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Christianisme

Dossier de la polémique imposée à l'abbé Arbez par A. Lagémi
31/08/2010

Après s'en être pris durement à un prêtre défenseur des Juifs et d'Israël, Arnold Lagémi croit avoir trouvé une porte de sortie honorable, sauf que...

 

Il serait trop long de relater par le menu les péripéties des critiques et mises en demeure publiques émises par Arnold Lagémi à l'encontre de l'Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique très actif dans les relations entre Eglise et Judaïsme et en charge de cette pastorale à Genève, où il réside. Les internautes qui ne connaissent ni la genèse ni les développements de cette affaire, se feront une idée de la tournure qu'elle a prise en lisant quelques-unes des interpellations musclées de M. Lagémi, reproduites ci-après. Ils constateront que la forme et le ton en sont plus que déplaisants et ont de fâcheux accents accusatoires, outre qu'elles contiennent une menace à peine voilée de dénoncer l'abbé à une instance ecclésiastique supérieure. En gros, ce que reprochait M. Lagémi à l'ecclésiastique auquel il s'en prenait, c'est d'avoir refusé l'exposition publique d'échanges privés, et de l'avoir fait en des termes que M. Lagémi a estimés inacceptables (voir, ci-après, Acte 1).


Des griefs personnels, M. Lagémi est passé aux griefs théologiques, faisant à l'ecclésiastique un véritable "procès d'intention" confessionnelle, par lequel il lui reprochait son approche chrétienne du destin d'Israël et fustigeait, en termes dignes d'un tribunal de la foi, son interprétation christologique d'un passage d'Isaïe. Il s'en prenait particulièrement à un article que le Blog "Terre d'Israël", avait reproduit ["Ce que les Chrétiens doivent à leurs frères aînés"]. Or, ce texte était manifestement destiné à des chrétiens, comme l'illustre sa parution, début mai, sur un site chrétien; il a même paru en avant-première sur le site Drzz.info, le 29 avril 2010.

 

Entre temps, Arnold Lagémi a cessé d'écrire sur "Terre d'Israël", où il avait tribune jusqu'à la querelle avec l'Abbé Arbez. Il y exerçait une espèce de "magistère" sourcilleux, dénonçant sévèrement les méfaits – réels ou supposés – de la religion catholique et de ses missionnaires plus ou moins déguisés, tel le prêtre auquel il s'en prenait, censés agir sournoisement pour convertir les Juifs ou au moins, exposer avec complaisance leurs thèses chrétiennes, scandaleuses pour des Juifs. Est-ce l'impunité dont ont bénéficié ses articles - malgré le ton et le caractère péremptoire de ses "gzerot", sans parler du zèle amer de ses réponses à ses contradicteurs, ou simplement à ceux et celles qui ne pensaient pas comme lui - qui a amené M. Lagémi à perdre le sens de la mesure ? Toujours est-il qu'il s'est cru autorisé à s'en prendre en termes comminatoires à l'un des ecclésiastiques les plus loyaux envers le peuple juif, en général, et l'Etat d'Israël, en particulier, et à l'accabler de reproches injustes et blessants.

 

Estimant que les choses dégénéraient de manière inadmissible, quelques internautes, dont moi-même, qui connaissons le courage exceptionnel de ce défenseur catholique de notre peuple et de notre foi, avons protesté auprès du responsable du blog "Terre d'Israël", par voie de commentaires et/ou de mails. J'ignore quelles ont été les circonstances qui ont amené M. Lagémi à continuer à s'en prendre à l'abbé Arbez sur le blog de Mme Thérèse Zrihen Dvir. Les choses auraient pu s'envenimer, d'autant que M. Lagémi, excipant des fonctions officielles de l'Abbé Arbez, avait menacé ce dernier de porter la querelle devant le Cardinal Kasper - qu'il croyait encore responsable, à Rome, de la Commission pour les Relations avec le judaïsme (il n'est plus en fonction depuis deux mois).

 

C'est alors que, le 19 août, se produit un brusque revirement de situation. M. Lagémi change diamétralement d'attitude après avoir lu une belle prière rédigée par l'Abbé Arbez, que lui a transmise une courageuse défenseuse juive de l'ecclésiastique (voir, ci-après, Acte 7). Croyant que ce texte émouvant a été écrit tout récemment, sans voir que l'internaute qui le lui a transmis a bien précisé sa date (6 juillet), M. Lagémi considère qu'il s'agit d'un retournement de l'abbé Arbez (voir, ci-après, Acte 8 et dernier), et que sa « prière a valeur de correction, voir[e] de condamnation de[s] propos qu'il a tenus […] Il en déduit que « le père Arbez regrette  la lecture chrétienne du chapitre 53 d'Isaïe à laquelle il s'est livré dans son article du 4 courant et qui désigne Jésus comme le messager souffrant […], et se fait magnanime. Inconscient de l'analogie de situation avec la démarche humiliante imposée, en 1077, par le pape Grégoire VII, à l'empereur germanique Henri IV, qui fut obligé d'aller à Canossa pour obtenir la levée de son excommunication, Arnold Lagémi écrit : « il convient, à mon tour, de lever toutes les accusations et réserves légitimes que cette lecture avait suscitées ».


Ainsi, le journaliste croit pouvoir sortir la tête haute de la confrontation démesurée qu'il a lui-même déclenchée, en
« saluant cet acte courageux », et se paie même le luxe de voir, dans le fait que l'abbé Arbez a, selon lui, « reconnu si vite qu'il s'était trompé », « une marque d'excellence qui n'est pas à la portée du commun ».

 

Etonnant ! Passons sur l'erreur chronologique, pourtant difficilement pardonnable chez un journaliste, qui eût dû vérifier l'information, sur Google, par exemple, ce qui l'eût amené à réaliser que l'abbé Arbez avait rédigé cette prière, qui a incliné M. Lagémi à la "clémence", près d'un mois et demi avant le conflit, et qu'elle ne peut donc pas être une « correction », ni une « reconnaissance d'erreur » pour ce que l'abbé a écrit ensuite et qui lui a valu l'ire et la condamnation de son censeur. Mais il faut beaucoup d'imagination, voire confondre ses désirs avec la réalité, pour créditer ce prêtre d'un moderne chemin de Damas dans lequel le Christ serait un Arnold Lagémi s'exclamant douloureusement : "Alain René, pourquoi me persécutes-tu?", et l'ecclésiastique un pénitent momentanément aveugle qui cesserait de croire à Jésus et d'interpréter l'Ecriture de manière chrétienne.

Il reste à souhaiter que cette mésaventure, passablement embarrassante et dommageable à l'essence même du dialogue interreligieux, qui doit être empreint de tolérance et de respect, serve de caveat à ceux d'entre nous qui croient défendre le judaïsme en revenant aux comportements altiers et méprisants dont notre peuple a tant souffert durant de longs siècles, de la part des chrétiens précisément. 

 

Ci-après, les pièces du dossier :

Acte 1

25 juillet 2010

LETTRE OUVERTE

À Monsieur L'ABBE ARBEZ

(responsable Catholique aux relations avec les juifs – Genève)

Par

Arnold Lagémi

Hébergé par Thérèse Zrihen-Dvir

     Monsieur l'abbé,

Au motif, qu'une partie de  notre correspondance sur le site francophone Terredisraël, portant sur les dissensions théologiques entre Judaïsme et Christianisme, fut, respectivement postée à nos adresses personnelles, (par erreur, je précise,)  vous auriez demandé (selon les informations transmises par Terredisraël) et obtenu que soit retirés de la publication un de  vos courriers et le commentaire que j'avais rédigé en réponse.

Entrer dans un débat afin de déterminer si un envoi privé peut être publié sans l'autorisation de l'auteur ne présente aucun intérêt, tant la réponse s'impose d'elle-même : Non ! bien évidemment.

