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Contentieux palestino-israélien

Discours d'Obama : fausse analyse, naïveté et solutions illusoires
20/05/2011

Article repris du site Israel7.com, 19 mai 2011

 

Le Président américain a prononcé un long discours dans lequel il a réservé la plus grande partie à l'évolution des pays arabes depuis six mois. Dans le dernier quart d'heure, il s'est consacré au conflit israélo-palestinien.

Comme son homologue français Nicolas Sarkozy du haut de la Knesset, il s'est drapé de « l'amitié américaine » envers Israël pour justifier son exigence que l'Etat juif « fasse tous les efforts en vue de la paix ».

Sur le fond il n'a pas apporté de grandes nouveautés par rapport à ses déclarations précédentes, sauf sur deux points importants : il a été le premier président américain à dire clairement que la frontière orientale d'Israël doit être celle qui prévalait avant la Guerre des Six Jours, avec « quelques arrangements mutuellement consentis », et deuxièmement, il a fixé l'ordre des étapes qu'il souhaite pour le « processus de paix » : frontières et sécurité en premier, et seulement ensuite négociations sur les points sensibles, Jérusalem et les « réfugiés ». Deux points avec lesquels Binyamin Netanyahou et son gouvernement auront du mal à manœuvrer, et qui seront sûrement déjà évoqués vendredi lors de la rencontre entre les deux dirigeants.

Donnant en apparence, « un coup à droite et un coup à gauche », et se montrant exigeant envers les deux parties, Obama a indiqué que les Etats-Unis s'opposeraient à la proclamation unilatérale d'un Etat palestinien à l'ONU, et que « seule la négociation entre les parties mènera à une solution ».

Une analyse plus poussée montre cependant que le Président Obama n'a pas fait un discours équilibré mais bel et bien orienté en faveur des Arabes palestiniens. Il a adopté le narratif mensonger arabo-palestinien, et c'est sur cette base qu'il fixe comment doivent se dérouler les futurs pourparlers, pour autant qu'ils aient lieu. Les deux axiomes sur lesquels tout le discours du président américain repose sont, d'une part, qu'Israël est un pays occupant, donc un corps étranger, en Judée-Samarie, et ensuite, que « le peuple palestinien a droit à son Etat », alors que ce « peuple » n'est qu'une invention des Arabes pour lutter contre une souveraineté juive dans cette région.

Exiger qu'Israël renonce à la Judée-Samarie est un non-sens historique, moral, politique, religieux, sécuritaire, stratégique, et même juridique, puisque la Judée-Samarie n'a jamais été un pays indépendant, ni n'a fait partie d'un quelconque pays indépendant, et parce que, dans l'histoire des conflits, on n'a jamais vu un pays vainqueur d'une guerre qui lui a été imposée être celui qui est sommé de céder les territoires qu'il a conquis, et en l'occurrence, libérés.

En même temps, le Président américain a insisté sur « l'engagement américain pour la sécurité d'Israël », et l'exigence de la fin du terrorisme. Cette pensée peut se résumer ainsi : le droit et la justice sont du côté des Palestiniens, mais il faut comprendre le besoin de sécurité d'Israël.

En fait, cette prise de position constitue un échec cinglant pour toute la « hasbarah » israélienne depuis 40 ans. A force de privilégier les arguments sécuritaires de la présence juive en Judée-Samarie au détriment des droits historiques, religieux, moraux, ou même juridiques, Israël s'est enfermé dans un argumentaire à double tranchant et récolte ce qu'il a lui-même semé : « Vous voulez la sécurité ? Quittez ces lieux et nous vous garantirons la sécurité. Mais le droit est du côté des Palestiniens ! »

Tout comme sa vision exprimée dans son discours « d'un monde arabe démocratisé et respectant les droits de l'Homme », Obama croit, ou feint de croire, que le conflit irrationnel et eschatologique qui oppose Israël et Ismaël pourra se résoudre de manière rationnelle.

Le gouvernement va-t-il obéir aux ordres de Washington ou va-t-il montrer que, comme le font les Etats-Unis, Israël privilégie ses intérêts ? Une fois de plus, il est fort probable que ce soient les terroristes palestiniens, lesquels savent vers où ils veulent aller, qui extraient Israël de l'ornière et Obama de ses naïves illusions.

Et comme l'a si bien dit le député Dr Ben-Ari, à l'issue du discours d'Obama : « Ce n'est pas le peuple du hamburger, né il y a 200 ans, qui va déterminer l'avenir du peuple de l'Eternité. » !

 

© Israel7.com