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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 12 mars 2010
12/03/2010


 

ISRAELIENS - PALESTINIENS

Netanyahu estime que les pourparlers se poursuivront ; Abou Mazen s'y oppose / Barak Ravid, Mazal Moualem, Nir Hasson, Avi Issacharof et Natacha Mozgovaya – Haaretz

Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, estime que les pourparlers indirects annoncés la semaine dernière s'ouvriront, comme prévu, en début de semaine prochaine, et ce malgré la crise avec les Etats-Unis et les protestations de l'Autorité palestinienne et du monde arabe, suite à la publication du nouveau projet de construction à Jérusalem-est. Au cabinet du Premier ministre, on affirmait hier : « La crise est derrière nous », en témoigne le fait que le vice-président Joe Biden a invité Binyamin Netanyahu à le rencontrer à Washington dans une dizaine de jours.

De hauts responsables américains ont cependant indiqué que si la crise est officiellement terminée, il faudra du temps pour restaurer la confiance entre les deux pays et surmonter l'affront qui a été fait au vice-président Biden.

L'avenir des pourparlers a été évoqué hier matin lors des entretiens téléphoniques qu'a eus le vice-président Biden avec le Premier ministre Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen). « Les Etats-Unis s'opposent à la construction dans les colonies mais sont déterminés à relancer les négociations », a déclaré Joe Biden à Abou Mazen, pour lui faire comprendre que les Etats-Unis verront d'un mauvais œil tout nouveau report des pourparlers. L'émissaire américain George Mitchell devrait arriver lundi dans la région pour la première session des pourparlers indirects entre Israël et les Palestiniens.

Le président de l'Autorité palestinienne a laissé entendre hier à la Ligue arabe qu'il n'a pas l'intention de mener des pourparlers avec Israël tant qu'Israël ne cessera pas de construire dans les colonies, y compris à Jérusalem-est. C'est ce qu'a affirmé hier le chef de l'équipe de négociation de l'OLP, Saeb Erekat. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a, lui aussi, affirmé avoir entendu Abou Mazen s'exprimer en ce sens.

Hier matin, peu avant le discours du vice-président américain, MM. Netanyahu et Biden se sont entretenus une nouvelle fois et le Premier ministre a à nouveau exprimé ses regrets pour le moment mal choisi auquel le nouveau projet de construction a été publié. « De mon point de vue, cette affaire est derrière nous, j'ai bien compris qu'il s'agissait d'un incident et non d'un acte malintentionné », a déclaré Joe Biden à Binyamin Netanyahu. Au cours de l'entretien, M. Biden a invité le Premier ministre à le rencontrer dans dix jours, lorsque M. Netanyahu sera à Washington pour participer à la conférence annuelle du lobby AIPAC.

Par ailleurs, la commission régionale de planification et de construction de Jérusalem a modifié son ordre du jour. Le ministre de l'Intérieur, Eli Yishaï, dément fermement avoir donné des instructions en ce sens, mais hier, les membres de la commission se sont vu communiquer un nouvel ordre du jour duquel ont été exclus tous les débats sur des projets de construction destinés à la population juive, situés au-delà de la ‘ligne verte', y compris les projets de petite envergure dans des quartiers tels que Guilo, Ramot ou Nevé Yaakov.


L'Administration civile a démoli dix bâtiments dans les colonies / Amos Harel – Haaretz

L'Administration civile de Cisjordanie a détruit au cours de la dernière semaine une dizaine de bâtiments dont la construction a été entreprise en violation de la décision gouvernementale de geler la construction.

Le ministère de la Défense a l'intention de passer dans les prochaines semaines à la prochaine étape de ce gel: l'ouverture de procédures judiciaires contre les entrepreneurs qui continuent à construire dans les colonies malgré les ordres d'arrêt des travaux qui leur ont été signifiés.

La plupart des démolitions effectuées cette semaine concernent des fondations ou des soubassements de bâtiments dont la construction vient de débuter. Contrairement à la plupart des démolitions antérieures, les bâtiments ont été détruits, cette fois-ci, dans des colonies établies de longe date et non dans des colonies sauvages.


La police a autorisé les militants d'extrême droite à défiler à Silwan / Liel Kaiser – Haaretz

La police craint que les émeutes ne reprennent aujourd'hui et la semaine prochaine à Jérusalem où la situation est très tendue, suite à l'annonce du nouveau projet de construction dans le quartier de Ramat Shlomo. La tension devrait être à son comble la semaine prochaine lors de l'inauguration de la synagogue Hahurva, dans le quartier juif de la Vieille Ville.

Par ailleurs, la police a autorisé hier plusieurs dizaines de militants de droite, avec, à leur tête, Baruch Marzel et Itamar Ben Gvir, à défiler, dans dix jours, dans le village de Silwan, à Jérusalem-est, pour protester contre les bâtiments construits illégalement par les Palestiniens.


Des soldats accusés d'avoir utilisé un enfant de neuf ans comme bouclier humain [?] / Yossi Yehoshua – Yediot Aharonot

Deux combattants du régiment Guivati sont accusés d'avoir obligé un enfant de neuf ans, habitant un des quartiers de Gaza, à ouvrir des sacs dont ils craignaient qu'ils ne contiennent des charges explosives, et ce lors de la perquisition d'un immeuble durant l'opération Plomb Durci.

Les deux soldats ont été inculpés par le tribunal militaire de la région sud. Ils sont accusés d'avoir outrepassé leurs compétences en mettant en danger la vie ou la santé d'autrui, un chef d'accusation passible de trois ans de prison.

Il s'agit là de la deuxième inculpation de soldats ayant participé à l'opération Plomb Durci. Deux autres soldats ont été inculpés de pillage pour avoir volé et utilisé la carte de crédit d'un Palestinien.


INTERIEUR

Les travaillistes menacent de quitter le gouvernement / Maya Bengal – Maariv

L'annonce de la construction de nouveaux logements dans le quartier de Ramat Shlomo a mis les ministres travaillistes dans l'embarras. Ils ont le sentiment que c'est là un incident sur lequel ils ne peuvent fermer les yeux, et, pour la première fois, ils remettent en cause leur partenariat avec Binyamin Netanyahu. Au parti travailliste, on a par conséquent décidé de fixer une date-butoir au Premier ministre : Si d'ici septembre et la fin du gel de la construction dans les colonies, aucune avancée diplomatique n'est intervenue, le parti travailliste quittera le gouvernement et défera la coalition gouvernementale.

Le ministre des Affaires sociales, Yitzhak Herzog, a déclaré hier : « Toutes nos démarches nous mènent à une situation dans laquelle, en l'absence d'avancées diplomatiques d'ici la fin du gel, nous devrons décider si nous restons au gouvernement ou pas ».

Plusieurs ministres travaillistes ont fait part de leur position au président du parti, le ministre de la Défense, Ehud Barak, qui, pour l'heure, garde le silence à ce sujet. Selon les ministres, Ehud Barak ne souhaite pas provoquer une crise face à Binyamin Netanyahu, mais ne pourra pas non plus contrer la décision des ministres travaillistes.

De hauts responsables travaillistes estiment que l'ultimatum qui sera adressé à Binyamin Netanyahu l'obligera à choisir entre Israel Beteinou et le parti travailliste. Les ministres travaillistes laissent ainsi entendre qu'ils souhaitent l'entrée au gouvernement du parti Kadima, un souhait que partage le président Shimon Pérès.


La France en Israël
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Mis en ligne le 12 mars 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org