Votre position a de quoi surprendre néanmoins, dans la mesure où, selon votre volonté, ce débat fut public dès son commencement. C'est le contraire qui eût été surprenant. Ne pas publier tous les éléments de cette correspondance c'était, à l'égard de nos lecteurs,  pratiquer une incompréhensible rétention d'informations.

Cet échange de courriers pratiqué dans le cadre strict et exclusif des relations judéo chrétiennes, étant par définition, public,  la volonté de soustraire tout ou partie de cet échange s'inscrit dans un contexte où l'équivoque et la volonté de dissimulation ne sauraient s'accommoder de la volonté de rapprochement et de réconciliation qui sont l'objet même des amitiés judéo-chrétiennes. Et ce, quand bien même, les courriels étaient personnellement postés.

J'ajoute que rien dans votre courrier ou ma réponse ne faisant référence à un domaine de la vie privée, leur contenu ne se situait que dans le cadre d'un échange qui se voulait public. Réalité que vous confirmiez en adressant votre premier commentaire au blog du site. Je considère donc que leurs contenus respectifs ne doivent  pas  être dissimulés à nos lecteurs.

Selon que ce courrier fut personnel ou non, cela en aurait-il modifié sa teneur ? Alors, pourquoi cette demande de retrait de votre lettre et de ma réponse? Restons respectueux de la «lettre» même si celle-ci tue pour reprendre le mot des Evangiles et attendons de connaître vos raisons. Nous en resterons là si vous confirmiez votre refus de publication.

En cette attente, je vous prie de croire, Monsieur l'abbé en mes sentiments fraternels.

Arnold Lagémi

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

 

 

 

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Acte 2


7 août 2010

 

QUI EST LE VRAI ISRAËL?

À PROPOS DE L'ABBE ARBEZ : LES SUJETS QUI FÂCHENT!

Par

Arnold Lagémi

Hébergé par Thérèse Zrihen-Dvir

 

Tout comme les anciennes, les récentes publications de l'abbé Arbez occultent le grave contentieux persistant entre l'Eglise et le Judaïsme. Le vérus Israël (le vrai Israël) est, en effet, la pierre angulaire d'une rivalité tenace depuis que les fondateurs de l'Eglise ont reconnu en Jésus le messie attendu. Cette reconnaissance s'accompagna, dans la vision chrétienne,  de la disqualification d'Israël, destitué de sa mission universelle au bénéfice de l'Eglise qui se substitue à lui. Tout se passe comme si, l'abbé Arbez ignorait ce différend  grave et durable. Il y a peu, au cours d'un échange, l'abbé m'écrivait :

«La théologie de la substitution a été abolie définitivement, vous ne semblez pas au courant, alors, soyez moins affirmatif et moins…vindicatif, par là même envers ceux qui travaillent chaque jour à la fraternité judéo chrétienne.» En d'autres termes, vous ne savez pas de quoi vous parlez, alors taisez vous ! D'où la politique dangereuse de la fraternité judéo-chrétienne qui, au nom de l'amitié, éloigne une opposition de principe, radicale et vouée à se maintenir.

Le vérus Israël, loin d'être aboli,  est au contraire affirmé et confirmé. Le Concile de Florence et l'encyclique Mystici Corporis Christi ont reconnu la légitimité de la substitution. Cette dernière est avalisée par la quasi-totalité des Pères de l'Eglise. Cessons les hypocrisies. Si Jésus est le messie attendu, c'est autour de lui que s'établit l'Alliance. Nécessairement, le peuple juif ne serait plus garant de la rédemption. Au mieux, il serait le gardien du musée de la Loi accomplie. Or, il est établi, pour les Juifs, que le messie qu'ils espèrent doit venir. Dans cette perspective le christianisme est, au regard de la tradition juive, une imposture, quand bien même, il véhicule des valeurs morales universelles. Il ne peut y avoir deux Israël (s) Le vérus Israël est une thèse cohérente. C'est le contraire qui ne l'est pas.

Aujourd'hui,  je complète. Ainsi dans les Actes du IIè concile œcuménique du Vatican, la doctrine du vérus Israël, de la substitution, est réaffirmée. Dans Nostra Aetate 4: «S'il est vrai que l'Eglise est le nouveau Peuple de D.ieu etc… » Nouveau Peuple de D.ieu, c'est bien la substitution, non ?

Certes, pour honorables que furent les engagements personnels condamnant la théorie de la substitution, ils n'ont pas la légitimité des positions officielles de l'Eglise. Ce sont ces dispositions que je retiens et rapporte. Benoît XVI, ne rappelait-il pas récemment que la Doctrine d'avant Vatican II était aussi la Doctrine de l'Eglise ?

D'autres écrits de l'abbé Arbez dissimulent l'existence de cette rivalité, comme, soutenir que les Chrétiens, l'Eglise, ont aidé à la Renaissance d'Israël. L'abbé cite l'apport dérisoire d'insuffisance, au regard d'une histoire de dix neuf siècles, du cardinal Schönborn, de St Irénée,  de…l'évêque tchèque Comenius, (?) de Claudel et Maritain,  en écartant la constante des Pères de l'Eglise sur le danger de la «nation juive» et le magistral NON POSSUMUS (NOUS NE POUVONS PAS) de Pie X, à  Herzl, venu solliciter, au nom du mouvement sioniste, l'aide du Saint Siège.

Qui engage l'Eglise, Paul Claudel and C°  ou…Pie X ? Quant à la reconnaissance  de l'Etat d'Israël en 1993 par le Vatican,  nous aimerions être persuadés que des raisons économiques et fiscales notamment, ne sont pas liées à cette initiative. L'absence de reconnaissance de l'Etat d'Israël pouvant compliquer la gestion des biens de l'Eglise en terre d'Israël…

Les Juifs, vis-à-vis de l'Eglise n'ont RIEN à se faire pardonner ! Israël ne doit RIEN à l'Eglise Romaine, alors que le Christianisme doit TOUT à Israël

et aux Juifs.  Mes questions dérangent elles ? Certes, je n'ai pas les paroles onctueuses ni le miel en bout de langue, mais les relations judéo chrétiennes ont d'abord besoin de vérité avant que de douceurs.

Quant au contentieux séculaire, le refus de considérer la réforme doctrinale comme objectif prioritaire, permettant d'affronter tout ce qui oppose, indique que les «amitiés judéo chrétiennes» ne progresseront pas. Ces dernières exigent, en effet que la prétention, confirmée par le pape dans sa lettre aux évêques du monde, «Celui qui veut obéir au Concile (Vatican II) doit accepter la foi professée au cours des siècles» soit revue et corrigée au plus vite.

Or, cette foi professée au cours des siècles confirme le maintien du Vérus Israël, illustré, entre autres, par la réforme liturgique du Vendredi Saint. Sauf erreur de ma part, prier pour les Juifs en ces termes :

«Prions aussi pour les Juifs. Que notre D.ieu et Seigneur, illumine leurs cœurs, pour qu'ils reconnaissent Jésus Christ, comme sauveur de tous les hommes» n'est pas compatible avec l'affirmation de l'abandon de la «substitution».  En professant ce texte, on se place dans l'exclusivité, dans la seule vérité, dans le vérus Israël !

La Thora n'est-elle pas suffisante, à elle seule,  pour «illuminer» les Juifs ? La loi de Moïse a-t-elle besoin d'un complément ?

Le fond de cette prière s'accommode très mal des affirmations sur la pérennité de l'alliance hébraïque. Par ailleurs, le paternalisme inhérent à ce texte situe ceux qui l'ont adopté dans une rivalité incontournable avec le Judaïsme. On ne prie pas pour l'illumination de ceux qui détiennent la Promesse de l'alliance éternelle ! Ces incohérences confirment que l'opposition théologique est au centre de la relation judéo chrétienne.

