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Les conclusions du Rapport Goldstone confrontées aux constatations factuelles
16/03/2010


16/03/10

 [Je souligne que l'original anglais de la TOTALITE de ce rapport remarquable (en pdf), avec les illustrations et les schémas qu'il comporte, est consultable au lien suivant :
http://www.terrorism-info.org.il/malam_multimedia/English/eng_n/pdf/g_report_e1.pdf]


[Suite à l'interpellation de ma correctrice à propos de la très mauvaise qualité de la traduction (?) française qui suit, j'en ai corrigé les fautes et erreurs les plus importantes. Cette découverte navrante me convainc qu'il faut absolument effectuer une traduction d'excellente qualité du rapport intégral dont référence ci-dessus. Je lance donc ici un appel à celles et ceux qui ont une réelle compétence en matière de traduction de l'anglais au français pour qu'ils se portent volontaires. Nous pourrions nous partager le travail. Etant donné l'extrême importance de ce document, c'est une vraie mitzwah. Je compte sur tous. M'écrire à redaction@debriefing.org]

Texte récupéré de la version française en pdf

 

Centre d'Information sur les
Renseignements
et le Terrorisme

Mars, 2010

Hamas et caractère de la menace terroriste de la bande de Gaza

Conclusions du Rapport Goldstone face aux

constatations factuelles

Résumé des conclusions de l'étude

1.          Ce document comprend un aperçu des conclusions principales d'une étude de la relation du Rapport Goldstone envers la conduite du Hamas dans la bande de Gaza avant et durant l'Opération Plomb Durci.

2.           La première partie de l'étude porte sur la relation du Rapport envers la menace terroriste, telle qu'elle s'est développée dans la bande de Gaza durant les années ayant précédé l'Opération Plomb Durci. Les autres parties traitent des différents aspects de l'attitude du Hamas durant l'Opération elle-même, avec un accent sur la vaste utilisation par le Hamas des civils comme "boucliers humains." L'étude ne traite pas des cas individuels du comportement de Tsahal dans la bande de Gaza, point qui fait l'objet d'une enquête à part de Tsahal.

3.           Dans le cadre de l'étude, une comparaison est effectuée entre les conclusions du Rapport Goldstone et la réalité sur le terrain, telle qu'elle ressort de renseignements de qualité, nombreux et divers, provenant de la communauté des renseignements israéliens, ainsi que de déclarations des responsables du Hamas.

4.          La comparaison montre clairement quatre carences de base dans la relation du Rapport Goldstone envers la période ayant précédé l'Opération Plomb Durci.

a.    Le non-traitement du caractère et de l'essence du Hamas, notamment de ses caractéristiques terroristes. Le Rapport Goldstone se focalise sur la critique virulente d'Israël, tout en présentant le conflit israélo-palestinien d'un point de vue pro- palestinien évident. Le Rapport ne traite pas de l'idéologie du Hamas, de sa stratégie, de l'infrastructure terroriste qu'il a mise en place, de son caractère et de ses aspirations islamo-radicales, de son rapport à l'Occident et aux régimes modérés dans le monde arabe, de la brutalité et de la répression qu'il emploie envers ses opposants dans le système palestinien, de la direction et du soutien qu'il reçoit de Damas, et de son historique d'organisation ayant dirigé le terrorisme suicide contre Israël et les tirs de roquettes pendant des années contre les civils israéliens. Le Rapport se rapporte à l'administration du Hamas dans la bande de Gaza comme à une entité gouvernementale ("les autorités de Gaza") et adopte l'affirmation infondée du Hamas selon laquelle aucun lien n'unit cette entité à la branche militaire du mouvement. Les informations prouvent effectivement que le Hamas n'est qu'une seule et unique entité organisationnelle, à la hiérarchie dirigeante claire, et qu'un lien étroit unit ses composants politiques, gouvernementaux, sécuritaires et militaires.

