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Christianisme

'Passion' de M. Gibson et 'Palestine crucifiée par les Israéliens', M. Macina
24/05/2010

 
 
22/03/04

Note aux webmestres : La reproduction, même partielle, de ce document est rigoureusement interdite sur sites ou forums. Nous vous rappelons que vous avez toujours la faculté de résumer, en quelques mots, le thème du document et de joindre le lien à ce dernier sur notre site. Ainsi, vous ne frustrerez pas vos internautes des informations contenues dans cette enquête. Nous vous remercions de votre compréhension.

Selon plusieurs dépêches de presse, après avoir vu le film de Mel Gibson, Yasser Arafat se serait écrié :

«C'est un film historique impressionnant. La souffrance de Jésus m'a fait penser aux souffrances du peuple palestinien sous l'occupation israélienne…»

Après le tacite 'imprimatur' romain, voici le visa de censure palestinien.

Ce film est, en effet, du pain bénit pour le vieux chef terroriste, dont la 'foi religieuse' est un salmigondis d'islam apocalyptique, truffé de croyances superstitieuses en des légendes musulmanes apocryphes. Arafat, on le sait, affectionne les cérémonies chrétiennes quand elles servent l'image - qu'il veut se donner - de leader tolérant en matière de pratique religieuse et surtout de son 'affection' pour le christianisme. (Cf. les trémolos journalistiques devant son fauteuil vide aux messes de minuit de Bethléem.)




Il nous a semblé utile, en la circonstance, de remettre sous les yeux de nos internautes quelques documents que nous avons consacrés, au fil des années passées, à la mise en lumière de cette hystérie mystico-politique blasphématoire – trop peu dénoncée par les autorités religieuses chrétiennes et soutenue tacitement par le patriarche latin de Palestine, Mgr Sabbah.


1. Les dessins et photos d'abord – dont on sait l'efficacité redoutable

- Et d'abord, cette caricature antisémite mémorable, parue dans la revue palestinienne Intifada du 14 décembre 2000, accompagnée d'une prière délirante, traduite de l'arabe par PMW:



"Mon Seigneur, le Trahi,
Ô mon rayonnant maître, qui fus trahi par le méprisable baiser de trahison, descends vers nous des tours du ciel, et demande au Suprême Glorieux d'abaisser son regard sur nous, pour qu'il efface de Votre visage les larmes des masses, et proclame à haute voix Vos [bonnes] nouvelles… Qu'il fasse seulement que notre jeunesse entre maintenant par la Porte de Damas [de la Vieille Ville de Jérusalem], en chantant leurs psaumes et en parcourant la Via Dolorosa [trajet emprunté par Jésus vers le lieu de son supplice]. Mais ils ne tendront pas l'autre joue [contrairement à l'enseignement de Jésus, cf. Mt 5, 29] ; au contraire, ils arracheront la croix de leur dos [contrairement à Jésus, cf. Lc 26, 23] et jetteront à terre leurs couronnes d'épines [contrairement à Jésus, cf. Mt 27, 29]. Ils lèveront les yeux au ciel qui loue [leur Créateur] pour la gloire du liquide du cœur [de Jésus, cf. Jn 19, 34] qui lave la Via Dolorosa de la poussière des soldats [israéliens] qui marchent seuls vers le Golgotha [lieu de la crucifixion au sommet de la colline du Temple]. Alors s'élèveront de chaque ruelle les voix de la foule des vivants et les colombes et les cloches…
Ô Fils de la Vierge, ils ne peuvent triompher de vous deux fois. Va [viens ?] lentement, Toi, dans l'humilité sans lumière, et puissent les anges te défendre."


- Curieusement, ce motif des "deux fois" apparaît également, mais cette fois à la sauce occidentale - italienne, plus précisément -, dans une odieuse caricature , parue dans La Stampa, le 3 avril 2002, avec la légende suivante :



Légende : «Ils ne vont tout de même pas me descendre une autre fois!»
Des chars d'assaut sur la place de la Mangeoire



- Saddam Hussein lui-même est représenté en crucifié avec un Palestinien !