L'amitié avec Israël se serait, par contre, grandement étoffée si la Déclaration de Repentance des Evêques de France avait bénéficié de la considération qu'elle méritait.

Ces hommes vertueux, affirmant que l'origine de la difficulté était la doctrine elle-même, ont eu le courage pour devise, la vérité pour emblème,  Israël pour couronne  et  la réparation  pour fondement et assise.

NB/ Cette rivalité ne m'a pas empêché de défendre la mémoire de Pie XII, quand son héroïsme durant la Shoah fut mis en doute. Cette action difficile et solitaire fut reconnue par de nombreux organes de la presse catholique, dont L'Osservatore Vaticano.

Cette mention a pour seule intention de démontrer qu'il n'y a chez moi aucun parti pris ou préjugé concernant l'Eglise Catholique. Je regrette vivement que l'abbé Arbez ait mis un terme au débat que nous avions engagé sur terredisraël, sur ce thème, au motif qu'un courriel qu'il m'avait personnellement adressé avait été publié. L'abbé demanda le retrait de ce courriel qui, je le précise s'inscrivait dans le cadre d'un échange public. Et l'on obtempéra.

Je le regrette d'autant plus, que dans ce texte, l'abbé me reprochait de sérieux griefs. Au lieu d'expliquer ses accusations et me permettre d'y répondre, l'abbé abandonna l'échange au motif que l'on sait. Peut être que le courage l'emportera et que l'abbé publiera le courriel censuré, en faisant confiance à ses frères aînés. Je le souhaite vivement. D'autres également. La vérité aussi !

Arnold Lagémi,

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

 

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Acte 3

 

14 août 2010

 

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-lettre-ouverte-a-mr-l-abbe-arbez-55405044.html

 

LETTRE OUVERTE À MR. L'ABBE ARBEZ,

Par

 

Arnold Lagémi

 

Hébergé par Thérèse Zrihen-Dvir

 

L'arbitrage du cardinal kasper, Secrétaire d'Etat, Délégué aux relations avec les Juifs  est envisagé.

 

 

Monsieur l'abbé,

 

 

Vous n'avez pas cru devoir répondre à mes demandes d'explication du  25 Juillet 2010 et du 7 Août 2010.

 

Notre histoire se serait, probablement arrêtée là, si votre position de délégué de l'Eglise pour les relations avec les Juifs, ne vous plaçait pas dans la situation où,  votre  habilitation  vous permet, me semble t-il, d'engager l'Eglise pour ce qui concerne les relations avec les Juifs et le Judaïsme. Or, votre comportement à mon égard, tant par la censure d'un courrier, que par son contenu partiellement insultant à mon endroit, ne porte pas seulement préjudice à moi-même,  mais aussi à  l'Eglise, elle-même, que votre conception du droit et de la justice renvoie à des périodes honnies de l'histoire de la Chrétienté.  Il importe donc de remettre de l'ordre dans cette affaire que vous avez initiée par une missive agressive, en m'écrivant le 11/5/2010.   Une clarification renforcera, peut être, toutes les chances de l'amitié judéo chrétienne.

 

Je vous cite, entre autres, « Le ton affirmatif de votre article et la tonalité de procès d'intention que je perçois dans vos propos me laisse perplexe.» Vous me faîtes grief pour une tonalité, et une tonalité de quoi ? De procès d'intention!!! Mais vous défendez l'indéfendable, Mr l'abbé ! En quel temps vous croyez vous ? C'est un procès en sorcellerie que vous instruisez contre moi !

 

En effet,  les accusations dont je suis l'objet dans le courrier que vous avez censuré, sont inacceptables en soi mais, votre statut officiel, les gratifie d'un motif supplémentaire et aggravant d'irrecevabilité.

 

Aussi, si vous estimiez devoir confirmer par votre silence, le mépris pour un Juif qui vous demande les raisons pour lesquelles vous l'avez délibérément provoqué et insulté, et sauf  réponse de votre part dans un délai raisonnable, dont je vous laisse seul apprécier  la durée, vous m'obligeriez  à  faire connaître et diffuser le contenu de cette affaire par voie de presse, à en avertir votre hiérarchie et, à adresser un dossier circonstancié à  Son Eminence, le cardinal WALTER KASPER, cardinal délégué à l'unité des Chrétiens et aux relations avec le peuple juif.

 

J'espère que vous ne serez pas indifférent aux implications diverses que de telles initiatives provoqueraient, quand une lettre d'explication, voire d'excuse, aurait suffi à en empêcher l'inéluctable déroulement. J'espère enfin  que, l'intérêt général prévalant, vous comprendrez la nécessité de vous expliquer.

 

Je vous assure, Monsieur l'abbé, de mes meilleures salutations.

 

Arnold Lagémi,

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

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Acte 4 (sans date)

 

NOTIFICATION suite à une lettre ouverte adressée au Père Arbez  

 

Il est de notre devoir d'apporter quelques précisions, nous ne savons pas ce qui oppose le Père Arbez et M. Lagémi, et nous ne voulons pas entrer dans ce genre de polémiques.  

Notre contributeur Thérèse Zrihen-Dvir, nous a envoyé ses articles du jour, dont une lettre ouverte de la part de M. Lagémi, adressée au Père Arbez, que nous avons édité partiellement, renvoyant la lecture au blog de Thérèse Zrihen-Dvir.  [http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-lettre-ouverte-a-monsieur-l-abbe-arbez-54422250.html]

 

Il se trouve que cette lettre ouverte, fait des « vagues » dans la sphère du Net…  

 

Afin, de calmer les esprits quelque peu échauffés, nous nous sommes renseignés auprès d'amis et amies, et l'on nous a conseillé quelques lectures afin de permettre à cerner la personnalité du Père Arbez, il s'avère, suite à nos lectures dont deux que nous avons choisi de vous transmettre que le Père Arbez est l'un des rares prêtres catholiques soutenant ouvertement et courageusement l'Etat d'Israël, ayant même signé la pétition de M. Trigano,  ainsi que celle pour conserver Jérusalem juive !   

 

Aussi en tant qu'administratrice de ce site, je tiens à vous faire prendre connaissance de ces deux textes qui m'ont été aimablement envoyés par Elinor Guez.  

 

Quelques soient vos émotions face à certaines polémiques, ne fermez pas votre cœur, ne vous permettez pas de juger promptement, sur des dires ou des faits, après tout comme moi vous ne connaissez ni l'une ou l'autre personne, pour éviter un jugement négatif, cherchez plutôt à en savoir plus sur les personnes, asseyez de trouver des points positifs, et vous verrez que vous aurez un autre regard, ce qui rendra vos pensées plus saines et vous ne serez pas sous l'effet de ce poison qu'est la médisance. Juger une personne est une grossière erreur, surtout simplement à ce que vous auriez lu ici ou là !   

 

Et la courageuse * Webmestre (Hanna) de joindre l'article de l'Abbé Arbez, en en souhaitant bonne lecture à ses visiteurs.

 

Je salue ce courage, tout en m'étonnant que tant cette mise au point que ce texte et le (ou les) article(s) de l'Abbé Arbez qu'elle citait, aient disparu de son blog. Heureusement le cache de Google, dont la fabuleuse mémoire est bien connue, en a gardé la trace. (http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:D4hNamge1OgJ:sionisme.xooit.com/t19384-NOTFICATION-suite-a-une-lettre-ouverte-adressee-au-Pere-Arbez.htm+%22Ce+que+les+Chr%C3%A9tiens+doivent+%C3%A0+leurs+fr%C3%A8res+a%C3%AEn%C3%A9s%22+Arbez&cd=8&hl=fr&ct=clnk&gl=be)  

Acte 5

16 août 2008

Les Opinions et le Droit de les Exprimer,

par

Thérèse Zrihen-Dvir


D
urant ces dernières semaines, j'ai constaté que la publication des articles de Mr. Lagémi Arnold a été censurée par la majorité des sites. Les raisons stipulées ou sous-entendues, étaient que Mr. Lagémi analysait différemment l'attitude conciliante et pacifiste de certains représentants catholiques envers les juifs.

