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Shoah

50 ans de combat d'une victime juive de spoliation nazie: «L'affaire Klimt», de Jane Chablani et Martin Smith
16/05/2011

Repris du Blog de Véronique Chemla, 16 mai 2011

Arte diffusera les 16 et 30 mai 2011 « L'affaire Klimt » (StealingKlimt) de Jane Chablani et Martin Smith (2006). Un documentaire passionnant sur le combat difficile, long - 50 ans - et victorieux de Maria Altmann, octogénaire Juive américaine d'origine viennoise, pour récupérer des biens familiaux, dont cinq tableaux de Gustav Klimt (1862-1918) - deux portraits de sa tante Adèle Bloch-Bauer et trois paysages (1900-1907) - ayant appartenu à son oncle, Ferdinand Bloch-Bauer, spolié en 1938 par les Nazis.

"Je ne suis pas procédurière. Je combats pour obtenir ce qui nous a toujours appartenu", déclare calmement Maria Altmann, nonagénaire. Et parmi ces biens : Le portrait doré de sa tante Adèle Bloch-Bauer (1881-1925) peint par Klimt.

Au travers de son combat, apparaissent les refus de l'Autriche d'affronter les pans sombres de son histoire et le fonctionnement du marché de l'art, ainsi que le rôle des Juifs viennois dans l'essor économique et culturel de l'empire d'Autriche-Hongrie.


La Vienne de la Sécession et du Jugendstil (Style jeune)
La majorité des Juifs autrichiens font partie des classes moyennes.

Maria Hartman est née en 1916 dans une famille Juive de la haute bourgeoisie autrichienne.

Thérèse Bauer, sa mère, et la sœur de celle-ci, Adèle Bauer, toutes deux filles d'un directeur de banque, ont épousé deux frères, Ferdinand Bloch, magnat du sucre, et Gustav, avocat.

Adèle et Ferdinand Bloch-Bauer n'ont pas d'enfant. Cinq enfants, dont Maria la benjamine, naissent de l'union de Thérèse et de Gustav. Passionné de musique classique, Gustav Bloch-Bauer joue en amateur sur son violoncelle, un Stradivarius, lors de concerts de musique de chambre le vendredi, à son domicile viennois.

Parallèlement à l'Art nouveau en France, dans cette Vienne où vivent Freud, Klimt, Wittgenstein et Schnitzler, s'épanouit une effervescence artistique, le Jugendstil (Style jeune) et la Sécessionviennoise, fondée en 1897 par Klimt, Schiele et Moser, liée aux arts décoratifs, et voulant rompre avec la peinture traditionnelle. Dans cette cité brillante, échoue Hitler.

Les Bloch-Bauer sont de grands mécènes. Curieuse, élégante, Adèle Bloch-Bauer tient un salon réputé à Vienne, fréquenté par des artistes, dont les peintres Kokoschka qui portraiture Ferdinand Bloch-Bauer, et Klimt, déjà cher et célèbre, et le compositeur Richard Strauss.

A la demande de Ferdinand Bloch-Bauer, Klimt débute en 1904 le portrait de son épouse Adèle ; il l'achève en 1907, année de son exposition. Le collier porté par Adèle Bloch-Bauer dans cette œuvre est offert à Maria lors de son mariage, à 21 ans, avec Fritz Altmann, jeune et talentueux chanteur d'opéra, à la synagogue de Turnergasse - sa sœur Louise s'était mariée à la grande synagogue de Vienne.

Amitié amoureuse ou amour entre un peintre séducteur et cultivé et sa modèle ? Fait exceptionnel, Klimt effectue un second portrait d'Adèle Bloch-Bauer, en 1912.

En janvier 1923, Adèle Bloch-Bauer rédige son testament. Elle lègue tous ses biens à son mari Ferdinand, et demande que ses toiles soient confiées au musée national du Belvédère après la mort de son époux. Or, elle n'est pas la propriétaire de ces toiles : c'est son mari qui les a payées et en est propriétaire selon la loi autrichienne qui discrimine les femmes.

