation du gouvernement que Binyamin Netanyahu doit faire face à une crise sérieuse au sein de sa coalition. Cette crise s'est déclenchée après le refus soudain du parti Shas d'approuver la réforme des conversions, alors qu'il avait précédemment donné son accord. On estime que ce revirement du parti Shas est dû au veto qu'a opposé le parti Yehadout Hatora à la réforme. Ce n'est qu'au terme d'une réunion nocturne convoquée avant-hier par le secrétaire du gouvernement, Zvi Hauser, que la crise a pu être évitée.

La France en Israël

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Mis en ligne le 9 mars 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org