Je n'ai nullement l'intention de couvrir ou de discourir ce sujet épineux, qui, a mon avis, doit l'être professionnellement, comme le fit,  jusque là, Mr. Lagémi.

Je comprends d'une part, la situation dans laquelle les sites d'internautes se trouvent quand ils sont confrontés avec un aspect contradictoire de ce thème. Nous tous cherchons, en quelque sorte, à conserver une certaine harmonie, même fictive, entre les religions. Mais est-ce réellement la façon adéquate de se mesurer avec les desseins authentiques nourris par l'église et ses chefs religieux, ou même par d'autres représentants des différentes religions prévalentes, envers Israël et le Judaïsme?

Qu'est-ce qui fait la fiabilité d'un site d'internaute? L'application dans la poursuite "de l'air du temps" ou d'être le tremplin qui permet à toutes les opinions de s'exprimer librement? Prenez par exemple la Gauche israélienne, pro-palestinienne, préconisant les droits de l'homme, lorsque les palestiniens n'ont que faire des droits de l'homme, quand ce qui les préoccupe le plus, c'est de pouvoir chasser les israéliens de leurs terres. Pourtant, leurs voix doivent être entendues, car il n'y a qu'à travers elles qu'une analyse juste et équilibrée peut découler.

Le juge, qui est le public, doit être muni de tous les éléments pour lui permettre d'adopter une attitude, d'épouser des convictions d'après sa compréhension sur tout le radius d'information.

Si les opinions de Mr. Lagémi permettent d'entrevoir les différents et variables aspects de certaines issues, elles doivent être diffusées pour nous concéder une connaissance plus parfaite des contingences de certains domaines, pas obligatoirement reconnaissables à nous tous.

    

Therese-dvir.com

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

 

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Acte 6

 

17 août 2010

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-l-amitie-de-l-abbe-arbez-pour-israel-implique-un-proselytisme-outrancier-55524225.html

 

L'AMITIÉ DE L'ABBÉ ARBEZ POUR ISRAËL  IMPLIQUE UN PROSÉLYTISME OUTRANCIER!

Par

 

Arnold Lagémi

 

Hébergé par Thérèse Zrihen-Dvir

 

 

Le contentieux qui m'oppose à l'abbé Arbez s'efface loin derrière une nouvelle provocation dont le prosélytisme en constitue le pivot central.

 

En effet, probablement renforcé par la liberté de son comportement à mon égard, ainsi que par sa vocation de prêtre d'une Eglise dont la conversion reste un objectif auquel elle n'a jamais renoncé, l'abbé Arbez ne dissimule plus son désir d'illuminer les Juifs par la foi chrétienne. Ainsi un prosélytisme franc et ouvert  apparaît-il dans son article publié dans TERREDISRAËL  le 4/8/courant [Alain René Arbez, "Ce que les Chrétiens doivent à leurs frères aînés"].

 

Développant une thèse qui va à l'encontre de l'interprétation juive  traditionnelle, l'abbé Arbez, va  nous donner les clefs de lecture du chapitre 53 d'Isaïe, dans le mépris confirmé du point de vue rabbinique. C'est un peu, comme si, nous aurions l'outrecuidance, d'expliquer aux Chrétiens la façon avec laquelle, il faut lire et comprendre la «Somme théologique» de St Thomas d'Aquin………

 

Le serviteur souffrant d'Isaïe ne serait pas Israël mais…Jésus. Je cite : «Pour rendre témoignage au D.ieu d'amour de sa tradition, Jésus est allé jusqu'au sacrifice de sa vie, dans le registre du serviteur souffrant d'Isaïe, ce que l'auteur de l'Épître aux Hébreux considère comme sa manière d'être le Grand Prêtre devant D.ieu ; celui qui ouvre aux fidèles le véritable sanctuaire du salut, CELUI PAR QUI LE SANG VERSÉ EFFACE DÉFINITIVEMENT L'EMPREINTE DU MAL QUI ALIÉNAIT LES CONSCIENCES HUMAINES. »

 

Est-ce preuve d'amitié que d'interpréter les textes Juifs à la façon chrétienne? Que signifie cette allusion au sang versé ? Quelle réalité recouvre cette empreinte du mal qui aliénait les consciences, comme si la stratégie réparatrice du Kippour n'existait pas ?

 

Je cite encore :

«Celui qui est venu accomplir et non pas abolir l'enseignement de Moïse et des prophètes nous invite à retrouver la sève hébraïque de notre foi chrétienne.»

Comment peut-on oser l'outrance, dans un site juif en écrivant «que la loi de Moïse et l'enseignement des prophètes sont accomplis». Ne nous leurrons

Pas! Les retrouvailles à rejoindre la sève hébraïque n'ont de sens que si elles aboutissent à la…..Croix !

 

Et enfin,

«Être fidèles au rabbi vivant par delà sa mort, c'est prendre en compte toute l'incarnation de la sagesse des Pères qui s'est manifestée en lui. Sinon, impossible de considérer qu'en lui, la logique de l'alliance, par laquelle D.ieu rencontre l'humain, est parvenue à son accomplissement.»

 

En d'autres termes, si on nie que la sagesse des Pères d'Israël a été portée par Jésus, l'accomplissement de l'ancienne l'Alliance au bénéfice de la Nouvelle n'aurait aucune légitimité.  

 

Pour parler plus simplement, si on avait cru que le Christianisme reconnaissant sa dette juive, hisserait le peuple et sa Loi sur un piédestal, on se tromperait, car c'est bien du contraire dont il s'agit. L'Eglise est obligée de reconnaître ce qu'elle doit à Israël, si elle veut s'inscrire dans la continuité messianique  en prenant la place d'Israël.

 

Non vraiment, Israël n'a que faire d'une pareille amitié QUI N'EN EST PAS

UNE, EN VÉRITÉ. Sauver nos corps en prenant nos âmes, on connaît, on connaît trop !

 

Faut-il être plus clair pour être convaincu que le prosélytisme est au centre de la relation de l'abbé Arbez avec les juifs? Est-on prêt à payer le prix de pareille amitié ? Imagine t-on les dégâts de pareils discours sur des esprits faibles et peu préparés ? Prend-on en considération que, la réputation d'ami d'Israël anesthésie la vigilance et permet de publier des textes dangereux qui portent atteinte à la spécificité d'Israël?

 

N'oublions pas le texte de la prière du Vendredi Saint où l'on prie pour qu'Israël soit «illuminé», indique que l'Église n'a pas renoncé à la conversion d'Israël. J'espère que nous sommes bien conscients que la gravité des enjeux doit nous conduire à la plus grande rigueur pour que, le prétexte à l'amitié ne soit pas l'occasion à une propagande religieuse, antinomique de la Tradition d'Israël.

