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Israël (Société - mentalités)
Israël (délégitimation d')

Nakba et escroquerie, Ben-Dror Yemini
21/06/2010

 

Version anglaise : "Nakba Day and the Fraud", 15 mai 2010.

Traduction française : Menahem Macina, pour France-Israël

  • Les Palestiniens gardent le titre de « réfugiés » depuis plus de six décennies.
  • Ils ont réussi à se créer un narratif historique.
  • Ce mythe gonfle au point qu'il faut crever la baudruche et exposer les faits réels : avant la première Aliyah, la population palestinienne était peu nombreuse, des centaines de milliers de Juifs ont aussi été expulsés des pays arabes, et nulle part au monde il n'y a de précédent au droit de retour.

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La Nakba – l'histoire des réfugiés palestiniens est la plus grande réussite de l'histoire des temps modernes – une réussite qui est une totale escroquerie [1]. Aucun autre groupe de réfugiés dans le monde n'a bénéficié d'une telle couverture médiatique. Il ne se passe pas une semaine sans une conférence, puis une autre sur la situation misérable des Palestiniens. Il n'y a pas un seul campus universitaire occidental qui ne consacre des manifestations sans nombre, des conférences et des publications, année après année, mois après mois, au problème des réfugiés palestiniens. Ils sont devenus les victimes absolues. Un million de calamités, d'injustices, d'expulsions, de déplacements de populations, d'actes de génocide, de massacres et de guerres ont frappé le monde depuis que les Arabes, et parmi eux les Palestiniens, mènent une guerre d'extermination contre Israël – mais la Nakba des Palestiniens occupe la plus grande place. Un visiteur venu d'une autre planète se dirait qu'il s'agit de la plus grande injustice subie dans l'univers entier depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors, le mieux est de détruire ce mensonge. De présenter les faits réels. De dévoiler l'escroquerie.

Avant la Première Aliyah, les Juifs sont venus , par petites vagues nombreuses dans la région de la Terre d'Israël, qui faisait partie de l'Empire Ottoman. Ont-ils vraiment expulsé des millions d'Arabes ? Eh bien, c'est un fait indiscutable qu'en ces années, il n'y avait ni "Palestiniens", ni "Palestine", ni "identité palestinienne". Et principalement, il n'y avait pas de frontière réelle entre les Arabes de Syrie, d'Egypte, ou de Jordanie, mais un flux permanent de populations. A l'époque où Mohammed Ali et son fils conquirent cette région, entre 1831 et 1840, ils envoyèrent beaucoup d'Arabes d'Egypte à Gaza, Jaffa et d'autres villes. Les Juifs qui étaient aussi arrivés à Jaffa à cette époque contribuèrent également au développement de la ville.


Résultats de recherches oubliés

Il y a débat parmi les historiens concernant le nombre d'Arabes vivant à l'époque dans la région de "Palestine", qui, en fait, était composée de districts (Sanjaks) et étaient assujettis à Damas et à Beyrouth, en tant que partie de l'Empire Ottoman. Le plus important témoignage sur ce qui existait avant la Première Aliyah est oublié. Il est connu de nombreux scientifiques, mais il n'existe pas dans le discours public. On le doit à une mission de chercheurs britanniques – le Palestine Exploration Fund [Institution pour l'exploration de la Palestine] – qui sillonna la partie occidentale de la Terre d'Israël de 1871 à 1878, de Dan à Ber Sheba, et publia une carte fiable et précise des points de peuplement en 26 parties, exceptionnelle par sa taille, sa nature et sa fiabilité. Ces chercheurs ne trouvèrent qu'un petit nombre d'agglomérations clairsemées. Suite à la publication de cette carte, le journaliste Zeev Galili publia une enquête approfondie, et découvrit que Haïfa, par exemple, était une bourgade de 440 mètres sur 190, pas plus. [St Jean d']Acre et Nazareth étaient plus étendus, et mesuraient 600 mètres sur 300. La taille de Jaffa était de 540 mètres sur 240. Jérusalem était ceinte de murs et était relativement grande – environ 1000 mètres sur mille. Elle totalisait environ 100.000 habitants. Une collection rare de photographies de la Terre d'Israël de cette époque illustre clairement la taille des agglomérations, et permet de porter un autre regard, fascinant, sur cette époque.