b.    La minimalisation de l'étendue et de la sévérité des activités terroristes contre Israël, et du fait de n'imputer aucune responsabilité au Hamas. Le Rapport se focalise sur les tirs de roquettes au cours de l'année et demie ayant précédé l'Opération Plomb Durci et se rapporte avec un maximum de brièveté au phénomène des tirs dans sa globalité, qui remonte à 2001, et aux autres formes des activités terroristes en provenance de la bande de Gaza (y compris les attentats de masse en territoire israélien ou les attaques récidivantes contre les occidentaux et les organismes à caractère humanitaire, tel le terminal d'essence de Nahal Oz). Le Rapport affirme bien que les tirs de roquettes sur la population civile israélienne sont un crime de guerre (durant les sept années ayant précédé l'Opération Plomb Durci, 8000 impacts de roquettes et d'obus de mortier ont été signalés en territoire israélien, tirs ayant fait des morts et des blessés au sein de la population et ayant cruellement perturbé le quotidien des résidents israéliens). Toutefois, il s'abstient d'imputer la responsabilité de ce crime de guerre au Hamas, ou à toute autre organisation terroriste opérant dans la bande de Gaza (comme le Jihad Islamique Palestinien, qui agit aux côtés du Hamas) et ne pointe aucun doigt accusateur vers un tiers (personnalités, organismes ou groupes) devant se justifier. Le Hamas a bien profité de cette carence basique du Rapport, désavouant toute responsabilité des tirs de roquettes et tentant d'utiliser le Rapport comme un levier juridico-propagande contre Israël.

c.    Dans le cadre de la tendance globale de minimiser la signification de la menace terroriste, le Rapport évite de traiter du processus d'indépendance militaire du Hamas dans la bande de Gaza dans les années 2007-2008, qui a représenté une menace pour Israël (par rapport à la large couverture accordée aux développements historiques du conflit israélo-palestinien). Ce, bien qu'il s'agisse d'une indépendance ayant représenté une menace significative pour Israël et une violation brutale des Accords d'Oslo signés entre Israël et les Palestiniens (accordant à l'Autorité Palestinienne la possibilité de s'armer pour les besoins d'activités policières et sécuritaires uniquement). Le Rapport passe sous silence les divers composants de ce processus, qui comprennent, notamment : l'institutionnalisation et l'organisation des forces militaires du Hamas et leur transformation en unités semi-militaires (à l'image et à l'inspiration du Hezbollah) ; la contrebande d'armes et de matériaux servant à fabriquer des armes d'une portée sans précédent et en grande quantité ; des entraînements intensifs dans la bande de Gaza, en Iran et en Syrie ; et la fabrication de roquettes et d'engins piégés en nombre considérable. Le Rapport passe également sous silence les multiples tentatives faites avant même le conflit, de transformer des quartiers résidentiels en zones de combat, dans le cadre de l'utilisation des civils comme "boucliers humains," dont : l'entrepôt d'armes, la construction de rampes de lancement de roquettes, la fabrication de fortifications et de tunnels, la pose d'engins piégés et le piège de bâtiments dans des quartiers peuplés.

d. Le rapport passe totalement sous silence l'important soutien que le Hamas a reçu de l'Iran, du Hezbollah et de la Syrie (directement et par le biais du Hezbollah) pour la construction de ses infrastructures militaro-terroristes. Ce soutien a pris de l'ampleur dans les deux années ayant précédé l'Opération Plomb Durci et a notamment compris la contrebande de roquettes à longue portée ; le développement et le transfert de savoir-faire pour la fabrication de roquettes et d'engins létaux ; le soutien aux entraînements avancés à des centaines d'activistes terroristes et un soutien financier important, transféré au Hamas d'Iran. Ce soutien s'est également poursuivi après l'Opération Plomb Durci et a permis au Hamas de rétablir et même d'améliorer ses capacités militaires touchées (y compris le transfert de roquettes iraniennes qui placent le centre d'Israël à leur portée).

5. Ces quatre carences de base portent atteinte à la compréhension des raisons ayant incité Israël à lancer l'Opération Plomb Durci et faussent totalement la description des développements qui ont conduit à l'Opération Plomb Durci.