En 1925, Adèle Bloch-Bauer meurt d'une méningite, à l'âge de 43 ans. Ses "cendres sont déposées dans le caveau familial du cimetière communal de Vienne".

Eploré, Ferdinand Bloch-Bauer transforme la chambre de son épouse décédée en autel à sa mémoire en la décorant de ses toiles de Klimt et de fleurs.


Le mythe d'une Autriche victime du nazisme
Janvier 1933. Hitler arrive au pouvoir en Allemagne.

12 mars 1938. Arthur Seyss-Inquart, fondateur du parti national-socialiste autrichien, devient chancelier d'Autriche sous la pression d'Hitler. L'Autriche est annexée au IIIe Reich (Anschluss).

"Les Autrichiens ont prétendu plus tard qu'ils étaient victimes. En fait, ils ont accueilli les nazis avec enthousiasme. "Les cloches sonnaient. Les femmes jetaient des fleurs sur les soldats. La liesse avait envahi les rues", se souvient Maria Altmann.

C'est la "fin de la merveilleuse vie des Juifs à Vienne. Ferdinand Bloch-Bauer se réfugie dans son château à Prague (Tchécoslovaquie). L'intensité et la violence de l'antisémitisme des Autrichiens surprennent même les Allemands". Les Juifs autrichiens sont victimes d'agressions, d'humiliations - contraints de nettoyer les rues viennoises à genoux -, d'"aryanisations sauvages" - confiscations spontanées des biens (appartements, boutiques) d'une famille juive -, etc., sans pouvoir obtenir la moindre protection de voisins, de la police ou de la justice. Quand les autorités autrichiennes prennent conscience que ces "aryanisations sauvages" induisent un manque-à-gagner pour elles, elles ordonnent l'"aryanisation systématique" en expropriant les Juifs de leurs "outils économiques" - comptes bancaires, police d'assurances - et personnels : mobilier, maisons, etc.

Fin mars 1938, la Gestapo exige la remise du Stradivarius "attesté par la déclaration de biens par les Rothschild". Le maître d'hôtel des Bloch-Bauer le leur donne. Profondément affecté, Gustav Bloch-Bauer meurt quelques mois plus tard.

Terrifiée, Maria Altmann est contrainte de remettre ses bijoux aux nazis. Par peur, elle donne aussi ceux déposés chez son joaillier viennois, Rozet et Fischmeister. Son mari est arrêté peu après, et interné à Dachau. L'usine de cachemire du frère de Fritz, Bernhard Altmann, est saisie. Sous la pression des nazis, Bernhard Altmann, qui se trouve à Paris, signe un pouvoir en faveur des nazis contre la libération de son frère.

Le frère de Maria Altmann est arrêté en 1938. Interrogé, il découvre qu'il avait, en 1934, sauvé la vie de son interlocuteur, un neveu de Hitler. Ce nazi lui conseille : "Partez aussi vite que possible".

Adolf Eichmann, "un des artisans de la Solution finale, dirige le Bureau d'émigration des Juifs". Ceux-ci ne peuvent quitter l'Autriche qu'en y laissant tous leurs biens. "Des amis de mes parents s'étaient suicidés car ils ne savaient pas où aller. Notre pédiatre a pris de la morphine, et une amie de ma mère se suicida avec son fils. Les gens qui n'avaient pas d'argent et ne parlaient pas de langue étrangère se trouvaient face à un grand rideau noir. Derrière ce rideau, il n'y avait rien. Que fallait-il faire ?", déplore Maria Altmann.

Après deux vaines tentatives, et avec l'aide de Bernhard Altmann, Fritz et Maria Altmann quittent l'Autriche pour Munich, puis en train pour Aix-la-Chapelle. Direction : Paris, et l'Angleterre.

Ferdinand Bloch-Bauer est accusé de fraude fiscale, et doit payer une amende. Une accusation sans fondement, mais qui prélude à l'expropriation de ses biens. En 1938, les nazis saisissent la sucrerie de Ferdinand Bloch-Bauer, sa maison à Elisabethstrasse, sa collection de porcelaines et d'œuvres d'art, dont sept Klimt.

