Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Etats du monde
Europe

Visite de Catherine Ashton en Israël le 17 mars : La nouvelle présidence de l'Union européenne met à rude épreuve ses relations avec Israël
15/03/2010



15/03/10


Sur le site de The Israel Project (TIP), en français

 

POUR DIFFUSION IMMEDIATE: le 15 mars 2010

Contact:
Jennifer Laszlo Mizrahi: +1 202-857-6644, jenniferm@theisraelproject.org 

Laura Kam: +972-2-6236427, laurak@theisraelproject.org

 

Catherine Ashton, la nouvelle haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de la sécurité, visitera Israël et l'Autorité palestinienne (AP) du 17 au19 mars 2010 (1). Catherine Ashton a critiqué la politique israélienne depuis sa prise de fonction le 1er décembre et Jérusalem doit s'efforcer au cours de sa visite, d'expliquer sa politique en matière de sécurité et ses efforts pour la paix avec les Palestiniens (2).

Jérusalem a donc décidé de faire une entorse à sa politique de visite concernant la bande de Gaza et a accepté de faciliter l'entrée de Catherine Ashton dans la bande de Gaza et lui permettre d'avoir une « impression de terrain » des activités humanitaires prenant place dans cette région. La préoccupation israélienne est marquée par le fait qu'un défilé de ministres des Affaires étrangères dans la bande de Gaza pourrait donner au Hamas une quelconque légitimité. Catherine Ashton ne rencontrera pas les représentants du Hamas, une organisation qui est sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne (3).

Durant la présidence suédoise en 2009, les liens entre Israël et l'UE se sont détériorés ; Carl Bildt a été le Premier ministre européen des Affaires étrangères n'ayant pas visité Israël pendant son mandat de 6 mois. En décembre 2009, le dernier jour de son mandat, il essaya de suggérer la partition de Jérusalem au nom de l'UE (4).

Le 1er janvier 2010, l'Espagne a officiellement repris la présidence rotative de l'Union européenne pour une durée de six mois, alors que les relations entre l'Union Européenne et Israël sont tendues. Le 18 décembre 2009, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a expliqué sa détermination à construire un Etat palestinien grâce à des négociations au cours de l'année à venir: "Mon idée, mon rêve et mon engagement, c'est de travailler pour avoir, enfin, en 2010, un Etat palestinien qui pourrait vivre en paix et en sécurité avec Israël", a dit Miguel Angel Moratinos (5).

Toutefois, conformément à la nouvelle structure juridique du traité de Lisbonne entré en vigueur le 1er décembre 2009, l'Espagne n'a pas le pouvoir d'influencer la politique étrangère de l'Union Européenne. (6) En réalité, l'Espagne a la tâche délicate de travailler en tandem avec le nouveau président permanent du Conseil européen, Herman van Rompuy, et la nouvelle représentante à la politique extérieure et de sécurité commune, Catherine Ashton. Ces deux "postes élevés" qui viennent d'être introduits par le traité de Lisbonne impliquent de nombreuses responsabilités qui étaient auparavant attribuées au pays qui avait la présidence. (7) Herman van Rompuy, en tant que président du Conseil européen, présidera les sommets de l'UE, donnera l'ordre du jour de l'UE et s'adressera à la presse. (8) Catherine Ashton occupe non seulement la fonction de haute représentante de la politique extérieure et de sécurité commune où elle est responsable de la politique de sécurité commune et extérieure de l'Union mais aussi la fonction de vice présidente de la Commission européenne pour les relations extérieures et préside le Conseil des ministres des Affaires étrangères. (9)


Catherine Ashton : La nouvelle dirigeante des affaires étrangères de l'UE

Le 15 décembre 2009, la nouvelle responsable de la politique extérieure de l'UE, Catherine Ashton d'Upholland a prononcé son premier discours devant les membres du Parlement européen à Strasbourg, durant lequel elle se montrait très critique envers Israël (10). Accusant Israël pour les médiocres conditions de vie à Gaza, Catherine Ashton a omis de mentionner que l'Egypte bloquait non seulement sa frontière avec Gaza malgré les protestations internationales, mais renforçait également cette frontière avec une barrière métallique souterraine de 20 à 30 mètres de profondeur. (11) Elle n'a pas non plus mentionné la brutale domination de la population par le Hamas à Gaza et ses incitations continuelles à la violence. Catherine Ashton a imputé à Israël seul la responsabilité de l'impasse des négociations de paix, et n'a pas mentionné le refus de négocier des Palestiniens (12).