6. A l'opposé, le Rapport Goldstone a adopté la ligne argumentaire du Hamas au sujet de l'escalade flagrante des tirs de roquettes durant l'année 2008, qui a conduit Israël à lancer l'Opération Plomb Durci. Ainsi, par exemple, le Rapport minimise la signification des violations systématiques de l'accord de cessez-le-feu obtenu par médiation égyptienne, durant le semestre qui a précédé l'Opération. Le Rapport décrit très sobrement et en adoptant les thèmes de la propagande du Hamas les tirs de roquettes sur Israël, initiés par le Hamas vers la fin de l'accord de cessez-le-feu. Le Rapport s'abstient également de faire porter toute responsabilité au Hamas pour la fin du cessez-le-feu. Bien que le Hamas ait annoncé unilatéralement la fin de l'accalmie, cette annonce a été accompagnée d'une escalade préméditée et le Hamas s'est attiré les foudres du Caire et de l'Autorité Palestinienne.

7.    Au sujet de l'attitude du Hamas pendant l'Opération Plomb Durci : le Hamas a mis en œuvre durant l'Opération une doctrine de guerre prônant l'utilisation vaste de civils comme "boucliers humains." Cette doctrine de guerre, mise au point pendant les années ayant précédé l'Opération, trouve son inspiration dans les tentatives du Hezbollah au Liban et a été largement appliquée durant l'Opération. Le Rapport Goldstone s'abstient de traiter de cette doctrine de guerre et de ses significations quant à la guerre asymétrique en terrain bâti, qui a caractérisé l'Opération Plomb Durci, et a posé à Tsahal de laborieux dilemmes, opérationnels et éthiques (semblables à ceux posés aux armées américaine, anglaise et autres dans d'autres zones de conflit). Le Rapport ferme les yeux ou repousse systématiquement la position d'Israël à ce sujet, et préfère accuser Israël de l'utilisation des civils comme "boucliers humains," en dépit de l'effort effectué pour empêcher toute atteinte aux civils non impliqués.

8.     Cette étude souligne les tactiques de combat variées par lesquelles le Hamas et les autres organisations terroristes se sont servis des civils comme "boucliers humains." Ces tactiques comprennent le fait d'obliger les résidents à demeurer dans les quartiers résidentiels où œuvrait Tsahal ; l'amalgame d'activistes terroristes dans des quartiers civils et le passage de l'uniforme à des habits civils durant les combats contre Tsahal. Le Hamas a utilisé des groupes d'enfants afin de permettre à ses membres de s'échapper des foyers de combats ; a utilisé des maisons des civils à des fins militaires, y compris en creusant des tunnels de fuite et pour frapper depuis des habitations ; a placé des infrastructures militaires aux seins d'habitations et d'institutions publiques, a transformé des quartiers en zones de combat (des esquisses opérationnelles prouvant ce point ont été saisies par Tsahal) ; a effectué des tirs de roquettes et d'obus de mortier du cœur de zones peuplées, y compris depuis des maisons et des toits ; a fait venir les résidents dans des habitations afin que leur présence serve de "bouclier humain" aux activistes terroristes face aux frappes de Tsahal.

9.              Dans le cadre de l'application de cette doctrine de guerre, le Hamas a largement utilisé à des fins militaires des institutions publiques et gouvernementales durant l'Opération Plomb Durci, en supposant que cette tactique accroîtrait les chances de survie des membres du Hamas et compliquerait les activités de Tsahal. L'étude témoigne de l'utilisation militaire d'une vaste ampleur et de façon institutionnalisée faite des mosquées, hôpitaux et établissements éducatifs. Ces utilisations militaires comprenaient l'entrepôt d'armements dans diverses institutions, la préparation des activistes terroristes et la gestion des combats et des tirs de roquettes depuis des institutions publiques et gouvernementales ou à leur proximité.

