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Israël (cause juste)

Dans un monde devenu fou Israël n'est pas seul, et des voix s'élèvent appelant à la raison, Hélène Keller-Lind
27/06/2010

Sur le site Desinfos.com, 19 juin 2010

L'invraisemblable condamnation d'Israël entendue de toutes parts, semblait-il, prenait des allures de curée... Mais un souffle de raison nous vient d'Espagne, avec la prise de position, d'une grande lucidité, de l'ancien Premier ministre José Maria Aznar [1]. Qui n'est pas le seul à s'élever contre la folie suicidaire qui semble s'être emparée de l'Occident et du monde. Il y a eu les prises de position très claires de dirigeants américains, Démocrates comme Républicains ou, à un autre niveau, le succès remporté par « Raison garder », mais pas seulement.


A l'incrédulité, l'écœurement, se mêlait la crainte....

Incrédulité de voir des « responsables politiques » et des « journalistes de premier plan » [2] se comporter d'une telle manière, au mépris de toute vérité, à propos de cette affaire de provocation des extrémistes turcs du Marmara dont les intentions scélérates ne sont plus à démontrer. Ou même de cette affaire des « flottilles » soi-disant humanitaires et qui menacent de devenir une armada battant pavillon islamiste. Rappelons, à cet égard, que seuls 3 des bateaux composant la dernière « flottille » en date transportaient des marchandises pour les habitants de Gaza qui n'en ont pas vraiment besoin. Pour preuve : acheminées par Israël, elles ont été bloquées par l'organisation terroriste du Hamas à un passage entre Israël et la Bande de Gaza. Pour preuve également les centaines de tonnes de marchandises envoyées régulièrement dans la Bande de Gaza par Israël, en dépit du fait que des roquettes continuent à être tirées sur des populations civiles du sud d'Israël à partir du territoire sous la coupe du Hamas, ou le fait que le jeune Franco-Israélien, Guilad Shalit, kidnappé en Israël, pourrit dans une geôle de la Bande de Gaza depuis quatre longues années, au mépris du droit international et de toute humanité. Inhumanité à laquelle s'est ajoutée l'inhumanité d'une vidéo sadique réalisée par le Hamas en avril dernier. Où a été alors l'indignation des « bien-pensants »? Qu'a fait la France, présente sur le terrain et qui donne des garden-parties pour toutes les universités de Gaza, y compris l'université islamique (comprendre islamiste) ? Quant à la situation médicale dans la bande de Gaza où, entend-on dire, 10.544 habitants de Gaza, accompagnés de membres de leur famille, sont entrés en Israël pour y être soignés en 2009 ?... Des patients dont on se demande comment ils auraient été soignés si Israël et sa médecine de pointe n'existaient pas comme le souhaitent les « humanistes » que l'on entend partout aujourd'hui. Où entend-on dire qu'un grand nombre d'Arabes non Israéliens sont soignés en Israël, ou que des médecins israéliens soignent des patients, quelle que soit leur origine, en dehors des frontières du pays.

La situation économique dans la bande de Gaza n'est pas bonne. C'est un fait. Mais est-elle meilleure pour les habitants du Caire, contraints de vivre dans un cimetière transformé en gigantesque bidonville ? Ça ne peut pas être « la faute aux Juifs, » l'Égypte s'étant débarrassée de ses citoyens juifs comme la plupart des pays arabes. Voir, à cet égard, l'excellent documentaire de Pierre Rehov, « Les réfugiés du silence », et son corollaire, « Les otages de la haine » qui montre l'instrumentalisation éhontée du peuple palestinien par ses « dirigeants » féodaux. Mais cette haine des Juifs se prolonge dans le monde arabo-musulman par une haine d'Israël, martelée au quotidien, Coran à l'appui, comme on le voit quasi quotidiennement à la télévision du « modéré » Mahmoud Abbas.

D'ailleurs, la pauvreté est endémique dans le monde arabe devenu Judenrein. Une pauvreté côtoyée par la richesse insolente de ses dirigeants trop contents d'avoir sous la main cet éternel bouc-émissaire qu'est le peuple d'Israël. Et les femmes y sont les plus mal loties des mal loties, ces femmes scandaleusement ignorées par les « bien-pensants ». Mis à part, bien sûr, ces femmes bien nourries, issues de familles féodales, traîtres à leur sexe, que l'on voit se pavaner dans les cénacles internationaux, voire sur le perron de l'Elysée sous Jacques Chirac.

