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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 17 mars 2010
17/03/2010


ISRAËL - PALESTINIENS

L'embrasement / Roni Melloul, Amit Cohen, Avi Ashkenazi et Nativ Nahmani – Maariv

Les événements du « jour de la rage » se sont propagés hier de Jérusalem vers Jaffa et le sud du pays. En effet, après des émeutes et des actes de violence à Jérusalem, des pierres ont été jetées vers deux autobus à Jaffa et vers des voitures sur la route entre Mishmar Haneguev et Lehavim.

Jérusalem était en feu dès le matin et les incidents violents n'ont pas épargné les ruelles de la vieille ville, les quartiers de l'est de la ville et ses villages. Plusieurs centaines de jeunes ont participé aux émeutes qui ont éclaté hier en plusieurs endroits de Jérusalem-est. Dès les premières heures de la journée, les manifestants se sont mis à jeter des pierres et des cocktails Molotov vers les forces de l'ordre. Les émeutes se sont ensuite étendues à de nombreux quartiers de Jérusalem-est.

Les manifestations les plus violentes se sont déroulées dans les quartiers d'a-Tur et Wadi Joz ainsi que dans le village d'Issawiya. Un grave incident a eu lieu dans la soirée dans le quartier de Ras el-Amud où un agent des forces de l'ordre a été légèrement blessé par des tirs.

Au total, soixante manifestants arabes ont été interpellés ainsi qu'un militant juif d'extrême droite. Quatorze policiers ont été blessés, quatre d'entre eux ont dû être évacués vers les hôpitaux. « Nous assistons à des troubles à l'ordre public mais nous ne voyons pas de signes qui témoigneraient d'une troisième Intifada », a déclaré le commandant général de la police, Dudi Cohen, qui s'est rendu hier dans la vieille ville. Il a cependant ajouté que la police continuerait à être déployée autour du mont du Temple au moins jusqu'à vendredi.

Hier on a assisté à une des journées les plus violentes en Cisjordanie depuis la fin de l'Intifada. Dans la région de Bethléem, des élèves ont jeté des pierres vers des soldats qui ont riposté en tirant des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes. D'autres affrontements ont eu lieu à Hébron et, non loin de là, à Beit Omar. A Hawareh, près de Naplouse, les soldats de Tsahal ont dispersé un défilé de protestation.

Un officier supérieur du commandement de la région centre estimait hier néanmoins que les émeutes ne se poursuivront pas longtemps : « Les Palestiniens veulent reprendre une vie normale et envoyer à nouveau leurs enfants à l'école. La situation sur le terrain va se calmer », a-t-il déclaré.

Dans la bande de Gaza, les foules sont descendues dans la rue, à l'appel du Hamas, pour manifester leur solidarité. Le vice-président du parlement palestinien, Ahmed Bahar, qui participait au défilé central, a appelé les organisations terroristes, et en premier lieu la branche armée du Hamas à « infliger à Israël un coup douloureux » en réaction à ses démarches à Jérusalem. Au cours de la journée d'hier ont été tirées trois roquettes Qassam vers des localités du conseil régional Shaar Haneguev, probablement en signe de solidarité avec les événements du « jour de la rage » à Jérusalem.

Peu avant neuf heures du soir, deux chauffeurs d'autobus ont rapporté qu'à l'heure où ils circulaient rue Yeffet, à Jaffa, des jeunes leur ont tendu une embuscade et ont jeté des pierres vers les autobus. Dans le même temps, des pierres ont été jetées sur des véhicules près de Mishmar Haneguev, dans le nord du Néguev.

« Ces derniers jours on assiste à des tentatives du Mouvement Islamique qui cherche à soulever les habitants de Jaffa, suite aux événements de Jérusalem. Nous n'avons pas été surpris par les jets de pierres, mais, suite à cet incident, nous avons renforcé notre présence dans les rues de Jaffa et avons fait venir de nombreux policiers », a déclaré hier un responsable de la police de Tel-Aviv. Le commandant du district de Tel-Aviv a, quant à lui, ordonné de placer la police en état d'alerte et de dépêcher des gardes-frontières et des membres des forces spéciales à Jaffa.

Les incidents se sont aussi étendus au nord du pays où des cocktails Molotov et des pétards ont été lancés vers le kibboutz Mey Ami, situé dans le Wadi Ara. Dès le matin, les forces de l'ordre ont été placées en état d'alerte, suite à l'appel lancé par plusieurs dirigeants de la communauté arabe à se rendre à Jérusalem pour participer aux manifestations. La police s'est déployée à différents carrefours pour tenter d'empêcher les Arabes israéliens de participer aux événements à Jérusalem. Deux autocars en route pour Jérusalem ont ainsi dû rebrousser chemin vers le nord.

