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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 16 mars 2010
16/03/2010

 

DIPLOMATIE

La réponse de Netanyahu / Eli Berdenstein, Maya Bengal & Arik Bendar – Maariv

Malgré la crise sévère avec les Etats-Unis autour du projet de construction dans le quartier de Ramat Shlomo, à Jérusalem, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a déclaré hier qu'Israël poursuivrait la construction dans l'est de la ville. « La construction se poursuivra comme cela a été le cas depuis 42 ans », a-t-il affirmé, ajoutant qu'à la fin des dix mois de moratoire, la construction reprendra également en Cisjordanie.

En effet, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a profité hier de son discours à la Knesset, en présence du président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, pour défendre la politique de son gouvernement s'agissant de la construction à Jérusalem.

« Au cours de ces 40 dernières années, aucun gouvernement israélien n'a restreint la construction dans des quartiers de Jérusalem : ni Lévi Eshkol, ni Golda Meïr, ni Menahem Begin, ni Shimon Pérès, ni Yitzhak Shamir, ni Yitzhak Rabin, ni Ehud Barak, ni Ehud Olmert. Pendant tout ce temps, les gouvernements israéliens ont construit à Jérusalem », a indiqué M. Netanyahu. Il a énuméré un à un tous les quartiers de la ville bâtis depuis la Guerre des Six jours, dont Guilo, Ramot, Névé Ya'akov, Ramat Eshkol, Hagiv'a Hatzorfatit et Ramat Shlomo, assurant que « la création de ces quartiers n'a porté aucune atteinte aux Arabes de Jérusalem-est et n'a pas été réalisée à leurs dépens ».

« De nos jours », a-t-il poursuivi, « presque la moitié de la population juive de Jérusalem habite ces quartiers et c'est pour cela que, malgré les divergences au sein de la Knesset sur l'accord permanent et les frontières permanentes, il y a un quasi-consensus, voire un consensus total, sur le fait que, dans le cadre de tout accord de paix permanent, ces quartiers resteront une partie de l'Etat d'Israël.

Hier, la chaîne 2 de télévision a rapporté que la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait présenté au Premier ministre Netanyahu une liste de conditions suite à la crise grave des relations entre les deux pays, déclenchée après l'annonce du projet de construction de 1 600 logements à Jérusalem-est. Cette liste comprend l'annulation du projet à Ramat Shlomo, des gestes de bonne volonté envers le président de l'Autorité Palestinienne, Abou Mazen, en vue de la visite de l'émissaire américain George Mitchell, prévue vendredi prochain. Il s'agit vraisemblablement de libérer des prisonniers palestiniens.

Une autre demande américaine, peut-être la plus significative, consiste à ce qu'Israël annonce que les négociations avec les Palestiniens porteront sur les questions fondamentales au cœur du conflit et pas seulement sur des détails techniques, comme l'a demandé Israël.

Malgré les déclarations de Binyamin Netanyahu, le secrétariat d'Etat américain a fait savoir hier qu'il attendait toujours sa « réaction officielle » concernant la poursuite de la construction dans les colonies.


Et qui est-ce qui a boycotté le président brésilien ? / Itamar Eichner & Tzvika Brot - Yediot

Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a bénéficié hier d'un accueil royal à la résidence du président de l'Etat et à la Knesset. Or, celui qui a choisi de boycotter sa visite et qui ne s'est même pas présenté à la triple rencontre avec Lula et Netanyahu est le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, resté pendant ce temps à la cafétéria de la Knesset. La raison de cet acte de protestation : le refus du président Lula de déposer une gerbe sur la tombe de Théodore Herzl.

En effet, Jérusalem avait attaché beaucoup d'importance à ce triple entretien, en raison de l'opposition brésilienne au durcissement des sanctions contre l'Iran. Le Brésil est un membre non permanent du conseil de sécurité, et Israël est depuis longtemps en contact avec les Brésiliens pour les convaincre de changer d'avis, à ce jour, sans succès.

Dans l'entourage d'Avigdor Lieberman, on a expliqué que son absence est due au refus du président brésilien de déposer une gerbe sur la tombe de Herzl, bien que le ministre des Affaires étrangères lui ait indiqué que c'était prévu par le nouveau protocole diplomatique israélien. La colère de Lieberman s'est encore accrue lorsqu'il a appris que le président Lula avait choisi de déposer une gerbe sur la tombe de Yasser Arafat, à Ramallah.

« Aucun dirigeant israélien ne se comporterait comme cela à l'étranger, le ministre a donc voulu exprimer son mécontentement », a-t-on expliqué dans l'entourage de Lieberman. Une autre raison indiquée est la politique problématique du Brésil dans le dossier iranien et le fait que le président Lula ait accueilli Ahmadinejad au Brésil, quelques jours après la visite du président Pérès.


ISRAEL - PALESTINIEN

Ils essaient d'enflammer la région / Amit Cohen, Roni Maloul & Eli Levi – Maariv

La direction du Hamas, de Gaza à Damas, est unie autour de cette idée : il est temps de déclencher une guerre de religion à Jérusalem. Aujourd'hui, ils marqueront la « journée de la colère », et la police est déployée massivement pour faire face aux émeutes prévues.

« L'ouverture de la synagogue Hahurva sera votre catastrophe », a menacé le responsable du Hamas, Mahmoud a-Zahar. Lors d'une réunion à Damas, le chef du bureau politique de l'organisation, Khaled Machal, a appelé les Palestiniens à lancer une campagne pour la défense de Jérusalem et de la mosquée de Al Aqsa dès aujourd'hui.

Mais cette agitation ne se fait pas sentir seulement au sein du Hamas : les membres du secrétariat du comité de suivi des Arabes israéliens se rendront aujourd'hui sur le Mont du Temple et à Hébron pour protester contre « la politique de colonisation du gouvernement israélien ».


Après 5 ans de lutte, Tsahal a décrété Bil'in et Na'alin zones militaires fermées / Amira Hass et Kna'an Lifchitz – Haaretz

Dans une nouvelle tentative de mettre fin aux manifestations hebdomadaires contre la barrière de séparation qui se déroulent dans les villages de Bil'in et Na'alin, à l'ouest de Ramallah, Tsahal a décrété ces deux villages zones militaires fermées, et ce, uniquement les vendredis, et pour une période de six mois.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des dizaines de soldats ont pénétré dans ces villages et collé sur les façades des magasins et des maisons les décrets ordonnant la fermeture de la zone, signé par le commandant de la région centre, le général Avi Mizrahi. Ce décret est en vigueur du 18 févier au 17 août 2010 et s'applique, pour ces deux villages, aux secteurs situés entre la barrière de sécurité et les parties aménagées des villages, pour une durée de 12 heures chaque vendredi.

En effet, cela fait cinq ans que des manifestions hebdomadaires contre la barrière de séparation se poursuivent à Bil'in alors que, depuis trois ans, les villages de Na'alin et d'Al-Mouassara (près de Bethléem) se sont également transformés en points de protestation hebdomadaire. Pendant cette période, 23 Palestiniens ont été tués par tirs de Tsahal, dont 12 mineurs. Des dizaines de manifestants ont été blessés.

Le porte-parole de Tsahal a indiqué que le décret a pour objectif d'empêcher des « émeutes violentes et illégales, au cours desquelles des membres des services de sécurité sont touchés et la barrière de sécurité ainsi que des biens publics sont gravement endommagés ». Tsahal a tenu à souligner que ce décret « ne s'applique pas aux habitants des villages dont la libre circulation restera assurée ».

La France en Israël

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Mis en ligne le 16 mars 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org