Dans le débat qui a suivi le discours de Catherine Ashton, plusieurs membres du parlement européen ont demandé que des mesures soient prises contre Israël, tels le boycott sur les produits en provenance des implantations israéliennes et la suspension de l'Accord d'Association de l'UE avec Israël (13).

Le discours de Catherine Ashton a été sévèrement critiqué par les officiels de Jérusalem qui se sont dits "surpris, insatisfaits et inquiets" que Catherine Ashton ait eu des propos aussi sévères "sans même s'être rendue en Israël" (14).

La présidence suédoise de l'UE et le statut de Jérusalem

En 2009, les relations diplomatiques entre l'UE et Israël étaient orageuses, en particulier sous la présidence suédoise, de juillet à décembre 2009.

La Suède a présenté une proposition demandant à Israël de cesser ses politiques "discriminatoires" envers les Palestiniens et à l'UE de reconnaître Jérusalem-est comme capitale de l'Etat palestinien, un geste qui pourrait impliquer la reconnaissance par l'UE d'une déclaration d'indépendance palestinienne unilatérale (15). La proposition demandait essentiellement la division de Jérusalem et la fermeture potentielle d'une partie de la ville aux non-musulmans. Les officiels israéliens ont répondu que la proposition portait atteinte à l'avenir du processus de paix en évitant de futures négociations (16). La résolution semblait également changer la politique extérieure actuelle de l'UE sur Jérusalem, demandant une solution à deux Etats qui "prendrait en compte les intérêts politiques et religieux des deux parties, et protégerait les intérêts religieux des juifs, des chrétiens et des musulmans du monde entier." (17)

Dans un courrier adressé au ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni lui conseillait vivement de retirer sa proposition, en écrivant: "Je souhaite exprimer ma profonde inquiétude concernant ce qui apparaît comme une tentative de préjuger du résultat des problèmes réservés à des négociations sur un statut définitif." (18) D'autres Etats européens se sont également opposés à la proposition et ont déclaré que c'est dans [le cadre d']un accord définitif que les négociateurs israélo-palestiniens devraient déterminer le futur statut de Jérusalem (19).


Actions de boycott autour du problème des implantations 

En décembre 2009, le ministère britannique de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales (Defra) a publié une directive, qui a été interprétée par certains comme encourageant la possibilité d'un boycott à la consommation des produits en provenance de entreprises juives en Cisjordanie. Elle étend une loi préexistante de l'UE, selon laquelle les marchandises en provenance d'Israël sont distinctes des autres marchandises en provenance des territoires palestiniens. Cette décision fut extrêmement critiquée par les officiels israéliens (20).

Bien que l'idée d'un boycott économique et de campagnes de désinvestissement comme moyen de protestation politique contre la politique israélienne gagne en popularité au Royaume-Uni et dans d'autres pays d'Europe, les producteurs et exportateurs israéliens n'ont, à ce jour, pas constaté de baisse de la demande (21).

En octobre 2009, le ministère du logement espagnol a décidé d'exclure l'université israélienne Ariel d'une compétition dans le cadre de la construction de maisons à énergie solaire, justifiant cette décision par la position de l'UE sur les implantations (22). Le ministre israélien des Affaires étrangères a affirmé que cette décision était "discriminatoire" et "basée sur des considérations politiques", en ajoutant qu'elle allait "à l'encontre de l'esprit académique et des valeurs de liberté de la recherche et de la coopération". En réalité, l'UE n'a aucune politique de non-coopération avec les institutions israéliennes en Cisjordanie, dont certaines sont actuellement financées par le Programme-cadre de Recherche et de Développement de l'UE (23).