10.      L'étude donne notamment comme exemples les armements dissimulés sous l'estrade du sermon dans la mosquée du quartier d'Alatatra au Nord de la bande de Gaza ; la vaste utilisation militaire de l'hôpital Shifa (le plus important de la bande de Gaza) et d'autres hôpitaux ; l'utilisation intensive des ambulances pour le transport d'activistes terroristes au moment des combats ; le piège d'une école dans le quartier de Zeitoun à Gaza et la transformation du laboratoire de la faculté des sciences de l'Université islamique de Gaza en centre de fabrication de roquettes et d'armements. Le Rapport Goldstone, par contre, passe sous silence les informations témoignant de ces tactiques du Hamas, ou minimise la portée et l'importante du phénomène.

11.   L'étude passe en revue l'implication des services de sécurité intérieure du Hamas dans des activités militaro-terroristes, en temps normal et dans l'Opération Plomb Durci. Le Rapport Goldstone a adopté la position, basée sur celle du Hamas, selon laquelle la Police et les autres services de sécurité intérieure sont des organes à caractère civil, dont le seul objectif est de faire respecter la loi et l'ordre au sein de la population. Sur la base de cette spéculation, le Rapport critique virulemment Israël pour avoir frappé des cibles de la Police et des services de sécurité du Hamas, en présentant les attaques comme des atteintes aux civils. Des renseignements de qualité ajoutés aux déclarations officielles des dirigeants du Hamas témoignent de l'implication des services de sécurité intérieure dans les activités militaires du Hamas à trois niveaux :

a. Au niveau gouvernemental de haut rang : soutien du ministère de l'Intérieur de l'administration du Hamas aux Brigades Izz al-Din al-Qassam (et à d'autres organisations terroristes). Dans des déclarations en langue arabe (différentes des propos tenus aux membres de la Commission Goldstone), les hauts dirigeants de l'administration du Hamas ont salué à plusieurs reprises la coopération entre le ministère de l'Intérieur et les services de sécurité avec les organisations terroristes diverses (la "résistance" selon leur terme). Ainsi, par exemple, Fathi Hamad, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité nationale de l'administration Haniya, s'est glorifié du fait que son cabinet soutenait les différentes organisations et "allège leurs missions djihadistes." A cette fin, a-t-il souligné, lui et les employés de son ministère ont rencontré les commandants des organisations régulièrement afin d'ôter toute obstruction à leurs activités militaires. Dans une autre déclaration, Fathi Hamad a salué son prédécesseur Said Siyyam, affirmant qu'une de ses réussites avait été de mettre au point une "coopération entre les services de sécurité et la résistance palestinienne."

b. Coopération institutionnalisée entre la Police et le reste des services de sécurité intérieure avec les Brigades Izz al-Din al-Qassam : les renseignements témoignent du fait qu'entre la Police et les autres services de sécurité intérieure et entre les Brigades Izz al-Din al-Qassam, une coopération institutionnalisée existait depuis des années. Cette coopération comportait une préparation conjointe dans des bases et au sein des commandements, des entraînements conjoints dans les centres d'entraînements des Brigades Izz al-Din al-Qassam (sur un film saisi, on peut voir les membres des Brigades Izz al-Din al-Qassam en entraînement sur des véhicules de la Police), des embuscades et des guets, le transfert d'armements par les Brigades Izz al-Din al-Qassam aux membres de la Police et la préparation conjointe aux plans de combat contre Tsahal. Les membres de la Police et des autres services de sécurité intérieure devaient s'enrôler dans les combats aux dépens de leur mission de sécurité intérieure. Cette collaboration s'est également poursuivie après l'Opération Plomb Durci. Le 20 décembre 2009, par exemple, les Brigades Izz al-Din al-Qassam ont effectué un exercice militaire à grande échelle au Nord de la bande de Gaza, destiné à imiter une situation de guerre avec Tsahal durant une opération militaire dans la bande de Gaza. Le système de sécurité interne du Hamas a joué un rôle central dans l'exercice, avec une coopération entre les services sécuritaires et la branche armée.