De cette incrédulité devant de telles réécritures de la vérité naissait l'écœurement... D'où le succès de « Raison Garder », qui organise une conférence, le 28 juin, à laquelle il faut assister. Comme il faut participer aux manifestations unitaires de soutien à Israël et à Guilad Shalit le 22 juin.

Un autre sentiment venait se greffer, aussi invraisemblable que cela puisse être, 62 ans après sa renaissance : la crainte de voir Israël disparaître. Une disparition évoquée ouvertement ici et là. Dans le monde arabo-musulman, certes, avec ses Ahmadinejad haineux, acclamé honteusement par tout un pan du Conseil des Droits de l'Homme à Genève en avril 2009, et à qui l'Occident, à force de tergiversations et de marchandages, a donné un temps précieux pour avancer vers le nucléaire militaire, ses Assad ou autres Erdogan, le Hamas terroriste et son armement au sud, le Hezbollah terroriste au nord, qui, selon le ministre de la Défense américain, a plus de roquettes et de missiles que la plupart des pays Un trio infernal qui rend aveugles et sourds maints dirigeants ou médias, moqués si justement par l'équipe qui a réalisé « We con the World ».

Mais cette disparition de l'État hébreu est désormais évoquée aussi en Occident. Et depuis un certain temps. Souvenez-vous de la « parenthèse de l'histoire » de M.de Villepin....C'était en 2002. Et le 22 mars 2010, Hillary Clinton, Secrétaire d'État américaine, qui connaît bien les dossiers de l'intérieur, évoquait par deux fois « la survie d'Israël » lors du dîner de l'AIPAC à Washington. Ce qui, en creux, évoquait une possible disparition d'Israël. Une disparition souhaitée, voulue aussi par tous les « verts-bruns-rouges » de la planète, que dénonçait Roger Cukierman lors du dîner du CRIF de 2003, qui fustigeait aussi, d'ailleurs, l'absolution qu'ils donnaient « aux régimes les plus sanguinaires ». Et rien n'a changé. Au contraire. Les campagnes de désinformation, bien orchestrées, avec des moyens financiers énormes dont il faudrait connaître la provenance, sont montées en puissance et ont trouvé dans maints médias des relais complaisants, désinformant à tout va dans une atmosphère de curée nauséabonde. Comme on vient de le voir avec cette affaire du Marmara...


Israël n'est pas seul : José Maria Aznar et les nombreux autres

Parmi ceux qui évoquent aujourd'hui une possible disparition d'Israël, il y a un ancien premier ministre espagnol, José Maria Aznar. Dans un texte magistral, d'une grande lucidité, publié par The Times londonien du 17 juin 2010, celui-ci relie une telle éventualité à celle de la disparition de l'Occident tel que nous le connaissons [3]. Une lueur d'espoir et de raison dans ce climat délétère, si seulement des « responsables » occidentaux sortent de leur état et l'entendent.

José Maria Aznar n'est pas seul. Il souligne que c'est avec des « personnalités de premier plan, David Trimble, Andrew Roberts, John Bolton, Alejandro Toledo (l'ancien Président du Pérou), Marcello Pera (philosophe et ancien Président du Sénat italien), Fiamma Nirenstein (auteure et femme politique italienne), le financier Robert Agostinelli et l'intellectuel Catholique, George Weigel » qu'il a créé le mouvement « Friends of Israel » - amis d'Israël - qui démarre à peine.

Et il réaffirme la légitimité d'Israël, pays démocratique, occidental, « une nation occidentale normale, confrontée à des circonstances anormales », qui lutte pour sa survie depuis soixante-deux ans. Et il ajoute que le danger vient d'un islam radical, de la volonté hégémonique de l'Iran, « menaces qui ne concernent pas qu'Israël, mais l'Occident au sens large et le monde entier. » S'ajoute cette dimension qui aggrave la situation : « la manière erronée et souvent ambiguë dont trop de pays occidentaux réagissent devant » elle. Or, « sacrifier l'État juif » [...] « pour parvenir à un nouvel accord avec le monde musulman », comme on entend certains le dire, ou se comporter comme s'ils le pensaient, « serait une folie, » écrit José Maria Aznar. « Israël est notre première ligne de défense dans une région turbulente qui risque constamment de sombrer dans le chaos, une région vitale pour notre sécurité énergétique, dépendants que nous sommes du pétrole moyen-oriental ; une région qui forme la première ligne dans le combat avec l'extrémisme. Si Israël tombe, nous tombons tous... »

Ahmadinejad ne déclarait-il d'ailleurs pas qu'Israël est un avant-poste des Croisés contre l'islam? Déclaration essentielle, négligée car il était tellement plus commode – et aveugle – de ne rapporter et croire qu'il n'aurait de griefs que contre le seul Israël.

