Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Bibliographie

« Un Dieu qui hait » : un livre de Wafa Sultan, présenté par Anne Lauwaert
13/08/2010

 France-Israël, 13 août 2010


“A God who hates”, par Wafa Sultan, aux éditions
St. Martin, 2009 - ISBN 978 0 312 53835 4.  


Texte aimablement communiqué par l'auteure à France-Israël.


Wafa Sultan naît en 1958 en Syrie, elle devient médecin et émigre en 1989 en Californie où elle devient psychiatre. Le jour où des individus cagoulés sont entrés dans sa classe à l'université d'Aleph et ont criblé de balles son professeur en criant "Allah wakbar", elle a remis sa religion et sa vie en question. En 2006, le Times la classe parmi les 100 personnes les plus influentes du monde, après un débat qui a été transmis par Al Jazeera, et au cours duquel, elle, une femme, a osé dire à son interlocuteur, un homme musulman : « Taisez-vous, maintenant c'est à mon tour de parler »… Du jamais vu !

god-who-hates_sultan_wafa.jpg

Pour commander cet ouvrage par Amazon, cliquer ici ou sur l'image

Quand on lui demanda de préciser si elle prétendait vraiment que le choc des civilisations était celui entre l'arriération des musulmans et la civilisation moderne de l'Occident, tout le monde s'attendait à ce qu'elle balbutie quelques lieux communs pour éluder, mais au contraire, elle répondit clair et net : « Oui, c'est exactement ce que je veux dire », ce qui déchaîna l'esclandre. Le film de cette transmission reste un must sur YouTube. Cependant, il n'y avait pas de quoi s'étonner puisque, en tant que psychiatre vivant depuis plus de 15 ans aux Etats-Unis, non seulement elle avait changé de mentalité, mais surtout, elle avait fait une analyse psychologique de l'Islam et des musulmans. Dans son livre, « Un Dieu qui hait », Wafa Sultan explique que l'Islam est né dans un désert où régnaient une pauvreté extrême, la terreur de la mort par la faim ou la soif, des guerres continuelles entre les tribus pour s'approprier de l'eau et de la nourriture, guerres durant lesquelles on massacrait les hommes et on razziait les femmes. (Il faut relire la poésie préislamique des Mu'Allaqat, voir Wikipedia). Pour cette raison, « la majeure partie de la biographie de Mahomet est constituée des récits de raids pour conquérir du butin et infliger des dommages aux victimes » […] « Cette philosophie de rapine s'est ancrée fermement dans la mentalité des musulmans » […] « La peur se mesure, dans le monde musulman, à la façon dont ils traitent leurs femmes […], au point que non seulement il faut considérer les femmes comme sales, mais même traiter celui qui ne le croit pas comme un infidèle qu'il faut tuer… » […] « Le musulman est un homme qui a peur (frightened man) ».

A peine arrivée aux Etats-Unis, elle y « trouva plus de respect en tant qu'étrangère travaillant dans une station-service, que comme médecin dans son pays natal ». Quand elle eut acquis un usage suffisant de la langue, elle repassa les examens pour pouvoir exercer en tant que médecin, et elle se sentit embarrassée devant la « superficialité de ses connaissances en sciences du comportement et en psychiatrie. […] Je crois qu'on nous avait imposé des limitations parce que beaucoup [de ces connaissances] étaient en contradiction avec les enseignements de l'Islam et interdites aux étudiants de peur que nous puissions changer notre façon de penser. »

Wafa Sultan explique que le fameux « insh' Allah » c.-à.-d. « Si Allah le veut », est cause que le musulman ne dit jamais ni oui ni non, mais se réfugie derrière le « si Allah le veut », et donc n'assume jamais la responsabilité d'exprimer une opinion claire, comme si sa conscience avait été remplacée par les prescriptions religieuses. C'est ce qui rend si difficile le dialogue avec les Occidentaux qui, au contraire, apprennent, dès leur plus jeune âge, qu'un oui est un oui et un non, un non, et que quiconque faillit à sa parole est un lâche.