Le rapport Goldstone

Le 10 mars 2009, le Parlement Européen a voté (335 votes pour, 287 contre et 43 abstentions) une résolution pressant les deux parties de suivre les conclusions du rapport Goldstone en menant une "enquête dans les cinq mois à venir". Israël a violement réagi en déclarant qu'une telle résolution "n'est pas propice à la paix, ne renforce pas même la position du Parlement Européen dans sa volonté de contribuer aux efforts de paix".

La fameuse commission Goldstone, créée par le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, a communiqué, en septembre 2009, ses conclusions sur l'opération défensive d'Israël de janvier 2009 contre le Hamas, soutenu par l'Iran (25). L'opération défensive d'Israël a duré 22 jours et [avait pour but de] démanteler l'infrastructure du Hamas, après que ce dernier ait tiré plus de 10 000 roquettes, mortiers et missiles sur des civils israéliens depuis 2001 (26).

Les 5 et 6 novembre 2009, l'assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution approuvant le rapport Goldstone (27). Les États-Unis n'ont pas assisté aux discussions. Les pays les plus peuplés d'Europe – l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne et la Pologne – se sont soit opposés au rapport Godstone, soit abstenus. La Suède, qui était alors à la présidence de l'UE, s'est abstenue. Mais, au nom de l'UE, l'ambassadeur suédois a déclaré que le rapport Goldstone était sérieux et que "l'UE (…) mettait l'accent sur l'obligation de toutes les parties du conflit à respecter le droit humanitaire international et le droit international sur les droits de l'homme." (28).

Les partisans de l'opération israélienne à Gaza ont affirmé que la résolution qui a mandaté la commission Goldstone était partiale et préjugeait du résultat de l'enquête. La formulation initiale de la résolution déclarait qu'Israël avait violé les droits de l'homme et que la commission devrait enquêter sur les violations du droit international par "la puissance occupante, Israël, contre le peuple palestinien." (29) La résolution d'origine n'a pas été approuvée par les États-Unis, le Canada, le Japon et la Suisse (30). Elle a été amendée par la suite par le président du Conseil des Droits de l'Homme de l'époque, [en précisant que] la commission devait examiner les violations [commises par les] deux [parties]. Néanmoins, la commission avait pour consigne de n'examiner que la période du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, excluant ainsi les années qui ont précédé l'opération à Gaza, durant lesquelles le Hamas, soutenu par l'Iran, a tiré la majeure partie de ses roquettes et missiles sur les civils israéliens (31).


La politique de l'UE concernant les principaux ennemis d'Israël: l'Iran et ses mandataires, le Hamas et le Hezbollah

Le 20 avril 2009, les représentants de l'UE ont quitté la conférence des Nations Unies sur le racisme "Durban II" après que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, ait dénoncé le gouvernement israélien et l'ait qualifié de "raciste". Les États-Unis, l'Australie, le Canada, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ont boycotté la conférence pour ne pas participer à ce qu'ils considèrent comme une plateforme du racisme contre Israël (32).

Le 25 février 2008, l'UE a condamné "dans des termes les plus violents" les remarques de Mahmoud Ahmadinejad et d'autres officiels iraniens sur Israël (33). "Leurs commentaires… contre Israël sont inacceptables, préjudiciables et non civilisés" selon une déclaration de la présidence slovène de l'UE. "L'UE demande à l'Iran de mettre fin à sa rhétorique hostile et de s'abstenir de toute menace à l'encontre d'autres Etats membres de la communauté internationale", a-t-elle dit (34).


Israël a précisé qu'il veut non seulement que l'ONU inflige des sanctions plus fermes à l'Iran, mais aussi que d'autres pays et institutions financières prennent leurs propres mesures (35). Malgré la réticence de l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche et l'Espagne, la France et le Royaume-Uni ont tenté d'établir un régime européen de sanctions contre l'Iran, indépendant de [celui de] l'ONU (36). "Israël espère que l'Europe, ainsi que l'ensemble de la Communauté européenne, prendront des mesures plus sévères contre l'Iran afin de créer une politique de sanctions efficace […]. La position d'Israël est que ce qui a été fait jusqu'à présent n'est pas suffisant. Le rythme et la gamme de sanctions devraient être plus importants", a dit, en novembre 2007, Ran Curiel, ambassadeur d'Israël auprès de l'UE (37).