 

Arnold Lagémi,

 

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Acte 7

 

  • Danielle Elinor Guez dit :

    Je rajoute ceci:
    Prière pour les Juifs et les Chrétiens
    Par l'Abbé A. R. Arbez

    Mardi 6 juillet – 24 Tammuz 5770

    Je prie pour le peuple juif, porteur de l'alliance avec le vrai Dieu.
    Je ne prie pas pour que les juifs se convertissent au christianisme.
    Je prie pour que les juifs approfondissent leur judaïsme.
    Je ne prie pas pour que les juifs se convertissent à Jésus,
    Je prie pour qu'ils se convertissent au D. d'Israël, père du peuple juif d'hier et d'aujourd'hui, et père de Jésus qui était juif.
    Je prie pour les chrétiens, associés à l'alliance de Dieu avec Israël.
    Je ne prie pas pour qu'ils s'approprient le judaïsme, d'où est issue leur foi.
    Je prie pour qu'ils respectent et honorent le judaïsme qui leur a donné Jésus, Marie, les apôtres et les premiers martyrs, tous juifs.
    Je prie pour que les chrétiens rejettent tout antijudaïsme, tout antisémitisme et tout antisionisme, ou tout autre prétexte à la haine des « frères aînés ».
    Je prie pour que les juifs et les chrétiens se reconnaissent avec amour comme d'une même famille, qu'ils s'accueillent fraternellement comme semblables et différents.
    Semblables par leur lien à l'alliance que D. a établie avec son peuple choisi, en vue d'éclairer toutes les nations,
    Différents par les voies de salut et d'accomplissement voulues par Dieu et qui sont celles de leurs traditions, mais qui toutes s'alimentent à la même source de vérité pour faire advenir le même règne de Dieu.

  • Bliah dit :

    Que ce texte soit le mot de la FIN et mette [un] terme à tout malentendu s'il y en a eu.


  • Acte 8 et dernier

     

    19 août 2010

     

    http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-la-marque-d-excellence-de-l-abbe-arbez-55633775-comments.html#anchorComment

     

    LA MARQUE D'EXCELLENCE DE L'ABBÉ ARBEZ,

     

    Par

     

    Arnold Lagémi

     

    Hébergé par Thérèse Zrihen-Dvir

     

     

    Puisque est évoquée le 19/8 la prière du  père Arbez déclarant :

     

    «Je prie pour le peuple Juif, porteur de l'alliance avec le vrai D. ieu,

    Je ne prie pas pour que les Juifs se convertissent au Christianisme,

    Je prie pour que les Juifs approfondissent leur Judaïsme,

    Je ne prie pas pour que les Juifs se convertissent à Jésus, »

     

    et que cette prière a valeur de correction, voir de condamnation de propos qu'il a tenus dans un article le 4 courant. Le père Arbez regrettant  la lecture chrétienne du chapitre 53 d'Isaïe à laquelle il s'est livré dans son article du 4 courant et qui désigne Jésus comme le messager souffrant, laquelle lecture  induisant une attitude prosélyte, pouvait légitimement éveiller défiances et suspicions, il convient, à mon tour, de lever toutes les accusations et réserves légitimes que cette lecture avait suscitées.

     

    Je salue cet acte courageux et espère cette même hardiesse pour mettre un terme à un contentieux plus personnel, d'une insignifiante portée au regard de celui évoqué plus haut et qui confirmera que l'agacement (plus que la conviction) explique que Mr l'abbé a pu me faire grief « d »une tonalité de procès d'intention ».

     

    Puisse Mr l'abbé Arbez me rassurer sur son grief à mon égard ! Quoiqu'il en soit, reconnaître si vite qu'on se trompe est une marque d'excellence qui n'est pas à la portée du commun.

     

     

    Arnold Lagémi,

    http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

     

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    Update au 21 août 2010

    Arnold Lagémi pose en victime

    POURQUOI JE SUIS CENSURÉ,

     

    Par

     

    Arnold Lagémi

     

    Hébergé par Thérèse Zrihen-Dvir

     

     

    Maintenant que les griefs entre l'abbé Arbez et moi, commencent à s'estomper et, quand bien même il subsiste quelques reliquats, relevant d'options théologiques pourtant essentielles, il importe de tirer enseignement de tout cela et  tenter de comprendre pourquoi, au travers de ce que je suis et représente, s'est révélée une perversion de  l'esprit qui a conduit certains sites à censurer mes textes.

     

    D'abord, au regard de ces garants de la seule vérité diffusable, plutôt cautions indigentes d'une vision  liberticide, il semble que je sois un point de convergence de divers courants dont ils ne veulent pas dans leurs supports et leurs colonnes. Je découvre donc avec stupeur, que nous avons aussi chez nous des tenants de la pensée unique ou de l'obsession fondamentale qui, depuis l'orthodoxie politique de l' « appel à la raison » en passant par toutes les options culturelles ou religieuses dissidentes, signent la régression morale de la culture juive du sceau rédhibitoire de la  médiocrité. Véritable allergie à toute opposition ou contradiction aux tartes à la crème de l'air ambiant, servies à l'identique sur des sites qui se copient et se recopient. Ces nouveaux animateurs de la culture populaire sont tétanisés par une éventuelle opposition. Mais « sans la liberté de blâmer, il n'y a point d'éloge flatteur » (Beaumarchais) Si tant est que ce soit la « liberté de blâmer » qui soit ici mise en cause ?

     

    J'aurais donc heurté l'establishment depuis les quelques mois où j'écris sur le net ? D'abord, j'ai correspondu directement avec Jacques Attali, crime impardonnable apparemment, car personnage honni, en faveur de qui j'avais composé un commentaire enthousiaste pour son « dictionnaire amoureux du Judaïsme ». Je lui demandai son point de vue sur les propos qu'on lui attribuait  sur l'antisémitisme en France ainsi que sur l'affaire Al Dura. Il me répondit et sa réponse fut publiée. La première salve fut tirée sans sommation et l'attaque à la personne fut vite privilégiée avec des effluves de fosse sceptique qui réduisirent ces assauts  à un petit tas d'immondices.

     

    Ensuite, la grosse affaire, le dossier sensible : j'ai pris la défense de Pie XII, ignominieusement offensé par des individus qui avaient érigé le ragot en référence universitaire et concédé à la rumeur  l'autorité d'une loi et d'une vérité établies. Après des semaines difficiles, les ralliements de Maîtres Klarsfeld, Goldnadel ainsi que de BHL sont  venus tempérer un véritable acharnement où certains n'hésitèrent pas à me soupçonner d'être « un sous marin de l'Eglise »

     

    Et le fin du fin de la lâcheté, c'est l'explication fournie par certains à Thérèse Zrihen : « Mr. Lagémi analysait différemment l'attitude conciliante et pacifiste de certains représentants catholiques envers les juifs. » Ce qui déstabilise ces fervents défenseurs de la pensée unique, c'est leur difficulté à comprendre qu'on peut défendre tout à la fois Pie XII avec opiniâtreté, tout en condamnant la réhabilitation du négationniste Williamson ou l'éloignement progressif de l'Eglise de Vatican II et de Nostra Aetate, et en écrivant une lettre ouverte à Benoît XVI afin de rendre consultables les archives vaticanes.

     

    Et quand bien même, mon analyse diffère, est ce une raison pour y exercer l'arbitraire en la censurant ? Je fus aussi bien seul lors d'un débat difficile sur le thème « Jésus n'est pas le Messie que les Juifs attendent. » Où étaient ils les donneurs de leçons quand je m'efforçais de répondre, plusieurs fois par jour à des commentaires de plusieurs pages ? Je dirais même que des amitiés sont nées après ce débat. Non, vraiment, le courage n'est pas la vertu première de mes détracteurs.

     

    Il y a aussi, mon profond attachement à la France, que d'aucuns n'acceptent pas, ne supportent pas, parce qu'à l'étroitesse de l'esprit se joint l'anémie du cœur et l'oubli ou la méconnaissance de ce qu'ils doivent à la patrie de Zola, même si elle fut aussi celle de Laval. Au-delà de ma personne, c'est le courant d'ouverture qui est blâmé, l'originalité qui est écartée, la richesse qui est refusée. Et, pour finir être revenu à Israël par Manitou ne peut générer que la méfiance devant ce chemin atypique, pour le moins. La contradiction est aussi une forme  d'aristocratie que je revendique, quand l'esprit a appris à surfer sur les apparences inconciliables de la condition humaine. Encore,  faut-il ne pas confondre la vie avec une route sans virages…

    Il faut donc élargir le front de notre côté, chez nous, car nous y avons aussi des Ayatollahs laïques et fanatiques qui découvriront Voltaire à leurs dépens : « C'est le propre de la censure que d'accréditer les opinions qu'elle attaque. » (Poème sur la catastrophe de Lisbonne, 1756).