Le 9 novembre 1938, la nuit de Cristal, une nuit d'incendies, de pillages et de meurtres visant les Juifs, renforce leurs craintes et accélère leur départ vers Amsterdam, Paris, Harwich (Grande-Bretagne). En 1939, 120 000 Juifs autrichiens avaient fui leur pays, soit les deux tiers de la communauté juive autrichienne.

En mars 1939, les nazis envahissent la Tchécoslovaquie. Ferdinand Bloch-Bauer se réfugie alors en Suisse. Sa résidence à Prague est occupée par Reinhard Heydrich, un des responsables de la Shoah (Holocauste).

Le pillage des œuvres d'art par les nazis se poursuit, effectué par des commandos de pillards agissant pour des dirigeants nazis - en 1945, Hitler détient 5 000 œuvres d'art de maîtres -, des galeristes et des musées. A Vienne, le Dorotheum devient la "salle des ventes des nazis". La collection des Bloch-Bauer suscite un "intérêt considérable" : sous le patronage du gouvernement autrichien nazi, est montée l'exposition Klimt en 1943.

De Zurich, Ferdinand Bloch-Bauer écrit à Kokoschka, qui s'est réfugié à Londres : "Je vis comme un mendiant. Je saurai dans les deux semaines à venir si on va me rendre les deux portraits de mon épouse défunte".

Jonathan Petropoulos détruit le mythe d'une Autriche victime des nazis : "Les Autrichiens représentaient 8% de la population du IIIe Reich, mais 14% des nazis, et 40% des gardes des camps de concentration et d'extermination". En Autriche, se trouvent aussi des camps de concentration, tel celui de Mauthausen, où les Juifs, les opposants politiques souffrent, "affamés, fouettés à mort et gazés".


Une victoire judiciaire tardive
Les Alliés ont quasiment oublié "les crimes de guerre des Autrichiens, la complicité de l'Autriche dans la Shoah". Probablement pour "ancrer l'Autriche dans le camp occidental lors de la Guerre froide" et par manque de connaissance de l'action de ce pays pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

Après 1945, les Alliés veillent à récupérer les œuvres d'art volées. Ils "donnent carte blanche à l'Autriche". Galeristes, musées, marchands d'art et commissaires priseurs, actifs pour spolier les Juifs avant et pendant la guerre, redeviennent actifs après la fin du conflit.

En octobre 1945, Ferdinand Bloch-Bauer rédige un nouveau testament : il ne veut pas exécuter le souhait de son épouse de donner ses Klimt au musée du Belvédère ; il désire que ses neveux et nièces héritent de ses biens.

Un mois plus tard, il décède. Ses cendres reposent près de celles de son épouse.

Maria et Fritz Altmann ont émigré en 1942 aux Etats-Unis. Ils élèvent à Hollywood leurs enfants dans des conditions modestes. En 1948, ils contactent un avocat afin d'obtenir la restitution des tableaux volés, tout en ignorant les termes exacts du testament d'Adèle Bloch-Bauer qui comportait un vœu, et non une clause obligatoire.

L'Autriche s'abrite derrière les lois qui protègent son patrimoine historique et culturel national et l'embargo sur l'exportation des œuvres d'art.

Les héritiers de Ferdinand Bloch-Bauer - Maria, son frère et sa sœur - signent un accord avec l'Autriche au terme duquel ils récupèrent certains biens contre l'abandon de leurs demandes visant les Klimt. Un prix élevé pour les Bloch-Bauer qui revendent ces biens pour améliorer leur niveau de vie grâce au produit de la vente.

Déçus, les Juifs autrichiens qui espéraient récupérer leurs biens dont les Nazis les avaient dépossédés, se retrouvent grugés à la fin des années 1940 et dans les années 1950 malgré leurs requêtes et malgré des lois sur les restitutions de biens.

De plus, dans les années 1970, sont délibérément détruits des documents sur les œuvres d'art volées en Autriche. Aussi l'ampleur des spoliations demeure inconnue.