c.  Combats sous le commandement de la branche militaire du Hamas : insertion de policiers et d'autres membres des services de sécurité intérieure dans les Brigades Izz al­Din al-Qassam. Selon des renseignements vastes et de qualité, les policiers et les membres des services de sécurité intérieure ont servi en temps normal et en temps d'urgence (y compris durant l'Opération Plomb Durci) dans les rangs des Brigades Izz al-Din al-Qassam. Ce phénomène s'est déroulé sur un vaste niveau. Dans le cas d'une incursion israélienne dans la bande de Gaza, à l'image de l'Opération Plomb Durci, les membres des services de sécurité sont partie intégrante de la logistique de combat du Hamas (avec les membres des forces organisées rejoignant la branche militaire et les activités des services dans la force de combat organisationnelle, aux côtés de la branche militaire).

12. Durant et après l'Opération Plomb Durci, des policiers et des membres des
services de sécurité intérieure à "double identité" ont été tués. Le Hamas a tenté
de dissimuler les noms et identités des militaires tués. Cependant, déjà durant l'Opération et plus encore après, la politique de dissimulation du Hamas a commencé à s'effriter et des affiches à la mémoire des tués de l'Opération Plomb Durci ont commencé à émerger. Sur une partie de ces affiches, on peut voir des membres en tenue de policiers et en uniformes des Brigades Izz al-Din al-Qassam, occupant des fonctions diverses dans chacun de ces organes, avec le recours à une terminologie caractéristique de la branche militaire du Hamas. D'autres informations prouvent que dans son attitude informelle (contrairement à ce qui a été montré à la Commission Goldstone), le Hamas ne fait aucune distinction entre les membres des Brigades Izz al-Din al­Qassam et les membres des forces de sécurité interne, et les considère tous comme des combattants tués durant l'Opération Plomb Durci.

13.           L'establishment sécuritaire israélien a également étudié les statistiques des victimes palestiniennes durant l'Opération Plomb Durci, que passe en revue le Rapport Goldstone. Selon une étude méticuleuse, 1166 personnes ont été tuées durant l'Opération, dont 709 membres de l'appareil militaire et sécuritaire du Hamas. Selon les conclusions de l'étude, au moins 60% des victimes de l'Opération étaient des terroristes impliqués dans les combats.

14.             Le Rapport Goldstone adopte, lui, les données des organisations des droits de l'Homme de Gaza, qui correspondent aux données mensongères du Hamas et de l'organe Al­Tawhiq ("Documentation"), qui œuvre au nom du ministère de la Justice de l'administration du Hamas (cet organe a lancé des recours en justice dans plusieurs pays européens contre Israël en se basant sur le Rapport Goldstone). Selon ces données, le nombre total de tués dépasse les 1400 et le nombre de "combattants" n'est que de 20%. Une des raisons expliquant le fossé entre les nombres de l'étude et ceux qui trouvent leur source au sein du Hamas est la présentation des victimes de la Police et des services de sécurité intérieure comme civils, d'une façon qui renforce la thèse selon laquelle Israël a agi de façon déterminée contre les civils.

15.           Le taux de terroristes tués (au moins 60%) par rapport au nombre de non-impliqués est relativement élevé, notamment au vu du fait que les combats se sont déroulés dans un environnement résidentiel et peuplé, où le Hamas a largement utilisé les civils non-impliqués dans les combats comme "boucliers humains." Le rapport ne traite pas des contraintes particulières d'une guerre asymétrique contre des terroristes, qui se servent de la population civile comme "bouclier humain" (et de la tragédie des victimes civiles à des fins de propagande), et n'essaie absolument pas de comparer les caractéristiques des combats de Tsahal dans la bande de Gaza à des conflits semblables qui sont le fait d'armées gouvernementales contre des terroristes et des islamo-radicaux dans d'autres foyers (comme en Irak, en Tchétchénie et en Afghanistan).