Par ailleurs, l'UE continue de refuser d'ajouter le Hezbollah, soutenu par l'Iran, à sa liste d'organisations terroristes, permettant ainsi partiellement au Hezbollah de continuer à collecter des fonds et à agir comme les pattes de chat [!?] internationalement déstabilisantes de l'Iran. Un tel développement aurait pu considérablement affaiblir le groupe terroriste (38).

Tout en prétendant promouvoir le dialogue et la compréhension, l'UE apporte son soutien aux organisations – tels Badil, Adalah et le Centre d'Information Alternative (ICAHD) – qui prônent "une résistance armée" contre Israël, et à d'autres discours incitant à la violence (39).

Même si Israël maintient des relations bilatérales positives et individuelles avec les pays européens, des signes indiquent que ces relations seront progressivement remplacées par le rôle de plus en plus important de la politique extérieure supranationale de l'UE. Par exemple, le 7 juin 2005, alors qu'il était ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw a déclaré que c'était la politique du gouvernement britannique de ne pas avoir de relations diplomatiques avec le Hamas. Peu après, l'UE a émis une position autorisant des relations avec les membres du Hamas qui se présentent au parlement palestinien, contredisant ainsi la décision britannique précédemment annoncée (40).


Améliorer les relations diplomatiques

Relations diplomatiques

Le 8 décembre 2008, les 27 ministres européens des Affaires étrangères ont accepté à l'unanimité d'améliorer le dialogue diplomatique entre l'UE et Israël pour souligner leurs valeurs et points de vue communs. Cet accord constitue une étape vers des relations plus solides entre l'UE et Israël, un processus qui a commencé en 2007 dans le cadre d'une initiative de Tzipi Livni, à l'époque ministre des Affaires étrangères (41).

La nouvelle initiative de dialogue inclut des rencontres au sommet avec des Premiers ministres, des ministres des Affaires étrangères (au moins trois fois par an), des directeurs généraux du ministère des Affaires étrangères, ainsi qu'une discussion continue sur le processus de paix, l'antiterrorisme, l'antisémitisme, les droits de l'homme et plus encore (42).

Le 18 juin 2009, Israël et l'UE ont tenu une conférence de presse commune à l'occasion du neuvième Conseil d'Association UE-Israël, un forum de haut niveau qui traite des relations bilatérales entre Israël et l'UE. Dans les remarques préliminaires, les officiels de l'UE ont loué l'important niveau de coopération dans la "lutte contre le terrorisme, la non-prolifération, le dialogue social, les problèmes liés au commerce et les réformes réglementaires, le climat économique, l'agriculture, la migration, la coopération policière et juridique, le transport, l'énergie, l'environnement, le changement climatique, la recherche et le développement, l'éducation et la culture" (43).

Cependant, depuis la guerre défensive d'Israël contre le Hamas - soutenu par l'Iran - en janvier 2009, aucun progrès ne s'est produit car l'UE subordonnera toute «mise à niveau politique » aux progrès réalisés dans le processus de paix au Moyen-Orient. Ceci est étonnant, d'autant que cela se produit au moment où l'UE négocie un accord d'association avec la Lybie et vient également d'en signer un autre avec la Syrie (44).

Science et technologie

Israël est le seul pays non européen originellement associé aux Programmes-cadres de Recherche et de Développement Technologique de l'UE. Israël participe actuellement à près de 800 Programmes-cadres de RDT dans les domaines de la nanotechnologie, la technologie de la communication, l'énergie et la santé. Parmi les autres statistiques sur l'impressionnant secteur de la recherche et du développement israélien, un officiel de l'UE a noté que les dépenses par personne, consacrées par Israël à la recherche et au développement, sont plus élevées qu'aux États-Unis et que dans la plupart des pays européens (45).