Il en est qui évoquent la fameuse excursion de 1891 en Terre d'Israël, que fit Ahad Ha'am, qui trouva aussi des champs florissants. Il semble cependant que les impressions de Ahad Ha'am sont éclipsées par une série de documents bien établis de cette époque. Autre visiteur : Mark Twain, qui visita le pays en 1865 et écrivait : 

« Un pays désolé, dont le sol est assez riche, mais presque entièrement envahi par les mauvaises herbes […] Un silence de mort plane […] Il règne ici une désolation que l'imagination elle-même ne peut réconcilier avec le faste de la vie et de l'action. Nous atteignîmes le Tabor sans incident […] Nous ne vîmes pas âme qui vive durant tout le voyage. La Palestine est assise dans le sac et la cendre […] désolée et sans charme […] ces déserts inhabités, ces buttes rouillées et infertiles […] ces ruines mélancoliques de Capharnaüm ; ce stupide village de Tibériade assoupi sous ses six funèbres touffes de palmiers. » [2]. Tel était l'état d'esprit de Henry Baker Tristram, qui fit plusieurs voyages en Terre Sainte, au cours des mêmes années, et dont les descriptions sont très proches de celles de Twain.

Des témoignages encore plus sûrs figurent dans le livre de Jacques Finn, consul britannique à Jérusalem durant 17 ans (1845-1862) ; il parcourut le pays de long en large et publia un livre décrivant un pays à l'habitat terriblement clairsemé, dans l'attente d'habitants qui la feraient revivre. Dans un mémorandum qu'il envoya en 1857, il note que « la Palestine est en majorité vide d'habitants ».

Il apparaît donc que les résultats de la mission [britannique] de recherche sont incontestables. Il ne s'agissait pas de visiteurs occasionnels, mais de chercheurs qui demeurèrent dans le pays durant des années, l'inspectèrent, allèrent de village en village, arpentèrent chaque montagne, chaque village, chaque colline, et publièrent six volumes. L'un de ces enquêteurs, Arthur Penrhyn Stanley, disait à propos de la région de Judée que « kilomètre après kilomètre, on ne voit rien de vivant. »

Malgré ces résultats, il y a un âpre débat entre chercheurs, historiens et démographes à propos du nombre d'Arabes qui vivaient dans la région avant la Première Aliyah. Les estimations varient entre 100.000 - selon la mission britannique de recherche - et des centaines de milliers, selon d'autres chercheurs. Autre controverse : la question de l'extension de l'immigration arabe en Israël suite à l'avènement du sionisme. D'autres chercheurs ont traité de ce problème, dont Moshe Braver et Moshe Sharon.

Winston Churchill disait en 1939 : « Bien qu'ils ne fussent pas persécutés, des masses d'Arabes affluèrent en Palestine et se multiplièrent au point que la population arabe augmenta plus que tous les Juifs du monde n'auraient pu le faire s'ils s'étaient ajoutés à la population juive [de Palestine] ». Il y a des dizaines de sources d'information sur la faible population arabe avant la Première Aliyah et sur l'immigration arabe - dont l'importance est disputée - après l'avènement du sionisme.

Le livre de Joan Peters, From Time Immemorial, qui fournit beaucoup d'informations sur l'immigration palestinienne, est très controversé [3]. Quelques-uns des résultats qui y figurent ont été réfutés, mais des chercheurs plus sérieux -  tels Arieh Avneri, qui discrédite l'affirmation d'éviction et de colonialisme, et Fred Gottheil, qui présente une image fiable - corroborent la plupart des affirmations de Mme Peters. Si l'on ajoute cela au témoignage de la mission [britannique] de recherche et au livre et au mémorandum de Finn, le résultat est sans équivoque : avant la Première Aliyah sioniste, il y avait une population arabe incroyablement faible sur la Terre d'Israël.

S'agissant de l'immigration, il faut ajouter qu'aussi longtemps que le gouvernement était arabe et musulman, les gens cherchaient un meilleur endroit pour y vivre. Les Arabes de la région ont été sous autorité égyptienne et jordanienne durant deux décennies (1948-1967), et ils n'ont jamais demandé un Etat à eux. Ils vivaient sous un régime cruel (thème d'un article spécifique) et faisaient tout leur possible pour immigrer dans d'autres pays. Le changement se produisit en 1967. Le gouvernement israélien exerça une autre attirance. C'est la raison pour laquelle beaucoup de Palestiniens préfèrent retourner dans les territoires de Judée et de Samarie, et c'est pourquoi beaucoup d'entre eux veulent émigrer en Israël et devenir citoyens (des centaines de milliers l'ont déjà fait).