     

    Je crois enfin qu'il faut apprendre très tôt aux enfants à aimer la liberté, parce que c'est la seule couronne d'éternité que l'homme porte sans jamais porter préjudice à quiconque, car, par elle, tout se construit, même ce qui peut la détruire. »

     

    Je profite de l'occasion pour témoigner ma gratitude à deux femmes dont la force de caractère oblige à l'hommage respectueux, Thérèse Zrihen-Dvir dont la confiance est un rempart, une digue contre toutes les formes de renoncement et Hanna Lévy, objet d'infâmes pressions qu'elle sut repousser, convaincue qu'elle était de l'insulte majeure à laquelle il fallait d'abord savoir répondre par le mépris.

     

     

    Arnold Lagémi,

    http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-pourquoi-je-suis-censure-55753052.html

     

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    Note de Menahem Macina

     

    Pour illustrer l'impossibilité de dialoguer avec Arnold Lagémi, il suffit de lire ce texte de lui, qui remonte à 2009.

     

    Les relations judéo-chrétiennes : une incompatibilité doctrinale et théologique

    http://noemiegrynberg.e-monsite.com/rubrique,relations-judeo-chretiennes,292144.html

    Les dernières tergiversations du pape Benoît XVI concernant la levée de l'excommunication de 4 évêques intégristes dont un ouvertement révisionniste, relancent la polémique concernant les relations judéo-chrétiennes.

    Arnold Lagémi, professeur de philosophie et licencié en théologie catholique, analyse de façon très pertinente l'attitude ambiguë de l'Eglise face à Israël.

    Arnold Lagémi, juif originaire d'Algérie, est un ancien élève des Jésuites. Ayant fait un retour au judaïsme grâce à Manitou, il connaît donc parfaitement de l'intérieur les deux religions. Il sait débusquer la pensée des canons de l'Eglise et reste un observateur vigilent et engagé aux côtés d'Israël contre les tentatives de falsifications théologiques.
    Pour Arnold Lagémi, le retour de l'antisémitisme de ces dernières années à travers les propos et attitudes de l'Eglise aujourd'hui ne sont que la résultante de 2000 ans de propagation de la pratique de la haine.

    L'analyse d'Arnold Lagémi souligne que l'antisémitisme est une tradition occidentale, fondée sur le patrimoine de ses valeurs communes. Le caractère inéluctable de l'antisémitisme chrétien se fonde sur la mort du judaïsme, ce qui induit une tentative de substitution, l'Eglise devenant le ‘'nouvel Israël'' et ne se justifiant que par sa volonté de convertir. Le christianisme a donc pour vocation de tenter de remplacer Israël dont il prétend être l'héritier. L'existence des Juifs, surtout si elle s'inscrit dans un renouveau national et donc historique, disqualifie la prétention chrétienne à la messianité. Le caractère de l'antisémitisme reste par conséquent profondément théologique dans l'inconscient car basé sur la peur du rassemblement des Juifs comme continuité historique. Les Juifs qui se revendiquent comme tels n'ont jamais été acceptés religieusement ni politiquement saufs morts ou intégrés. Jamais l'Eglise, en tant qu'Institution, n'a envisagé la perspective d'un revirement doctrinal au regard du rétablissement de la vérité historique qui aurait conféré à l'aveu du pardon un crédit d'authenticité et de moralité. D'où l'évidence de l'impossibilité de convergence entre les deux doctrines, les deux systèmes dont l'un ne justifie son existence que par l'éloignement, voire la disparition de l'autre.

    Cette réalité matricielle explique la vocation antisémite du christianisme. Beaucoup de Juifs ne voulant pas reconnaître son aspect irréductible, attribuent à l'attitude amicale et repentante de quelques Chrétiens, la portée illusoire d'une évolution théologique.

    La constante de la position chrétienne face aux Juifs, à leur destin, à leur mission n'a pas varié et s'inscrit dans une cohérence religieuse inévitable quant à la sauvegarde de la doctrine.

    Un avenir commun est-il tout de même possible entre judaïsme et chrétienté ? Arnold Lagémi n'est pas crédule.

    Noémie Grynberg : Les dernières décisions du Pape sont-elles surprenantes ?
    Arnold Lagémi : Le Pape utilise le langage casuistique* jésuite. Il use de la langue de bois du Vatican. Sa condamnation du négationnisme est une déclaration politique pas théologique. Il n'y a pas réellement de geste réparateur. Il y a un semblant de renoncement à l'anti-judaïsme mais sans y renoncer vraiment. La base de l'Eglise est théologique. Il y a donc un rapport de concurrence vitale entre elle et Israël.

    * (théologie morale qui s'attache à résoudre les cas de conscience. Dans son sens péjoratif : subtilité excessive. En terme moderne : pinailler)

    N. G. : Que peut-on attendre de Benoît XVI ?
    A. L. : Le pape agit par opportunisme. Il reste jésuite dans son attitude.

    N. G. : Constatez-vous une régression dans les relations judéo-chrétiennes ?
    A. L. : Formellement non. Le problème reste sous-jacent. De temps en temps une éminence de vérité sort de l'Eglise. Mais judaïsme et christianisme restent des rivaux doctrinaux.

    N. G. : Quelle est précisément l'incompatibilité entre judaïsme et Vatican ?
    A. L. : L'Eglise base son assise sur le remplacement d'Israël. Pour elle, les Juifs sont disqualifiés. En se faisant passer pour le Nouvel Israël, elle tente de tromper l'Histoire. Or Israël est toujours vivant et reste l'héritier légitime. L'Eglise voudrait faire croire que nous sommes frères. C'est une antinomie.

    N. G. : Pourquoi selon vous les relations judéo-chrétiennes sont-elles un leurre ?
    A. L. : L'existence des Chrétiens est fondée sur la mort des Juifs. Ils sont donc concurrents. Pour justifier et légitimer théologiquement l'existence chrétienne, l'Eglise doit discréditer les Juifs de l'Histoire. Cette amitié est donc fausse puisque basée sur la notion de remplacement des uns par l'autre. Il s'agit d'une perversion.

    N. G. : Y a-t-il possibilité théologique de réconciliation ?
    A. L. : Entre les hommes oui, entre les doctrines non. Le rapprochement des vertus humaines est possible. Par contre, les théologies sont inconciliables. Le problème de l'Eglise est qu'elle ne reconnaît pas cette position d'incompatibilité.

    N. G. : Quel avenir commun pour les relations judéo-chrétiennes ?
    A. L. : L'amitié reste possible entre hommes pas entre religions. L'Eglise peut rester ce qu'elle est si Israël n'est plus Israël. Alors, il ne reste plus de concurrence. Pour ce faire, l'Eglise n'a de cesse de rappeler l'incompétence d'Israël dans son rôle historique. Si elle prétend l'avoir remplacé, c'est qu'Israël est discrédité.

    N. G. : Finalement, Vatican II est-il une parenthèse dans l'Histoire des relations judéo-chrétiennes ?
    A. L. : C'était une étape messianique importante. Mais cette position, remise dans son contexte de l'après Shoah reste opportuniste. En effet, à l'époque, personne ne pouvait plus entendre un discours purement anti judaïque. Puis il a évolué. Aujourd'hui, il devient antisioniste. Mais la doctrine, elle, garde son fondement anti judaïque.