Commerce bilatéral

L'UE est le plus grand partenaire commercial d'Israël. Quarante pour cent des importations d'Israël proviennent des pays de l'UE et plus de 30 pour cent du total des exportations d'Israël sont destinées au marché de l'UE (46). Le volume des exportations israéliennes vers l'UE est estimé à 650 millions de dollars américains (462 millions d'euros) (47). Le 4 novembre 2009, Israël et l'UE ont signé un accord agricole permettant à Israël d'exporter en Europe 80 pour cent de ses produits frais et 95 pour cent de ses aliments traités, sans [être assujetti à] des taxes commerciales (48).

Il y a peu de doute que cette relation soit appelée à s'accroître. Cependant, actuellement, seules 70 entreprises israéliennes augmentent leur capital sur les marchés boursiers européens, contre des centaines d'entreprises israéliennes qui commercent avec les Etats-Unis. C'est une opportunité manquée pour les deux – d'autant plus que bon nombre d'entreprises israéliennes qui augmentent leur capital-risque à l‘étranger sont engagées dans des projets de nouvelles technologies qui sont cruciaux pour l'Europe (49).


Références 

(1) EU's Ashton wants to visit Gaza amid push for peace talks, AFP, March 6, 2010 http://news.yahoo.com/s/afp/20100306/wl_mideast_afp/mideastunresteudiplomacy_20100306143703

(2) EU's new foreign relations chief criticises Israel, euobserver.com, Dec 12, 2009
http://euobserver.com/9/29167

(3) Ban, Ashton to be let into Gaza, Jpost, Mar 9, 2010
http://www.jpost.com/Israel/Article.aspx?id=170511

(4) “Israel slams Sweden's Jerusalem division plan,” Ynet, Jan. 12, 2009
http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-3813288,00.html

(5) Gafo, Juan Carlos: “Spain's EU presidency to be 'eminently Euro-Mediterranean',” The Daily Star, Dec. 30, 2009
http://www.dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=1&categ_id=2&article_id=110192

(6) “Ashton to push for Middle East talks,” EurActive, Dec. 16, 2009, 
http://www.euractiv.com/en/future-eu/ashton-push-middle-east-talks/article-188376
“Sweden wraps up six months in EU presidency,” Deutsche Welle, Dec. 30, 2009, http://www.dw-world.de/dw/article/0,,5070493,00.html

(7) “Sweden plans October summit on top EU jobs,” EurActive, Sep. 2, 2009,
http://www.euractiv.com/en/future-eu/sweden-plans-october-summit-top-eu-jobs/article-185041;
“Sweden wraps up six months in EU presidency,” Deutsche Welle, Dec. 31, 2009, http://www.dw-world.de/dw/article/0,,5070493,00.html

(8) “Treaty of Lisbon enters into force today,” Delegation of European Union to Israel, Dec. 1, 2009, 
http://www.delisr.ec.europa.eu/english/whatsnew.asp?id=1136

(9) "Spanien kündigt für EU-Präsidentschaft Rolle im Hintergrund an," EurActiv, Dec. 19, 2009,
http://www.euractiv.com/de/prioritaten/spanien-kndigt-eu-prsidentschaft-rolle-hintergrund/article-188506

(10) “New EU foreign policy chief lambastes ‘Israeli occupation,'” EUTimes, Dec. 18, 2009,
http://www.eutimes.net/2009/12/new-eu-foreign-policy-chief-lambastes-israeli-occupation/

(11) Mohamed, Yusri: “Egypt boosts security at Gaza border after firing,” Dec. 19, 2009,
http://www.reuters.com/article/idUSTRE5BI1MY20091219

(12) “Europe's Israel Obsession,” Wall Street Journal, Dec. 23, 2009, http://online.wsj.com/article/SB40001424052748703478704574611594259358238.html

(13) Rettman, Andrew: “EU's foreign relations chief criticizes Israel,” EUobserver, Dec. 16, 2009, http://groups.google.com/group/misc.activism.progressive/browse_thread/thread/51f81abc12a5570b

(14) Eldar, Akiva: “Israel: EU official's 'occupation' remark casts pall on ties,” Haaretz, Dec. 19, 2009, http://www.haaretz.com/hasen/spages/1135787.html

(15) Ravid, Barak: “Haaretz Exclusive: EU draft document on division of Jerusalem,” Haaretz, Dec. 2, 2009, http://www.haaretz.com/hasen/spages/1131988.html

(16) Ibd.