- Moins brutale, mais caractéristique de cet anti-israélisme chrétien, cette photo d'un Chapelet catholique sur fond de char israélien à Béthléem




2. Les textes, à présent

Outre la 'prière' citée en 1., ci-dessus, qui accompagne la 'Palestine crucifiée', nous reproduisons, ci-après, quelques textes, parmi des dizaines d'autres, qui devraient scandaliser les chrétiens qui les liront et les conduire à protester auprès des autorités religieuses compétentes.

a) Le père Manuel Musalan, prêtre palestinien, compare les terroristes palestiniens armés, qui s'étaient retranchés dans l'église de la Nativité, à Jésus sur sa croix:

«Nous nous agenouillons devant le Palestinien [Jésus] dans l'église (de la Nativité) assiégée. Il a faim, mais il reste inébranlable. Il a soif, mais il reste inébranlable. Ces mots ne sont pas nés du vide. Celui qui a dit : 'j'ai faim', quand il était sur la croix, est Notre Seigneur Jésus lui-même. Notre peuple palestinien de Bethléem est mort comme un martyr crucifié, sur le rocher gardé par les soldats israéliens, armés de pied en cap, dépourvus de toute compassion, d'amour, de vie, ou de tolérance…» (Télévision de l'Autorité Palestinienne, 22 avril 2002).


b) Voici maintenant les propos – délirants - d'un certain Yasser Abu Ciedo, présenté comme un "artiste palestinien", extraits d'une interview réalisée le 21 juillet 2003 par la TV de l'Autorité Palestinienne :

«Notre lutte d'aujourd'hui contre l'autre [Israël] est une [lutte] éternelle. On peut dire qu'elle a commencé il y a 2000 ans. Et elle continue jusqu'à aujourd'hui. Je le démontre par le symbole de Jésus, qui vint au monde avec un message de justice. Et l'autre partie [Israël] a fait ce qu'elle a fait [= la crucifixion de Jésus].
Le Palestinien exige le même droit [venir au monde avec un message de justice], et il est traité de la même manière [= maltraité, puis crucifié].».

[L'"artiste" montre alors sa peinture représentant Jésus arrêté par deux soldats israéliens]. «Je démontre l'idée suivante :
Les soldats israéliens sont en uniforme militaire, alors que Jésus n'a rien, si ce n'est la vérité. Quand ils l'ont cherché à l'entrée de Jérusalem [gros plan sur la peinture : on aperçoit un Jésus à moitié dénudé; il est jeune, svelte, blond et d'une beauté quasi féminine], ils ont trouvé une pierre, un morceau de pain et du poisson [allusion à une version orale musulmane de l'institution de l'eucharistie ?]. Et il a été giflé. Tel est le [cas du] Palestinien. Du début du conflit jusqu'à son terme, si tant est qu'il y ait un terme…».


c) Les Chrétiens ne sont pas en reste :

- Une peinture choquante, représentant Jésus, reposant, mort, dans les bras de sa mère, avec, en arrière-plan, des combattants israéliens, a été exposée, en mars 2002, dans une église d'Edimbourg. L'œuvre artistique, qui mesure environ 3 mètres et est suspendue à un mur latéral de l'église épiscopale Saint Jean, dans la rue des Princes, représente le Christ en victime du conflit actuel en Israël et dans les territoires occupés. Jésus est flanqué de soldats romains, d'un côté, et de troupes israéliennes, de l'autre. Sa couronne d'épines est constituée de barbelés et sa croix a été brisée dans le conflit.
John McLuckie, recteur associé de l'église Saint Jean, a déclaré que cette peinture visait à faire réfléchir le public sur les victimes de la violence.
«"C'est l'image traditionnelle de Jésus, mort dans les bras de sa mère, mais elle veut symboliser les victimes modernes", a-t-il ajouté. "Elle veut inciter les gens à réfléchir à la violence en cours, et à examiner ce qui est derrière la violence des deux camps. Il s'agit d'amener les gens à réfléchir à l'occupation du territoire palestinien. En accord avec d'autres responsables d'Eglise, nous estimons qu'Israël doit respecter la résolution de l'ONU et laisser la Palestine avoir son territoire, et que l'occupation doit cesser…»


- Après avoir comparé les Palestiniens armés dans l'église de la Nativité à Jésus sur sa croix, Le père Manuel Musalan, déjà cité, s'en prend aux Juifs :

