Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Islam
Expansion/exigences islamistes

L'autre blocus de Gaza, Alain Legaret
19/06/2010

 

[Voici un éditorial en forme de cri du cœur, simple direct, percutant. Certes, ce n'est ni du BHL ni du Finkie. C'est un missile intellectuel artisanal – réellement pacifique, mais non moins décapant. Mais ce type de munition, ça vous perce le blindage des cœurs – enfin des cœurs honnêtes. Si, si, il y en a. Simplement, comme tous les "simples" de ce monde, on n'entend pas leur voix à la radio, on ne voit pas leur regard à la télé, on ne lit pas leurs messages sur Internet ; et quand, d'aventure, ils se risquent à proposer un commentaire tout ce qu'il y a de non provocateur, mais qui exhale un malaise, voire une plainte pour les reportages deux poids deux mesures, il va tout droit à la poubelle du "modérateur" [*], et sur quel critère ? - celui qu'a fixé une certaine presse qui, depuis belle lurette, n'est plus un contrepouvoir : les lecteurs ne comprennent pas qu'on puisse être favorable à Israël ! [**]. (Menahem Macina).]

[*] Voir Marcoroz, "Comment Le Figaro censure les commentaires".

[**] Cf. Le scandale récent du limogeage honteux et lâche, par sa revue, du philosophe Robert Redecker, qui vit dans la clandestinité, parce que menacé de mort par les islamistes. Son nouveau crime : avoir rédigé pour le supplément littéraire de Tageblatt une critique favorable du récent ouvrage de Pierre-A. Taguieff, « La nouvelle propagande antijuive » (PUF). Redecker confie : « D'après la rédaction en chef, les lecteurs ne comprendraient pas qu'on fût favorable à Israël ! » ; voir : "Robert Redeker, viré du Tageblatt après 15 ans de collaboration. Son crime? Avoir dit du bien du livre de Taguieff".

 

Sur le blogue d'Alain Legaret, Le monde à l'endroit, 16 juin 2010

marches+vers+le+secret_legaret.jpg

C'est peut-être dans un sous-sol comme celui-là que Guilad croupit...


Prenez un bateau, glissez dans les cales deux poussettes, un baby-foot et des médicaments périmés, et vous avez le prétexte.

Embarquez des touristes las des safaris d'Afrique, des personnalités en mal d'actualité, des paumés en quête de reconnaissance, et vous avez vos boucliers humains.

Ajoutez une pincée d'islamistes en costume humanitaire ou habillés de leurs nationalités occidentales, et le cocktail est prêt.

Il ne se boit pas.

Il est fait pour exploser. Et plus il explose fort, et plus Israël sera coupable.

On gagne à tous les coups.

Molotov mène le monde en bateau.

Le moteur, c'est fini. Aujourd'hui, la tendance est au rétro: ce sont les voiles qui mènent le bal. Sans musique. Et pourtant tout le monde danse.

Un vent de sable du désert envahit l'Occident.

Sur les pavés, la plage. Et sur la plage, pas de maillot.
C'est la burqa qui fait fureur. Heil schöne fräulein !

Les pays "croixants", ceux dont la croix en berne masque encore le "ss" caché dans le croissant, y ont déjà laissé leur âme.

La mode n'est plus à marcher sur l'eau. Aujourd'hui, ils vont là où les voiles les poussent.
Au moindre vent, à chaque brise de blocus, c'est la grande transat pour condamner Israël.

Occident bien sage, tu auras une image. Mais de caricature, tu t'abstiendras. Pigé ?


Le monde se passionne pour la souffrance des Palestiniens de Gaza. Ceux-là mêmes qui ont voté le sympathique programme qui prévoit de détruire Israël et d'égorger tous ses Juifs.

Pendant que sur la planète on meurt par centaines, assassiné, de famine, ou de maladie, les humanitaires ont déjà fixé leur priorité: « A Gaza, ils n'ont pas de chocolat ».
Les médias se sont aussitôt faits l'écho de cette injustice !

Que diantre ! Faut dénoncer ce scandale ! Vite, du chocolat ! Un peu de douceur dans cette flottille de brutes ! Un coup de barre, paf ! Et ça repart !
Pas de chocolat ? Le choc est là ! Les pacifistes-que-ça viennent faire les héros pour un Ferrero. Neuf morts pour une bouchée Suchard, ça c'est de l'humanitaire !

Déjà d'autres flottilles se préparent. Le monde laisse faire comme il a laissé faire les missiles sur Sdérot. A ce rythme, bientôt ce sera les navires de guerre, ou les bateaux-suicide.
Et devinez qui on accusera ?
Goldstone - "la pierre d'or" jetée sur Israël quand l'ONU fait son Intifada – va devoir rempiler.

Et pendant tout ce temps, un jeune homme est seul.

Absolument seul depuis juin 2006. Il s'appelle Guilad Shalit.

Qui se préoccupe de son sort ? Qui peut dire s'il a au moins un quignon de pain ?

Depuis qu'il a été enlevé en Israël, il est retenu en otage à Gaza dans l'isolement le plus total.
Sans visite, sans nouvelle. Même pas une feuille de papier ne passe!

Ça, c'est un vrai blocus! Complètement hermétique.

Et pourtant, quand le monde se mobilise, c'est pour aider ses ravisseurs.

Pauvre Guilad ! Ils nous refont le coup du Juif qui paie pour les péchés du monde.

En Iran, un nouveau dictateur projette de rayer Israël de la carte.
Ç
a fera encore six millions de Juifs. Ca doit être le tarif pour la lâcheté des nations.

Le monde est préoccupé. Il passe d'inquiet à très inquiet, puis à très-très inquiet, en attendant qu'il soit stupéfait, puis désolé.
En apparence, du moins.
« Never again », « plus jamais » qu'ils disaient ! Quelle blague !

Galilée s'est trompé: le monde ne tourne pas rond.

La terre est désespérément plate. Les hommes sont couchés. Les plus courageux rampent.

Seul Israël peut encore lui redonner un peu de relief.

Israël, où es-tu ?

Devant le football, ou en train de mesurer l'épaisseur des collants ?

« Nous avons donné aux fils d'Israël l'écriture, la sagesse et la prophétie. Nous les avons pourvus d'une nourriture agréable et nous en avons fait un peuple élu entre tous. »
Ce n'est pas tiré de la Bible.
C'est la sourate 45.16 du Coran, ce nouveau best-seller qui côtoie désormais, sur les étagères, "Le Capital" de Marx.

"In God we trust", dit l'Amérique. A qui fait-elle allusion aujourd'hui ?

Allez, debout ! Pour la vérité ! Pour Guilad !

Car les rois de la morale, les donneurs de leçons, les grands de ce monde, ont perdu la raison.

Et celle qu'ils veulent imposer à Israël suinte la mauvaise foi.

Aujourd'hui, ça fait quatre ans d'isolement total pour Guilad Shalit.

 

A partir de combien d'années, ça devient disproportionné ?

 

© Alain Legaret

 


Mis en ligne le 16 juin 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org