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La France en Israël - Revue de la Presse israélienne - 23 mars 2010
23/03/2010

DIPLOMATIE

Netanyahu aux Etats-Unis : Jérusalem n'est pas une colonie ; le Premier ministre devrait rencontrer la nuit prochaine le président Obama / Barak Ravid et Natacha Mozgovaya – Haaretz

A la veille de son départ pour Washington, et sur fond de tensions entre Israël et les Etats-Unis concernant la construction à Jérusalem-est, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a demandé à son ministre du Logement, Ariel Attias du parti Shas, de ne pas participer à l'inauguration du quartier Agan Haayalot à Guivat Zéev, une colonie attenante à Jérusalem. Ariel Attias a annulé sa participation ce qui a entraîné l'annulation d'une cérémonie qui aurait perturbé la visite de M. Netanyahu aux Etats-Unis. Ce soir, le Premier ministre rencontrera à la Maison Blanche le président américain, Barack Obama.

Hier, M. Netanyahu a rencontré la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, pour tenter de clore définitivement la crise qui a éclaté entre les deux pays il y a deux semaines, suite à la publication d'un projet de construction dans le quartier de Ramat Shlomo, à Jérusalem-est, en pleine visite du vice-président Joe Biden en Israël. Le Premier ministre a informé Mme Clinton du report de l'inauguration des six cents logements du quartier Agan Haayalot, mais a indiqué qu'il ne modifierait pas la politique gouvernementale concernant la construction à Jérusalem-est, une politique inchangée depuis quarante-deux ans.

Au cours de leur rencontre, M. Netanyahu a présenté à Mme Clinton des schémas, des diagrammes et des chiffres concernant les procédures complexes de planification et de construction à Jérusalem, afin de faire comprendre à la secrétaire d'Etat à quel point il est difficile pour le gouvernement de suivre et de superviser toutes les étapes de validation des projets de construction. Le Premier ministre a expliqué qu'il s'agit d'un long processus qui peut se prolonger plusieurs années et que chaque petite étape risque d'entraîner une grave crise internationale, alors que cela ne signifie nullement que les travaux commencent sur le terrain.

Le Premier ministre Netanyahu s'est également exprimé hier lors du dîner de gala du lobby pro-israélien AIPAC, auquel participaient plusieurs milliers de personnes, dont près de trois cents parlementaires américains. Dans son discours M. Netanyahu a évoqué le nucléaire iranien et le processus de paix avec les Palestiniens, mais il a surtout voulu adresser des messages quant à la communauté d'intérêts et les relations proches et fortes qui existent entre Israël et les Etats-Unis.

En ouverture de la partie de son discours consacrée au processus de paix, le Premier ministre a évoqué la question de Jérusalem : « Le lien entre le peuple juif et Jérusalem est indéniable. Jérusalem n'est pas une colonie, c'est la capitale d'Israël et le peuple juif y a construit pendant trois mille ans ». Netanyahu s'est ensuite adressé au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l'appelant à mener des négociations de paix. Il a ajouté que le gouvernement américain peut contribuer aux pourparlers entre Israël et l'Autorité palestinienne mais, a-t-il souligné : « La paix ne peut être imposée de l'extérieur ».

Dans le discours du Premier ministre, on pouvait surtout percevoir son désir de mettre fin à la crise avec les Etats-Unis. M. Netanyahu a fait, à plusieurs reprises, l'éloge du président Obama et de son engagement en faveur de la sécurité d'Israël. Pour le Premier ministre, si Israël aidait autrefois les Etats-Unis à lutter contre l'expansion soviétique, aujourd'hui « Israël aide l'Amérique à freiner la vague de l'islam militant ».

M. Netanyahu a répondu aux responsables politiques et militaires américains qui affirment qu'Israël, à cause de la poursuite de son conflit avec les Palestiniens, met en danger la vie de soldats américains : « Nous échangeons des renseignements et collaborons, de manières diverses que je ne détaillerai pas, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. C'est une collaboration qui sauve des vies américaines. Nos soldats et vos soldats luttent contre des extrémistes qui abhorrent les valeurs que nous avons en commun ».