***

Tout au long des années du Mandat britannique, il y eut ici deux populations – des Juifs et des Arabes. La région originelle du Mandat, selon la Déclaration Balfour, comprenait la rive orientale du Jourdain. Comme mentionné, cette région était très faiblement peuplée. La création d'une patrie nationale pour les Juifs n'aurait causé aucune injustice, parce qu'il n'y avait pas d'Etat ici, et il n'y avait pas de nation non plus. Tel était le véritable contexte de la Déclaration Balfour. En 1922, la Ligue des Nations amputa une partie de la région promise [aux Juifs] pour la donner au clan Hachémite ; un an plus tard les hauteurs du Golan furent aussi amputées et données au gouvernement [protectorat] français en Syrie.

Les Juifs avaient aussi été l'objet de harcèlement durant la période ottomane, et celui-ci s'accrut au temps du Mandat britannique. L'opposition était menée par le Haut Comité Musulman, à la tête duquel était Haj Amin Al-Husseini. Ce dirigeant palestinien se rallia aux pays de l'Axe.  Il prêchait la haine et l'extermination des Juifs et vécut à Berlin durant la Seconde Guerre mondiale. « Le Mufti et Hitler ont un ennemi commun - les Juifs », disait une séquence filmée allemande, à propos d'une rencontre entre les deux personnages. Le Mufti ne se limita pas à parler, mais il agit aussi. Il créa les Brigades musulmanes Hansar qui furent envoyées au combat au service d'Hitler [4].


Les seuls réfugiés qui restent

En réponse à la résolution onusienne de partition du pays, les pays arabes déclenchèrent une guerre en vue d'anéantir Israël. Le résultat en est bien connu. La déclaration de guerre fut cause de ce que des milliers d'Arabes furent contraints de partir dans des pays voisins. Beaucoup s'enfuirent, et un grand nombre d'entre eux affirmèrent qu'ils y avaient été forcés sous la contrainte de leurs dirigeants. Il y eut aussi des cas où certains d'entre eux furent expulsés dans l'ardeur de la bataille. Quelque 600.000 personnes devinrent des réfugiés.

L'épreuve subie par les Arabes devint la "Nakba", un récit qui a enflé au fil des ans. Ils devinrent le seul peuple exilé parmi toutes les autres situations contentieuses du monde. Il n'existe pas de plus grand mensonge que celui-là. Tout d'abord, parce la "Nakba juive" se produisit au même moment. Dans le même contexte, au cours du même conflit. Il y eut davantage de Juifs dans les pays arabes – plus de 800.000 personnes – qui furent confrontés à l'éviction et à l'expulsion. Et ils ne déclenchèrent pas une guerre d'extermination dans les pays où ils vivaient. Deuxièmement, et c'est encore plus important, plus de 50 millions de gens ont subi des transferts compensatoires de population comme conséquence des conflits nationaux ou de la création de nouveaux Etats nations. Il n'y a pas de différence entre les Arabes de Palestine et les autres réfugiés, y compris les réfugiés juifs. Dans la décennie qui suivit la Seconde Guerre, et dans la seule Europe, plus de 20 millions de gens furent l'objet d'échanges de populations. Cela s'est également produit plus tard, dans les conflits entre les parties turque et grecque de Chypre ; entre l'Arménie et l'Azerbeidjan (au cours du conflit Nagorno-Karabakh) ; entre les Etats qui furent créés suite à la dissolution de la Yougoslavie, et dans de nombreux autres conflits de par le monde.

Mais, seuls de tous ces groupes, les Palestiniens ont conservé le titre de "réfugiés" durant six décennies. Ils ont réussi à se créer un narratif historique unique en son genre. Ce mythe se développe aussi avec l'aide de l'UNRWA, une entité qui se consacre à s'occuper des réfugiés palestiniens, de manière distincte de l'aide apportée aux autres réfugiés du monde par l'UNCHCR [Agence des Nations Unies pour les Réfugiés]. De nombreux pays, dont Israël, contribuent au soutien de l'UNRWA, qui ne s'occupe pas seulement d'assister les réfugiés et de perpétuer leur problème, mais attise leur rancoeur. La tragédie est que si les Palestiniens ne bénéficiaient pas d'un tel traitement de la part de la communauté internationale, leur situation serait bien meilleure.


L'escroquerie appelée droit de retour

Au cours des nombreuses discussions auxquelles j'ai pris part, j'ai demandé à mes collègues, fervents du narratif palestinien, de me citer des cas de déportés qui ont déclaré la guerre et l'ont perdue, et auxquels on a attribué le "droit au retour". Est-il un seul groupe parmi des dizaines d'autres et parmi les dizaines de millions de gens ayant  été l'objet d'expulsions au siècle dernier, qui ait été gratifié d'un "droit de retour" s'exerçant de telle manière qu'il causerait l'annihilation politique d'un Etat nation ? A ce jour, je n'ai pas eu de réponse à ma question. Parce qu'un tel droit n'existe pas.