(17) “Frequently asked questions: Jerusalem,” European Commission Technical Assistance Office for the West Bank and the Gaza Strip, European Union, retrieved on Jan. 27, 2010, http://www.delwbg.ec.europa.eu/en/faq/index.htm#Jerusalem

(18) Ravid, Barak: “Livni to Sweden: Ditch EU plan on dividing Jerusalem,” Haaretz, Dec. 19, 2009, http://www.haaretz.com/hasen/spages/1131926.html

(19) “EU softens call for division of Jerusalem in diplomatic victory for Israel ,” The European Union Times, Dec. 10, 2009, http://www.eutimes.net/2009/12/eu-softens-call-for-division-of-jerusalem-in-diplomatic-victory-for-israel/

(20) Ibd.

(21) Black, Ian / McCarthy, Rory: “UK issues new guidance on labelling of food from illegal West Bank settlements,” guardian.co.uk, Dec. 10, 2009, http://www.guardian.co.uk/world/2009/dec/10/guidance-labelling-food-israeli-settlements

(22) Buck, Tobias: “Israel shrugs off boycott effort,” Financial Times, Nov. 19, 2009,
http://www.ft.com/cms/s/0/3b989978-d523-11de-8ec4-00144feabdc0.html

(23) Sofer, Roni: “Israel: Boycott of Ariel college goes against academic spirit,” Ynet, Oct. 2, 2009, http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3784432,00.html

(24) “Spain 'Running Out Of Excuses' For Excluding Israeli Researchers From Solar Competition,” Anti-Defamation League, Oct. 21, 2009, http://www.adl.org/PresRele/IslME_62/5628_62.htm

(25) European Parliament backs UN report on Gaza war, AP, March 10, 2010 http://news.yahoo.com/s/ap/20100310/ap_on_re_eu/eu_eu_gaza_conflict_1

(26) http://eyeontheun.org/assets/attachments/documents/a_64_L.11_draft_resolution.pdf

(27) Benhorin, Yitzhak: “US shuns UN's Goldstone discussion,” Ynet, Nov. 5, 2009,
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3800509,00.html; “Statement On behalf of the European Union by H.E. Mr. Anders Liden Ambassador and Permanent Representative of Sweden at the General Assembly on the Report of the Human Rights Council,” Nov. 4, 2009, http://eyeontheun.org/assets/attachments/documents/Statement_by_Sweden_for_EU_at_the_
General_Assembly_Debate_on_the_Goldstone_Report.pdf

(28) “Behind the Headlines: Human Rights Council/Goldstone Fact-Finding Mission,” Israel Ministry of Foreign Affairs, Sep. 4, 2009, http://www.mfa.gov.il/MFA/About+the+Ministry/Behind+the+Headlines/Behind_the_Headlines_Goldstone_Fact-Finding_Mission

(29) Ibd.

(30) “United Nations Fact Finding Mission on the Gaza Conflict,” UN Human Rights Council Web site, retrieved on Jan. 27, 2010, http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/specialsession/9/FactFindingMission.htm; “Behind the Headlines: Human Rights Council/Goldstone Fact-Finding Mission,” Israel Ministry of Foreign Affairs, Sep. 4, 2009, http://www.mfa.gov.il/MFA/About+the+Ministry/Behind+the+Headlines/Behind_the_Headlines_Goldstone_Fact-Finding_Mission

(31) “EU delegates walk out on Ahmadinejad speech,” France24, April 21, 2009, http://www.france24.com/en/20090420-eu-delegates-leave-durban-racism-conference-iran-criticises-israel-ahmadinejad-speech

(32) “EU condems ‘uncivilized' Iranian comments on Israel: statement,” Agence France Presse, Feb. 25, 2008, http://afp.google.com/article/ALeqM5h3H9T9VHYzH7JPnzg7uAyxa7n_AA

(33) Keinon, Herb: “Israel to press Austrian FM on Iran sanctions,” The Jerusalem Post, Feb. 4, 2008, http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull&cid=1202064580792

(34) “Israel's Ambassador to the EU praises ‘real dialogue' between Israel and Europe,” European Jewish Press, Nov. 22, 2007, http://www.ejpress.org/article/21980

(35) Ibd.