Concernant l'Iran, le Premier ministre a souligné qu'Israël « attend de la communauté internationale qu'elle agisse de manière déterminée et ferme pour déjouer le danger que représenterait l'arme nucléaire entre les mains de l'Iran, mais Israël gardera toujours le droit à l'autodéfense ».

Dix jours après avoir téléphoné à Binyamin Netanyahu pour le réprimander, la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, s'exprimait hier, elle aussi, devant la conférence de l'AIPAC à Washington. Contrairement à ce que l'on pouvait craindre, Mme Clinton a été chaleureusement accueillie par l'audience et par les dirigeants de l'AIPAC. Ses propos ont même été interrompus à de nombreuses reprises par des applaudissements enthousiastes. Dans son discours, la secrétaire d'Etat a souligné que si le gouvernement américain n'hésite pas à exprimer clairement son avis en cas de désaccord avec la politique israélienne, le soutien américain à Israël demeure « fort comme le roc, permanent et éternel ».

« Notre crédibilité dans le cadre de ce processus dépend en partie de notre capacité à féliciter les deux camps quand ils font preuve de courage et, quand nous ne sommes pas d'accord, à le dire sans équivoque. En tant qu'amis d'Israël, il est de notre responsabilité de faire des compliments quand ils sont mérités, et de dire la vérité quand elle est nécessaire », a déclaré Mme Clinton.

Concernant l'Iran, la secrétaire d'Etat a affirmé : « Nous ne démordrons pas de notre engagement d'empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. Permettez-moi d'être très claire : Les Etats-Unis sont déterminés à empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire ». Mme Clinton a ensuite félicité le Premier ministre, Benyamin Netanyahu pour son soutien à la solution de deux Etats pour deux peuples et a souligné que les Etats-Unis n'imposeront pas leur propre plan de paix. Elle a aussi largement évoqué « l'incitation palestinienne » lors de l'inauguration de la synagogue Hahurva dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Mme Clinton a ajouté que les relations israélo-américaines « n'ont jamais été plus importantes ». Lorsqu'elle a évoqué l'engagement du président Obama en faveur du processus de paix, la secrétaire d'Etat a levé les yeux du texte écrit à l'avance, pour dire en souriant : « Et si certains avaient des doutes quant à la capacité du président à faire bouger les choses, voyez la réforme de la santé que nous avons fait passer hier ».


INTERIEUR

Netanyahu a cédé, Litzman menace / Itamar Eichner et Nissan Straucher – Yediot Aharonot

La pression publique semble faire son effet : Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a ordonné au directeur général de son bureau, Eyal Gabay, de prendre la tête d'une équipe qui sera chargée d'examiner de quelle manière on peut construire des services d'urgences à l'épreuve des roquettes à l'hôpital Barzilaï, sans que cela mette en danger des vies humaines. Le vice-ministre de la Santé, Yaakov Litzman, menace d'ores et déjà de démissionner du gouvernement si une décision est prise à l'encontre de la loi religieuse.

Les recommandations de la commission dirigée par Eyal Gabay seront remises au Premier ministre après Pessah, et d'ici là, rien ne sera effectué sur le terrain, a fait savoir le bureau du Premier ministre. Au bureau du Premier ministre on affirme qu'il ne s'agit pas d'une reculade mais que cette démarche correspond à la décision prise par le gouvernement et selon laquelle, si des changements ont lieu d'ici un mois, un nouveau vote aura lieu.

Le Premier ministre a téléphoné hier au vice-ministre de la Santé, Yaakov Litzman, pour l'informer de sa décision et lui expliquer que sa démarche est le résultat des vives critiques soulevées par la décision prise par le gouvernement avant-hier. Interrogé par Yediot Aharonot, M. Litzman a souligné que toute décision qui sera prise par la commission d'experts devra être approuvée par les rabbins : « Si la décision est prise en concertation avec les autorités religieuses, cela ne me posera aucun problème. Si elle contredit la loi religieuse, je ne pourrai rester à mon poste et démissionnerai ».


 

La France en Israël


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Mis en ligne le 23 mars 2010, par M. Macina, sur le site debriefing.org