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Israël (Société - mentalités)
Israël (délégitimation d')

Des universitaires déchaînés, Isi Leibler
21/06/2010

 

Libre opinion parue sur le site Ynet News, le 20 mai 2010

Texte anglais : "Academics on rampage"

Traduction française: Menahem Macina, pour France-Israël

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Un camp de gauchistes timbrés a imposé un régime de folie à notre pays


Dans le monde politiquement correct du gauchisme infantile, des mots comme sédition et déloyauté, ont effectivement été supprimés du vocabulaire politique. D'ailleurs, ceux qui osent employer de tels termes sont automatiquement traités de maccarthistes ou de fascistes.

Et bien qu'Israël soit entouré de nations musulmanes dont l'objectif principal est d'éliminer la souveraineté juive de la région, une minorité croissante d'universitaires israéliens, financés par les contribuables israéliens et des philanthropes sionistes de la diaspora sioniste, utilisent leurs universités comme autant de tribunes pour des activités destinées à miner et à délégitimer leur propre pays. Certains promeuvent même un boycott général, un désinvestissement et des sanctions à l'encontre des institutions mêmes qui les emploient. Ils enseignent à leurs étudiants que l'Etat dans lequel ils vivent est né dans le péché, que les Israéliens se comportent comme des nazis, ils justifient les campagnes menées par nos ennemis pour nous diaboliser et nous délégitimer.

Ce qui amplifie cette obscénité est le fait que les administrateurs de ces universités se sentent obligés de conserver la titularisation de ces dégénérés immoraux et anti-sociaux, au nom de la liberté académique. Peut-on concevoir que quelque autre institution salarie des employés qui s'emploient activement à la détruire ?

Le problème a atteint un point critique lors de la récente réunion du Comité directeur de l'Université de Tel Aviv. Marc Tannenbaum, donateur et soutien de longue date de cet établissement, a proposé une résolution appelant le Sénat de l'Université à réviser les conditions afférentes au statut des universitaires qui se permettent un « comportement inapproprié », tel que celui qui consiste à promouvoir les boycotts académiques d'universités israéliennes. Il a recommandé qu'il soit interdit aux universitaires de mentionner leur affiliation et leurs titres académiques quand ils s'expriment dans des forums politiques nationaux ou internationaux.

Le président de l'Université, le professeur Joseph Klaffter est intervenu. S'emparant du micro de Tannenbaum, il a critiqué cette résolution et proclamé que tant qu'il serait en charge, une telle résolution ne serait jamais adoptée. Quand les promoteurs de la motion demandèrent un vote, il leva la séance, et ce – ô ironie ! – sur la base douteuse de la liberté académique.

Malheureusement le scénario de l'Université de Tel Aviv constitue un échantillon de la manière dont une Gauche dérangée a imposé un régime de folie dans ce pays. Il est intéressant de noter que Anat Kam, qui s'était réjouie d'avoir volé des informations militaires classifiées, au nom de la liberté d'expression, et avait tenté de poser en héroïne, a été formée à l'Université de Tel Aviv dans un département de philosophie dont des professeurs ont appelé à un boycott mondial d'Israël.

Les exemples de comportement inacceptable abondent. La présidente du Département de Philosophie, Anat Biletzki, est une proche partisane de Azmi Bishari, le député arabe qui appelle au démantèlement d'Israël ; Biltezki a également recueilli des signatures pour une pétition de lycéens justifiant le refus d'effectuer le service militaire. Anat Matar, une autre enseignante, maître de conférences au Département de Philosophie, a lancé (sans succès) une campagne pour refuser à la colonelle Pnina Sharvit-Baruch, qui dirigeait la division de droit international de Tsahal durant la guerre de Gaza, le droit de donner une conférence dans son école de Droit, en affirmant qu'elle « justifierait le meurtre de civils, dont celui de centaines d'enfants ». La Faculté de Droit organisa une conférence sur le thème des prétendus mauvais traitements infligés aux « prisonniers politiques », dont l'un des principaux orateurs était un ancien terroriste qui avait été condamné à 27 ans de prison pour avoir jeté une bombe sur des Juifs dans un autobus. Etc. Etc.