«Le Juif a un principe dont nous souffrons et qu'il essaie d'imposer aux gens: le principe des 'gentils'. Pour lui, les Gentils sont des esclaves. Ils (les Israéliens) donnent aux (Palestiniens) qui travaillent en Israël un morceau de pain et leur disent : ce morceau de pain a été retiré de la bouche de nos propres enfants et nous vous le donnons pour que vous viviez, non comme des hommes libres sur votre terre, mais comme des esclaves et comme un prolétariat en Israël pour nous servir. Les Protocoles des Sages de Sion sont basés sur ce principe, et quiconque les lit comprend que nous en sommes là avec les Juifs...
L'église, le Pape, les Chrétiens et le Nouveau Testament stipulent clairement que, selon la foi chrétienne, ceux qui ont tué Jésus sont les Juifs, et qu'il n'y a pas moyen de le nier ou de renoncer à le croire. Les Juifs ont tué Jésus, après lui (ils ont tué) les Chrétiens et, après eux, les Musulmans. Maintenant, ils recommencent à tuer à la fois les musulmans et les Chrétiens. D'un bout à l'autre de l'histoire nous voyons que les Juifs ont persécuté les Chrétiens, au début du christianisme, et que maintenant ils recommencent à persécuter l'Eglise, et l'Islam...»


- Et voici un extrait d'une Homélie de Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, prononcée le 16 juillet 2000 à la Maison d'Abraham, sur le Mont des Oliviers, et retransmise sur la chaîne de télévision française A2, au cours de l'émission, "Le Jour du Seigneur".

«Frères et sœurs,

Dans la première lecture de la prophétie d'Amos, prophète du huitième siècle avant le Christ, durant le règne de Jéroboam II, le prêtre du sanctuaire de Béthel, prêtre du roi, irrité par la prédication du prophète, le chasse loin de son sanctuaire. Béthel est aujourd'hui le quartier général de l'occupation militaire israélienne
Dans la troisième lecture, de l'évangile selon saint Marc (6, 7-12), les disciples sont envoyés par le Seigneur afin de prêcher la pénitence au peuple. Ici aussi, Jésus prévoit le refus, malgré lequel le disciple devra persévérer…
Frères et sœurs, l'Église de Jérusalem porte en elle-même, dans son histoire passée et présente, le mystère de la grâce accueillie ou refusée. Ici, le Christ, il y a 2000 ans, fut refusé. Aujourd'hui accueilli dans tant de pays et par tant de peuples, il reste refusé dans sa terre.
Les ambitions politiques doivent se soumettre à la voix des prophètes : le prêtre du roi à Béthel chassa le prophète Amos. Le roi et son prêtre disparurent et la voix du prophète n'a cessé, aujourd'hui encore, de nous faire parvenir la voix de Dieu…»

(Au cas où quelqu'un n'aurait pas compris la typologie - au demeurant - transparente, de cette homélie : Béthel, siège du culte dissident de Jéroboam, c'est l'armée israélienne, et le prophète Amos, c'est Mgr Sabbah ! ).


- Mais le summum de cette mythologie de la 'crucifixion' du peuple palestinien est atteint dans ce Sermon de Pâques, prononcé, en avril 2001, par le Père Naim Ateek, pasteur presbytérien palestinien :

«Alors que nous approchons de la Semaine Sainte et de Pâques, la souffrance de Jésus-Christ aux mains de puissances politiques et religieuses malfaisantes, il y a deux mille ans, se manifeste à nouveau en Palestine. Le nombre de Palestiniens et d'Israéliens innocents qui ont été victimes de la politique de l'Etat d'Israël augmente.
Ici, en Palestine, Jésus marche encore sur la Via Dolorosa. Jésus est le Palestinien impuissant, humilié à un point de contrôle, la femme tentant d'arriver à l'hôpital pour recevoir des soins, le jeune homme dont la dignité est piétinée, le jeune étudiant incapable d'atteindre l'université pour étudier, le père sans emploi qui doit trouver du pain pour nourrir sa famille ; la liste devient tragiquement plus longue, et Jésus est là, au milieu d'eux, souffrant avec eux. Il est avec eux quand leurs maisons sont bombardées par des chars et des hélicoptères de combat. Il est avec eux dans leurs villes et leurs villages, dans leurs douleurs et leurs chagrins.
Dans cette période de Carême, il semble à bon nombre d'entre nous que Jésus est encore sur la croix avec des milliers de Palestiniens crucifiés autour de lui. Il faut seulement des gens dotés de discernement pour voir les centaines de milliers de croix dans tout le pays, les Palestiniens, hommes, femmes et enfants crucifiés. La Palestine est devenue un énorme Golgotha. Le programme de crucifixion du gouvernement israélien fonctionne quotidiennement. La Palestine est devenue le lieu du crâne [Golgotha]».