Conclusion

16.  La principale conclusion qui ressort de cette étude est l'existence d'un fossé démesuré entre les conclusions du Rapport Goldstone et les données factuelles, et le manque d'équilibre extrême aux dépens d'Israël et au profit du Hamas. Le Rapport se base de façon systématique sur des informations sélectives et tendancieuses (qui proviennent largement du Hamas ou de personnalités/instituts lui étant liés) et analyse ces informations d'une façon qui vise à édifier une thèse (que la propagande du Hamas plébiscite) selon laquelle Israël a agi de manière déterminée contre les civils. Les rédacteurs de cette étude sont conscients qu'une partie de l'information à leur disposition n'était pas disponible aux auteurs du Rapport Goldstone, mais il est toutefois évident que les auteurs du Rapport Goldstone se sont abstenus de façon méthodique d'utiliser des informations importantes qui étaient à leur disposition, et qui ne correspondent pas à la thèse principale du Rapport ou qui présentent du moins des points d'interrogation sur leur validité.

17.  Le Rapport Goldstone passe sous silence, ou au contraire minimise, la gravité de la menace terroriste de la bande de Gaza, à laquelle a été confronté Israël durant la période ayant précédé l'Opération Plomb Durci (dont le potentiel est toujours valable). Il s'abstient de manière systématique de faire référence au caractère du Hamas et à ses objectifs ; il s'abstient de faire porter au Hamas ou à toute autre organisation terroriste la responsabilité des tirs de roquettes des dernières années en direction des centres urbains israéliens ; et il s'abstient également d'accuser le Hamas d'utiliser les civils palestiniens comme "boucliers humains." Du point de vue du Hamas, le Rapport Goldstone est considéré comme un document lui ôtant toute responsabilité des "crimes de guerre" perpétrés par l'organisation depuis la bande de Gaza avant et durant l'Opération Plomb Durci. Le Hamas œuvre depuis la publication du Rapport à l'utiliser contre Israël et parfois contre l'Autorité Palestinienne.

Sources

18.   Ce travail de recherche est basé sur des renseignements nombreux et variés de la communauté des renseignements israéliens, qui a été à la disposition de l'équipe de chercheurs. De plus, une large utilisation a été faite de la presse palestinienne, arabe et internationale et des anciennes publications du Centre d'Information sur les Renseignements et le Terrorisme (dont le Rapport Goldstone n'a fait qu'une utilisation sélective), et de témoignages et d'enquêtes des forces de Tsahal ayant lutté sur le terrain, en complément des renseignements :

19. Concrètement, les sources suivantes ont été utilisées pour la rédaction de cette étude :

a.          Renseignements importants basés, notamment, sur des sources humaines et des sources de renseignements autres, dont des réseaux de liaison tactiques des organisations terroristes.

b.         Interrogatoires d'activistes terroristes, du Hamas et des autres organisations, arrêtés durant l'Opération Plomb Durci.

c.           Films réalisés par l'armée de l'air durant l'Opération Plomb Durci.

d.         Décryptage des photos aériennes des cibles terroristes (bases, commandements, installations, armements) et des quartiers de résidence dans la bande de Gaza, au cœur desquels ont été installées les infrastructures militaires.

e.          Documents saisis durant l'Opération Plomb Durci (dont deux plans opérationnels de quartiers résidentiels au Nord de la bande de Gaza préparés en vue des combats).

f.             Vidéos et informations des médias du Hamas et d'autres médias arabes et occidentaux ; et interviews de journalistes occidentaux avec des résidents locaux.

g.          Films des forces de Tsahal opérant dans la bande de Gaza.

h.     Témoignages d'officiers de Tsahal ayant participé aux combats.

Méthodologie de ce travail de recherche

20. L'étude a été rédigée par une équipe de chercheurs du Centre d'Information sur les Renseignements et le Terrorisme du Centre d'Etudes Spéciales, sous la direction du Dr (Colonel de réserve) Reuven Erlich, avec le soutien de l'establishment sécuritaire israélien. Le Centre d'Information sur les Renseignements et le Terrorisme a traité en profondeur d'une partie des sujets passés en revue dans cette étude, durant les années ayant précédé l'Opération Plomb Durci, pendant et après.