L'Autorité Palestinienne avance un document affirmant qu'il y a des précédents à un droit de retour. Le plus sérieux élément qui y est invoqué est l'Accord de Dayton, en 1995, qui autorise le retour, par exemple, des Serbes en Croatie. Mais les circonstances sont différentes. Premièrement, ce retour n'a jamais eu lieu: la Croatie a permis le retour des Croates, mais a mis des obstacles au retour des Serbes. Deuxièmement, même s'il avait eu lieu, le retour n'aurait pas menacé l'existence de la Croatie en tant qu'Etat nation du peuple croate. L'autre exemple avancé par les Palestiniens est un accord de 1997 concernant l'Azerbeidjan. C'est également une escroquerie, car un rapport de 2002 montre que les musulmans qui avaient été exilés en Azerbeidjan ne sont pas revenus en Arménie, et que les Arméniens qui étaient arrivés comme réfugiés ne sont pas retournés en Azerbeidjan. En effet, la constitution arménienne accorde le droit de retour uniquement aux Arméniens (ce qui est similaire à la Loi du Retour israélienne, qui existe dans d'autres pays du monde). Les autres exemples avancés par les Palestiniens, à propos de l'Afrique et de l'Afrique du Sud, sont également sans rapport avec les nombreux mouvements de populations partout dans le monde et certainement avec les échanges de population entre les pays arabes et Israël.

La plus sérieuse référence au problème du droit de retour est l'accord de Chypre, dont l'artisan fut l'ancien Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan. Cet accord ne reconnaît pas le droit de retour, malgré le fait que la Cour européenne des Droits de l'Homme avait reconnu aux requérants de la partie grecque de la Turquie le droit au retour et à la restitution de leurs biens. En d'autres termes, tout précédent judiciaire ne devient pas une vérité politique. L'accord a été bien accueilli par la communauté internationale, en général, et par l'Union Européenne, en particulier. La raison pour laquelle les Palestiniens n'invoquent pas le précédent de Chypre est que le droit de retour y était limité de manière à ce que la majorité turque, dans la partie turque [de l'île de Chypre], soit toujours d'au moins 80 pour cent.

Les Palestiniens se fondent également sur la résolution 194, de sorte qu'il faut rappeler que les Arabes présentèrent un front uni pour s'opposer à cette résolution. Ils savaient pourquoi. Parce que, en effet, elle est basée sur la reconnaissance, dans une résolution précédente, de la partition [de la Palestine], qui confère une légitimité internationale à la reconnaissance de l'Etat juif. Il y a d'autres stipulations dans cette résolution, tels la création de conditions appropriées, et un accord préalable sur le fait que les candidats au retour doivent accepter de vivre en paix avec leurs voisins. Il va sans dire que les Palestiniens campent sur leur non-reconnaissance de l'Etat juif, ce qui indique que ces conditions ne sont pas réunies et bien sûr que le retour a pour but l'élimination de l'entité juive et non la paix. Et, comme Abu Mazen l'a déclaré en mai 2009, il ne reconnaît pas l'Etat juif parce que cela risque d'empêcher le retour en masse.

Existe-t-il un peuple palestinien ?

Azmi Bishara avait jadis affirmé : « Il n'y a pas de peuple palestinien. C'est une invention coloniale. Il n'y a jamais eu de Palestiniens ». Bishara a raison. C'est d'ailleurs ce qui lui arrive. Même le troisième Congrès arabe de 1920, qui se tint à Jaffa, déclara que la Palestine est la Syrie méridionale et qu'il n'existe pas d'identité palestinienne spécifique. Le premier président de l'OLP, Ahmed Shukeiri, déclarait : « La Palestine n'est qu'une partie de la Syrie ». Le président syrien, Hafez al Assad, a dit en 1976 que la Palestine faisait partie de la grande Syrie. Beaucoup de porte-parole [des Palestiniens] ont admis, à maintes reprises, exactement comme Bishara et Assad, qu'il n'y a pas d'identité palestinienne spécifique. Sans l'immigration sioniste, des masses d'immigrants ne seraient pas venus des pays arabes [en Terre d'Israël], et nulle identité palestinienne n'aurait été créée. Mais le fait que le processus n'implique pas une nation, mais plutôt des immigrants des pays voisins ne prive pas les Palestiniens du droit à l'autodétermination. Ils se considèrent comme une nation, ils ont créé une identité nationale distincte, et leurs aspirations seront respectées.