"Des grands responsables économiques et sociaux, des personnalités du monde économique, appartiennent aux familles ayant tiré profit des expropriations de Juifs", explique une historienne.

Publiée par Art News en décembre 1984, une enquête - A Legacy of Shame Nazi Art Loot in Austria - révèle que des œuvres d'art volées à des Juifs sont entreposées dans un couvent du XIVe siècle à Mauerbach, près de Vienne. Le gouvernement autrichien est embarrassé, mais malgré les pressions internationales, il  rejette des requêtes d'ayant-droits réclamant leurs biens volés. En 1996, la collection d'environ 8 000 œuvres d'art - porcelaines, tapisseries, peintures, livres, mobiliers, monnaies, armures, etc. - cachée dans ce couvent est dispersée lors d'une vente aux enchères qui rapporte 14 millions de dollars essentiellement versés à la communauté juive viennoise.

En 1998, deux tableaux d'Egon Schiele - Portrait de Wally et La ville morte - prêtés au Musée d'art moderne de New York (MOMA) par la galerie Leopold de Vienne sont saisis sur ordre du Procureur général de New York, Robert Morgenthau. Ils étaient revendiqués par les descendants d'une galeriste Juive autrichienne, Léa Bondi, spoliée en 1938. Le Portrait de Wally du peintre expressionniste reviendra en août 2010 à cette galerie Léopold, après que la fondation Léopold ait versé 19 millions de dollars.

A l'initiative de la ministre autrichienne de la Culture, Elisabeth Gehrer, l'Autriche adopte fin 1998 une loi obligeant l'Etat à restituer les œuvres cédées de force par des propriétaires Juifs en échange de permis d'exportation.

Hubertus Czernin, journaliste ayant révélé le passé nazi de Kurt Waldheim devenu Secrétaire général des Nations unies, réunit en 1998, au terme d'une enquête d'un an, l'ensemble des archives autrichiennes concernant les spoliations des Juifs.

Grâce à son travail, Maria Altmann voit enfin, en 1998, le testament de sa tante. Auparavant, l'Autriche lui avait affirmé détenir les droits de propriété sur cinq Klimt revendiqués : les deux portraits d'Adèle Bloch-Bauer, Le pommier (1911) La forêt de bouleaux (1903), et Les Maisons d'Unterach sur le lac d'Attersee (1916). Or, dès 1948, le directeur du musée était au courant de l'illégalité de la détention de ces Klimt, de l'absence de tout titre de propriété par le musée. Les deux portraits d'Adèle Bloch-Bauer étaient jusque-là exposés avec un panneau alléguant une fausse date de propriété par le musée : "1936" pour le premier, et "1928" pour le second. Or, ces deux Klimt ornaient alors la chambre-autel de l'appartement des Bloch-Bauer à Elisabethstrasse. Une résidence viennoise occupée à ce jour par les chemins de fer autrichiens (Österreichische Bundesbahnen, ÖBB). Une spoliation plus que symbolique quand on sait le rôle réseaux ferroviaires dans la Shoah (Holocauste).

Maria Altmann s'adjoint les conseils d'un jeune avocat, Randol Schoenberg, petit-fils du musicien réfugié Arnold Schoenberg, ami de Fritz Altmann depuis leur jeunesse à Vienne.

En septembre 1998, cet avocat engage une procédure en Autriche pour restitution de toiles de Klimt. Les médias autrichiens expriment leur hostilité à l'égard de Maria Altmann, citoyenne américaine qui revient en Autriche en 1999. Le directeur du musée Gerbert Frodl confie à cette ayant-droit : "Nous avons de nombreux paysages. Prenez les paysages et laissez-nous les portraits".

Le 28 juin 1999, sur avis d'une commission, la ministre de la Culture Elisabeth Gehrer refuse de restituer les Klimt au motif qu'ils n'auraient pas été volés par les Nazis. Sa décision unilatérale a été prise sans débat contradictoire.

Les ayants-droit envisagent d'entamer une procédure judiciaire. Mais il leur faudrait déposer une somme proportionnelle aux Klimt, soit plusieurs millions de dollars. Ils demandent une dispense qui leur est refusée.