21. Ce travail de recherche traite de l'attitude du Hamas et du caractère de la menace terroriste dans la bande de Gaza. En même temps, il ne traite pas des aspects militaires et politiques touchant à l'Opération Plomb Durci et à ses conséquences, et n'effectue pas de comparaison avec d'autres zones de conflit où se déroule une guerre asymétrique.

22. La méthodologie de l'étude est basée sur la comparaison des conclusions du Rapport à la réalité sur le terrain, telle qu'elle découle de tous les témoignages sur l'attitude du Hamas et des autres organisations terroristes avant et pendant l'Opération Plomb Durci. La comparaison a été effectuée sur la base d'une division par sujets-clés, pour laquelle pour chacun d'entre eux une comparaison a été faite entre les termes du Rapport et les conclusions factuelles.

Méthodologie du Rapport Goldstone

23.     Durant l'étude, l'équipe de chercheurs s'est retrouvée confrontée à la méthode de réflexion et de prise de décisions du Rapport Goldstone. L'échec méthodologique qui court dans les 452 pages du Rapport est une absence totale d'équilibre et un parti pris évident et systématique en faveur du point de vue palestinien, de celui du Hamas, et d'a priori négatifs à l'encontre de la position israélienne.

24.     Alors que dans tout travail de recherche professionnel, une mesure de subjectivité relative et un potentiel de partialité existent, le Rapport Goldstone est un cas extrême. On peut s'interroger sur le fait que le Rapport a utilisé les informations au sujet du Hamas et du terrorisme comme une tentative consciente de servir une thèse centrale, décidée à l'avance, et qui porte sur l'accusation d'Israël de "crimes de guerre" contre les civils palestiniens.

25. Au-delà de cette inclinaison basique, le Rapport Goldstone regorge d'erreurs qu'il est possible de souligner dans tout son long : la non-symétrie totale de la collecte des témoignages, qui a conduit les auteurs du Rapport à se baser largement sur des informations abusives et incroyables, ayant leur source dans le Hamas et d'autres entités non-indépendantes et non-objectives qui lui sont liées ; la disqualification systématique, ou, au contraire, la minimisation de la signification des informations en provenance d'Israël et d'autres facteurs occidentaux, à la disposition des auteurs du Rapport ; l'absence d'analyse des faits et les procédures essentielles ; et l'approche passive dans la collecte de données portant sur les questions-phare visant à équilibrer l'image donnée d'Israël.

26.     A ces erreurs s'ajoute l'adoption systématique du point de vue palestinien (principalement celui du Hamas) qui génère, dans les faits, un désintérêt total des positions, appréciations et conceptions d'Israël ; et un manque de tentative d'étudier l'Opération Plomb Durci d'une perspective plus large, comme l'analyse du problème lié à la guerre asymétrique, sur fond d'utilisation massive faite par le Hamas des civils comme "boucliers humains;" ou la comparaison des résultats de la guerre dans la bande de Gaza à d'autres zones de conflit où se déroulent des combats d'armées gouvernementales contre des organisations terroristes et de guérilla, œuvrant au cœur des populations civiles.

Structure de l'étude

1. L'étude comprend quatre parties qui traitent des différents aspects de l'attitude du Hamas et de la menace terroriste de la bande de Gaza :

a.         La première partie porte sur la période ayant précédé l'Opération Plomb Durci.

b.         La seconde partie traite de l'utilisation par le Hamas des civils de la bande de Gaza comme "boucliers humains."

c.         La troisième partie étudie l'inclusion de la Police et des autres services de sécurité intérieure du Hamas dans les activités militaires.

d.         La quatrième partie comporte les annexes visuelles et textuelles.

En introduction de chacune des trois premières parties apparaissent les conclusions tirées des comparaisons du Rapport Goldstone à la réalisé factuelle.

Voir la version intégrale anglaise de l'étude sur le site.

 

 

© Centre d'Information sur le Renseignement et le Terrorisme

 

 

Mis en ligne le 16 mars 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org