La liberté d'expression est un élément précieux de la démocratie mais la ligne de démarcation doit être tracée entre liberté académique et infraction à la loi et participation à une activité subversive. Certains libéraux, tel Alan Dershowitz, estiment que les étudiants ont « le droit de ne pas être soumis, en salle de cours, à la propagande d'enseignants qui cherchent à imposer leur idéologie », et celui de s'opposer à l'exploitation des universités que des universitaires anti-israéliens utilisent comme tribune pour leurs idées. Toutefois, il insiste pour que les conférenciers ne soient jamais bridés, même quand ils font la promotion de narratifs mensongers qui empoisonnent l'esprit des étudiants et les encouragent à haïr leur pays.

 

Des lignes rouges

Dershowitz croit que le danger de limiter cette activité excède les dommages qui peuvent être causés, et il est convaincu qu'en définitive, la vérité l'emportera.

Mais cela ne justifie pas ceux qui délégitiment et diabolisent leur pays tout en ayant un droit à l'emploi. Mis à part le fait que, dans la plupart des sociétés assiégées, un tel comportement serait défini comme subversif, je me demande si une telle approche s'appliquerait à un universitaire qui dirait à ses étudiants que les Arabes sont racialement inférieurs, ou que les mesures génocidaires de Hitler étaient justifiées. Et si des universitaires persistaient à affirmer que la terre est plate, seraient-ils assurés de conserver leur fonction au nom de la liberté académique ? Je peux garantir que de tels personnages seraient rapidement démis de leur fonction - et ce serait justice.

Mais, dans ce milieu insensé, seule la Gauche folle prétend être victime quand son comportement déraisonnable est mis à nu. Par exemple, dans une pétition signée par plus de 80 membres d'une faculté de l'Université de Tel Aviv, Alan Dershowitz a été accusé de s'adonner à l' « incitation » pour avoir décrit comme des « staliniens hypocrites » des universitaires telles Rachel Giora et Anat Matar, qui soutiennent les boycotts d'Israël.

La professeur Hannah Wirth-Nesher est allée jusqu'à accuser Dershowitz de vouloir imposer les règles de Téhéran à Tel Aviv. Le professeur Shlomo Avineri, de l'Université Hébraïque [de Jérusalem] observe que « la tentative de "couvrir" ceux qui appartiennent à la gauche, tout en recourant à des méthodes de nature maccarthiste contre ceux que l'on considère comme étant de Droite, n'est rien d'autre qu'une hypocrisie, ce qui ne devrait pas exister dans le milieu académique. »

Malheureusement, l'Etat a omis d'agir en cette matière parce qu'il s'est laissé intimider par l'expression de liberté d'expression. De même, par crainte d'être traité de maccarthistes ou de fascistes, les membres de la Knesset ont été réticents à entreprendre quoi que ce soit.

Je ne doute pas que des sondages d'opinion confirment que l'écrasante majorité des Israéliens conviendraient passionnément qu'il y a des lignes rouges au-delà desquelles la liberté académique ne devrait pas être autorisée à justifier un comportement antisocial ou subversif, tel que d'appeler au boycott de l'Etat.

Les universités sont les incubateurs dans lesquels se développent les futurs dirigeants de la société. Le simple bon sens commande de garantir que de telles institutions servent d'exemple d'une participation constructive à la vie civile. Les universitaires ne devraient pas être au-dessus des lois ni être autorisés à participer à des activités antisociales au nom de la liberté académique.

Il est déshonorant que nous en soyons venus à ce point, au fil des gouvernements successifs. De telles activités n'eussent jamais été tolérées sous l'hégémonie du Mapaï social-démocrate, et je ne doute pas que notre Premier ministre fondateur [de l'Etat], David Ben Gourion, un authentique sioniste travailliste, aurait mis le pays sens dessus dessous pour mettre fin à ce comportement scandaleux.

 

© Isi Leibler

 

[Texte anglais aimablement signalé par le Dr Giora Hod, Israël.]

 

Mis en ligne le 21 mai 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org