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Iran

Tony Blair lucide face à la menace iranienne, Claire Dana-Picard
05/02/2011

[Ces jours-ci, plusieurs articles couvrent le témoignage de l'ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, devant la commission Chilcot, sur la guerre en Iraq. Il en ressort que Blair n'a rien perdu de sa pugnacité et affiche, en particulier, sa certitude que l'Iran doit être combattue en face. Voir, entre autres, les articles suivants : Stephen Bates "Tony Blair 'regrets' Iraq deaths but says Britain must stop apologising for invasion"; Tom McTague, "Tony Blair calls for Britain and US to launch new attack on Iran"; Marc Tran, "Tony Blair: West should use force if Iran 'continues to develop nuclear weapons'"; Tom Newton Dunn, "Blair: Prepare for war in Iran". (Menahem Macina).]

Texte repris du site Israel7.com, 23 janvier 2011

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L'ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, devenu l'émissaire du Quartet au Proche-Orient, a proposé une analyse très lucide de la politique iranienne en rappelant les menaces que faisait peser Téhéran sur l'Occident. S'élevant contre la léthargie des grandes puissances face au développement du programme nucléaire de l'Iran, il leur a demandé de « cesser d'enfouir leur tête dans le sable » et de se préparer à un affrontement militaire avec les forces de la République islamique.

Blair a fait part de ses inquiétudes lors de sa déposition devant la commission Chilcot chargée d'enquêter sur l'intervention du Royaume-Uni en Irak, aux côtés des Etats-Unis. Il a affirmé que le comportement de l'Iran était « négatif et risquait d'ébranler la stabilité du monde ». Il a ensuite souligné que les dirigeants iraniens soutenaient le terrorisme et qu'ils continueraient dans cette voie à moins qu'ils ne se heurtent à des réactions déterminées du monde et à une riposte militaire, si cela s'avérait nécessaire.

Blair, plus résolu que jamais, a exhorté les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à cesser de s'excuser et à adopter une attitude plus combative vis-à-vis de l'Iran. Et de préciser : « Je me trouve régulièrement dans la région et je constate partout les conséquences de l'influence de l'Iran ».

Mais cette clairvoyance ne convainc pas les responsables américains qui s'obstinent à croire qu'il ne faut pas abandonner la voie diplomatique dans la crise avec l'Iran même s'ils savent que les pourparlers seront difficiles. C'est ce qu'a confié au Washington Post un proche collaborateur du président américain Barack Obama qui a déclaré samedi : « Les Iraniens sont des interlocuteurs très coriaces et ils ont cherché hier (vendredi) à vérifier s'ils pouvaient diviser les délégués des six grandes puissances. Finalement, ils ont compris que ces derniers restaient unis face à l'Iran ». Ils faisaient allusion aux pourparlers qui ont débuté en fin de semaine à Istanbul.

Téhéran affiche toujours, de son côté, la même insolence, ne se laissant pas intimider par les menaces de nouvelles sanctions. Son délégué, Saïd Jalili, l'a clairement fait comprendre lors des discussions, affirmant que « son pays avait tous les droits d'enrichir de l'uranium », et a prétendu une nouvelle fois que son programme nucléaire était développé « à des fins pacifiques ». Il est même allé jusqu'à exiger que les mesures prises contre son pays soient levées.

Claire Dana-Picard

 

© Israel7.info

 

[Texte aimablement signalé par le Blog Ashkel.info.]

Mis en ligne le 23 janvier 2011, par Menahem Macina, sur le site France-Israel.org