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Un journaliste koweïtien : Violences de militants proches du Hamas sur la Flottille ; Israël a le droit de se défendre
19/06/2010

[Je suis choqué par le fait que les très nombreux sites – juifs, pour la plupart – qui reprennent les articles de Memri, reproduisent consciencieusement ses publications, mais se croient dispensés de renvoyer à ce site par un lien. Memri tire donc les marrons du feu pour ceux qui les gardent pour eux, sans indiquer la source à laquelle ils les ont "empruntés" ; ainsi le travail admirable qu'accomplit depuis des années ce site indispensable, ne contribue en rien à sa propre notoriété, puisque les "hits" (accès aux sites) sont crédités aux sites qui reproduisent ses articles et non à lui. Les utilisateurs ne connaissent cette organisation que de nom, car les sites "emprunteurs" se contentent de mentionner son nom. Pour prouver à quel point cette pratique généralisée fait du tort à cet Institut, je vous invite à faire une recherche Google sur le titre en question. Memri n'arrive qu'en 12ème place et sur la deuxième page de résultats, largement précédé par les petits sites et blogs qu'il a enrichis de son travail. Résultat pire encore si la recherche est effectuée sur Google Actualités : seuls apparaissent les noms des sites Desinfos.com.fr et 20minutes.fr ; quant à MEMRI il passe à la trappe. Je connais, bien sûr, la raison technique de cet état de fait. Ces sites sont très visités, et donc, s'ils ont repris l'article que vous cherchez, c'est eux qui apparaîtront en tête. Les spécialistes pensent très fort que Memri n'a qu'à faire ce qu'il faut pour que les moteurs de recherche le propulsent au premier rang. Certes, mais, si tous les sites qui s'enrichissent du travail de Memri citaient expressément les liens aux articles qu'ils empruntent, cet Institut serait consulté et arriverait, sinon en tête, du moins à un rang honorable, et ce non pour la gloire, mais parce qu'il fait un travail beaucoup plus large et approfondi que ceux qui reprennent ses articles quand ils les estiment assez médiatiques. (Menahem Macina).

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MEMRI,
Dépêches spéciales – N° 3007, 8 juin 2010

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Dans un article paru le 3 juin 2010 dans le quotidien Al-Watan, le journaliste koweïtien Abdallah Al-Hadlaq défend la décision israélienne d'arrêter la Flottille de Gaza, estimant que les conséquences de l'opération israélienne étaient "proportionnelles à la violence" des militants à bord, et que les organisateurs de l'expédition de la Flottille sont connus pour leurs liens avec des organisations terroristes mondiales et régionales. Extraits: [1]

"Les armes avaient manifestement été préparées à l'avance... et les soldats n'ont eu d'autre choix que de réagir"

"La marine israélienne a envoyé plusieurs avertissements aux bateaux [de la Flottille] qui tentaient de briser le blocus imposé au mouvement terroriste du Hamas à Gaza, les invitant à entrer dans le port d'Ashdod et à décharger leur cargaison de denrées d'"assistance", pour qu'elle soit passée en revue par la sécurité avant d'être livrée par voie terrestre à la bande de Gaza. La Flottille n'ayant pas tenu compte de ces avertissements et réclamations, la marine israélienne s'est vue contrainte de prendre le contrôle des bateaux. [Ce faisant], les troupes des Forces de défense israéliennes se sont heurtées à une violente opposition qui avait été planifiée à l'avance: les participants de la Flottille les ont agressés avec des armes à feu, des tuyaux métalliques, des couteaux et des gourdins, et se sont emparés du fusil de l'un des soldats. Les armes avaient manifestement été préparées à l'avance... et les soldats n'ont eu d'autre choix que de réagir, y compris avec des balles réelles.

L'opération de la marine israélienne a été menée conformément aux ordres et instructions des plus hauts échelons politiques, dans le but d'arrêter [la progression des] bateaux pour les empêcher de briser le blocus maritime et d'atteindre Gaza. Le message d'avertissement envoyé par la [marine israélienne au Mavi Marmara] disait: "Au capitaine du [Mavi] Marmara: Vous approchez d'une zone d'hostilités qui se trouve sous blocus maritime. La zone côtière de Gaza et le port de Gaza sont fermés au trafic maritime. Nous vous invitons à entrer dans le port d'Ashdod, d'où l'acheminement de l'aide sera assuré par voie terrestre officielle [vers Gaza], après quoi vous pourrez retourner à votre port d'attache." [2] Il convient de noter que, selon les Accords d'Oslo de 1993, Israël conserve le contrôle d'une bande maritime de 40 kilomètres au large de la côte de Gaza."

