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Contentieux palestino-israélien

Les fameuses « frontières de 1967 », par Alain Legaret
22/04/2011

Sur le Blog de l'auteur, vendredi 22 avril 2011

 

Tous ceux qui s'occupent de vouloir fixer des limites à l'Etat d'Israël pour lui coller un Etat palestinien - qui ne sera en rien démocratique comme ils osent le prétendre -, utilisent, un jour ou l'autre, l'expression qui présente l'Etat palestinien dans « les frontières de 1967 ».

Remarquez que la phrase n'est jamais finie. Les frontières de 1967, oui, mais de quel pays s'agit-il au juste ?

La méthode est malhonnête parce qu'elle laisse entendre qu'un Etat palestinien existait avant 1967 et qu'il a été occupé par Israël, faisant de l'Etat juif une puissance impérialiste qui colonise un Etat souverain.

Or, si les médias malhonnêtes ne précisent pas à quels pays appartiennent ces frontières, on doit dire ici-même aux lecteurs la vérité, la seule véritable et vérifiable partout, sauf chez les émules des nouveaux nazis, à savoir qu'en 1967, les frontières étaient celles qui délimitaient le territoire d'Israël de ceux de ses voisins: l'Egypte, le Liban et la Syrie

D'Etat palestinien, il n'y en avait point. Mais, comme c'est Israël qu'on veut clouer au pilori, tous les moyens sont bons pour le rendre coupable aux yeux des lecteurs. 

Curieusement, ce que l'on appelle couramment aujourd'hui les «territoires palestiniens occupés», n'ont été appelés tels que depuis qu'Israël les a conquis sur l'Egypte et la Jordanie lors de la Guerre des Six Jours, en 1967.

Pourquoi n'étaient-ils pas appelés palestiniens quand ils étaient sous domination égyptienne et jordanienne ?

Pourquoi n'étaient-ils pas considérés comme occupés ?

Il faut chercher dans le « manuel du petit antisémite déguisé en antisioniste » pour trouver la réponse. Et apparemment, ce manuel fait « führer », dans les chancelleries et les rédactions du monde, y compris chez certains qui se présentent comme les « amis » d'Israël pour mieux le trahir.

Aujourd'hui, dans une interview de Mahmoud Abbas – président illégitime des Palestiniens puisque son mandat de président s'est terminé en 2009, que de nouvelles élections n'ont pas eu lieu depuis de peur de les perdre devant le Hamas, mais qui continue d'être reconnu par la communauté internationale tant qu'il peut nuire à Israël –, Le Figaro pousse encore le bouchon un peu plus loin dans l'accusation d'Israël.

Il pose à Mahmoud Abbas la question suivante :

« Vous comptez obtenir, en septembre, à l'Assemblée générale des Nations Unies, une reconnaissance internationale de l'Etat palestinien, dans SES frontières de 1967 ».

Le Figaro, parle de l'Etat palestinien et de SES FRONTIERES DE 1967, inventant du coup un Etat qui n'a jamais existé, et présentant de fait Israël comme coupable d'occuper un pays souverain. Alors que les salauds précédents avaient au moins la pudeur de laisser la phrase incomplète, laissant à l'imagination du lecteur-futur-antisémite le soin de voir en Israël un occupant, Le Figaro, lui, emporté par son phantasme de culpabilisation de l'Etat Juif, fait du révisionnisme et réécrit l'histoire.

La faute consistant à donner au public des fausses informations, pour les orienter vers une haine d'Israël, n'incombe pas aux seuls journalistes propagandistes, mais également aux politiques qui fréquentent ces mêmes organes de presse et se font interviewer par eux, leur conférant ainsi une certaine légitimité. Le mensonge devient alors la règle.

Israël est, une fois de plus, diabolisé, comme on diabolisait les Juifs dans les années 30.

 

© Alain Legaret

 

Mis en ligne sur Debriefing.org, le 22 avril 2011 par Menahem Macina