En 2000, Maria Altmann décide d'agir devant la juridiction américaine qui, à chaque niveau et jusqu'à la Cour suprême en juin 2004 (six voix contre trois), s'estime compétente dans ce contentieux. La Cour suprême estime également qu'il n'y a aucune prescription. Curieusement, l'administration Bush s'était jointe à ce procès par un amicus curiae en faveur de... l'Autriche. Elle arguait des risques d'incidences de ce procès sur ses alliés.

Forte de sa victoire non prévisible, Maria Altmann va poursuivre la procédure au fond, quand l'Autriche lui propose de résoudre leur contentieux en s'en remettant à la décision d'un tribunal arbitral composé de trois avocats autrichiens. L'Autriche s'engage à restituer les Klimt si ce tribunal arbitre en faveur de Maria Altmann.

En janvier 2006, ce tribunal arbitral reconnaît que le testament d'Adèle Bloch-Bauer n'a pas de valeur juridique, que la famille Bloch-Bauer a été spoliée et ordonne la restitution de cinq Klimt. Un sixième Klimt fait l'objet d'une procédure distincte et un septième Klimt reste en Autriche.

L'Autriche dispose d'un droit de préemption au prix du marché, soit 300 millions de dollars pour cinq Klimt. En février 2006, elle annonce n'avoir pas les moyens financiers pour acquérir ces Klimt, et les expédie aux Etats-Unis.

Ces Klimt sont exposés au musée d'art de Los Angeles(LACMA) en avril 2006.

Le collier de Maria Altmann a enrichi la collection de l'épouse de Goering, mais il n'a jamais été retrouvé.


"C'est notre Mona Lisa" (Ronald S. Lauder)
Lors d'une vente chez Christie's en juin 2006, les cinq Klimt sont achetés à des prix élevés. Ronald S. Lauder, magnat de la cosmétique, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Autriche et membre de la World Jewish Restitution Organization, se porte acquéreur du portrait d'Adèle Bloch-Bauer pour sa Neue Gallery à New York, au prix de 135 millions de dollars. Un record.

Maria Altmann est morte à 94 ans le 7 février 2011.

Selon ce documentaire remarquable, mais qui n'explique pas pourquoi le couple Bloch-Bauer a choisi l'incinération, sa victoire judiciaire fait figure d'exception parmi les procédures menées par des survivants de la Shoah pour récupérer leurs œuvres d'art. Environ 65 000 Juifs autrichiens sont morts lors de la Shoah. Depuis 1995, 30 000 Juifs survivants autrichiens ont reçu une indemnité symbolique de 6 000 dollars. Un Fonds de compensation a été créé par l'Autriche et doté de 200 millions de dollars par l'Etat, la ville de Vienne et des industries autrichiennes. Il a traité plus de 200 000 demandes. L'Autriche a restitué 10 000 œuvres volées à des Juifs sous le nazisme. De nombreuses autres ornent les cimaises de musées ou des appartements de particuliers.

Une victoire judiciaire similaire serait-elle possible en France ? On peut en douter après l'issue du procès intenté par la famille Waitzfelder contre L'Oréal. Une histoire relatée par la metteur en scène d'opéras, Monique Waitzfelder, dans son livre "L'Oréal a pris ma maison".


« L'affaire Klimt »
Documentaire de Jane Chablani et Martin Smith
Allemagne, 2006
1 h 28 minutes
Diffusions les
- 16 mai 2011 à 23 h 30
- 30 mai 2011 à 10 h 15

Visuels : © Stardust Filmverleih-Erich Lessing-AKG London et DR
Gustav Klimt :
Le portrait d'Adèle Bloch-Bauer I (1907)
Le portrait d'Adèle Bloch-Bauer II (1912)
La forêt de bouleaux (1903)
Le pommier (1911)
Les Maisons d'Unterach sur le lac d'Attersee (1916)

Maria Altmann et son avocat Randy Schoenberg lors d'une conférence de presse