"Les organisateurs sont partisans de mouvements et d'organisations affiliés au djihad [mondial], au Hamas, au Hezbollah et à Al-Qaïda, et ont un casier judiciaire noir en termes de trafic d'armes et d'opérations terroristes"

"La Flottille, qui a reçu l'appui du mouvement terroriste Hamas et a essayé de violer le blocus contre ce mouvement à Gaza, était une provocation préméditée contre Israël. Les graves conséquences [de cette prise de contrôle] étaient directement proportionnelles à la violence [des militants de la Flottille] qui tentaient [de briser le blocus]. Les organisateurs [de l'expédition de la Flottille] sont partisans de mouvements et d'organisations affiliés au djihad [mondial], au Hamas, au Hezbollah et à Al-Qaïda, et ont un casier judiciaire noir en termes de trafic d'armes et d'opérations terroristes. Et, en effet, les forces israéliennes ont découvert à bord des armes et des munitions qui avaient été préparés à l'avance.

Le blocus maritime contre le mouvement du Hamas à Gaza est légal si l'on en juge aux actions de ce mouvement dans la bande de Gaza. Si Israël avait permis à la Flottille - illégale - de rejoindre le mouvement Hamas, celle-ci aurait ouvert une voie de contrebande d'armes et de terroristes dans la bande de Gaza. Aucun pays souverain ne permettrait que ses citoyens ou sa souveraineté soient mis en danger. En outre, la tentative de créer de force un chemin d'accès à Gaza par voie maritime ne sert pas [vraiment] la population de Gaza, vu que les passages terrestres suffisent à pourvoir à ses besoins. Les organisations d'aide internationale fournissent à la bande de Gaza toutes les denrées alimentaires nécessaires, des vêtements et des médicaments. Plus de 15.000 tonnes de denrées de base pénètrent chaque semaine dans la bande de Gaza. Les matériaux de construction y entrent sous la surveillance des organisations internationales, afin d'empêcher le mouvement terroriste Hamas de les réquisitionner et de les utiliser à la construction de fortifications militaires. Les passages terrestres sont le moyen le plus efficace de livrer des fournitures à Gaza, et les organisateurs de la Flottille le savent parfaitement. Ils savent également que depuis décembre 2008, leurs bateaux ne sont pas autorisés à approcher [de la côte de Gaza].

Les protestations et les manifestations qui ont éclaté dans diverses capitales n'ont aucune signification ni valeur, pas plus que les sommets d'urgence [organisés par] la Ligue arabe, l'UE et l'ONU. La vague de protestations n'y changera rien, mais une enquête complète et immédiate sur les événements révélera tous les détails sur ce qui est réellement arrivé... et [ensuite], tout le monde connaîtra la vérité sur le mouvement du Hamas."

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[1] Al-Watan (Koweït), 3 juin 2010. Il convient de noter que, lors d'un rassemblement du 4 juin, 2010, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a déclaré que certains journaux du Golfe avaient publié des articles favorables au raid des Forces de défense israéliennes sur la flottille, précisant que leurs auteurs représentaient une minorité dont s'occuperaient les gens d'honneur. Al-Safir (Liban), 5 juin 2010.

[2] Voici le message envoyé par la marine israélienne: "Vous approchez d'une zone d'hostilités qui se trouve sous blocus maritime. La zone côtière de Gaza et le port de Gaza sont fermés au trafic maritime. Le gouvernement israélien soutient la livraison de denrées humanitaires à la population civile dans la bande de Gaza et vous invite à entrer dans le port d'Ashdod. La livraison des denrées vers Gaza sera effectuée conformément à la réglementation des autorités, par la voie terrestre officielle, et sous votre surveillance. Vous pourrez ensuite retourner à vos ports d'attache." La réponse a été: "Négatif, négatif. Notre destination est Gaza."

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© MEMRI

 

Mis en ligne le 11 juin 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org