Parallèlement, les responsables du district nord de la police ont mené, au cours de la journée d'hier, un dialogue avec les dirigeants de la communauté arabe pour préserver le calme. Et, de fait, la situation est restée calme durant toute la journée. L'état d'alerte restera en vigueur dans la région dans les prochains jours en prévision de la « Journée de la terre », qui sera célébrée à la veille de la fête de Pessah.

 

DIPLOMATIE

Les Etats-Unis : Nous attendons une réponse d'Israël sous vingt-quatre heures / Barak Ravid et Natacha Mozgovaya – Haaretz

Les contacts entre Israël et les Etats-Unis se sont poursuivis hier afin de mettre fin à la crise diplomatique autour du projet de construction dans le quartier de Ramat Shlomo à Jérusalem. Le Premier ministre Netanyahu devrait s'entretenir prochainement avec la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et lui transmettre la réponse israélienne aux demandes dont elle a fait part lors de leur précédent entretien. Malgré des messages apaisants en provenance de Washington, au cabinet du Premier ministre on affirmait hier que la crise est loin d'être terminée.

A Washington on a tenté hier de réduire l'intensité de la crise avec Israël en soulignant notamment que ce ne sont pas les Américains qui ont utilisé le terme de « crise ». Mme Clinton a déclaré hier : « Nous sommes totalement engagés en faveur de la sécurité d'Israël et il existe un lien fort et indissociable entre les Etats-Unis et Israël ». Elle a cependant ajouté qu'Israël doit prouver son engagement en faveur de la paix.

Au bureau du Premier ministre, on s'est félicité de ces déclarations tout en indiquant qu'Israël « a manifesté son engagement en faveur du processus de paix, pas seulement par des paroles mais aussi par des actes », tandis que les Palestiniens « n'ont effectué aucune démarche pour faire avancer les négociations ».

Le porte-parole du Département d'Etat a fait savoir que le gouvernement américain s'attend à recevoir rapidement la réponse officielle d'Israël aux demandes américaines, et ce d'ici jeudi. Parmi ces demandes, l'annulation du projet de construction à Ramat Shlomo, des gestes de bonne volonté vis-à-vis des Palestiniens et une déclaration du Premier ministre Netanyahu, selon laquelle il est prêt à débattre, dans le cadre des pourparlers, de toutes les questions fondamentales.

Hier se sont poursuivis les entretiens entre le bureau du Premier ministre, la Maison Blanche et l'équipe de l'émissaire américain, George Mitchell, afin de mettre fin à la crise. M. Mitchell ne se rendra pas cette semaine en Israël, mais accompagnera la secrétaire d'Etat à la réunion du Quartette de la communauté internationale qui se tiendra à Moscou et sera consacrée à l'avenir du processus de paix au Proche-Orient.

Plusieurs organisations juives ont appelé hier des membres du Congrès américain à protester contre les propos des hauts responsables du gouvernement Obama à l'encontre d'Israël. Mais si les élus du parti républicain ont critiqué les attaques du gouvernement Obama contre « le plus proche allié des Etats-Unis au Proche-Orient », les représentants du camp démocrate ont préféré ne pas s'exprimer à ce sujet.

Par ailleurs, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a vivement critiqué Israël en condamnant la construction à Ramat Shlomo et le blocus de Gaza. « La politique d'Israël ébranle la position des modérés et renforce les extrêmes », a-t-il déclaré avant d'ajouter : « Israël bloque la route à un avenir de paix pour les deux parties au conflit ».

Le président brésilien Lula, qui se trouve actuellement en Israël, a, quant à lui, condamné hier la barrière de séparation. « La barrière sépare des familles, des amis et touche l'économie. Sa démolition serait le premier pas pour obtenir un changement de la part des Palestiniens », a-t-il déclaré lors d'une rencontre entre des entrepreneurs brésiliens et palestiniens à Bethléem.


Netanyahu se rendra en Chine et demandera lors de ses entretiens : Soutenez les sanctions / Eli Berdenstein et Yigal Avidan – Maariv

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a l'intention de se rendre en Chine début mai pour de nouveaux entretiens concernant les sanctions contre l'Iran.

Ce déplacement de Binyamin Netanyahu fait suite aux entretiens menés récemment en Chine par le gouvernement de la Banque d'Israël, Stanley Fischer, qui a tenté de convaincre les Chinois de soutenir un durcissement des sanctions contre l'Iran ou, tout au moins, de ne pas opposer leur veto à ces sanctions.

Les efforts diplomatiques face à la Chine se poursuivent aussi en Israël : Le vice-ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon, a rencontré hier à Jérusalem l'ambassadeur de Chine en Israël, Zhao Jun, avec lequel il s'est entretenu de la menace iranienne. L'ambassadeur a déclaré à M. Ayalon que la Chine s'oppose à un Iran nucléaire et les deux hommes ont convenu de renforcer la coopération diplomatique entre les deux pays, en vue du vote des sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU.

La France en Israël


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Mis en ligne le 17 mars 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org