(36) Harris, Megan: „Analysis: EU Hezbollah policy draws fire,“ United Press International, February 19, 2008, http://www.upi.com/International_Security/Emerging_
Threats/Analysis/2008/02/19/analysis_eu_hezbollah_policy_draws_fire/9572/

(37) http://zionism-israel.com/israel_news/2009/08/ngo-funding-and-national-priorities-eu.html

(38) Gerstenfeld, Manfred: “The EU Constitutional Crisis, the Middle East, and Israel,” Jerusalem Center for Public Affairs, June 26, 2005, http://www.jcpa.org/brief/brief004-25.htm

(39) “Israel and European Commission sign 2008 Financing Agreement for Annual Action Programme,” Israeli Mission to the European Union, June 23, 2009, http://eu.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?SubjectID=33431&MissionID=6&LanguageID=0&StatusID=0&DocumentID=-1

(40) “The European Union and Israel,” Delegation of the European Commission to the State of Israel, retrieved on Jan. 27, 2010, http://www.delisr.ec.europa.eu/newsletter/ENGLISH-FINAL.pdf

(41) “9th EU-Israel Association Council,” Israeli Mission to the European Union, June 18, 2009, retrieved on Feb. 10, 2010, http://eu.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?SubjectID=66088&MissionID=6&LanguageID=0&StatusID=0&DocumentID=-1

(42) "Squaring the Circle? EU-Israel Relations and the Peace Process in the Middle East", bz Ottolenghi, Emanuele, Centre for European Studies, Brussels 2010, http://www.thinkingeurope.eu/images/dbimages/docs/1stDSBookSquaringtheCircleEU-ISRAELWEB.pdf

(43) “European Neighbourhood and Partnership Instrument - Israel,” European Council, retrieved on Feb. 10, 2010, http://ec.europa.eu/world/enp/pdf/country/enpi_csp_nip_israel_en.pdf

(44) “Israel and European Commission sign 2008 Financing Agreement for Annual Action Programme,” Israeli Mission to the European Union, June 23, 2009, http://eu.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?SubjectID=33431&MissionID=6&LanguageID=0&StatusID=0&DocumentID=-1

(45) “The European Union and Israel,” Delegation of the European Commission to the State of Israel, retrieved on Jan. 27, 2010, http://www.delisr.ec.europa.eu/newsletter/ENGLISH-FINAL.pdf

(46) “Israel and European Commission sign 2008 Financing Agreement for Annual Action Programme,” Israeli Mission to the European Union, June 23, 2009, http://eu.mfa.gov.il/mfm/web/main/document.asp?SubjectID=33431&MissionID=6&LanguageID=0&StatusID=0&DocumentID=-1

(47) Zomer, Navit: “From 2010: No tax on Israeli food sold in Europe,” Ynet, Nov. 18, 2009, http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3806870,00.html

(48) Cronin, David: “EUROPE: Cosy With Israel, Despite the Headlines,” IPS, Dec. 18, 2009, http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=49742; “European Union and Israel sign new agreement on trade in agriculture,” Delegation of the European Union to Israel, retrieved on Jan. 27, 2010, http://www.delisr.ec.europa.eu/english/whatsnew.asp?id=1130

(49) Ottolenghi, Emanuele: "Squaring the Circle? EU-Israel Relations and the Peace Process in the Middle East," Centre for European Studies, Brussels 2010, http://www.thinkingeurope.eu/images/dbimages/docs/1stDSBookSquaringtheCircleEU-ISRAELWEB.pdf

 

© The Israel Project (TIP)


TIP est une organisation internationale à but non lucratif, destinée à sensibiliser la presse et le public sur Israël, œuvrant ainsi à la sécurité, la liberté et la paix. TIP fournit aux journalistes, aux dirigeants et aux leaders d'opinion des informations exactes concernant Israël. TIP n'est affilié à aucun gouvernement ni à aucune agence gouvernementale. 
    

 

Mis en ligne le 15 mars 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org