    N. G. : Pourquoi le judaïsme ne voit pas la fausseté des relations judéo-chrétiennes ?
    A. L. : Les Juifs souffrent d'une maladie chronique : le mal d'amour. Ils sont tellement à la recherche de la moindre marque d'affection, qu'un simple geste, une parole leur suffit pour devenir amnésiques. Lorsque les Chrétiens visent l'affect, les Juifs perdent la mémoire.


    Noémie Grynberg 2009

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    ET L'HOSTILITE CONTINUE...

      

    1. Lettre ouverte à M. Macina, par Th. Zrihen-Dvir - A verser au dossier des attaques contre ma personne suite à ma défense de l'Abbé Arbez (http://www.debriefing.org/30514.html)
     


    04/09/2010

    Je ne répondrai pas à la lettre que je reproduis ci-après. Ce serait prolonger, voire envenimer la polémique. Je laisse à madame Zrihen-Dvir la responsabilité de son attaque en règle contre l'Eglise. Le moins qu'on puisse en dire est qu'elle ne fait pas dans la nuance et qu'elle me paraît manquer du background historique et scientifique minimum, indispensable à quiconque veut traiter honnêtement et sans parti pris de ces matières difficiles. Toutefois je ne lui conteste pas le droit à l'expression, simplement je ne conseillerai pas son texte à un juif soucieux d'aborder, en toute objectivité, ce très difficile contentieux historique et théologique. Et tant pis si, ce faisant, je semble donner raison à ceux qui m'accusent de "vantardise", je renvoie les lecteurs intéressés aux faits et non aux accusations gratuites, à mon CV et à la liste de mes principales publications (dont la majorité traitent de cette thématique) qui figurent sur mon Blog personnel (http://macina.zumablog.com/).

    LETTRE OUVERTE À MENAHEM MACINA,

     

    Par

     

     

    Thérèse ZRIHEN-DVIR

     

    Sur le Blog de l'auteur, 31 août 2010

     

    Après avoir passé en revue votre long rapport sur Debriefing Org, concernant les échanges de Mr. Arnold Lagémi avec le prêtre Arbez, je ne peux me retenir d'ajouter une petite réplique qui me semble lamentablement manquante dans cette longue diatribe, dans laquelle  vous déversez continuellement des éloges, sans doute méritées, au prêtre Arbez, sans jamais, ne fût ce qu'une fois, mentionner qu'après tout l'abbé Arbez, représente l'église.  

     

    Une église qui pendant des millénaires a été le terreau d'une haine viscérale et insensée contre le judaïsme et les juifs, en particulier. Une église qui depuis sa constitution a lutté pour effacer toute trace du judaïsme et des juifs, rappelons-nous bien les croisades. Une église qui porte le manteau XXX des plus grands crimes contre les juifs et l'humanité. Une église qui tout récemment, durant la dernière visite du pape, reste réfractaire à reconnaître Israël, à légitimer son existence sur ses terres ancestrales. Une église qui cherche par tous les moyens à renier ses propres souches, ses propres frères de religion, puisque le judaïsme reste la racine du catholicisme.

     

    Une église qui a semé dans le cœur de ses adeptes pendant trop longtemps des imputations du meurtre du Christ aux juifs qui ont culminé finalement en cette soif incompréhensible d'anéantir toute trace du Judaïsme.

     

    Mais l'église a omis un élément élémentaire… elle est née du Judaïsme lui-même. Elle se perpétue à travers lui! Ne dit-on pas en langage simple que nul ne peut choisir ses parents! Or le christianisme est enraciné dans le judaïsme, et ces meurtres perpétrés pendant des millénaires s'appellent, en terme conforme, "fratricide".

     

    Je suppose que c'est ce que l'Abbé Arbez cherche à révéler au monde chrétien, à lui insuffler un peu de logique, estompée intentionnellement par l'église pendant trop longtemps. L'Abbé Arbez jouit de notre admiration pour son courage et cette percée qu'il essaie de créer dans l'église et parmi ses adeptes, et nous lui en sommes profondément reconnaissants.

     

    Toutefois, Monsieur Macina, l'histoire reste l'histoire et nul ne peut ni l'éponger, ni la négliger. Cette hécatombe laissée par l'église dans la mémoire juive, ne pourra jamais être oubliée ou pardonnée.

     

    Ce n'est certainement pas une bagatelle! On tourne la page et on entame une nouvelle! Pouvez-vous le faire? Honnêtement, j'ai beaucoup de mal à avaler ce noyau coincé dans ma gorge, et à écarter de ma vue cette armée de spectres lancinants.

     

    Pourtant, je suis connue pour mes conceptions humanitaires et mes horizons illimités….

     

    Néanmoins, peut-être est-ce là où nous nous rencontrons : J'aspire à un meilleur lendemain dans lequel, ce frère qui nous a pendant si longtemps dénigrés, reniés, répondra à notre main tendue, initiera une réconciliation entière et non partielle, une reconnaissance qui nous revient de droit et qui ouvrira la porte de nos cœurs à tous!

     

    À moins que ma prière ne reste seulement qu'une prière, qui se dissoudra rapidement dans l'air et que le vent, las, portera vers le néant.

     

     

    Therese-dvir.com

    http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

     

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    2. A. Lagémi : «Pitié pour Menahem Macina». A verser au dossier de la hargne que me voue l'auteur, ravivée par ma défense de l'abbé Arbez


    04/09/2010

    Je ne m'abaisserai pas à répondre aux accusations, aux contrevérités et aux insultes que comporte le libelle de M. Lagémi, que je reproduis ci-après. Pour ce qui est de l'ignorance qu'il me prête généreusement, je me contenterai de renvoyer les lecteurs intéressés aux faits et non aux accusations gratuites, à mon CV et à la liste de mes principales publications, qui figurent sur mon Blog personnel (http://macina.zumablog.com/).  

    PITIÉ POUR MENAHEM MACINA

    Par

     

    Arnold Lagémi

     

    Hébergé par Thérèse Zrihen-Dvir

     

    2. Sur le Blog de Thérèse Zrihen-Dvir, 31 août 2010 (http://www.debriefing.org/30515.html).

     

    D'abord je suis heureux de vous informer que, la Providence aidant et nos efforts respectifs y contribuant,  l'abbé Arbez et moi, nous  rapprochons d'un objectif, surréaliste, il y a peu, le Chalom ! Gageons qu'une volonté droite de part et d'autre fera progresser l'amitié et le respect entre Juifs et Chrétiens.

     

    J'imagine, Mr Macina, que cette perspective doit vous laisser pantois, vous qui ne cachiez pas votre plaisir à cette querelle et qui affirmiez l'impossibilité de dialoguer avec moi.

     

    Un de mes maîtres, l'illustre Françoise Dolto a dit au cours d'une conférence « Quand on attaque un homme non sur ses productions mais sur ce qu'il est, cherchez du côté de la jalousie vous y trouverez toujours quelque chose ! »

     

    À moins que vos propos excessifs à mon égard ne viennent de ce droit de réponse que je vous avais demandé en Août 2009, toujours pour des propos fantaisistes, démesurés, méchants et stupides tenus sur un de mes articles, relatif, encore…au verus Israël !!! et dont le sens premier vous avait échappé. Vous me promettiez alors, en chevalier servant de Dame Vanité: « Je compte mettre les choses au point prochainement sur cette question difficile. » J'attends toujours. Mais, pour qui vous prenez vous, pour écrire sur un ton que n'autorisent pas plus vos connaissances que vos compétences?