L'une des revendications palestiniennes est que pour que le conflit soit résolu, la Nakba palestinienne doit être reconnue, et en premier lieu la responsabilité d'Israël dans le problème des réfugiés. La vérité est exactement l'inverse. Entretenir le mythe de la Nakba éloigne la solution du conflit, parce que les Palestiniens s'emploient à renforcer le problème, à le grossir et à insister sur le fait qu'il est différent de tout précédent international. Ils oublient que c'est eux qui ont préféré soutenir l'axe du mal nazi. C'est eux qui ont refusé la proposition de partition [de la Palestine]. C'est eux qui ont déclenché une guerre d'annihilation. C'est eux qui ont commencé la guerre. Ils oublient qu'un grand nombre de Juifs ont été persécutés, spoliés et expulsés des pays arabes. Tant qu'ils persévèrent dans le mythe de la Nakba et effacent les faits bruts, ils ne font que perpétuer leur souffrance.

Et malgré tout cela, les Palestiniens méritent respect, liberté et indépendance. Mais aux côtés d'Israël. Pas à la place d'Israël. Et pas au moyen de la Nakba, qui n'est rien de plus qu'une escroquerie politique et une escroquerie historique.


Ben-Dror Yemini *


© Maariv

 

* Editorialiste chevronné du quotidien israélien Maariv.


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Notes du Traducteur

 

[1] A ma connaissance, le premier auteur à avoir formulé aussi crûment cette accusation, est Mandrin (Chuck) Chriss, dans son article fracassant de novembre 2002, intitulé "An Industry of lies", dont l'original ne figure plus sur le Web. Je l'ai traduit en français, à l'époque, sous le titre : "L'industrie du mensonge".

[2] Voici un complément, tiré de la même source : « Pas un seul village (dans la Vallée de Jezréel) – rien sur trente miles dans les deux sens. Deux ou trois petits groupes de tentes bédouines, mais pas une seule habitation permanente. On peut voyager pendant dix miles sans rencontrer dix êtres humains […] Déserts sans âme qui vive, collines vides […] ruine mélancolique de Capharnaüm, stupide village de Tibériade, enterré sous six palmiers […] Nous arrivâmes à Tabor sans encombre et sans rencontrer âme qui vive tout au long du chemin. Nazareth est désolée […] Jéricho est en ruines, comme inchangée depuis le miracle de Josué il y a plus de trois mille ans; Bethléem et Béthanie, dans leur pauvreté et leur humiliation, n'ont plus rien pour rappeler qu'elles furent honorées par la présence du Sauveur, ces endroits où les bergers chantaient « paix sur terre, grâce à l'homme » n'abritent pas une créature vivante […] Bethesda et Horzine ont disparu [ainsi que] les déserts autour d'elles, où des milliers d'hommes écoutèrent la voix du Sauveur et mangèrent le pain miraculeux ; elles se sont endormies dans une solitude qui n'est plus habitée que par des oiseaux de proie et des renards qui rôdent. » (Mark Twain, The Innocents Abroad, or, The new Pilgrim's progress, New York, Oxford University Press, 1996, pp. 349, 366, 375, 441-442, cité par Emmanuel Navon, « Sionisme et vérité: plaidoyer pour l'Etat juif », article paru dans Outre-Terre (Revue française de Géopolitique) n° 9 - "Israël en Israël" - novembre 2004, pp. 19-40.) ; texte repris du site Objectif-Info, et mis en ligne sur le site debriefing.org, en mai 2008.

[3] Voir Daniel Pipes, "La Palestine de Mme Peters : Echange de vues" (1986) ; Menahem Macina, "Polémique autour du livre de Joan Peeters, « From Time immemorial »", 19 mai 2010.

[4] Sur la collaboration étroite du mufti de Jérusalem avec l'Allemagne nazie, voir le dossier abondamment illustré, intitulé « 
Les liens privilégiés entre nazis et Palestiniens », réalisé pour l'UPJF et mis en ligne en mai 2003 sur le site de cette association, et repris, après corrections, en août 2009, sur le site debriefing.org. Plus récemment un auteur allemand a documenté cette question sur nouveaux frais, voir Matthias Küntzel, Jihad et haine des Juifs. Le lien troublant entre islamisme et nazisme à la racine du terrorisme international [version originale 2007], tr. fr. Cécile Brahy, Paris, L'Œuvre éditions, 2009, préface de P.-A. Taguieff ;  Présentation de I. Lurçat, sous le titre "Le lien troublant entre islamisme et nazisme - un livre essentiel de M. Küntzel", reprise sur le site de France-Israël.


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[Texte aimablement signalé par le Dr Giora Hod, Israël.]

Mis en ligne le 19 mai 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org