En outre, les Occidentaux valorisent la personnalité de l'individu au lieu de l'identifier à une religion. Il serait fort utile de communiquer ces analyses du Dr Sultan à nos politiciens qui traitent des affaires étrangères…

Quelques citations :

« Si vos femmes avaient décemment éduqué vos enfants, le Pakistan serait la Suisse de l'Islam et vous n'auriez pas fini comme mendiants sur le seuil de l'Occident. » […] « Ce n'est pas votre bêtise qui me fâche. Je regrette que l'Amérique autorise des idiots comme vous à la polluer. » […] « Je n'ai pas d'espoir pour les musulmans, hommes ou femmes, qui vivent en Occident. Ils sont simplement hypocrites. Ils sont en train d'essayer d'avoir ce qu'il y a de meilleur des deux mondes. » […] « Le concept de travail dans l'islam était réduit à la migration nomade, à la rapine, au butin et à la lutte pour la survie. » […] « La société musulmane a été une société d'esclavage […] d'obéissance aveugle… » […] « L'individu n'a pas de liberté dans cette société et aucune vie privée. » […] « Les gens, dans les pays islamiques, sont en train de vivre une terrible lutte psychologique. Ils sont fascinés par ce qu'ils voient et entendent au sujet de l'Occident et ils sont mécontents de leur situation dans leur pays. » […] « Pendant que j'étais en train de déguster mon café (au Qatar) j'entendis, diffusé par un haut-parleur, le verset suivant (du Coran) : "Il a créé des chevaux et des mules et des ânes pour vous, afin que vous les chevauchieer". On récite toujours ce verset, même s'il n'y a plus ni âne ni mulet au Qatar », mais des avions et de la technologie moderne… Plus triste, cette histoire : « Si un Occidental voit que son voisin a une voiture plus belle que la sienne, il prie Dieu pour qu'il lui en donne une aussi belle, tandis que le musulman, quand il voit que son voisin a un chameau plus beau que le sien, prie dieu qu'il fasse mourir ce chameau… »

244 pages… non pour juger, ni mépriser, ni polémiquer, mais pour essayer de comprendre ; pour que les Occidentaux essayent de mieux comprendre les musulmans ; pour que les musulmans comprennent comment ils sont perçus par un esprit musulman qui a assimilé la façon de raisonner occidentale ; mais aussi pour que les musulmans se regardent dans un miroir, tout simplement pour se demander qui ils sont et pourquoi.

La psychiatrie a de beaux jours devant elle.

En effet jusqu'à présent les croyances, le comportement, les traditions des musulmans font l'objet d'articles, de livres, de programmes radiophoniques et télévisuels, auxquels participent surtout des religieux et des politiques, mais rarement des historiens et des psychiatres, qui pourraient expliquer le quand, le comment et surtout le pourquoi.

L'exemple le plus simple, actuel et utile, serait une psychanalyse des raisons qui font que des femmes se sentent libres quand elles se cachent sous un tissu. Il serait tout aussi utile que le corps médical s'exprime clairement sur les risques pour la santé d'une vie privée de rayons UV, ou d'une journée de travail sans boire, ni manger. Wafa Sultan n'est pas seule sur le chemin qui mène au-delà des manipulations religieuses ou des propagandes politiques ; on connaît, entre autres, Ayaan Irshi Ali, Mukhtar Mai, Irshad Manji, Saïda Keller-Messahli, Jasmin el Sonbati, qui ont l'avantage sur les Anne-Marie Delcambre, ou les Mireille Vallette, d'être ou d'avoir été musulmanes, et donc de connaître cette mentalité de l'intérieur.

Islamophobie ? L'Occident n'a pas « peur » de l'Islam, mais il a le droit de lui dire, comme aux autres religions : « Non merci, nous n'en voulons pas ». L'Islam ne va pas détruire l'Occident, par contre, en venant en Occident, l'Islam s'est soumis à l'esprit critique occidental, et ça, c'est un chapitre qui ne fait que commencer.

 

© Anne Lauwaert


Mis en ligne le 13 août 2010, par Menahem Macina, sur le site france-israel.org