Le Congrès américain

Le 16 juin, ce sont plus de cent élus américains, Démocrates et Républicains confondus, qui ont affirmé haut et fort le droit d'Israël à se défendre, le vice-Président Joe Biden en tête [4]. A propos de cette « flottille » ces membres du Congrès et Sénateurs disent, dans un communiqué de presse : « toute perte de vie humaine est tragique. Il y a eu perte de vies à l'instigation de la Turquie et de la politique de terreur du Hamas. Même si nous sommes le seul pays au monde à voir les faits, les États-Unis doivent prendre la défense d'Israël. »

Le 9 juin, au cours d'un débat au Congrès sur cette opération islamiste, le député démocrate de New York, Anthony Weiner, déclarait : « nous devons nous rendre compte que la position par défaut de l'Europe et des capitales arabes du monde sera toujours contre Israël. Nous ne pouvons permettre que cela, et cela seul, soit un facteur déterminant dans la conduite de notre politique étrangère. Il y a un État terroriste qui contrôle Gaza actuellement. C'est un État terroriste qui, s'il le pouvait, détruirait les États-Unis d'Amérique demain, et ils commencent par Israël. » Compte tenu de cette réalité, on ne peut que rendre hommage davantage à José Maria Aznar et à son groupe pour leur prise de parole salutaire et à contre-courant.

  L'Italie : une exception européenne

Si David Cameron, le nouveau Premier ministre britannique, est indubitablement un ami d'Israël qui prône son droit à se défendre [comme le font les Conservateurs – son parti – pour Israël, il a dû qualifier l'arraisonnement du Marmara « d'inacceptable » [...]. Ce qui illustre peut-être le propos de l'élu américain rapporté ci-dessus.

Mais il y pourtant une exception notable en Europe, c'est celle de l'Italie de Silvio Berlusconi, son Premier ministre, même si son ministre des Affaires étrangères déplorait « les meurtres de civils » - traduction de l'AFP – sur le Marmara. Mais c'était à chaud et avant que les liens clairs entre ces aspirants au martyre et l'IHH, aux liens terroristes, soient connus [5].


La société civile ou religieuse

Un très grand nombre d'associations de chrétiens américains apportent un soutien sans faille à Israël. Comme The friends of Israel, Christian Friends of Israel, des citoyens lambda aussi. On pourrait multiplier les exemples de soutiens à Israël, aujourd'hui dispersés.

Sur le plan religieux, il faut noter que les adeptes de la foi Bahaïe, foi issue de l'islam, persécutés aujourd'hui en terre d'islam, notamment en Iran, vivent paisiblement en Israël et ont établi leur centre mondial à Haïfa. Ces tenants d'une « civilisation mondiale » pacifique ne sont aucunement hostiles à Israël ni au judaïsme.

Et il y a quantité d'honnêtes gens de tous horizons qui ne sont pas dupes de la propagande anti-israélienne et antisémite, à l'instar du Pasteur François Celier, et qui soutiennent Israël. Reste à les fédérer aujourd'hui.


© Hélène Keller-Lind et Desinfos.com

 

 

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Notes de Menahem Macina

 

[1] Voir José-Maria Aznar, « Si Israël sombre, nous sombrons tous » (Texte intégral).

 

[2] Voir N. Mozgovaya, "Selon une journaliste de premier plan de l'administration Obama, les Juifs doivent quitter la Palestine et retourner en Europe".

 

[3] Le lien renvoie à l'original anglais. Pour une traduction française, voir ci-dessus, note [1].

 

[4] Résumé en français, "Biden défend le droit d'Israël d'arrêter les navires qui font route vers Gaza".

 

[5] C'est à une chaîne allemande de télévision qu'on doit d'avoir soulevé publiquement la question des liens terroristes de l'IHH. Voir "La flottille pour Gaza : « Une mission de paix douteuse ». Dixit une chaîne de TV allemande".

 

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[Article aimablement signalé par O. Peel.]

 

Mis en ligne le 20 juin 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org