     

    Pourquoi cette obstination à vous « incruster » dans des débats où vous n'êtes ni invité, ni bienvenu, jouant par là, le rôle  du fanfaron des farces italiennes, ou celui de l'insecte fébrile, cher à La Fontaine ? Car dans votre fatras incohérent vous n'accordez pas une seule ligne au contentieux réel, à ses origines. Telle la « mouche du coche » beaucoup de bruit pour…RIEN !!!  Vous privilégiez l'anecdote à l'essentiel, le détail au fondamental ; bref, vous amusez ! mais vous importunez aussi !

     

    Ainsi que le disait Albert Camus, « la bêtise insiste toujours.» Vous défendez l'abbé Arbez, mais,  contre qui, au juste ?  Je crois que vous avez raté un train !

     

    Et votre défense n'étant pas capable d'éviter l'attaque à la personne, parce que n'élevant jamais le débat au niveau du fond vous persistez dans le « ras les pâquerettes. »  Votre prétention à devenir défenseur se transforme  en caricature, fatalité bien connue des farceurs et amuseurs de tous acabits.

     

    Votre incapacité à aborder le fond vous oblige aux attaques personnelles et vous vous complaisez à ces agressions en jouant le rôle d'un diablotin de service.  Vous souffrez, à mon endroit, de hargne chronique et d'agressivité gratuite. Cette carence, si elle peut vous apporter quelque publicité dont vous êtes si friand pourrait même vous conduire à défendre ma concierge dans le conflit qui l'oppose au voisin du 5èm pour tapage nocturne. C'est dire si vous êtes prompt à chevaucher toute querelle.

     

    Passons. Je crois que l'excès délirant d'exubérance  devient carrément une farce, et justifie  étonnement et stupeur à votre sujet,  quand, entrant dans l'incohérence, vous me comparez au…pape Grégoire VII et mon interlocuteur à …l'empereur germanique Henri IV que la similitude aidant, j'aurais contraint d'aller à Canossa quémander la levée de son excommunication.

     

    Abandonnons un court instant les usages littéraires pour privilégier la langue des enfants, plus spontanée : « ça va pas la tête ? »

     

    Si l'abbé Arbez devient l'empereur Henri IV, et moi Grégoire VII, il y a de fortes probabilités que Johnny Halliday prenne la place de BHL et celui-ci celle de Mickey Mouse. Vous rendez vous compte, Mickey discourant sur Emmanuel Lévinas, en voilà des thèmes d'article où votre sens exceptionnel du grotesque et de la caricature  donnera sa pleine mesure. Enfin, relisez vous ! Plus loin, je serais Jésus….Restons sérieux, gardez votre délire pour qui y est sensible.

     

    Mélangeant tout et son contraire vous évoquez ma collaboration à TERREDISRAËL où j'aurais donné libre cours à mes répressions liberticides. Prenez mes articles, voyez le nombre et la qualité des commentaires ; ça va jusque là ? Vous me suivez ? Et comparez à la situation aujourd'hui. Certes, je fus ferme. Il fallut l'être pour redonner vigueur et vaillance à ce site qui depuis mon départ n'a pu organiser encore un seul débat. Une trentaine de commentaires pour un article était fréquent. Les thèmes élevaient le débat. D'ailleurs vous-même, n'êtes vous venu emprunter mes écrits ? Je me suis confronté à des thèmes que personne n'osait aborder. Le site n'avait pas de charte. J'en ai rédigé une. La qualité des commentaires a donné du souffle au site. C'est cela que vous n'avez pas supporté ? Mais en évoquant «le zèle amer de mes réponses pour mes contradicteurs ou simplement à ceux et celles qui ne pensaient pas comme moi» c'est 90% de mes lecteurs que vous insultez et à qui vous démontrez surtout votre malveillance haineuse. Je pense notamment à Ephraïm Mol de Jérusalem et à d'autres nombreux que vous venez de provoquer. Ces propos injurieux ne vous grandissent ni ne vous honorent.  Et pour vous attaquer à moi avec tant de véhémence, que vous ai-je donc fait ? Que suis-je donc à vos yeux ? On manifeste une telle haine en général envers ceux qui sont ce qu'on ne sera jamais, mais qu'on espérait devenir cependant.

     

    Le fin du fin est pour maintenant. Vous tentez de me prendre au piège d'une chronologie et tentez de démontrer que je me suis fourvoyé. Vous dressez procès verbal d'une contradiction, manquement sur lequel vous insistez à plusieurs reprises, mais c'est à mourir de rire. Vous étiez déjà mal assis sur votre branche. Là vous n'éviterez pas la chute. On ne fait pas le zouave longtemps sans conséquence.

     

    Le commentaire auquel vous faîtes référence venait en complément d'un article dont rien ne laissait supposer à ce moment, qu'il s'adressait exclusivement aux Chrétiens. J'ai donc lu et étudié l'article mais n'ai accordé aucun intérêt aux commentaires pas plus qu'aux dates. D'ailleurs, le fait que ce commentaire soit devenu article confirme bien que pour nos interlocuteurs, la forme sous laquelle il était présenté risquait de le dissimuler. D'où mon analyse et mes commentaires sur cette prière que je considérais comme l'aveu d'une rétractation. Perspective cohérente si le texte concernait les Juifs. Puisqu'il ne s'adresse qu'aux Chrétiens, mon commentaire devient nul et non avenu. Je le redis, rien ne permettait de supposer qu'il concernait seulement  les Chrétiens. Toutefois, la seule prière m'a paru un élément suffisant pour considérer que l'incident était clos. J'ai découvert ce texte le jour de sa parution et n'ai été informé par l'abbé que le 22/8 de sa destination. J'aurais aimé comprendre pourquoi cet article rédigé pour les Chrétiens a été publié sur un site juif….. Les malentendus viennent de là.

     

    Il ne vous est pas apparu que mon interlocuteur (ou son entourage) voulant publier en pleine crise ce texte c'est que sa teneur visait à la conciliation ou à la réconciliation. Que ce texte fut composé avant l'Armistice de 1918, ou 24h avant la Bar mitsva de mon aîné, ne change rien. Ce  qui est essentiel c'est l'intention manifestée par mon contradicteur de mettre en évidence une vérité, pas une date, un contenu pas une chronologie.

     

    Avant sa parution, je ne connaissais pas ce texte. Manifestement, en  versant la prière de l'abbé au débat, on voulait préciser la pensée de l'abbé,  sa condamnation du  prosélytisme. La date n'a aucune importance. Le geste même qui a inséré ce texte au moment de l'affrontement est chargé d'un sens que vous n'avez pas saisi.

     

    Encore une drôlerie. Quel besoin de faire remarquer que le cardinal Kasper n'est plus en poste depuis deux mois ? Si l'affaire avait du aller jusque là, nous en sommes plutôt loin désormais, elle eût concerné le successeur. La fonction prime sur le nom ! Encore une fois, on ne s'y trompera pas. Le fond de cette affaire vous est étranger. Il ne vous reste que certains détails. Vous auriez maintenu la cohérence de votre prose en rajoutant, par exemple, que la couleur de la soutane cardinalice est toujours rouge !

     

    Votre exposé Mr Macina est incomplet. D'importantes omissions en cachent la vérité. Mais je n'ai nulle intention d'en débattre avec vous, parce que vous êtes partial, n'avez rien compris au débat de fond et donnez l'impression de prendre plaisir aux querelles.

     

    Prenez du recul Mr Massina,  et laissez au placard vos mauvaises fées, Dame Prétention et Dame Vanité et leur puissance tutélaire : la méchanceté !  Je ne désespère pas de vous voir un jour sympathique et ouvert.

     

    Et, pensez à la sagesse persane, dont un de ses dictons semble avoir été composé pour vous : «Si tu n'as rien à dire de plus beau que le silence, alors tais-toi ! »

     

     

    Arnold Lagémi,

    http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

     

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    Mis en ligne le 25 août 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org