- Enfin, c'est le lieu de citer ce texte d'un jésuite suisse, extrait d'un article violemment anti-israélien et aux relents nauséabonds d'antisémitisme chrétien, intitulé "Israël a fait taire ma prière :

«Depuis sa création en 1948, Israël a toujours trompé le monde […] Israël mène la guerre exclusivement contre sa minorité palestinienne, dont il piétine le destin avec une suffisance sans équivalent historique. Les enfants de la Shoah sont devenus des persécuteurs sans cœur. Il s'agit, pour une bonne fois, de le dire à haute et intelligible voix.
En Israël, le juif "religieux" est orgueilleux et violent; le juif "non religieux" est arrogant et hautain. Il ne méprise pas seulement le Palestinien, il tient le chrétien pour un minable […] Autre [fait], vécu en compagnie d'un prêtre de notre diocèse, [qui] venait de visiter le Liban à l'occasion d'un pèlerinage; la trace de son voyage était indiquée dans son passeport; le fonctionnaire de la sécurité de l'aéroport de Tel Aviv, un "gamin" d'une vingtaine d'années jouant au soldat intraitable, le regard dur et fermé, non seulement ergotait autour des motifs de cette visite, mais feignait d'ignorer la signification des mots "prière" et "pèlerinage", même traduits en anglais ! […] Partout ailleurs, un tel dédain ferait l'objet de plaintes auprès des autorités officielles. Pas en Israël. Les visiteurs étrangers subissent et se taisent.
Comble de malheur, c'est la religion qui sert de base à un système aussi vicieux. Lorsque nous, chrétiens, nous prions bravement les psaumes, nous rendons un service "politique" aux plus durs représentants du sionisme triomphant à Jérusalem. Un exemple, tiré du psaume 9: "Mes ennemis retournent en arrière, ils fléchissent, ils périssent devant Ta face". Magnifique, n'est-ce pas? Une véritable prophétie sur la Guerre des Six Jours, en juin 1967, brillamment remportée par Israël sur les troupes égyptiennes, sans doute avec la bénédiction du Seigneur. "Tu as maté les païens, fait périr l'impie, effacé leur nom pour toujours et à jamais; l'ennemi est achevé, ruines sans fin, tu as renversé les villes, et leur souvenir a péri". Encore une prophétie! Qui permet à vous, chrétiens de Suisse, d'ignorer qu'Israël, en toute impunité, a rayé de la carte de la Palestine, depuis 1948, plus de 400 villages arabes. J'ai bien dit: rayé, rasé, brûlé, détruit jusqu'à la racine. Leurs habitants sont devenus des réfugiés errant encore entre la Syrie, le Liban, la Jordanie et les Territoires autonomes, dans l'attente d'un improbable retour sur leurs champs. Tant de misère, toute cette injustice, "par la grâce de Yahvé [sic]"!
Il y a des prières devenues imprononçables. Elles m'arrachent la langue, elles ont un goût de sang, elles insultent ma foi, elles sont une offense à Dieu


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Si cette longue illustration de l'utilisation blasphématoire, au profit de la cause palestinienne, d'une thématique chrétienne aussi sacrée que la crucifixion et autres motifs religieux connexes, transformés en armes anti-israéliennes et antisémites, pouvait provoquer, chez les fidèles de cette religion que n'a pas pervertis cette propagande ignominieuse, une prise de conscience salutaire de ce qu'il faut y mettre un terme, de toute urgence, mon labeur n'aura pas été vain.

Menahem Macina

© upjf.org


Note aux webmestres : La reproduction, même partielle, de ce document est rigoureusement interdite sur sites ou forums. Nous vous rappelons que vous avez toujours la faculté de résumer, en quelques mots, le thème du document et de joindre le lien à ce dernier sur notre site. Ainsi, vous ne frustrerez pas vos internautes des informations contenues dans cette enquête. Nous vous remercions de votre compréhension.

Mis en ligne le 22 mars 2004 sur le site www.upjf.org
 
Mis en ligne sur www.rivtsion.org, le 24 mai 2010